Coronavirus – Québec : des avocats se lancent dans la médiation à distance


Site Logo

« Les litiges ne font pas de distanciation en temps de confinement. Comment les régler de chez soi? La pandémie de la COVID-19 a donné une idée à bien des avocats, et accéléré le processus pour ceux qui l’avaient déjà : la médiation à distance.

Les initiatives en ce sens pleuvent au Québec, avec entre autres l’arrivée de la plateforme de règlement à l’amiable Médicys.fr (partenaire du pionnier en la matière Laboratoire de cyberjustice), et des solutions juridiques automatisées en ligne OnRègle, déjà disponibles depuis quatre ans.

L’avantage de ces solutions, c’est qu’elles sont bien moins chères que d’aller en cour… et que le dossier peut se régler plus rapidement. Il en coûte environ 31 000 $ pour deux jours de procès au Québec, et on parle parfois d’années d’attente avant que la cause ne soit entendue. En plus, l’expérience ne met pas nécessairement un baume sur le coeur, même le litige une fois réglé. (…)

Chez Médiation à distance, on facture 200 $ pour l’ouverture et l’étude du dossier, et ensuite 200 $ par séance de médiation. Ces frais sont habituellement séparés entre les parties.

Du côté de Justicity, une initiative de l’avocat Me Ivan Kasic, on fonctionne par forfait. Une demi-journée de médiation coûte 750 $, et une entière 1 200 $, avec possibilité de rajouter l’une ou l’autre si le conflit n’est pas réglé. » – Florence Tison – (Extrait de droit-inc.com du 21/04/2020)

En savoir plus sur https://www.droit-inc.com/article26631-Des-avocats-se-lancent-dans-la-mediation-a-distance

Coronavirus : Jeanne-Marie Prost nommée par Bruno Le Maire pour conduire la médiation sur les loyers


Avatar de Lettre des MédiationsLettre des Médiations

Jeanne-Marie Prost nommée par Bruno Le Maire pour conduire la médiation sur les loyers

« Le Ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a désigné Jeanne-Marie Prost pour conduire la médiation sur les loyers, une nomination saluée par les 16 Fédérations du commerce, qui rappellent que l’avenir des 2,6 millions d’emplois et des 400 000 entreprises du commerce en dépend.

En effet, depuis leur fermeture, les commerces subissent une perte de chiffre d’affaires considérable et doivent assumer des coûts de fonctionnement lourds, notamment à travers le portage des stocks, ainsi que payer les loyers, représentant jusqu’à 20 % de leur chiffre d’affaires.

Dans ce contexte, les Fédérations ont adressé au Premier ministre, au ministre de l’Économie et des Finances et à la ministre du Travail une lettre ouverte sollicitant l’annulation des loyers durant la période de fermeture des commerces et cela pour l’ensemble des points de vente accueillant du public et l’adaptation du montant du loyer à la réalité de l’activité dans les…

Voir l’article original 157 mots de plus

Villeurbanne : médiation à distance avec AMELY


« En cas de conflit avec un voisin, un proche, un organisme, les médiateurs peuvent écouter les habitants, les aider à renouer le dialogue et à trouver une solution amiable. Pour bénéficier de cet accompagnement, il faut téléphoner et prendre rendez-vous avec un médiateur de permanence, les mardis de 14h30 à 16h30 ou les jeudis de 14h30 à 17h30. Même marche à suivre pour les informations sur l’accès aux droits, avec la possibilité de prendre un rendez-vous téléphonique avec un juriste. » (Extrait de viva.villeurbanne.fr)

Rendez-vous téléphonique : 04 78 37 29 07.

