Le barreau de Paris lance un groupe de médiation familiale d’urgence


LE MONDE DU DROIT : le magazine des professions juridiques

« Le Barreau de Paris a créé un groupe d’avocats-médiateurs dédié à la résolution, en urgence, des litiges des parents relatifs aux modalités d’exercice de l’autorité parentale dans le cadre du confinement.

En raison du contexte sanitaire actuel et des mesures de confinement, de nombreux parents rencontrent des difficultés dans l’exercice des modalités de l’autorité parentale, notamment concernant les passations des enfants et les résidences alternées.

Ainsi, afin d’accompagner au mieux les familles, le barreau de Paris a mis en place un groupe de « médiation familiale urgence », composé d’avocats médiateurs volontaires.

Ces avocats médiateurs s’engagent à assurer les médiations en urgence, en proposant le premier entretien individuel dans les 24/48h suivants leur désignation. Ils s’engagent également à imposer la présence des avocats durant la médiation. Ainsi, dans les cas où les justiciables ne seraient pas assistés d’un conseil, ils seront encouragés à en prendre sur la plateforme des avocats du CNB.

Du fait de la crise sanitaire, et afin que l’offre soit adaptée à chacun, les médiations interviendront dans un cadre conventionnel, avec des honoraires fixes et forfaitaires. Par ailleurs, les médiations s’effectueront de manière impérative par visio-conférence sur la plateforme du barreau de Paris.

Si une médiation aboutit à un accord, elle pourra être homologuée par le juge aux affaires familiales durant la période de confinement. (Extrait de lemondedudroit.fr du 31/03/2020)

En savoir plus sur https://www.lemondedudroit.fr/institutions/69309-barreau-de-paris-lance-groupe-mediation-familiale-urgence.html

Urgence-mediation.fr : la plateforme de médiation gratuite des huissiers de justice pendant le confinement


LE MONDE DU DROIT : le magazine des professions juridiques

« Les huissiers de justice et leur plateforme de médiation, medicys.fr, se mobilisent pour apporter des solutions à leurs concitoyens et lancent aujourd’hui une nouveau service dédié à la résolution des litiges pendant la durée du confinement : urgence-mediation.fr.

Pendant toute cette période, particuliers et professionnels (TPE et PME) pourront, gratuitement, avoir recours à une procédure de médiation pour remédier à leurs conflits (loyer impayé, facture à régler, mensualité de prêt à reporter, différends clients ou de voisinage…). Ils pourront même, pour les litiges sur des demandes portant sur moins de 5000 euros (en cas d’accord des parties) se faire délivrer un titre exécutoire ayant la force d’un jugement.

La crise sanitaire ne met pas fin aux conflits. Elle peut parfois même les démultiplier ou les aggraver. Par solidarité avec leurs concitoyens, les huissiers de justice médiateurs se sont mobilisés pour proposer un service de résolution de litiges plus accessible à tous (Particuliers, TPE et PME). Loyer impayé, facture à régler, mensualité de prêt à reporter, différends clients ou de voisinage, désaccords sur l’exécution d’une obligation contractuelle, les formes de conflits sont toutes aussi variées pendant la phase de confinement. Et pour résoudre tous ces litiges, une solution peut être apportée par urgence-mediation.fr.

Pendant toute la durée du confinement (pour un litige né pendant la période de confinement), l’utilisateur d’urgence-mediation.fr n’aura pas à avancer d’argent pour tenter de résoudre son conflit et aura accès à un processus simplifié et automatisé. » (Extrait de lemondedudroit.fr/ du 31/03/2020)

En savoir plus sur https://www.lemondedudroit.fr/professions/69333-urgence-mediation-fr-plateforme-mediation-gratuite-huissiers-justice-confinement.html

AUDIO : « REGARDS CROISÉS SUR LA MÉDIATION » ÉMISSION DE CLAIRE BOUTELOUP SUR RADIO RDB.FM DU 26/3 : INVITÉ Emmanuelle Levy (3ème émission)


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Régler les conflits à l’amiable entre voisins, au sein d’une entreprise, dans une famille, entre élèves : la médiation permet aux personnes d’avancer ensemble vers des solutions gagnant-gagnant, sur un temps court (quelques semaines à quelques mois), avec 75% à 80% de réussite. Qu’est-ce qui explique ces résultats? comment cela fonctionne? quels liens avec la Justice ?

