Allemagne : Lufthansa propose une médiation aux pilotes


« Lufthansa a dit lundi avoir proposé une médiation au syndicat des pilotes Vereinigung Cockpit dans le conflit qui l’oppose à la compagnie aérienne au sujet des salaires et des conditions de travail.
Lufthansa propose la nomination de deux médiateurs et n’a pas encore obtenu de réponse du syndicat, a précisé un porte-parole. Le conflit avec les 5.400 pilotes de Lufthansa, de Lufthansa Cargo et de la filiale à bas coûts Germanwings dure depuis quatre ans et a entraîné des grèves à répétition. » (Extrait de lefigaro.fr du 14/11/2016)

Canada : Après dix jours de négociations, l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) demande l’intervention d’un médiateur


La présidente nationale de l'Alliance de la fonction publique... (Patrick Woodbury, LeDroit)

« Après dix jours de négociations, l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) vient de demander l’intervention d’un médiateur, en vue d’une reprise des pourparlers dans deux semaines.

«Les négociations se sont poursuivies pendant 10 jours. Nous avons réalisé des progrès, mais certaines questions fondamentales liées au respect des fonctionnaires et à l’amélioration des services publics ne sont toujours pas résolues», a indiqué l’AFPC dans un communiqué.

«Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir. Le gouvernement avait promis de respecter les fonctionnaires et de rétablir l’intégrité des services publics sur lesquels compte la population canadienne. Il n’a pas tenu ses promesses», a déclaré Robyn Benson, présidente nationale de l’AFPC. » (Extrait de lapresse.ca 10/11/2016)

En savoir plus sur http://www.lapresse.ca/le-droit/politique/fonction-publique/201611/10/01-5039883-negociations-lafpc-demande-la-mediation.php

Formation à Paris : diplôme universitaire de médiateur du Travail


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Formation oragnisée par Place de la Médiation et l’Université de Cergy-Pontoise

« Les objectifs de la formation

Former à la médiation tout acteur concerné par la gestion et la prévention des tensions au travail pour favoriser la Qualité de Vie au Travail (QVT). Ce programme de 21 jours, répartis en 3 cycles (cycles 1 et 2 [9 jours] et cycle 3 [12 jours]), permet d’acquérir les méthodologies, techniques et outils de la médiation curative et/ou préventive.

Le  public  concerné  

Acteurs internes et externes de la médiation et de la prévention des risques psychosociaux (RPS) : DRH, RRH, encadrants, managers, représentants du personnel, membres du CHSCT, assistantes sociales, experts en santé au travail, intervenants en prévention des risques professionnels (IPRP), coachs, consultants, psychologues, médiateurs… Le cycle 3 est accessible de plein droit aux titulaires du certificat de médiateur du travail délivré par Place de la Médiation depuis 2012. Pour les publics autres que les certifiés, la sélection se fait sur dossier et entretien.   » (Extrait de

En savoir plus sur http://www.placedelamediation.com/

Québec : Les négociations contractuelles à la STO se poursuivront devant un médiateur


Les chauffeurs de la STO sont sans contrat de travail depuis près de deux ans.

« Les pourparlers entre la Société de transport de l’Outaouais (STO) et ses chauffeurs sont au point mort.

Selon le syndicat des chauffeurs, l’étape de la conciliation a pris fin la semaine dernière en raison d’une mésentente.

Le président du syndicat, Félix Gendron, affirme que le port du chandail jaune par ses membres va se poursuivre et que la question a été soulevée en conciliation.

la STO, la porte-parole Céline Gauthier affirme que c’est le syndicat qui a mis fin aux pourparlers.

Les discussions doivent reprendre en présence d’un médiateur le 14 novembre.

Les chauffeurs de la STO sont sans contrat de travail depuis décembre 2014. » (Extrait de ici.radio-canada.ca du 1/11/2016)

En savoir plus sur http://ici.radio-canada.ca/regions/ottawa/2016/11/01/009-negociations-contrat-chauffeurs-sto-mediateur-conciliation.shtml

Vidéo : Séminaire risques psycho-sociaux – La qualité de vie au travail et la cellule de médiation


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« Risques psycho-sociaux, harcèlement, burn out… Et si on parlait aussi de qualité de vie au travail et de GRH pour les médecins hospitaliers ?