En savoir plus sur https://viva.villeurbanne.fr/l-essentiel/2020/avril/conflits-de-voisinage-mediation-a-distance

 

PENSEZ MEDIATION : Vous vivez une situation de conflit, à l’intérieur de votre famille avec vos voisins, votre bailleur…


 

 

PENSEZ MEDIATION Appelez SOS CONFLITS 06 47 51 59 91 Vous vivez une situation de conflit, à l’intérieur de votre famille avec vos voisins, votre bailleur…ECOUTE/INFORMATIONS/ORIENTATIONS GRATUITES du lundi au vendredi de 14h à 18h – institutmediation.org (info transmise par AntonioFulleda )

En savoir plus sur https://twitter.com/AntonioFulleda/status/1251410992203997184

Québec : Un « tsunami » à venir pour les couples, prédit un médiateur


 

Me Miville Tremblay, médiateur et avocat en résolution des conflits, est catégorique. La crise de la COVID-19 aura un impact sur plusieurs couples. « Les couples plus unis vont rester ensemble et ceux qui le sont moins auront des décisions à prendre », croit-il.

« Me Miville Tremblay, médiateur et avocat en résolution des conflits, est catégorique. La crise de la COVID-19 aura un impact sur plusieurs couples. Habitués de passer quelques heures par jour ensemble, bien des couples doivent maintenant cohabiter en permanence en raison du confinement. C’est comme une retraite, mais sans planification !

« On dort huit heures, on travaille huit heures, plus le transport. Il ne reste que quelques heures dans la journée. Là, on est confinés ensemble toute la journée. Ça bouillonne, les gens trouvent ça difficile. À la fin du confinement, bien des décisions devront être prises », assure-t-il.

« Mais attention ! Il ne faut pas penser que tout le monde va se séparer. Les couples plus unis vont rester ensemble et ceux qui le sont moins auront des décisions à prendre. »

Des risques et des opportunités
La situation actuelle entraîne bien des risques, admet Me Tremblay, mais il faut aussi profiter des opportunités, suggère-t-il.

Les risques associés à la COVID-19 résident notamment dans le changement de routine puisque les individus ont besoin d’une stabilité. Oui, il est beaucoup question des enfants, entre autres depuis l’arrêt des classes, mais les adultes en ont aussi besoin.

« Le risque est de ne pas accepter la situation, d’être en réaction négative, alors qu’il y a une opportunité de découvrir de nouvelles choses. Il faut essayer, ne pas rester négatifs. Il y a des découvertes à faire », explique Me Tremblay.

Ce dernier admet que des personnes pourraient avoir de la difficulté à confronter la réalité du couple. Souvent, ces personnes fuient dans le travail, dans les sports, dans les activités, alors que tout est présentement sur pause.

« On ne peut pas faire l’autruche, sinon il va y avoir une tension à trancher au couteau. Le confinement nous offre l’opportunité de faire le ménage alors que la fuite et l’évitement étaient la solution auparavant. »

Le temps d’arrêt permet au couple de faire une introspection, « de se sortir la tête du sable », croit Me Tremblay, dont les bureaux sont situés sur le boulevard Martel, à Saint-Honoré.

« Il faut se rendre à l’évidence qu’on est peut-être rendus ailleurs. Mais d’un autre côté, il y a l’opportunité de se découvrir différemment. On peut se dire “on s’est perdus, on va se retrouver”. »

Me Tremblay propose l’idée de s’offrir des moments de qualité, des moments qui ne sont pas toujours possibles lorsque la routine est bien en place en dehors du confinement. Il suggère notamment des soupers en tête-à-tête lorsque les enfants sont couchés, écouter de la musique, aller marcher.

« Pourquoi ne pas se rappeler pourquoi notre histoire a débuté ? », suggère-t-il.

Toi, moi, nous

Me Miville Tremblay rappelle que le couple, c’est un nous, bien sûr, mais il ne faut jamais oublier le toi et le moi. Il est primordial de favoriser du temps pour chacun, de trouver un dosage pour tout le monde.

