« Recevant les syndicats d’enseignants à Tivaouane-Le khalife veut la fin de la grève », titre Le Soleil.
Selon nos confrères, Serigne Mbaye Sy Mansour a échangé pendant trois heures avec les syndicalistes pour prendre connaissance de l’état d’avancement des négociations.
«Après, il a demandé la levée du mot d‘ordre pour lui permettre de discuter avec le gouvernement pour une issue heureuse », ajoute Le Soleil.
« Reçus par le khalife général des tidianes : Les enseignants maintiennent le suspense », rapporte L’As, précisant que les syndicalistes attendent de consulter ce mercredi leurs bases pour revenir rendre compte au khalife avant la fin de la semaine. » (Extrait de apanews.net du 9/04/2018)
« Bien malin celui qui devine comment se terminera le conflit au sein de l’Union départementale des associations familiales (UDAF 80). La cinquantaine de grévistes de cette structure tutélaire qui emploie 120 personnes réussira-t-elle à obtenir le départ de son directeur : Sliman el Gana ? En tout cas, ces salariés mettent tout en œuvre pour y parvenir.
En grève depuis une semaine jour pour jour, ils ont frappé à toutes les portes : Celles des autorités (préfecture de la Somme et de région) et des financeurs (Direction régionale et départementale de la Cohésion sociale) la semaine dernière, du conseil d’administration ce samedi et celles des parlementaires ce lundi.
« Nous serons inflexibles sur le départ du directeur »
Scindés en deux groupes, ces grévistes sont ainsi partis à la rencontre de la députée Barbara Pompili mais aussi du sénateur Christian Manable « qui ont été à notre écoute », assure Bénédicte Balédent, représentante CFDT du personnel. Ils ont également rencontré le député François Ruffin devant la gare avant de l’accompagner devant les locaux de l’UDAF, dans le centre-ville d’Amiens.
« Là, le directeur (Sliman el Gana) est descendu. Il y a eu un dialogue dans la rue mais il a également reçu le député dans son bureau », raconte Bénédicte Balédent « Et je l’ai alors eu au téléphone », note le président du conseil d’administration Raymond Broszniowski. Pour autant, le président l’assure, « il n’y a pas eu d’évolution de mon côté. J’attends désormais la réunion de ce mardi ».
Une rencontre importante doit en effet avoir lieu ce mardi à 10 heures dans les locaux de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE). Elle réunira une délégation représentant la direction, une autre les salariés et un médiateur. « Nous avons d’ailleurs tenu une assemblée générale avec les salariés ce lundi pour définir ce que notre délégation doit porter comme message lors de cette rencontre, explique Bénédicte Balédent. Et les salariés grévistes l’ont réaffirmé : nous serons inflexibles sur le départ du directeur. » – J. Demilly – (Extrait de courrier-picard.fr du 9/04/2018)
« L’accès au site a été libéré après que nous avons obtenu la confirmation de l’ouverture mardi à 9 heures de la médiation demandée par la justice », a précisé Maxime Picard, secrétaire de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône. Jeudi, le tribunal de grande instance d’Aix-en-Provence, saisi par la direction de Coca Cola European Partners (CCEP) du cas desept salariés des Pennes-Mirabeau qui bloquaient l’usine, avait appelé à une médiation de la part de la direction régionale du travail. Mais il n’avait pas ordonné la levée du blocage, se bornant à « inviter » les grévistes à lever le piquet de grève « dans les 24 heures », et ce sans fixer d’astreinte.
Les grévistes restent mobilisés. « La CGT s’était rendue disponible dès vendredi pour négocier, mais la direction de Coca a préféré fuir la négociation en renvoyant la première réunion de médiation à plus tard, mardi« , a regretté Maxime Picard samedi.
Si l’accès au site est désormais ouvert pour les camions, le piquet de grève n’est pas pour autant levé, a précisé Maxime Picard, soulignant que les grévistes restaient mobilisés dans l’attente de l’évolution des négociations » (Extrait de pacainfoeco.com du 13/03/2018)
« Le 9e rapport annuel du médiateur national de Pôle emploi, Jean-Louis Walter, a été présenté au conseil d’administration de l’organisme le 14 mars. Il indique que près de 30 500 réclamations ont été reçues en 2017.
