
programme et inscription sur https://www.linkedin.com/posts/france-m%C3%A9diation_webinaire-webinaire-francemaezdiation-activity-7384575488591314944-Ia2e/?utm_source=share&utm_medium=member_android&rcm=ACoAAAI9qKIBUdrVnyHXEanNZav8WKMzIxTvR8I

Résumés
L’apparition des médiateurs sociaux dans certains quartiers ou espaces publics, les conditions de leur recrutement et de leur activité interrogent leur reconnaissance professionnelle. Conduits à créer leur métier à partir d’eux-mêmes, sur la base de leur vécu passé et au coup par coup des interventions, leur identité professionnelle ne peut se démarquer de leur identité personnelle. Ils représentent donc un cas spécifique, mais emblématique, où une personnalisation particulière du rapport au travail pose le double problème de l’institutionnalisation et de la professionnalisation de cette activité. Le contexte d’apparition et celui de l’évolution de la médiation sociale, le manque de définition des missions confiées, les compétences attendues ainsi que celles mobilisées, la possibilité, enfin, d’entrevoir une carrière seront analysés. Les ambiguïtés d’une telle reconnaissance permettront d’esquisser les voies étroites d’une institutionnalisation et d’une forme nouvelle de professionnalisme.
The emergence of social mediators in some urban areas and public spaces, the way they are recruited and the way they conduct their activity call into question their professional recognition. By having to create their work by and from themselves, from their real-life experience and in an ad hoc way, their professional identity cannot be separated form their personal identity. In such conditions, they represent a special but very emblematic situation, in which personalisation of work leads to the specific problems of institutionalization and professionalization. We will analyze the context in which social mediation emerges and develops, as well as the lack of definition of its missions, the competences it requires, and, finally, the possibility for mediators to plan a career. The ambiguities of such recognition will allow us to outline the narrow ways of an institutionalization towards a new form of professionalism.
¿ Ser unomismo puede ser profesional ? El caso de los mediadores sociales
La aparición de mediadores sociales en ciertos barrios o espacios públicos, las condiciones de su recrutamiento y de su actividad plantean el problema de su reconocimiento profesional. Conducidos a crear su profesión a partir de ellos mismos, sobre la base de su experiencia pasada y a medida de cada intervención, su identidad profesional no puede desmarcarse de su identidad personal. Ellos representan, por lo tanto, un caso particular, pero emblemático, donde una personalización particular de la relación al trabajo plantea el doble problema de la institucionalización y de la profesionalización de esta actividad. El contexto de aparición y el de la evolución de la mediación social, la falta de definición de las misiones confiadas, la posibilidad, en fin, de proyectar una carrera serán analizadas. Las ambigüedades de un tel reconocimiento permitirán de esbozar las vías estrechas de una institucionalización y de una nueva forma de profesionalismo. » (extrait)
Article à consulter sur https://journals.openedition.org/sociologies/1443

« Bénéficiant du soutien du Fonds Social Européen ainsi que du ministère chargé de la Ville, sous le pilotage de l’ANCT – Agence nationale de la cohésion des territoires, France Médiation conduit une démarche d’évaluation nationale visant à mesurer les impacts de la médiation sociale.
Réalisée à partir du référentiel actualisé de l’utilité sociale de la médiation sociale, cette démarche d’évaluation comporte deux volets : D’une part, une étude de l’utilité sociale des dispositifs pour les bénéficiaires, contributeurs financiers, partenaires opérationnels et salarié.es des structures. D’autre part, une étude des richesses produites, visant à quantifier monétairement les effets induits par les actions de médiation sociale.
Le projet se déroule sur trois territoires et trois structures de médiation sociale parties prenantes (Mairie de La Rochelle avec l’Agence Locale Prévention Médiation Sociale, Ville d’Angoulême avec OMEGA Médiation Sociale et Ville de Lyon avec ALTM Agence Lyon Tranquillité Médiation). (Extrait de linkedin.com du 15/09/2025)