« Il faut retrouver notre “je” dans le nous. Il faut se créer des espaces de respect, lire, marcher seul. Il ne faut pas juste être sur Facebook. Il faut être proactifs. Oui, il faut se dire que c’est “l’fun” d’être ensemble, mais il faut se permettre des moments individuels. »

Me Tremblay admet que la crise sera une longue traversée du désert, mais on va s’en sortir, assure-t-il. « Faisons de cette crise quelque chose de constructif, suggère-t-il. À Noël, ça va être agréable d’être tous ensemble. Ça ne sera pas juste les cadeaux. J’ai l’impression que ça va changer des choses dans nos relations interpersonnelles », croit-il. -MÉLANIE CÔTÉ – (Extrait de lequotidien.com du 12/04/2020)

En savoir plus sur https://www.lequotidien.com/actualites/un–tsunami–a-venir-pour-les-couples-predit-un-mediateur-3ff72b5bae6a914ab2c893d61a6682d0

« COVID, FORCE MAJEURE ET CHACHACHA » par Miss Utopie Médiation


 

« Covid, force majeure et chachacha (ça marche aussi avec la salsa, la rumba ou la bachata)

Le bal de la « force majeure » est déclaré « ouvert ».

Sur la liste des invités, on peut y apercevoir des clients, des fournisseurs, des prestataires, des collectivités locales…

Tous s’observent, paradent, reculent ou tentent une estocade.

Ils se disent que le prochain mouvement sera, peut-être, celui qui déclenchera un nouveau ballet, une nouvelle négociation acceptable ou, dans le pire des cas, une fracture sans espoir de consolidation.

1, 2 et 3… pas de deux ou pas chassé.

Cette danse de la « force majeure » qui est devenue une action populaire (à défaut d’un bal), est bien solitaire.

Le partenaire (le client, le fournisseur, le prestataire, la collectivité) ne connait pas la nouvelle chorégraphie, comment alors, rejoindre la danse et reprendre le bon tempo ?

La clause de force majeure est légale et, tristement, hautement d’actualité.

Elle laisse, chacun des partenaires, isolé face aux conséquences liées à la non-exécution des contrats dans cette période de confinement alors que nous avons tous, pour objectif commun, la remontée de l’économie.

Bien que cette clause ait pour objet de protéger légalement en cas de « non-exécution d’un contrat », elle ne facilite pas la reprise économique et la renégociation rapide des clauses.

Les tribunaux sont aujourd’hui à l’arrêt. Le temps judiciaire ne pourra pas répondre à l’urgence économique du post-confinement.

La médiation apporte une réponse non seulement sur-mesure mais surtout quasi-immédiate, même pendant cette période de confinement.

En réunions plénières ou en entretiens individuels, par visio-conférence, nous pouvons entrer, dès maintenant, en renégociation de vos contrats, dans l’intérêt de chacun.

Et si vous repreniez la danse tant qu’il est encore temps, en vous laissant guider par un médiateur ?

Cécile (Extrait de missutopie.wordpress.com du 10/04/2020)

En savoir plus sur https://missutopie.wordpress.com/2020/04/10/covid-force-majeure-et-chachacha/

Vidéo médiation scolaire par les pairs


Une vidéo sur la médiation scolaire à diffuser atour de vous pour développer une culture de la médiation dans nos sociétés https://www.dailymotion.com/video/x31p11

« La médiation : une voie pour l’après-crise sanitaire » par Marie-Anne Gallot, Le Lorier, avocat honoraire – médiation, et Maud Neukirch de Maistre, médiateur conventionnel et judiciaire (leclubdesjuristes.com)


Il va nous falloir à nous tous : avocats, magistrats professeurs de droit, juristes d’entreprise et médiateurs autant d’’énergie que d’inventivité pour relancer, après cette crise sanitaire sans précèdent, la vie économique de notre pays dans de bonnes conditions.

Les Tribunaux ne pourront faire face au défi immense qui va se présenter à eux seuls. Rattraper à la fois le retard considérable des dossiers en cours tout en faisant face aux nouveaux litiges qui ne manqueront pas d’être engendrés par l’interprétation, entre autres, des ordonnances du 25 mars 2020 sur les délais de procédure et de prescription face à l’urgence sanitaire.

Dans son interview du 31 mars parue sur le blog du Coronavirus du Club des juristes, le Premier président de la Cour d’appel de Paris Jean-Michel Hayat ne cache pas les difficultés énormes qui attendent les tribunaux et propose dès à présent quelques pistes pour affronter la situation : renforcer le service des référés et le pôle famille, faire en sorte que les barreaux acceptent que la plupart des affaires soit prise en juge rapporteur et relancer la médiation.