30 472 réclamations, très exactement, ont été faites auprès du médiateur national de Pôle emploi en 2017. Un chiffre en baisse de 2, 5 % par rapport à 2016.
Quelles raisons ?
Si des saisines sont effectuées, c’est principalement concernant les droits à l’indemnisation (29 %), les trop-perçus (19 %), la formation (12 %) ou encore le calcul de l’indemnisation (10 %). 29 % obtiennent une satisfaction partielle ou totale.
Bons et mauvais points
Dans son rapport, le médiateur salue la démarche de simplification des courriers générés par le système d’information. Actuellement en cours, cette initiative vise à en améliorer la lisibilité ainsi que la compréhension. En revanche, il indique que les périodes de maladie sont toujours susceptibles de provoquer une perte de droits et alerte sur l’information insuffisante des fonctionnaires en disponibilité sur leurs droits à l’Allocation d’aide au Retour à l’Emploi (ARE). Le médiateur encourage Pôle emploi à reconnaître et assumer ses erreurs, qu’il juge inévitables au regard du nombre d’opérations effectuées chaque jour par l’établissement. » J. Taddur -(Extrait de
« Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali a annoncé aujourd’hui, la teneur du projet de code du travail dont il a dit viendra « renforcer les droits des travailleurs et consacrer les libertés syndicales, tel que stipulé par la Constitution ». Élaboré dans 670 articles, ledit projet prône le consensus et privilégie les voies du dialogue dans le règlement des conflits du travail. Le ministre qui s’exprimait aujourd’hui, sur les ondes de la radio nationale a rappelé la commission interministérielle de suivi des conflits collectifs de travail récemment créée au niveau du ministère du Travail, précisant qu’elle comprend des représentants de plusieurs départements ministériels et des organismes qui veillent notamment à recenser les contentieux de travail et tenter de leur trouver des solutions via le dialogue et la concertation. Un instrument de plus dont la mission est d’éviter les contentieux pouvant être réglés par le dialogue et dans le cadre des institutions spécialisées telle que l’inspection du travail dont la mission sera de dynamiser la médiation pour faire aboutir le dialogue. Son rôle sera renforcé, à la faveur du nouveau projet de loi par « des programmes de formation et des mécanismes lui permettant d’accomplir ses missions dans la social ».
Le consensus devra aussi primer entre les différentes parties, y compris « les partenaires sociaux, et ce dans le cadre de la démarche du dialogue social » a insisté le ministre pour qui, « la plupart des conflits enregistrés « sont dus à la non maitrise de la loi ». Il rappela à l’occasion qu’il existe 65 syndicats des travailleurs et 36 autres des patronats inscrites au niveau du ministère du Travail.
Le projet prévoit dans ce sens, l’organisation de sessions de formations à l’Institut national du travail (INT) au profit des gérants d’entreprises et des représentants des syndicats sur les méthodes de gestion des conflits et leur règlement avant le recours à la grève.
La vigilance des services de la sécurité sociale est par ailleurs, un autre volet que le projet aborde pour éviter les abus dus aux arrêts de « travail de complaisance » de certains assurés sociaux. Le ministre a avancé le chiffre de « plus de 14 millions de journées d’arrêt de travail » enregistrés durant l’année dernière, un préjudice dont le correctif a été rajouté dans le projet de loi à travers plusieurs nouvelles mesures de gestion de l’arrêt de travail. » (Extrait de leconews.com du 5/03/2018)
« Deux mois après le début du lock-out à l’Aluminerie de Bécancour inc., la première séance de médiation jeudi matin entre le Syndicat des Métallos et la partie patronale n’a duré que 20 minutes. La direction de l’ABI a soutenu que des changements fondamentaux doivent être faits pour assurer la survie de l’usine de Bécancour.