« Depuis plus d’une trentaine d’années, il est fait référence à la médiation sociale comme mode de réponse à des situations très diverses, voire comme « la » réponse quand la parole publique ne passe
plus. De quoi s’agit-il ? Pourquoi fait-on appel à cette fonction – ou à ce terme – de
façon si fréquente et dans des contextes multiples ?
En fait, la médiation apparaît dans un double mouvement.
Article à consulter sur https://www.persee.fr/doc/diver_1769-8502_2014_num_175_1_3877?q=M%C3%A9diation%20

« Mot d’introduction
L’année 2024 a été une année particulièrement importante pour la médiation sociale avec le
vote de la proposition de loi visant à reconnaître les métiers de la médiation sociale, le 29
janvier 2024 à l’Assemblée Nationale, à l’unanimité des députés présents. Les adhérents de
France Médiation ont participé activement à la construction et à la valorisation de ce projet
de loi. Nous attendons maintenant de voir cette proposition de loi en débat au Sénat.
Cette année a vu aussi la poursuite des travaux de l’observatoire de la médiation sociale
avec le rendu de l’État des lieux qui apporte une analyse pertinente des structures de
médiation sociale et des postes de médiateurs, la réactualisation du référentiel d’évaluation
de l’utilité sociale avec 6 nouveaux registres et le démarrage de l’évaluation dans 3
territoires.
D’autres belles actions ont été menées durant cette année notamment dans le cadre du
partenariat national avec l’organisation des 6 webinaires, en partenariat avec l’ANCT qui
rassemble en moyenne plus de 300 participants. Ces temps d’échanges sont une source de
satisfaction pour les médiateurs sociaux.
Je n’oublie pas tout le travail réalisé dans les territoires à travers les missions régionales
d’appui dans les Hauts-de-France et en Nouvelle-Aquitaine et les nouvelles coopérations
avec notamment d’autres réseaux et partenaires de l’ESS.
Je souhaite aussi mettre en lumière le service formation notamment tout le travail de
renouvellement de la certification Qualiopi qui a mobilisé une grande partie de l’équipe et
aussi le service communication qui a su intensifier la présence de France Médiation sur les
réseaux.
Vous le voyez, France Médiation est reconnu pour son expertise, son savoir-faire en
matière d’ingénierie, de conception et de développement de projet de médiation sociale et
est aujourd’hui considéré comme un véritable lieu-ressource. C’est pourquoi, 6 nouvelles
structures ont adhéré à France Médiation.
Je remercie toute l’équipe qui a œuvré à la réussite de notre projet. Nous avons tous en
commun l’envie de faire avancer nos valeurs au service d’une ambition commune : le faire
et le vivre-ensemble.
Laurent GIRAUD Directeur de France Médiation
(Extrait)
Rapport à consulter sur https://www.francemediation.fr/rapport-d-activite-2024-france-mediation

« Aux beaux jours, la médiation municipale reprend du service à Rennes. Des agents et agentes de la ville et la métropole arpentent les rues et parcs à la rencontre de la population. Leur rôle : informer sur la réglementation dans l’espace public, assurer le respect de l’environnement et la tranquillité publique, réguler les nuisances.
Près du centre social Carrefour 18, des rires s’échappent d’un groupe de personnes installées sur l’herbe. Ils et elles profitent des premières douceurs estivales : ciel bleu, soleil, bonne humeur, apéro et palets bretons.
Stéphanie Locussolle, agente municipale, les informe gentiment : « En quittant les lieux, pensez à jeter vos déchets dans les grandes bennes, puisqu’il n’y a plus de poubelles. » Une jeune femme, tout sourire, la rassure : « Oui, c’est prévu ! »
Cette scène se déroule un jeudi du mois de mai, en fin de journée. Trois de celles et ceux qu’on appelle les médiatrices et médiateurs municipaux parcourent les quartiers sud de Rennes, à la rencontre des habitants et habitantes.
Leur mission : sensibiliser au respect de l’environnement, de la tranquillité publique, des autres usagers par le dialogue, l’écoute et la responsabilisation. En bref, « informer, jamais réprimer », résume Dominique Morel, du Service prévention de la délinquance et médiations. » (Extrait de
En savoir plus sur https://metropole.rennes.fr/du-centre-ville-aux-quartiers-de-la-mediation-pour-mieux-vivre-ensemble