Des médiateurs de divers horizon, avocats, psychologues du travail, chercheurs, adultes ayant tenté la médiation, enfants médiateurs dans les établissements scolaires, … rencontrent Claire Bouteloup, médiatrice à Fay-sur-Lignon, pour témoigner de leur expérience.

3ème émission : Emmanuelle Levy, avocate et médiatrice : la médiation permet aux parties de se réemparer de leur situation (Extrait de hearthis.at/radiodesboutieres)

Emission à écouter sur https://hearthis.at/radiodesboutieres/2020-03-26-regards-croises-sur-la-mediation/

AUDIO : « REGARDS CROISÉS SUR LA MÉDIATION » ÉMISSION DE CLAIRE BOUTELOUP SUR RADIO RDB.FM DU 12/03 : INVITÉ GAELLE WALKER (2ème émission)


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Régler les conflits à l’amiable entre voisins, au sein d’une entreprise, dans une famille, entre élèves : la médiation permet aux personnes d’avancer ensemble vers des solutions gagnant-gagnant, sur un temps court (quelques semaines à quelques mois), avec 75% à 80% de réussite. Qu’est-ce qui explique ces résultats? comment cela fonctionne? quels liens avec la Justice ?

Des médiateurs de divers horizon, avocats, psychologues du travail, chercheurs, adultes ayant tenté la médiation, enfants médiateurs dans les établissements scolaires, … rencontrent Claire Bouteloup, médiatrice à Fay-sur-Lignon, pour témoigner de leur expérience.

Gaëlle Walker, médiatrice : la médiation au travail et le pouvoir de la reconnaissance mutuelle entre salariés (Extrait de hearthis.at )

Emission à écouter sur https://hearthis.at/radiodesboutieres/2020-03-12-regards-croises-sur-la-mediation-2/

Coronavirus : Mise en place d’un comité de crise face à la situation de dégradation des délais de paiement sous l’égide du Médiateur des entreprises et du Médiateur du crédit et associera les fédérations d’entreprises (AFEP, CPME, MEDEF, U2P), les chambres consulaires ainsi que la DGCCRF.


SARS-CoV-2

« La détection de difficultés significatives récentes dans le règlement des achats de la part de certaines entreprises amène à mobiliser les représentants des organisations socio-professionnelles pour résoudre ces difficultés.

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, et François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, ont donc décidé la mise en place d’un comité de crise sur la question du crédit inter-entreprises pour répondre aux cas les plus difficiles et désamorcer une tendance à la cessation ou au retard de paiement, à rebours des orientations voulues par l’État en matière de relations entre les clients et leurs fournisseurs.

Bruno Le Maire et François Villeroy de Galhau ont indiqué que « le comité de crise permettra de traiter en temps réel les cas les plus graves de détérioration du crédit inter-entreprises et d’encourager, au travers de leurs représentants, les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs à fluidifier leurs relations commerciales, en veillant à la santé des petites et moyennes entreprises, plus fragiles en général que les grandes entreprises sur l’état de leur trésorerie ».

Ce comité de crise sera réuni sous la forme de conférences téléphoniques autant que nécessaire sous l’égide du Médiateur des entreprises et du Médiateur du crédit et associera les fédérations d’entreprises (AFEP, CPME, MEDEF, U2P), les chambres consulaires ainsi que la DGCCRF ». – – (Extrait de info-chalon.com du 23/03/2020)

En savoir plus sur https://www.info-chalon.com/articles/2020/03/23/43490/Mise-en-place-d-un-comite-de-crise-face-a-la-situation-de-degradation-des-delais-de-paiement

