« Malgré l’impasse entre Air Transat et ses pilotes, le transporteur aérien a réitéré vendredi que les voyageurs ne seront pas pénalisés advenant le déclenchement d’une grève le 29 février, à la veille de la semaine de relâche.
Au terme du processus de médiation qui s’est terminé tard la veille, les 524 pilotes représentés par l’Association des pilotes de ligne internationale (ALPA) et la partie patronale n’ont pas été capables de s’entendre sur les termes d’un nouveau contrat de travail. » (Extrait de lapresse.ca du 19/02/2016)
« Le député (PS) de la Côte-d’Or Laurent Grandguillaume, le médiateur dans le conflit entre taxis et VTC (véhicules de tourisme avec chauffeur), chargé par le gouvernement de réfléchir à des solutions garantissant une saine concurrence dans le secteur du transport de personnes sur réservation, a remis, jeudi 11 février, son plan d’action au premier ministre.
Mise en place d’un seul ministère de tutelle pour tous : les transports
Ce plan d’action suggère de rattacher tous les transports de personnes à un seul ministère : celui des transports, qui assure actuellement la tutelle des VTC. Les chauffeurs de taxi n’auraient alors plus pour référent le ministère de l’intérieur. « Ils conserveraient un lien avec le ministère de l’intérieur et les offices de contrôle des boers [police des taxis] », précise prudemment M. Grandguillaume.
Autorisation pour les chauffeurs « LOTI » de se connecter aux plates-formes de VTC
Les chauffeurs professionnels relevant de la loi d’orientation des transports intérieurs (LOTI) seraient toujours autorisés à se connecter aux plates-formes de VTC. Le médiateur préconise ici une solution pragmatique. Car ces chauffeurs professionnels sont de plus en plus nombreux à se connecter aux plates-formes de VTC pour s’assurer une activité. Ils seraient près de 15 000 en France et représenteraient 15 % à 30 % des chauffeurs connectés à Uber, Chauffeur-Privé et autres VTC. » (Extrait de lemonde.fr du 12/02/2016)
En savoir plus sur : http://abonnes.lemonde.fr/entreprises/article/2016/02/12/taxis-vtc-les-pistes-du-mediateur-pour-sortir-de-la-crise_4864643_1656994.html
« La médiation est une chose trop grave pour la confier à des politiques !
Pendant plus d’un siècle la France a perpétué inlassablement, avec une constance forçant le respect, une coutume fondatrice de sa vision démocratique du fonctionnement de la République : si vous voulez enterrer un problème nommez une commission.
Depuis quelques temps une nouvelle tendance s’esquisse. Les dirigeants de la Nation s’exonèrent dorénavant de toutes décisions en déléguant à des tiers la résolution des conflits. L’arbitrage Bernard Tapie-Crédit Lyonnais a donné ses lettres de noblesse à cette fuite des responsabilités. Ni responsable ni coupable. Ce n’est même pas moi… c’est l’arbitre ! Et comme chacun sait, l’arbitre est un vendu… » (Extrait de huffingtonpost.fr du 02/02/2016)
La réunion avec le député PS Laurent Grandguillaume a débuté vers 13h30 à Matignon, en présence de conseillers du Premier ministre. Elle vise à « poursuivre le dialogue entre les taxis et le gouvernement dans la suite de la feuille de route tracée par le Premier ministre mardi » 26, a indiqué à l’AFP le cabinet de Manuel Valls.
Sur 13 organisations invitées, plusieurs ont décliné, dont la CGT, Sud et la CFDT, des syndicats de l’intersyndicale à l’origine des rassemblements Porte Maillot et dans les aéroports parisiens, dont le mot d’ordre est « interdiction des VTC ou indemnisation des taxis ». Etaient présents des membres de l’intersyndicale plus modérée de Bercy, dont l’UNT, la FNTI, GESCOP ou FO, déjà reçus mardi. » (Extrait de francesoir.fr du 29/01/2016)
« Dans le contexte d’une plainte de harcèlement psychologique d’une enseignante d’école primaire contre sa directrice, John Peter Weldon commence la séance de médiation en leur expliquant que cette conversation peut leur offrir une occasion de clarifier la situation avec son appui. » (Extrait de youtube.com)
« Depuis mercredi matin, il encaisse les tapes dans le dos sans trop broncher. « C’est vrai qu’on me souhaite pas mal « bon courage » », souffle Laurent Grandguillaume, quelques heures après avoir endossé le costume d’arbitre, ou de « médiateur »,dans le conflit ultra-tendu entre taxis et VTC, à la demande de Manuel Valls. Le communiqué de Matignon présente le député PS de Côte d’Or comme une « personnalité qualifiée afin de mener la concertation sur l’équilibre économique du secteur individuel de personnes. (..)
