« Pourquoi traiter différemment les parties est-il nécessaire en gestion de conflits ? » par Jean Poitras, psychologue et expert en gestion de conflits (conflits-strategies.com)


« Les conflits s’avèrent souvent inégaux. Cela veut dire que les deux personnes en désaccord n’ont pas les mêmes forces ou ressources. Cette différence, qu’on appelle asymétrie, peut rendre la résolution d’un désaccord plus complexe. Le rôle du médiateur ou de la médiatrice consiste alors à intervenir pour rétablir un certain équilibre, même si l’égalité parfaite se révèle impossible.

Le premier type d’asymétrie est lié au pouvoir. Dans ce cas, une des personnes jouit d’un net avantage sur l’autre. Cette domination peut venir d’une position hiérarchique plus élevée, comme dans un conflit au travail, ou d’un accès à des ressources plus importantes. Cette inégalité devient problématique quand l’écart se révèle trop grand. L’individu en position de force peut alors refuser de négocier, pensant qu’elle peut imposer sa volonté. Le médiateur doit donc trouver des moyens de réduire cette différence de pouvoir. Cela peut inclure de donnée à la partie désavantagée plus d’outils pour davantage se défendre. Si le tiers neutre n’opère pas cet ajustement, les protagonistes éprouveront de la difficulté à trouver un compromis. »(Extrait de linkedin.com 12/12/2024)

En savoir plus sur https://www.linkedin.com/pulse/pourquoi-traiter-diff%C3%A9remment-les-parties-est-il-en-gestion-poitras-balpe/

Faire de la médiation entre citoyens et administration un outil d’amélioration de la puissance publique, avec Daniel Agacinski (modernisation.gouv.fr)


« Professeur agrégé de philosophie et précédemment Chef de projet à France Stratégie, Daniel Agacinski a notamment rédigé le rapport « Expertise et démocratie : faire avec la défiance » (2018) dans lequel il plaide pour que la participation des citoyens n’apparaisse plus comme une alternative à la mobilisation des experts.

La puissance publique a-t-elle suffisamment confiance dans la société civile pour s’ouvrir à la participation des citoyens ? Comment assurer l’accès réel de tous les citoyens à la médiation et comment faire de la médiation un des outils de l’amélioration des démarches et process administratifs ?

Médiation entre citoyens et administration : comment œuvrer pour un dialogue ouvert et en confiance ?

« La création du médiateur de la République en 1973 s’inscrit dans un moment important de l’ouverture de la Puissance publique aux citoyens avec la création de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), quelques années plus tard, puis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) en 1978. », rappelle en introduction Daniel Agacinski. « C’est dans les années 70 que l’Etat décide d’ouvrir davantage ses portes et permet aux usagers d’interpeler (plus directement) les pouvoirs publics« . En 2011, le Défenseur des droits va synthétiser l’ensemble des démarches de médiation créées successivement pour rassembler, avec des garanties d’indépendance encore plus fortes, le Médiateur de la République, le Défenseur des enfants, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (HALDE) et la Commission nationale de déontologie de la sécurité. Le Défenseur des droits a un cœur de métier juridique mais présente la caractéristique d’être très accessible pour les citoyens où qu’ils se trouvent sur le territoire national :

« « son réseau territorial est composé de 530 délégués bénévoles qui accueillent les citoyens dans tous les départements. Cette accessibilité humaine et physique est un élément fondamental pour la proximité que veut offrir le Défenseur des droits aux réclamants quand ils se retrouvent perdus face à une administration qui ne leur répond plus. » » (Extrait de modernisation.gouv.fr du 16/08/2023 mis à jour le 2/12/2024))

En savoir plus sur https://www.modernisation.gouv.fr/publications/faire-de-la-mediation-entre-citoyens-et-administration-un-outil-damelioration-de-la

« Le défi d’équilibrer une relation de pouvoir en médiation » par Jean Poitras, psychologue et expert en gestion de conflits


« En gestion des conflits, les situations où l’une des parties dispose de plus de pouvoir que l’autre s’avèrent fréquentes. Cette domination peut se manifester de différentes façons. D’abord, elle peut se révéler structurelle, comme une position hiérarchique supérieure, ou encore liée aux ressources. Elle peut aussi relever de l’accès à des spécialistes ou des avocats. Finalement, elle peut résulter des différences de personnalité, avec une personne plus affirmée face à une autre plus introvertie. Dans de tels cas, le médiateur peut être tenté de contrebalancer ces dynamiques pour garantir un processus plus équitable.

Avant de détailler les stratégies de rééquilibrage possibles, faire un lien avec les philosophies de médiation s’avère important. Certaines écoles de pensée considèrent que le tiers neutre ne doit jamais intervenir dans les dynamiques de pouvoir, au risque de compromettre son impartialité. D’autres approches, en revanche, préconisent une intervention plus engagée, où le tiers neutre agit pour garantir un dialogue ou le rapport de force est pondéré, sans pour autant prendre parti. Ici, nous ne départageons pas ces visions, mais présentons des stratégies qui visent uniquement à rééquilibrer l’équité du processus, et non les relations de pouvoir entre les parties. » (Extrait de linkedin.com du 15/12/2024)

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« Les quatre agents de la DGSE détenus au Burkina Faso libérés grâce à une médiation marocaine » par Alexandre Aublanc (lemonde.fr)