« Je veillerai à relancer la médiation. Pourquoi ? Parce que – je l’ai évoqué à l’audience solennelle de la Cour d’Appel en Janvier dernier – 33% des jugements civils font l’objet d’appel. Dans l’ensemble des services civils de la cour d’Appel de Paris lorsqu’on regarde les arrêts rendus par la Cour on dénombre a peu près 75 à 80 % de confirmation y compris des décisions du Conseil de prud’homme et du tribunal de commerce. C’est donc dire que les décisions rendues par les juges du premier degré sont dans l’écrasante majorité confirmée. Aussi l’intérêt de tout le monde, en appel, c’est bien d’envisager de se retourner vers la médiation. »

…« On va devoir trouver ensemble des modes de traitement des affaires pour essayer de rattraper autant que possible le temps perdu. Il faudra forcément accepter les uns et les autres des compromis pour nous permettre de reprendre pied dans un climat où l’on devra pouvoir se parler en confiance pour essayer d’aboutir ensemble. » (Extrait de leclubdesjuristes.com du 8/04/2020)

Article à consulter sur https://www.leclubdesjuristes.com/la-mediation-une-voie-pour-lapres-crise-sanitaire/

« Utilisation de l’anthropologie pour la médiation sociale et religieuse – Analyse » par Mohamed CHTATOU, professeur, Université de Rabat (Maroc) (en anglais traduction Google en français)


Eurasia Review

« Alors que les sociologues de la religion retracent généralement leur ligne de pensée aux philosophes des Lumières, Les anthropologues revendiquent une tradition plus lointaine : des anciennes investigations d’Hérodote parmi les peuples barbares aux observations du père Jean-François Lafitau sur les coutumes des sauvages américains par rapport aux coutumes des premières fois (1712), en passant par la fameuse controverse Valladolid (1550) sur la religion naturelle des « fils d’Adam » ou les divers récits de rencontres avec des hommes nus (Hans Staden , 1557; Jean de Léry, 1578).

Anthropologie culturelle moderne

L’anthropologie culturelle moderne est l’héritier de cette « révolution sociologique du regard », comme l’a dit Roger Caillois, dans laquelle le proche devient soudain étrange au contact des lointains : Montaigne racontant comment les trois « naturels » transplantés à Rouen en 1562 s’étonnent que l’imposant homme d’armes ne s’agenouille de façon dévot devant un minuscule enfant-roi, nous laisse avec un récit paradigmatique de celui-ci.

L’observation, la description et la réflexion sur la décacité forment la base d’une connaissance de l’altérité culturelle dont la formation disciplinaire est étroitement associée à la connaissance du phénomène religieux en même temps qu’à la colonisation occidentale du monde. La marche d’une civilisation est ponctuée de conflits qui concernent à la fois les aspects moraux (personnels) et sociopolitiques (collectifs), et l’évolution de la forme de religion constitue souvent une place entre ces deux catégories d’aspects.

Plutôt que de diluer cette formation dans les pensées contemporaines qui l’accompagnent (Hegel, Marx, Durkheim, Weber, Freud, Jung), Lionel Obadia se limite à un parcours académique marqué par quatre moments : l’évolutionnisme qui distingue sur un continuum temporel les religions primitives des religions civilisatrices (théories anthropologiques de la fin du 19E siècle), le fonctionnalisme qui définit les fonctions sociales du sentiment religieux (enquêtes ethnologiques de l’entre-deux-guerres), le structuralisme qui tend à dissoudre l’instance religieuse dans le symbolisme humain (analyse mythologique), l’éclectisme épistémique qui reprend la croyance en des actes au sein de cultures intersusiques – un forum interdisciplinaire et herméneutique que l’auteur ne définit pas exactement de cette façon, mais dans lequel il présentera les propositions appropriées à la tradition anthropologique.