La présidente-directrice générale de l’ABI Nicole Coutu s’est présentée en personne à la séance, accompagnée de toute une équipe de négociation. Elle a affirmé que la dernière proposition patronale, rejetée par les employés en janvier dernier, ne peut plus servir de base aux négociations.
Dans un communiqué transmis à la fin de la rencontre, la direction de l’ABI a montré du doigt les moyens de pression du syndicat pendant les négociations, qui auraient causé une détérioration des conditions d’opération dans l’usine.
Elle a soutenu que ces moyens de pression auraient « créer des dangers pour les employés, mis les biens en péril, menacé l’approvisionnement des clients et affecté négativement le rendement financier. »
La direction de l’ABI a aussi plaidé en faveur de « changements importants » pour assurer la survie de l’usine.
ABI n’est pas aussi compétitive qu’elle devrait l’être et cette situation doit être améliorée pour réussir à long terme. Par conséquent, la structure opérationnelle d’ABI doit être réévaluée en visant l’amélioration significative de la productivité et de l’organisation de la main-d’œuvre afin d’assurer une constance pour ses clients.
Le syndicat en colère
Le Syndicat des Métallos, qui représente les 1030 employés syndiqués de l’ABI, est ressorti avec un goût amer de la séance de médiation, qui s’est déroulé à l’Hôtel Delta à Trois-Rivières.
On voit ça comme une vengeance. Avec cette rencontre, (la direction) a créé de faux espoirs.
Le président de la section locale 9700, Clément Masse, déplore de surcroît que la direction ait retiré sa dernière offre.
« C’est un affront à tous les travailleurs, a déclaré Clément Masse. Après deux mois dehors, ils nous disent que ce qu’ils ont déjà proposé ne constitue même pas une base de travail. Ils disent attendre nos suggestions, mais sur du vide. On ne négocie pas à partir d’une feuille blanche. »
Le maire de Bécancour reste optimiste
Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, a dit préféré rester optimiste à la suite de cette première rencontre de médiation. Il admet cependant que la tournure des événements le rend inquiet.
« Je ne veux pas penser au scénario catastrophe, qui serait la fermeture de l’usine, a dit le maire Dubois. Ce qui me donne espoir, c’est que l’usine est ouverte (au tiers de ses capacités). Ça démontre que si l’entreprise voulait fermer, ce serait déjà fait, selon moi. »
Les syndiqués sont sans contrat de travail depuis le 22 novembre. Les parties ne sont pas parvenues à s’entendre sur la question de l’ancienneté et du régime de retraite. » –Amélie Desmarais – (Extrait de radio-canada.ca du 8/03/2018)
Les camions peuvent désormais entrer et sortir sans problème de l’usine d’embouteillage de Coca-Cola aux Pennes-Mirabeau après 24 jours de blocage.
« L’accès au site a été libéré après que nous avons obtenu la confirmation de l’ouverture mardi à 9 heures de la médiation demandée par la justice« , explique Maxime Picard, secrétaire de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône. Jeudi, le tribunal de grande instance d’Aix-en-Provence, saisi par la direction de Coca-Cola European Partners (CCEP) du cas de sept salariés des Pennes-Mirabeau qui bloquaient l’usine, avait appelé à une médiation de la part de la direction régionale du travail. Le tribunal n’avait pas ordonné la levée du blocage, se bornant à « inviter » les grévistes à lever le piquet de grève « dans les 24 heures« , et ce sans fixer d’astreinte. C’est donc chose faite, mais le syndicat reste mobilisé.
La CGT reste mobilisé
« La CGT s’était rendue disponible dès vendredi pour négocier, mais la direction de Coca a préféré fuir la négociation en renvoyant la première réunion de médiation à plus tard, mardi« , regrette Maxime Picard. Si l’accès au site est désormais ouvert pour les camions, le piquet de grève n’est pas pour autant levé, a précisé M. Picard, soulignant que les grévistes restaient mobilisés dans l’attente de l’évolution des négociations. » – Guillaume Farriol ( Extrait de France Bleu du 10/03/2018)
« Dix jours après un engagement en ce sens pris devant la ministre du Travail, Dominique Vien, les parties n’ont toujours pas repris les négociations à l’Aluminerie de Bécancour (ABI). Quelque 1030 travailleurs y ont été mis en lockout le 11 janvier dernier.