Risques psycho-sociaux, burn out, santé au travail, qualité de vie au travail ne sont pas que des concepts, ils concernent et intéressent l’exercice professionnel de tous les médecins hospitaliers, c’est même devenu un enjeu.

L’ARS Auvergne-Rhône-Alpes et la Commission régionale paritaire organisaient le 28 avril 2016 à Lyon un séminaire sur ces thèmes.

Ci-dessous, vous pouvez visionner les interventions de : 

  •  Marie Pezé, Docteur en psychologie, responsable du réseau de consultation de souffrance au travail : la qualité de vie au travail ? Faire un travail de qualité.
  • Dr Nicole Smolski, praticienne hospitalière et Hubert Meunier, directeur d’établissement, membres de la Commission régionale paritaire : présentation de la cellule de médiation. » (extrait de souffrance-et-travail.com )

Vidéo à consulter sur http://www.souffrance-et-travail.com/video/conferences/video-seminaire-risques-psycho-sociaux-la-qualite-de-vie-au-travail-et-la-cellule-de-mediation/

CONFLIT À I-TÉLÉ : une médiation sociale en cours par la Direction régionale du travail


Onzième jour de grève voté dans la deuxième chaîne info de France, propriété du groupe Canal. AFP

« Médiation du gouvernement

Le conflit a dépassé ces derniers jours les murs de Canal+. Interrogée jeudi au Sénat, la ministre de la Culture Audrey Azoulay a annoncé avoir mis en place «une médiation sociale» en début de semaine.

«Les voies normales du dialogue n’ont pas été respectées (…) Un travail de médiation sociale a été mis en place à ma demande et à celle de la ministre du travail Myriam El Khomri. La Direction régionale du travail est sur place et elle y restera, pour renouer le dialogue», a-t-elle dit.

La ministre a estimé qu’il s’agissait avant tout d’une question d’ »indépendance de la rédaction face aux annonceurs et aux actionnaires» mais aussi d’une «dérive sur ce que doit être une chaîne d’info». Mais ce n’est pas au gouvernement de se prononcer sur la présence de tel ou tel animateur, a-t-elle ajouté. » (Extrait de estrepublicain.fr du 28/10/2016)

En savoir plus sur http://www.estrepublicain.fr/actualite/2016/10/28/conflit-a-i-tele-le-gouvernement-s-en-mele

article : « CPMN / BIOCOOP : les fondamentaux d’un dialogue (social)… du 3e type » par Thierry KIEFER (lauviKom)


Chambre Professionnelle de la Médiation et de la Négociation

« Les nouveaux fondamentaux du dialogue social en entreprise ». Tel a été pendant deux jours, les 20 et 21 octobre, le thème central du symposium annuel de la Chambre professionnelle de la médiation et de la négociation (CPMN) organisé, cette année, au Palais des Congrès de Lyon. Un thème qui a pris un sens beaucoup plus concret dans la bouche de Jean-Louis Lascoux, le maître de cérémonie, et plus encore dans celle de l’un de ses hôtes : Gilles Piquet-Pellorce. Un Directeur général de Biocoop, fleuron de l’économie sociale et solidaire, qui s’est fait le chantre du « droit à la parole pour tous les salariés ».

« Les nouveaux fondamentaux du dialogue social en entreprise » : vaste programme ! Décliné ici en débats et en ateliers. Notamment autour du « dispositif de médiation professionnelle interne », le DMPI, que cette chambre (un syndicat professionnel, en réalité) propose désormais aux entreprises d’appliquer. Et avec derrière ce nouvel « instrument de qualité relationnelle » made in CPMN, sans doute la marque d’un glissement. D’une médiation de la résolution et de la prévention des conflits, vers une médiation de la gouvernance, de « l’ingénierie relationnelle au service des organisations ». Un peu abstrait tout ça, peut-être ? Sans doute un peu, oui, pour les non-initiés…

Fort heureusement, au cœur de ces deux jours de discussions, pour les besoins d’une interview diffusée dans l’amphithéâtre principal, il y a eu une rencontre du 3e type susceptible de remettre les pieds sur terre à tous les participants. Une rencontre entre deux « types », ou disons plus joliment, entre deux personnalités qui ont la médiation dans les gènes. Deux mutants en quelque sorte…

Ou plutôt deux militants, toujours prompts à monter en tribune pour faire des beaux discours, doublés de deux précurseurs capables, grâce à leur longue pratique, de donner chacun à leur façon une saveur toute particulière à ce dialogue social sauce médiation.