La religion est un phénomène culturel universel et un sujet central d’étude en anthropologie. Cependant, il y a un manque flagrant de consensus sur sa définition et son origine dans les manuels d’introduction et les dictionnaires d’anthropologie. Cependant, les hypothèses et les modèles explorant cette question sont disponibles en psychobiologie depuis une vingtaine d’années. Nous devons déterminer si la définition et les explications de la religion proposées par l’anthropologie sont compatibles, en tout ou en partie, avec des données et des modèles de psychobiologie. Une synthèse des hypothèses psychobiologiques est d’abord présentée ; il sert de point de comparaison analytique avec les théories anthropologiques de la religion.

Deux de ces théories, celles d’Edward Burnett Tylor ([1874] 1889) et Clifford Geertz ([1966] 2010), sont d’un grand intérêt pour leurs éléments universels (explicites et implicites) et leurs principes théoriques. Ces deux auteurs sont connus pour leur influence majeure basée sur des fondements théoriques. La théorie de Tylor soutient l’hypothèse que certaines conceptions anthropologiques et explications de la religion sont compatibles avec les explications psychobiologiques.

À partir du milieu des années 19E siècle, l’étude des mythes est devenue une discipline académique. Le mythe était considéré comme un objet de réflexion, alors même qu’il se retirait de la sphèresociale, puisque notre monde est devenu plutôt démythologisé : la culture mythique s’est réfugiée dans la littérature ou dans l’art, qui est devenu une sorte de conservatoire. Les mythes n’ont plus d’impact religieux dans nos sociétés sécularisées.

Au cours des dernières décennies, cependant, les recherches menées par des historiens de la religion, des anthropologues et des ethnologues se sont concentrées sur la permanence de la pensée mythique dans les sociétés modernes. Par conséquent, les mythes ont été considérés dans leur nécessité, comme des systèmes de représentations qui sont constitutives de toute culture, et qui répondent à une structure fondamentale de l’imagination.

(….)

Conclusion : La médiation socio-anthropologique est probablement la réponse au conflit aujourd’hui

En réponse aux problèmes sociaux et économiques de la périphérie urbaine, la politique urbaine a rapidement recours à la médiation sociale, transformant son objectif par des législations successives. D’un remède contre la délinquance et le sentiment d’insécurité, la médiation sociale est devenue un mécanisme institutionnel conçu pour résoudre des problèmes au-delà de son champ d’application initial, et encore aujourd’hui, un moyen de contrôle social et de régulation des « banlieues en crise ».

Les émeutes d’octobre 2005, novembre 2007 et juillet 2010 qui se sont produites dans quelques quartiers précaires de logements sociaux à la périphérie des agglomérations urbaines en France, ont une fois de plus mis la question des banlieues sensibles au premier plan de la scène politique et médiatique. Ces émeutes sont sans aucun doute l’élément le plus visible de ce que les spécialistes des sciences sociales appellent la crise urbaine. Cette crise se caractérise par des phénomènes de désorganisation sociale (dégradation des biens publics et privés, incivilités, délinquance, conflits de voisinage, actes de racisme, etc.), par des logiques de ségrégation (marginalisation d’autres personnes différentes, retrait marqué dans des territoires sûrs, etc.) et par des inégalités sociales et territoriales (taux de chômage, prestations sociales et pauvreté dans les zones urbaines sensibles que dans le reste des agglomérations urbaines). , moins d’accès aux soins de santé ou à l’enseignement supérieur dans les quartiers à faible revenu que dans les centres-villes, etc.).

Si les émeutes rappellent à quel point la crise urbaine est encore présente, il n’en demeure pas moins que, depuis près de quarante ans, les pouvoirs publics s’efforcent de mettre en place des remèdes à cette crise, dont les lotissements appauvris et stigmatisés à la périphérie des villes représentent l’épicentre. Regroupés dans ce qu’on appelle aujourd’hui la politique urbaine générique, ces remèdes vont des opérations techniques (rénovation de l’environnement bâti, amélioration de l’environnement urbain, démolition des bâtiments, etc.) aux moyens économiques (installation d’installations supplémentaires, création de nouvelles activités, etc.), en passant par les interventions sociales (développement de la médiation et des activités socioculturelles, lutte contre les pratiques délinquantes, promotion de la santé, etc.) et les actions d’intégration professionnelle (création d’emplois locaux) et les actions d’intégration professionnelle (création d’emplois locaux) et les actions d’intégration professionnelle (création d’emplois locaux) et les actions d’intégration professionnelle (création d’emplois locaux) , création de zones exemptes d’impôt, etc.)