Le vendredi 9 février, des représentants du Syndicat des métallos, affilié à la FTQ, et de la direction de l’aluminerie avaient rencontré la ministre du Travail et son cabinet. Le 5 février, c’était le premier ministre Philippe Couillard lui-même qui avait exprimé le souhait que les parties retrouvent le chemin des négociations, vu l’importance économique de cet employeur dans la région du Centre-du-Québec.
À l’issue de la rencontre, les deux parties s’étaient dites ouvertes à reprendre les pourparlers en présence du conciliateur-médiateur. Or, lundi, soit 10 jours plus tard, le Syndicat des métallos a fait savoir qu’aucune rencontre n’avait encore eu lieu avec l’employeur. Le conciliateur a bien contacté le syndicat, qui serait prêt à reprendre les discussions sur-le-champ, mais il attendrait toujours des nouvelles quant à la disponibilité de la direction d’ABI.
Le lundi suivant la rencontre du vendredi avec la ministre Vien, le conciliateur-médiateur « m’a appelé et m’a dit qu’il n’était pas encore en mesure de fixer une rencontre », a rapporté Clément Masse, président de la section locale 9700 du Syndicat des métallos (FTQ).
« Le mercredi, je l’ai rappelé pour lui demander : “discutez-vous avec l’employeur ?” Il m’a dit “oui, j’ai des discussions avec l’employeur. Ce que je fais, c’est que j’essaie de fixer une rencontre de négociation le plus rapidement possible”. C’était mercredi passé. On est le 19 et je n’ai toujours pas de nouvelles. Je lui ai parlé ce matin et il m’a dit qu’il attendait toujours des nouvelles de l’employeur. Il n’y a rien de changé », a laissé tomber M. Masse.
Jointe par courriel, la direction de l’Aluminerie de Bécancour a fait savoir lundi que « les démarches sont en cours pour déterminer une date de rencontre ».
Le député libéral de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, qui était présent lors de la rencontre avec le cabinet de la ministre du Travail, rapporte qu’il y aurait un problème de disponibilité pour la direction d’Alcoa. « On m’avait mentionné que, pour les deux ou trois premières semaines, il y avait des défis d’agenda pour les gens d’Alcoa. Il y avait une rencontre, entre autres, à l’international ; il y avait des gens à l’extérieur du pays », a rapporté le député au cours d’une entrevue.
« Le conciliateur a fait des appels ; le conciliateur a ça entre les mains. Jusqu’à maintenant, il n’y a eu aucun signe négatif de la part du conciliateur. Donc, c’est qu’il y a des choses qui avancent. Pour ce qui est de la date, moi je veux leur laisser le temps de revenir autour de la table pour voir la suite des choses », a conclu le député. » -L. Lévesque » (Extrait de ledevoir.com du 20/02/2018)
« L’expert en relations de travail, Djamal Abdelkader a mis en exergue, mardi à Alger, « l’importance de la médiation pour le règlement des conflits collectifs de travail et la promotion du dialogue social ».
Dans une déclaration à l’APS, l’expert a appelé à prendre les mesures nécessaires pour relancer ce mécanisme « important » et l’adopter en tant qu’outil de promotion du dialogue social, dans les différents secteurs économiques ou administratifs, rappelant que la médiation dans le règlement des conflits collectifs de travail était une mesure optionnelle et n’est pas obligatoire actuellement.
Le responsable a insisté sur l’impératif « d’établir une liste de médiateurs choisis selon leurs compétences et expériences en matière de relations de travail, et habilités à régler les conflits ».
L’expert a également mis l’accent sur l’importance de « la mise en place d’un dispositif pour définir les dispositions liées à la médiation et l’élaboration de programmes de formation au profit des personnes chargées de cette mesure, notamment dans le domaine des sciences de la communication.