PUBLICATION DU NUMÉRO 8 DE LA LETTRE DES MÉDIATIONS : LA MÉDIATION DANS LE CHAMP DE LA SANTE DANS LE MONDE FRANCOPHONE


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Nous avons le plaisir de vous annoncer la publication du 8ème numéro de la lettre des médiations consacré à la médiation dans le champ de la santé dans le monde francophone. Cette « lettre des médiations » est une revue électronique de langue française fondée par des médiateurs et des chercheurs français avec la participation de représentants de pays francophones comme le Québec, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse. Nous nous sommes limités dans un premier temps à quelques pays francophones et nous cherchons des correspondants d’autres pays. Si vous êtes intéressés merci de nous contacter à letmed@numericable.fr
Le comité de rédaction

Lettre des Médiations N° 8 sur la médiation dans le champ de la santé dans le monde francophone à télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-134_No-01.pdf

Les précédents numéros peuvent être téléchargés sur :
Lettre des Médiations N° 7 sur la médiation dans le champ pénal dans le monde francophone à télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/Documentation/Bibliographie?ID=128
Lettre des Médiations N° 6 sur la médiation de la consommation dans le monde francophone à télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-115_No-01.pdf
Lettre des Médiations N° 5 sur la médiation des relations de travail dans le monde francophone à télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-108_No-01.pdf
Lettre des Médiations N° 4 sur la médiation interentreprise dans le monde francophone à télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-40_No-01.pdf
Lettre des Médiations N° 3 sur la médiation familiale dans le monde francophone à télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-116_No-01.pdf
Lettre des Médiations N° 2 sur les médiations sociales à télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-56_No-01.pdf
Lettre des Médiations N° 1 sur les médiation scolairesà télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/coreWeb/docReader/myReader.php?fID=refBibliography_ID-51_No-01.pdf

Médiation scolaire : Au collège Jules-Verne à Buxerolles comme à l’école Micromégas à Poitiers, des élèves s’investissent dans la médiation


À l'école Micromégas, de jeunes écoliers ont simulé une séance de médiation.

« L’éducation au respect d’autrui, une responsabilité partagée: tel était le fil rouge de la visite de la rectrice d’académie le mercredi 19 février dernier, au collège Jules-Verne à Buxerolles puis à l’école Micromégas dans le quartier Saint-Éloi à Poitiers. Ces deux établissements, qui développent depuis plusieurs années le dispositif de la médiation par les pairs, sont des exemples pour Bénédicte Robert. Les témoignages des jeunes médiateurs l’ont convaincue de l’intérêt d’étendre le dispositif en ciblant de manière prioritaire l’école élémentaire.

Une résolution « non violente » des conflits

Éduquer les élèves, petits et grands, à l’identification et à la résolution des conflits pour éviter qu’à la longue les choses ne dégénèrent, c’est tout l’objet de la médiation par les pairs. « Une méthode qui fait ses preuves », souligne Manuel Balmer, le directeur de l’Aroéven-Poitiers (Association régionale des oeuvres éducatives et de vacances de l’Éducation nationale) à l’origine du déploiement de la médiation au collège Jules-Verne en 2010. « C’est un dispositif bien porté par l’établissement, précise-t-il. Il permet la responsabilisation, l’autonomie des jeunes qui s’impliquent mieux dans la vie du collège. » La principale Rachel Marquer l’atteste, la médiation est bien ancrée dans la culture de l’établissement. À ce jour, 42 écoles, collèges et lycées se sont inscrits dans ce dispositif dans l’académie.
La médiation s’exerce par un binôme d’élèves (une vingtaine à Jules-Verne comme à Micromégas) selon un protocole bien précis. Elle se déroule dans un lieu dédié, jamais dans la classe ou dans la cour. Ce sont les élèves en conflit qui doivent choisir de faire appel à la médiation.