La médiation sociale a la ville comme cadre principal, et c’est précisément la politique de la ville qui a soutenu les premières expériences dans ce domaine. Déjà dans les années 1980, les conseils locaux de prévention de la délinquance (CCPD) ont mis en avant diverses initiatives pour faire face aux conflits mineurs dans la vie quotidienne et rebâtir les liens sociaux dans les quartiers défavorisés. Ces initiatives reposaient d’abord et avant tout sur une approche citoyenne, communautaire et souvent volontaire, semblable à celle des femmes qui s’entaugèrent. Issues de la population de quartiers « sensibles », les femmes-relayeuses assument le rôle d’interprètes, de médiateurs ou de régulateurs de tensions interculturelles. Ils servent de lien entre les administrations et les individus qui sont « perdus » par la langue, la culture et diverses difficultés.

Les « grands frères », par exemple, sont, comme leur nom l’indique, des garçons qui sont censés représenter des figures d’autorité. Ces jeunes garçons, dans la vingtaine, remplaceraient des pères qui ont perdu leur autorité et auraient plus d’influence sur les adolescents. Ils devraient avoir une autorité naturelle en raison de l’âge, de la connivence géographique et de la proximité culturelle. L’idée est de faire ressortir des chiffres exemplaires, payés pour leur rôle de artisans de paix, avec l’idée que d’autres mécanismes sociaux ne semblent plus être très efficaces pour contenir le désordre dans les banlieues défavorisées.

(Extrait de eurasiareview.com du 7/04/2020)

Article à consulter sur https://www.eurasiareview.com/07042020-using-anthropology-for-social-and-religious-mediation-analysis/

 

La médiation à l’heure du COVID-19


 

« Christiane Féral-Schuhl, médiatrice agréée CMAP, et Présidente du Conseil national des barreaux, revient pour le Monde du Droit sur la procédure de médiation pendant la période sanitaire actuelle marquée par l’épidémie de Covid-19 ayant entraîné la fermeture des juridictions.

Il est établi que, lorsque la justice est engorgée, paralysée, lorsqu’elle ne répond pas ou plus aux impératifs d’urgence, la paix sociale est menacée et le retour aux rapports de force et de violence se profilent.

Or, actuellement, dans le contexte inédit et inquiétant du Covid-19, la justice est tout simplement à l’arrêt ! En effet, en matière civile, commerciale, prud’homale, toutes les procédures sont suspendues. Au mieux, la reprise est envisagée à partir du mois de juin.

Dans le même temps, le contexte économique et social soulève, plus que jamais, des tensions au sein des entreprises qui sont confrontées, aujourd’hui encore plus qu’hier, à l’urgente nécessité de trouver des solutions aux conflits sociaux et économiques qui émergent rapidement. Le recours à la médiation est une voie impérative pour apporter des réponses compatibles avec ce double objectif d’urgence et d’efficacité.

J’ai eu la chance de découvrir la médiation très tôt, dès les années 1990. J’exerce depuis les fonctions de médiateur agréé auprès du CMAP. Je peux donc en toute objectivité constater les résultats de ces médiations qui permettent de soustraire au monde judiciaire des différends, ouvrant souvent la voie à des solutions originales et à la poursuite des relations entre les parties.

En effet, dans la quasi-totalité des médiations que j’ai eues à connaître, une solution durable et satisfaisante pour les deux parties a pu être trouvée. En soi, ce simple constat justifie le recours à la médiation.

J’ai toujours encouragé à titre personnel et auprès de mes clients ce mode alternatif. Sous mon bâtonnat, j’ai d’ailleurs déclaré 2013 l’année de la médiation par le Barreau de Paris avec un objectif : sensibiliser, former et décliner la médiation dans toutes les matières.