Témoin privilégié de la scène, Lauvikom a donc fini par se dire qu’il serait dommage de réserver cet échange aux seuls participants de ce symposium. Et cru bon de vous donner accès à cette vidéo à vous aussi.

L’entretien débute certes par un rappel du… conflit opposant Biocoop à Monsanto. Et de la condamnation récente de Biocoop, jugée coupable d’avoir dénigré les pommes traitées avec des pesticides de synthèse. Mais très vite, le face-à-face devient autrement plus goûtu.

A gauche, Gilles Piquet-Pellorce, Directeur général de Biocoop. 6000 salariés. Une entreprise « comme les autres ». Avec ses tensions, ses conflits, parfois. Avec des relations sociales faites de négociations obligatoires entre représentants. Certes. Mais pas que.

A droite, Jean-Louis Lascoux, Directeur de l’École professionnelle de la médiation et de la négociation et vice-Président de la Chambre professionnelle de la médiation et de la négociation. Des organisations où l’on insiste (donc) beaucoup sur ce « professionnel », et pour faire entrer (d’abord) cette médiation-là dans les entreprises. Certes. Mais pas que.

Car à gauche, se trouve aussi un homme dont l’entreprise a signé son premier contrat de médiation dès 2003. Et qui depuis, entre des « Ateliers de la politique sociale » et un réseau de « salariés écoutants », a réussi à (s’) appliquer un « droit à la parole pour tous ». Un droit dont use par exemple une « section des salariés sociétaires ». Environ 280 salariés « qui non seulement participent à la vie de l’entreprise au quotidien, mais peuvent donner leur avis sur la stratégie de l’entreprise, voire influer sur les décisions qui vont être applicables à tous sans exception ».

Et à droite, il y a un homme qui se bat lui aussi depuis plus de 15 ans. Qui tente désormais de faire inscrire dans la constitution française un « droit à la médiation ». Au même titre que le droit à l’éducation est inscrit à l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Et qui rêve de voir créé en France d’ici 2025 un ministère de la médiation, ou un secrétariat d’État comme il a pu en être créé un pour « les droits des femmes », parce que c’était le sens de l’Histoire.

A gauche et à droite, deux expériences plutôt convaincantes sur l’intérêt de poursuivre partout la promotion de la médiation, à l’aune des bienfaits qu’elle procure déjà dans certaines entreprises. Deux « visions » de l’homme et de ses modes d’organisation qui peuvent sans doute sembler encore « révolutionnaires » aux yeux de bon nombre d’acteurs. Mais dont ces deux hommes s’accordent à penser, en regardant les changements qui s’opèrent partout dans le monde, que ce n’est plus qu’une question de temps. » (Extrait de lauvikom.fr du 21/10/2016)

En savoir plus sur http://lauvikom.fr/index.php/2016/10/21/cpmn-biocoop-lascoux-piquet-pellorce-dialogue-social-mediation-kiefer/

Digne-les-Bains (04) : La ville se dote d’un médiateur communal


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« Patricia Granet-Brunello, Maire de Digne-les-Bains, et Martine Bonnet, adjointe au  maire déléguée à la démocratie participative et à la communication, ont présenté à la presse ce matin le nouveau médiateur communal qui exerce à titre bénévole. Il a pour mission de faciliter la résolution amiable des litiges entre les usagers et les services de la ville de Digne-les-Bains, en toute indépendance.

Ni juge, ni arbitre, il est à la recherche de solutions équitables.

La ville de Digne-les-Bains a créé la fonction de médiateur communal pour compléter les prestations envers les citoyens et améliorer les relations entre usagers et services municipaux. L’objectif de la médiation est de faciliter, en dehors de toute procédure judiciaire le règlement à l’amiable des différends qui peuvent surgir entre les particuliers et l’administration communale de Digne-les-Bains. Le médiateur a aussi la possibilité de faire des propositions de réforme de l’administration communale pour améliorer si nécessaire la qualité des relations et des réponses apportées aux usagers par les différents services de la ville de Digne-les-Bains. » (Extrait de dignelesbains.fr du 17/10/2016)

En savoir plus sur http://www.dignelesbains.fr/2016/10/digne-se-dote-dun-mediateur-communal/

Québec : Rejet de l’entente de principe par les employés syndiqués du Vieux-Port de Montréal


« La Société du Vieux-Port de Montréal inc. (Vieux-Port) est consternée quant au rejet de l’entente de principe par les employés syndiqués lors du vote tenu le 5 octobre. Nous avions en main une entente de principe acceptée par les deux parties et recommandée par le syndicat à ses membres afin que tous puissent revenir au travail.