Alors que les pneus et les cagettes brûlent sur le périph parisien, et en province, le conciliateur de 38 ans « a bien conscience que (sa) tâche n’est pas facile ». Mais c’est pour ses talents d’écoute et sa force de proposition que le Premier ministre a fait appel à lui. Il y a trois ans, il avait déjà assuré avec succès une première médiation dans le dossier dit des « poussins », qui avait débouché sur l’adoption dans la loi Pinel de mesures maintenant le statut d’auto-entrepreneur.(…)
Membre de la commission des finances, il avait aussi été nommé en juin 2014 coprésident du conseil de simplification pour les entreprises, avec l’entrepreneur Guillaume Poitrinal. Il n’a en revanche pas de travail majeur à son actif dans le dossier des transports, ce que n’a pas échappé à certains représentants syndicaux qui ne comptent même pas échanger avec lui mercredi après-midi à Matignon. » (Extrait de 20minutes.fr du 27/01/2016)
« Tout en condamnant des violences «inadmissibles», le premier ministre Manuel Valls, qui a reçu les représentants des taxis à la mi-journée, a proposé la nomination d’un médiateur et l’amplification de contrôles pour «garantir les conditions d’une concurrence loyale» entre taxis et VTC. Insufissant, jugent les chauffeurs de taxis, qui restent mobilisés à cette heure. » (Extrait lefigaro.fr du 26/01/2016)
« En pratique, la supériorité de la médiation tient essentiellement au fait que le médiateur favorise l’émergence de problématiques et de solutions communes venant des personnes elles-mêmes, sans chercher à résoudre le conflit à leur place ni les forcer à un accord (contrairement à la conciliation).
La médiation n’est donc pas une « solution miracle » : elle n’est efficace que si le conflit est pris à temps, les personnes ayant un intérêt à restaurer un fonctionnement entre elles, en construisant une feuille de route commune, ce qu’il appartient au médiateur de vérifier et de faciliter… » (Extrait de etre-bien-au-travail.fr du 21/01/23016)
Toujours aussi déterminés, les grévistes de l’entreprise de nettoyage OMS-Synergie, sous-traitante de Paris Habitat, manifesteront justement ce mercredi devant le siège du principal bailleur de la capitale, rue Claude-Bernard (Ve), où ils espèrent être reçus.La quarantaine d’agents en grève depuis près de 4 mois, pour un conflit portant sur les revalorisations de alaires et les équipements de travail, réclame à Paris Habitat de dénoncer les contrats d’OMS. De son côté, la direction d’OMS défend toujours un protocole d’accord comportant une augmentation de 6 € par mois, la fourniture de nouveaux équipements, ainsi que des rappels de salaires pour les mois de grève. La médiation en cours a deux mois pour aboutir.(Extrait de eparisien.fr du 18/01/2016)
Jean-Marc Bret, La médiation. Un mode innovant de gestion des risques psycho-sociaux, Médias & Médiations, 144 pages, 2016, 12€
ISBN 979-10-91871-10-5
« Jean-Marc Bret, avocat et médiateur, propose avec conviction et pertinence d’étendre le champ d’application de la médiation à la prévention et à la gestion des risques psychosociaux. Il décrit d’abord le cadre pratique et juridique des risques psychosociaux, en insistant sur la responsabilité du chef d’entreprise, qui lui impose de mettre en œuvre les moyens de les prévenir et de les gérer. Il fait vivre ensuite le déroulement du processus de médiation, fondé sur une véritable reconnaissance de l’autre dans sa différence, l’exigence de confidentialité et les qualités du médiateur. Enfin, cette réflexion l’amène à établir une proposition de modélisation des médiations liées à la souffrance au travail.
Jean-Marc BRET est avocat au Barreau de Lyon depuis 30 ans, spécialisé en droit du travail et droit commercial. Co-fondateur du Cabinet Alagy Bret et Associés, il n’a de cesse d’élargir ses compétences pour accompagner ses clients. Ainsi, après une Maîtrise de Psychologie clinique, il sort major de promotion d’un Diplôme Universitaire sur les Traumatismes crâniens. Cependant, il déplore que la décision de justice signe souvent la rupture des liens entre les parties. Devenu médiateur, il continue à se former et partage ses découvertes. Formateur et enseignant en médiation, membre actif de plusieurs organisations de médiateurs, il est le créateur des « Matinales de la médiation », en partenariat avec Tribune de Lyon.Parallèlement, il poursuit son activité d’avocat. » (Extrait du site yvelinedition.fr)
« L’objectif de cette étude est d’analyser les effets des arrêts de travail sur l’économie du Québec et de quantifier les coûts évités grâce aux services de médiation-conciliation offerts par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, de 2009 à 2013, dans les secteurs d’activité économique régis par le Code du travail.
Une approche semblable à celle du Federal Mediation and Conciliation Service des États-Unis a été utilisée pour évaluer l’apport des services de médiation-conciliation du Ministère à l’économie québécoise. Dans cette étude, seules les pertes des travailleurs et des employeurs concernés directement par un arrêt de travail et celles des fournisseurs d’intrants à leurs entreprises sont estimées. Ainsi, les coûts subis par leurs clients et les coûts induits n’y sont pas pris en compte. Les estimations sont donc le résultat d’une approche conservatrice qui a tendance à sous-estimer les coûts réels. Les données ayant servi à l’analyse proviennent principalement du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et de Statistique Canada.
Cette étude démontre que les arrêts de travail ont engendré une perte de 1,4 million de jours-personnes pour l’économie québécoise, ce qui représente l’équivalent de 9,5 millions d’heures de travail. Près de 84 082 travailleurs ont été touchés par ces arrêts qui ont coûté plus de 323,7 M$ au Québec.
Grâce à l’intervention du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale dans 1 840 cas de médiation-conciliation, le nombre d’arrêts de travail a été réduit de 31,2 %. Le nombre de jours-personnes perdus a diminué de 1,49 million de jours, ce qui représente l’équivalent de 10,2 millions d’heures de travail, et les coûts des arrêts de travail ont été réduits de 326,1 M$.
Enfin, l’étude démontre que chaque dollar dépensé en médiation-conciliation a permis au Québec d’épargner en moyenne 12,8 $. Ces résultats sont comparables à ceux du Federal Mediation and Conciliation Service. » (Extrait du rapport)