La médiation ne s’improvise pas. Elle suppose un changement de comportement de tous. A commencer par l’avocat de la partie médié. S’il continue à exercer les missions traditionnelles de représentation et de défense de son client, il doit également inscrire sa mission non plus dans une perspective d’affrontement, mais dans celle d’une collaboration. Il doit également inscrire les modes alternatifs de règlement des litiges dans la gamme des solutions à proposer à son client.

Pour le justiciable, il faut lui apprendre à se réapproprier le litige. Il devient partie prenante dans le cadre d’un processus structuré visant la résolution des conflits. Il devient acteur et force de propositions.

Quant au médiateur, certains vous diront que son rôle est à géométrie variable : médiateur-conciliateur pour certains, médiateur-facilitateur pour d’autres, médiateur-conseiller…  dans tous les cas, il doit être rompu aux techniques de communication humaine : écoute, reformulation, stratégies de réflexion, méthodologie, motivation, recadrage, recentrage, styles d’expression, préférences de perception, affirmation…  En bref, il doit être impartial, neutre et entretenir un climat de confiance. Cela exige de la technique, du savoir, du savoir-faire et du savoir-être.

La médiation est donc une relation triangulaire, en rupture avec un raisonnement fondé sur les griefs, les rapports conflictuels. Il n’est plus question d’affrontement, mais de dialogue. Il ne s’agit plus de savoir qui a tort, qui a raison, mais d’ouvrir la voie à une justice restauratrice du lien social qui n’enlève rien au respect des normes et des lois, fondements des libertés et des démocraties.

Les parties travaillent dans un climat de concertation. Elles œuvrent pour la recherche de l’équité, conscientes qu’il n’existe pas de vérité absolue et que, entre deux vérités, il faut savoir faire des concessions. Toutes ces techniques existent depuis la nuit des temps.

Le « cosi afghan » en Asie, l’ « arbre à palabre » en Afrique, le « pacere corse » en Europe, le « wali », le « Sheik », le « Addal » en Asie… sont autant de processus qui poursuivent le même objectif : régler les conflits afin de préserver la paix et la cohésion sociale. Ces techniques présentent des points communs et des particularités propres, mais toutes procèdent d’une tentative de règlement amiable du différend dont tous les professionnels du droit ne peuvent que se réjouir.

La négociation raisonnée guide les divers processus, mais c’est dans la médiation, qui fait intervenir un tiers neutre, impartial, indépendant et formé à la pratique de la médiation, que les parties sont le plus « aidées » et en situation de renouer le lien, aidées à construire un accord.

Le médiateur n’épouse pas la position d’une partie ou de l’autre, ne conseille pas, n’impose pas, et c’est sa personnalité et la technique qu’il a acquises dans sa formation qui lui permettent d’utiliser les bons outils pour faire avancer le processus. La personnalité du médiateur est déterminante, dans la recherche d’une solution à un conflit.

J’insiste ici sur la nécessaire formation, la pratique, l’écoute, le respect, la confidentialité et l’empathie, qui sont des valeurs essentielles dont le médiateur doit être imprégné.

Pour toutes ces raisons, la médiation ne devrait pas être une alternative au judiciaire mais un choix.

Mais, dans les circonstances exceptionnelles de l’état d’urgence sanitaire que nous connaissons actuellement, avec la suspension de toutes les procédures civiles, commerciales, prud’homales et l’engorgement prévisible et durable des juridictions, avec le confinement obligatoire pour tous, la médiation constitue certainement la seule option pour avancer, pour permettre de dénouer les crises et construire l’avenir.

En effet, à l’heure des outils digitaux, la médiation franchit une nouvelle étape en permettant de mener en visioconférence toutes les séances – plénières comme en aparté – avec toutes les garanties de la confidentialité.

La médiation démontre, une fois de plus, son adaptabilité, sa souplesse et son efficacité.

Christiane Féral-Schuhl, Présidente du Conseil national des barreaux 

(Extrait de lemondedudroit.fr/ du 6/04/2020)

En savoir plus sur https://www.lemondedudroit.fr/decryptages/69403-mediation-covid19.html#.Xow-MWKosms.twitter

COVID 19 : DES MEDIATEURS SOLIDAIRES SE MOBILISENT AVEC ANJOU MAINE MEDIATION


Capture.PNG2328.PNG