« On ne force pas,
on n’impose pas…
On ne juge pas »

Ils sont invités à relater les faits, à exprimer leur ressenti, à écouter l’autre et à rechercher des pistes pour renouer le dialogue. « On ne force pas, on n’impose pas la médiation, explique le directeur de l’école, on essaie de convaincre. »
Régler les petits conflits quotidiens entre élèves, avec des médiateurs bien identifiés qui se prénomment Adam, Irène, Thomas, Tiphène, Quentin, etc., permet aussi de créer un meilleur climat scolaire. « On n’a jamais vu deux fois de suite des élèves qui ont fait l’objet d’une médiation, explique l’un des adultes référents du collège. Parfois, le simple fait de prendre rendez-vous pour une médiation suffit pour résoudre le problème… Personne ne les juge. »

Un outil de prévention contre le harcèlement

Les médiateurs ne s’occupent que de « petits conflits », et d’incivilités « mineures », par exemple des moqueries, des bousculades, des désaccords, des disputes banales, des insultes, des rumeurs, des jalousies. C’est aussi un moyen de contrer, à la source, le harcèlement. Dans ce cas plus complexe, c’est l’adulte qui prend la main.Si la médiation n’est pas un outil de traitement du harcèlement, elle reste avant tout un outil de prévention, qui permet aux élèves de prendre conscience qu’il est possible de mieux vivre ensemble, et qu’un conflit peut être facilement stoppé.
Quand la rectrice questionne sur les compétences d’un médiateur, Adam, fort d’une expérience de trois ans, les résume ainsi: « Il faut être à l’écoute, se mettre un petit peu à leur place, après ça va tout seul! » Sur ce qu’est le harcèlement? Un camarade de 6 cite des insultes, des menaces « presque tous les jours, c’est dur de supporter ça, parfois ça peut aller jusqu’au suicide ». En poursuivant ses échanges, Bénédicte Robert a pu constater qu’eux-mêmes ont souffert un jour de l’isolement et de harcèlement durant leur scolarité dans le premier degré. « C’est une pression morale, témoigne un autre collégien. Souvent à la base, c’est un peu un jeu, ça leur plaît, alors ils continuent, leur but c’est de le pousser à bout… Cela m’est arrivé en primaire. » – Philippe Bruyère – (Extrait de centre-presse.fr du 2/03/2020)

En savoir plus sur https://www.centre-presse.fr/article-732465-des-ecoliers-et-collegiens-formes-face-aux-conflits.html

Suisse : Publication de la FSM Newsletter Mars 2020


 

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Lettre d’information à lire sur https://cms.mediation-ch.org/cms3/fr/newsletter/actuel/fsm-newsletter-mars-2020#c570

FORMATION : DAS ET CAS EN MÉDIATION À L’UNIVERSITÉ DE GENÈVE (21ÈME PROMOTION 2020-2022)


 

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Public
Professionnel exerçant une activité ou ayant une expérience dans le domaine de la gestion des conflits souhaitant se former en médiation ou professionnel désirant se familiariser avec les techniques et la pratique de médiation

Compétences visées
•Maîtriser une expertise dans le domaine de la médiation transférable dans différents domaines professionnels: juridique, social, santé, ressources humaines, formation, etc.
•Maîtriser des compétences de méthodologie, de communication et de négociation
•Analyser et réfléchir sur sa propre pratique en médiation.
•Savoir mener une réflexion critique et appliquer une méthodologie de recherche en médiation
Programme
Formation modulaire alliant études de cas, pratique supervisée et enseignements interdisciplinaires

• Définition et état des lieux de la médiation – Les acteurs de la médiation

• Les processus de médiation: les phases préliminaires – Les processus de médiation: les rencontres de médiation – Les processus de médiation: les rencontres et les accords de médiation

• Approfondissement des techniques et du cadre de médiation

• Médiations spécialisées •

Pratique supervisée de la médiation et donnant lieu à la rédaction d’un mémoire pratique et d’un mémoire de recherche

Travail de fin d’études comprenant une réflexion théorique et pratique portant sur au moins six heures de séances dans le cadre d’une activité personnelle de médiation

Période : Septembre 2020 à juin 2022 – 30 crédits ECTS » (Extrait de unige.ch)

Programme et inscription pour le DAS sur https://www.unige.ch/formcont/cours/das-mediation#t1

Programme et inscription pour le CAS sur https://www.unige.ch/formcont/cours/CAS-mediation

« Myriam Bacqué, l’art de la médiation » portrait par Agnès Marroncle (La Croix)


Portrait – Cette médiatrice expérimentée a corédigé un récent livre blanc sur ce métier en plein développement mais encore peu encadré.