Cette entente était considérée comme satisfaisante par les deux parties, mais elle a malheureusement été rejetée par les employés syndiqués. Le Syndicat des employés du Vieux-Port de Montréal avait accepté cette proposition après un blitz de négociation via le médiateur attitré au dossier.

L’entente de principe prévoyait une augmentation de 12 % sur 5 ans de même qu’une indexation des structures salariales de 1 % par année ainsi qu’une bonification des congés pour les employés à temps partiel. Elle reprenait également l’offre initiale de la Société, soit la création d’un comité paritaire en partenariat avec le syndicat pour analyser l’état de la rémunération globale des emplois syndiqués par rapport au marché. » (Extrait de newswire.ca du 6/10/2016)

En savoir plus sur http://www.newswire.ca/fr/news-releases/rejet-de-lentente-de-principe-par-les-employes-syndiques-du-vieux-port-de-montreal-596203081.html

Livre : BRET Jean-Marc, La médiation. Un mode innovant de gestion des risques psychosociaux, Médias et Médiations, 2016, 144p.


BRET J-M, La médiation. Un mode innovant de gestion des risques psychosociaux, Médias et Médiations, 2016, 144p.

C’est le second ouvrage publié par Jean-Marc Bret chez l’éditeur Médias et Médiations, le premier s’intitulait « Le processus juridique de la médiation » et avait été publié en 2014. Ce sont des ouvrages courts à l’image de la collection des « Que sais-je » publiés par les PUF et qui font le point sur une question d’une manière pédagogique. Son dernier ouvrage porte sur le thème de la médiation et des risques psycho-sociaux, et il est écrit dans un langage clair et avec une approche axée sur la pratique avec l’insertion de cas de médiations, de textes juridiques, d’adresses d’organisation de médiateurs… La publication de ce type d’ouvrage est un bon choix de la part des éditions Médias et Médiations, car ils permettent une diffusion de l’idée de médiation auprès d’un plus large public que celui des médiateurs. De plus, la création récente de cette maison d’édition marque aussi d’une manière symbolique l’autonomisation de plus en grande de la médiation parmi les autres modes de gestion des conflits ; elle est aussi un pari sur le développement d’un marché autour de la littérature liée à la médiation qui ne se limite pas seulement aux seuls médiateurs.

Pour revenir à l’ouvrage de J-M Bret, il porte sur une question d’actualité celle des risques psychosociaux (Rps) et plus largement de la souffrance au travail qui suscite de nombreux commentaires ou réactions, comme celles sur le harcèlement moral, sexuel, le stress… L’intérêt de l’opuscule de J-M Bret, c’est qu’au-delà de l’analyse de ce phénomène, il propose des solutions, à travers la médiation, non seulement pour gérer ces risques psychosociaux mais aussi pour les prévenir. En effet, J-M Bret est médiateur, mais aussi avocat, ce qui donne une certaine tonalité à ses ouvrages, car on retrouve son « habitus juridique » dans l’analyse du phénomène de la médiation. Cette double compétence de médiateur et de juriste se révèle particulièrement judicieuse dans des domaines très techniques, comme celui du droit du travail, pour rendre compréhensibles par tous, l’ensemble des textes à la fois européen ou nationaux qui enserrent le cadre juridique des Rps (p.35).

Dans une première partie, intitulée « Les risques psychosociaux : de quoi parle-t-on » J-M Bret rappelle que l’utilisation de la terminologie même de risques psychosociaux est relativement récente et elle est aussi assez floue, car il n’y a pas de définition unique de ceux-ci. A l’instar d’autres auteurs, il considère qu’ils recouvrent « des risques professionnels qui portent atteinte à l’intégrité physique et psychique des salariés » (p.23). Ils se déclineraient le plus souvent en « stress au travail, harcèlement moral, incivilités, agressions physiques ou verbales et violence, sentiment de mal être au travail et souffrance au travail, burn out » (p.23). Ce flou dans la définition de ces risques explique qu’il existe une multiplicité de textes aussi bien européens, comme la directive européenne du 12/06/1989 sur l’amélioration de la sécurité et de la santé des salariés, que nationaux comme l’accord national interprofessionnel du 2/07/2008 sur le stress au travail.  En effet, le médiateur, même si ce n’est pas un professionnel du droit, se doit de les connaître, pour gérer le processus de médiation et de les prendre en compte dans la rédaction du contenu de l’accord de médiation.