La loi 90-02 du 6 février 1990 relative à la prévention et au règlement des conflits collectifs de travail et à l’exercice du droit de grève prévoit plusieurs mécanismes et mesures pour le règlement des conflits collectifs dans le secteur économique et administratif et consacre le principe de dialogue dans le règlement des différends.
Les dispositions de cette loi prévoient plusieurs mesures liées à « la conciliation, à la médiation et à l’arbitrage » qui demeurent des alternatives, en cas de non règlement des problèmes soulevés entre l’employeur et les représentants des travailleurs au sein d’une entreprise économique.
La médiation est la procédure par laquelle les parties à un différend collectif de travail s’accordent pour confier à une tierce personne appelée médiateur, qu’elles désignent d’un commun accord, la mission de leur proposer un règlement amiable de leur différend, selon l’article 10 de la loi.
Il est fait recours à la médiation après l’échec de la mesure de conciliation et l’incapacité de parvenir à un règlement du litige, sachant que les résultats obtenus dans le cadre de la médiation ne s’appliquent pas obligatoirement aux deux parties. » (Extrait de aps.dz du 13/02/2018)
« Le Fonds de médiation sociale est né. La CGEM et les quatre centrales syndicales les plus représentatives (UMT, UGTM, UNTM et la CDT) ont signé, hier à Casablanca, le protocole d’accord pour la création de ce fonds. Ce dernier servira notamment à financer les opérations de médiation sociale convenues par les parties, améliorer les capacités des médiateurs reconnus à travers la formation et envisager la mise en place de nouveaux mécanismes susceptibles de développer la médiation sociale.
C’est fait. La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et les quatre syndicats les plus représentatifs (UMT, UGTM, UNTM et la CDT) ont signé, hier à Casablanca, le protocole d’accord pour la création d’un Fonds de médiation sociale au Maroc. L’accord s’inscrit dans le cadre de la promotion et le renforcement des dispositifs de résolution des conflits collectifs au travail à travers la médiation sociale. Le Fonds de médiation sociale servira notamment à financer les opérations de médiation sociale convenues par les parties, améliorer les capacités des médiateurs reconnus à travers la formation et envisager la mise en place de nouveaux mécanismes susceptibles de développer la médiation sociale. Pour optimiser la gestion de ce fonds, la CGEM et ses partenaires sociaux ont mis en place un comité de pilotage. «La conflictualité mérite une attention particulière et des efforts conjoints entre entreprises et syndicats : les conflits existeront toujours, mais ce qu’il faut préserver, ce sont les équilibres, ceux qui préservent les emplois et la valeur ajoutée locale», a déclaré Miriem Bensalah-Chaqroun, présidente de la CGEM, lors de la signature du protocole d’accord. Selon elle, pour préserver ces équilibres, il faut dialoguer. «Et quand le dialogue est rompu, nous avons besoin d’un soutien, d’une interface, d’un médiateur pour nous aider.
C’est ainsi que les conflits collectifs au travail sont parmi les questions qui ont bénéficié d’une attention particulière de la part de la législation du travail marocaine. Celle-ci a institutionnalisé deux mécanismes : la réconciliation et l’arbitrage. Cependant, ces deux mécanismes seuls ne suffisent pas et sont souvent source de lourdeur», souligne la présidente de la CGEM. Pour elle, le dialogue direct, alimenté et pris en charge par les partenaires sociaux peut et doit être un moyen de réduire la conflictualité. «Il nous incombe de veiller au renforcement de ces deux mécanismes par un processus de concertation indépendant bipartite : État et syndicats», insiste-t-elle. Pour rappel, la CGEM avait signé en 2012 avec les syndicats les plus représentatifs un accord pour la promotion de la médiation sociale. Selon la confédération patronale, quelque 250 conflits collectifs sont enregistrés chaque année au Maroc. » – S. Naoumi –(Extrait de lematin.ma du 13/02/2018)