« L’affaire minait la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) depuis plus d’un an. Selon un communiqué du ministère des affaires étrangères marocain, publié jeudi 19 décembre à l’aube, le capitaine Ibrahim Traoré, chef de la junte au pouvoir au Burkina Faso, a « répondu favorablement » à la demande de libération des quatre agents du renseignement français détenus à Ouagadougou, depuis décembre 2023, grâce à une médiation du roi Mohammed VI. Le président de la République, Emmanuel Macron, s’est entretenu, mercredi, avec le souverain chérifien pour le « remercier chaleureusement de la réussite de la médiation », a confirmé l’Elysée à l’Agence France-Presse. » (Extrait de lemonde.fr du 19/12/2024)

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« Les litiges transfrontaliers dans le cadre de la médiation de la consommation et la question des professionnels d’Etats tiers à l’UE » par Emelie Lernäs et Sibylle Mortier-Daoust du CMAP


A consulter sur https://www.linkedin.com/posts/cmap-centre-de-m-diation-et-d-arbitrage-de-paris_les-litiges-transfrontaliers-et-la-m%C3%A9diation-ugcPost-7275438206534193153-NKB8/?utm_source=share&utm_medium=member_android

Médiation Familiale : Nouveau Référentiel national de financement partenarial des services de médiation familiale de la Cnaf – Caisse nationale des allocations familiales


Afrique : La Cedeao ratifie la sortie des trois pays de l’Alliance du Sahel mais la médiation continue (bbc.com)


« Au moment où on interroge le bilan à mi-parcours de la délicate mission du président Diomaye Faye de recoller les morceaux entre la CEDEAO et les trois pays de l’AES, les dirigeants de l’institution sous-régionale ont ratifié dimanche le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger du bloc économique. Toutefois, le mandat de médiation du président Diomaye Faye a été prolongé jusqu’en juillet 2025.

A l’issue du sommet ordinaire tenu dimanche à Abuja, la capitale du Nigéria, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont ratifié le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger du bloc économique.

Les trois pays de l’AES cesseront à partir du 29 janvier 2025 d’être membres de la CEDEAO.

Dans un communiqué lu par Omar Touray, le président de la Commission de la CEDEAO, les dirigeants de l’institution sous-régionale ont indiqué qu’ils respectaient la décision des trois pays de quitter la communauté. » – Mamadou Faye – (Extrait de bbc.com du 11/12/2024)

En savoir plus sur https://www.bbc.com/afrique/articles/c9wljxv2rvdo

Vidéo (rediffusion) : MARDis du CMAP – « La médiation de la consommation » avec Philippe Edouard Lamy, médiateur des affaires, Sebastien Mendes-Gil, Avocat et Emelie Lernas, Juriste et Responsable du pôle médiation de la consommation au CMAP (YouTube)


Déroulement de la conférence : · Introduction · Cadre juridique · Présentation du service de médiation de la consommation du CMAP · Expérience pratique

Vidéo à consulter sur https://www.youtube.com/watch?v=Aut-NP20n0k

ETUDIANTS : Le Concours de la Médiation Commerciale, organisé chaque année par le CMAP – Médiation et Arbitrage et l’Institut 131 – CMAP – Formation Médiation et Arbitrage , se tiendra du 24 au 27 mars 2025 pour sa 16ème édition 


« Pour tous les étudiants futurs avocats, chefs d’entreprise, juristes, managers : une occasion unique de se confronter à la pratique de la médiation.
Une véritable rencontre de l’écosystème juridique et entrepreneurial.

Réunissant chaque année une centaine d’étudiants, le Concours de la Médiation Commerciale est l’occasion unique de développer vos qualités de médiateur aux côtés de professionnels.

Nous proposons également une 4ème édition de la compétition « +28 » pour les étudiants de plus de 28 ans.

Notre Concours francophone accueille également les écoles et universités à l’international. De prestigieuses universités et écoles sont déjà mobilisées… Rejoignez-les !

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 31 janvier 2025 :
https://lnkd.in/ePjr_6Uv

(Extrait de https://www.linkedin.com/posts/cmap-centre-de-m-diation-et-d-arbitrage-de-paris_concours-maezdiation-etudiants-activity-7267493256316215296-lp0P/?utm_source=share&utm_medium=member_android

Article : « Point de vue sur l’histoire de la médiation : du temps des utopies, à celui de son institutionnalisation et la nécessité de son réenchantement » par Jean-Pierre BONAFÉ-SCHMITT, Revue des Médiations n°3/2024


Article à télécharger https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-160_No-01.pdf

« La médiation de la consommation : un levier puissant pour la confiance et la justice. »Par Meriem Houani, médiatrice (village-justice.com)


« Depuis 2016, la médiation de la consommation s’est imposée comme un outil incontournable pour régler les litiges entre professionnels et consommateurs. Pourtant, cette mécanique reste méconnue, tant des entreprises que des clients.

La médiation de la consommation est un mode de résolution amiable des conflits, institué par la loi Hamon (2014) et réglementé par le Code de la consommation. Elle permet au consommateur de solliciter gratuitement l’intervention d’un tiers neutre, indépendant et impartial pour trouver une solution à son litige avec un professionnel.

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2016, tout professionnel qui vend un produit ou un service doit proposer une solution de médiation à ses clients. Cette obligation repose sur plusieurs articles du Code de la consommation [1].

Les obligations des professionnels :

  • Informer clairement les consommateurs de l’existence de la médiation et de l’identité du médiateur choisi.
  • Afficher ces informations sur les documents contractuels, le site web, ou en point de vente.

En cas de non-conformité, l’entreprise s’expose à une amende administrative pouvant atteindre 15 000 euros [2] (Extrait de village-justice.com du 14/12/2024)

En savoir plus sur https://www.village-justice.com/articles/mediation-consommation-levier-puissant-pour-confiance-justice,51753.html