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Lorsque en 1998, la chambre de commerce de Paris confie à ­Myriam Bacqué le ­secrétariat général de son Centre de médiation et d’arbitrage (CMAP), ses proches ne sont pas étonnés. « Dans la famille, j’étais en effet celle qu’on venait voir pour atténuer des tensions, faire passer des messages, tenir le rôle de tiers », sourit-elle. Elle avait alors tout juste 30 ans.

Deux décennies plus tard, Myriam Bacqué a su mettre à profit cette voix calme et ce regard bienveillant qui incite à l’apaisement les gens qui la sollicitent, soit spontanément, soit parce qu’ils lui sont adressés par un juge. « La médiation est un mode amiable de prévention et de résolution des conflits, par exemple sur des enjeux de voisinage ou lors d’héritages, détaille-t-elle. Ces derniers sont propices à faire ressortir des blessures de l’enfance, des relations mal vécues avec les parents, la fratrie. »
Bardée d’une maîtrise de droit et d’un diplôme de Sciences-Po, Myriam Bacqué a débuté dans la vie active comme assistante parlementaire pour un député de la majorité d’alors – celle du président Chirac – tout en se projetant dans un avenir où elle œuvrerait pour la coopération internationale. « J’y suis venue plus tard, par la médiation justement », relève-t-elle.
« Le médiateur n’est pas un juge »
En 1998, beaucoup était à faire pour développer le Centre de médiation et d’arbitrage de Paris, créé trois ans plus tôt. Le CMAP visait à sortir les entreprises de contentieux potentiellement évitables. « Le médiateur n’est pas un juge, il ne dit pas le droit, précise-t-elle. Ce n’est pas non plus un arbitre qui prend une décision à la place des personnes. C’est un tiers neutre et indépendant qui les aide à trouver par elles-mêmes une solution à leur différent. »

Myriam Bacqué se passionne pour un processus qui, estime-t-elle, consiste en premier lieu à faire confiance aux gens qu’elle reçoit. « La plupart sont parfaitement en capacité de trouver un accord, résume-t-elle. Mais ils ont besoin d’être accompagnés pour quitter ces tranchées qu’ils ont eux-mêmes creusées l’un face à l’autre et depuis lesquelles ils campent sur leurs positions. Nous les aidons à en sortir, à atteindre un no man’s land où il devient possible de réfléchir et de dégager quels sont les besoins véritables des uns et des autres. »
Elle se forme notamment auprès de Serge Roy, professeur de l’université d’Ottawa et l’un des pionniers de la médiation civile et commerciale au Canada. « Il faisait des sessions pour le barreau de Bruxelles, je l’ai invité ensuite à Paris », se rappelle-t-elle. À la CCI de Paris, elle pose les fondamentaux de la fonction de médiateur : déontologie, méthode, formation.
Elle continue dans cette voie lorsqu’elle quitte la région parisienne pour La Rochelle. « Un choix familial ; avec nos trois enfants nous voulions une autre qualité de vie », explique-t-elle. Ce qui ne l’empêche pas de s’envoler dans différents pays d’Afrique, au titre de l’International Trade Center, agence conjointe des Nations unies et de l’Organisation mondiale du commerce, pour y développer des centres de médiation.
« Un métier qui a de grands services à rendre à la société »
À La Rochelle, elle travaille avec des associés au sein de la Maison de la communication, société qui propose de résoudre à l’amiable des différents, notamment dans le monde de l’entreprise. Myriam Bacqué co-dirige aussi le diplôme universitaire « Médiation et règlement des conflits » de l’université de La Rochelle. La formation est d’ailleurs devenue son nouveau combat alors que depuis le 1er janvier, le recours à la médiation ou à la conciliation est obligatoire avant la saisine d’un juge pour les contentieux inférieurs à 5 000 euros (1). Pour cette pionnière, il faut plus que jamais créer un cadre à des pratiques actuellement très diversifiées.