« À la suite des émeutes urbaines de juin 2023, le Comité interministériel des villes (CIV) du 27 octobre 2023 a fixé pour objectif de renforcer la présence humaine dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), en simplifiant et en accompagnant la professionnalisation des adultes-relais (AR), outil central de la politique de la ville depuis vingt-cinq ans. Les ministres ont confié sur ce sujet en 2024 une mission à l’IGAS, l’IGA et l’IGEDD.
Ce rapport, appuyé sur l’audition sur le terrain de plus de cent soixante personnes, constitue la première évaluation de politique publique sur les adultes-relais depuis l’origine de ce dispositif en 1999.
Régis par le Code du travail, les adultes-relais ont un double objectif : faciliter l’insertion professionnelle des titulaires de ces contrats et développer la médiation sociale dans les QPV, c’est-à-dire améliorer les relations entre les habitants de ces quartiers et les services publics ainsi que les rapports sociaux dans les espaces publics ou collectifs. Environ 4 500 adultes-relais étaient en fonction sur l’ensemble du territoire national fin 2023, avec un financement de l’Etat de l’ordre de 85 millions d’euros et une participation de l’Etat d’un montant fixe unitaire de 22 810 euros par an pour chaque poste.
Le dispositif des adultes-relais, dans sa forme actuelle, est plébiscité par la plupart des acteurs auditionnés. Même si des ajustements se révèlent nécessaires, l’intuition initiale qui avait donné lieu à sa création, à savoir « développer la médiation sociale dans les quartiers », apparaît plus que jamais pertinente. Les trajectoires des adultes-relais sont encourageantes en termes d’insertion et de promotion sociale et la logique d’insertion des adultes-relais ne doit pas être abandonnée.
La question de la durée du contrat d’adulte-relais (trois ans minimum renouvelables) est cruciale pour l’efficacité des actions de médiation engagées. En effet, les contacts se construisent dans la durée et il peut être long de gagner, dans un quartier, la confiance des habitants. En conséquence, la mission écarte l’hypothèse d’une modification sur ce point.
Le rapport formule quinze propositions de nature à conforter le dispositif, de sorte de permettre, d’une part, aux adultes-relais de vivre pleinement leur mission, comme celle de fer de lance de la République dans les quartiers où ils travaillent, et, d’autre part, aux usagers de s’appuyer sur un réseau territorial efficace de médiateurs de terrain. » (Extrait igas.gouv.fr)
Rapport à consulter sur https://www.igas.gouv.fr/les-adultes-relais-panorama-et-perspectives-vingt-cinq-ans-apres-leur-creation

« Face aux atteintes à la tranquillité publique constatées dans le secteur élargi du quartier Battant, la Ville de Besançon s’est engagée dans une démarche de médiation sociale afin de compléter les dispositifs déjà existants. Car malgré « une présence humaine développée » dans le secteur, « des nuisances sont toutefois observées régulièrement sur le quartier notamment par des habitants, des commerçants, des structures locales et des usagers du domaine public« .
Pour tenter d’endiguer ce sentiment d’insécurité, la Ville souhaite ainsi mettre en place une « médiation pluridisciplinaire avec une coordination beaucoup plus forte« . Avec l’impression d’avoir été délaissé par l’État, dont le dispositif FAR (force d’action républicaine) devait apporter des moyens pour financer ce type de travail, avant d’être finalement « mort et enterré« , la Ville a finalement décidé de prendre elle-même les choses en main en intégrant le coût de 250.000€ de cette action à son budget de fonctionnement. » (Extrait de macommune.info
En savoir plus sur https://www.macommune.info/un-dispositif-de-mediation-sociale-pour-apaiser-les-tensions-a-battant/