C’est la deuxième partie ayant pour titre « La médiation, un dispositif innovant de gestion des conflits » qui m’a le plus intéressé, car elle démontre, non seulement, l’intérêt de la médiation dans la gestion de ces Rps dans les entreprises, mais elle constitue aussi une excellente illustration de ce que j’appelle « l’ingénierie de médiation, c’est-à-dire la mise en place de dispositifs de médiation dans les entreprises. C’est le cas notamment du chapitre intitulé « La médiation : un dispositif simple et rapide à mettre en œuvre » (p.70), car l’auteur souligne, par exemple que « l’entreprise qui a pris soin de sensibiliser, voire de former ses équipes à la médiation et travaille régulièrement avec des médiateurs, peut mettre en place le processus sans délai.» (p.72). Il en est de même du chapitre suivant, un peu plus technique, sur « l’obligation de sécurité, obligation de résultat ou obligation de moyens renforcée » (p.90). En effet, la connaissance de ces textes et leur interprétation, par les tribunaux s’imposent à tous ceux qui s’intéressent à l’ingénierie de la médiation. Ces « ingénieurs » ou « consultants » en médiation pourraient utiliser ces textes, qui fixent aux employeurs une obligation de garantir la sécurité au travail de ses salariés, comme un argumentaire pour promouvoir la mise en place de dispositif de médiation.

Enfin, J-P Bret, dans une dernière partie, propose une « modélisation des médiations liées à la souffrance au travail » en partant du modèle proposé par Thomas Fiutak (p.98). Tout en reconnaissant cet effort de modélisation, on peut regretter cet engouement de nombreux auteurs, autour des modèles, issus de ce que l’on appelle la « négociation raisonnée » de l’université de Harvard.  Il est un fait que l’ouvrage d’Ury et Fisher « Getting to yes » publié en 1981, a longtemps constitué la Bible de tous les médiateurs. Mais, ces modèles reposent sur un postulat, celui de l’existence d’acteurs rationnels animés par des logiques reposant sur des notions d’intérêts ou de besoins et que le rôle du médiateur serait de les faire émerger pour amener les médiés à trouver un éventuel accord. Il est vrai que la « roue » de Fiutak ou celle d’Ury et Fisher, représentent des modèles séduisants pour mener une médiation et une négociation, mais depuis cette date, d’autres modèles comme celui de l’approche « transformative » ou encore « narrative ont illustré la complexité du phénomène de la médiation qui ne peut se réduire au slogan du « win win ».

Cette critique ne doit pas occulter l’intérêt de lire cet ouvrage qui est un véritable guide pratique pour tous les professionnels, des médiateurs aux responsables RH, qui s’intéressent à la question des Rps.

Jean-Pierre Bonafe-Schmitt

 

Formation à Montréal : La médiation d’une allégation de harcèlement psychologique : l’approche transformative


Objectifs de la formation

À la fin de la formation, les participants :

  • Comprendront la théorie transformative du conflit.
  • S’approprieront les concepts de compétence (empowerment) et d’ouverture (recognition)
  • Comprendront les objectifs d’un tiers intervenant dans un cadre transformatif
  • Comprendront les formes d’intervention spécifiques utilisées par le médiateur pour favoriser chez les parties un sentiment accru de compétence personnelle et une ouverture progressive au point de vue de l’autre.
  • Se seront initiés aux pratiques de base et aux types d’intervention du médiateur transformatif.
  • Se seront familiarisés avec la manière d’appliquer le modèle transformatif dans le traitement d’une allégation de harcèlement psychologique.
Date : 17-18-19 octobre 2016 de 8h30 à 17h30 (Séminaire de 3 jours) Formation reconnue
Durée reconnue
24h
Lieu :

Animation :

Organisme Petites Mains  (Salle Moyenne )
7595 boulevard Saint-Laurent
Montréal QC H2R 1W9Me John Peter Weldon

En savoir plus sur http://www.barreau.qc.ca/formation/event.jsp?noActiv=1433&noEv=7075&namePage=event.jsp&Langue=fr