« N’importe qui aujourd’hui peut poser sa plaque, il n’y a pas de conseil de l’ordre des médiateurs qui s’accorderait sur une déontologie et veillerait à ce qu’elle soit respectée », s’inquiète-t-elle. Avec le collectif Médiation 21 dont elle est un membre actif, elle a contribué à la rédaction d’un livre blanc remis à la garde des sceaux en octobre 2019. Le document réclame un statut pour les médiateurs, la mise en place d’un organe représentatif et l’adoption d’un code unique de déontologie. « Il faut donner toutes ses qualifications à un métier qui a de grands services à rendre à la société », insiste Myriam Bacqué.

Son inspiration : La lecture des évangiles
« Je pratique la médiation dans un esprit de totale laïcité et de neutralité religieuse. Mais il se trouve que je suis chrétienne et même si je ne l’affiche pas dans ma vie professionnelle, le Nouveau Testament est la source à laquelle je puise chaque jour. C’est pour moi le principal puits d’inspiration, j’en lis quotidiennement des passages. Cela me nourrit bien sûr à beaucoup de niveaux, mais pour faire le lien avec mon métier, cela m’apporte une certaine humilité, l’idée que je ne sais rien. Le médiateur doit se tenir dans cette position de non-pouvoir, n’être que dans le service, le respect, la tolérance… Je trouve dans les Évangiles comment soutenir cette posture. »

(1) Loi de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice du 23 mars 2019, dite loi Belloubet.

(Extrait de la-croix.com du 17/02/2020)

En savoir plus sur https://www.la-croix.com/France/Justice/Myriam-Bacque-lart-mediation-2020-02-17-1201078750?RelatedContentIds=Article-BB10tPm1,Article-BB10k49b

 

BELGIQUE – COLLOQUE-ANNIVERSAIRE DE L’AMF : LES SOUCIS D’ARGENT DANS LES FAMILLES SEPAREES ET/OU RECOMPOSEES, le 20/03/20 à l’U Mons


 

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L’argent est source de tension dans toutes les familles riches et moins riches.
Regards croisés du sociologue, du psychologue, du juriste et du médiateur

INTERVENANTS :

Monsieur Willy LAHAYE, docteur en psychologique, directeur du service des Sciences de la Famille à l’Université de MONS, professeur à l’Université de MONS : « L’évolution actuelle de la pauvreté dans les familles » :
Madame Catherine GHYS, médiatrice agréée et chargée d’enseignement à l’UMons : « L’impact de la séparation et de la recomposition familiale sur les finances de la famille » ;
Monsieur Hugues GILLIARD, assistant social et médiateur de dettes : « La politique sociale en question » ;
Madame Isabelle VAN CRANENBROECK, avocate, Juge de Paix suppléant et chargée d’enseignement à l’UMons : « La pauvreté dans les familles » ;
Monsieur Philippe LECOCQ, président du Tribunal du Travail de MONS et CHARLEROI – Division de MONS : « Surendettement et médiation » ;
Madame Annette BRIDOUX, avocate, médiatrice agréée et chargée d’enseignement à l’UMons : « La loi sur la contribution alimentaire et la question de la contribution alimentaire en médiation » ;
Madame Françoise MAINIL, présidente du Tribunal de la Famille et de la Jeunesse du Hainaut Division de MONS : « Les critères du calcul de la contribution alimentaire selon le Tribunal de la Famille de MONS » ;
Monsieur Pierre-André WUSTEFELD, magistrat à la Cour d’Appel de MONS : « La méthode Renard et la contribution alimentaire ».
Monsieur Jacques BASTIN, avocat, médiateur agréé et chargé d’enseignement à l’UMons : « La liquidation de communauté et les successions et l’approche médiation ».

PUBLIC CIBLE :
Médiateurs, juristes, assistants sociaux, … et tous intervenants dans les familles.

LIEU :
UMONS, Place Warocqué, auditoire Drechsel
PROGRAMME :
13h45 : introduction
14h00 : colloque (voir les interventions ci-dessus)
17h30 : verre de l’amitié pour les 30 ans de l’AMF
18h30 : Assemblée Générale de l’AMF pour les membres de l’AMF en ordre de cotisation

En savoir plus en écrivant à info@amf.be