« Dans le cadre des travaux de l’observatoire national de la médiation sociale piloté par l’Agence nationale de la cohésion des territoires, France Médiation a conduit une évaluation de l’utilité sociale de la médiation sociale à partir de trois structures : OMÉGA (Grand Angoulême), ALTM (Métropole de Lyon) et ALPMS (Agglomération de La Rochelle), en collaboration avec le cabinet ELLYX pour l’analyse des coûts évités.
À travers le nouveau référentiel d’évaluation de la médiation sociale PACTES, avec l’appui du cabinet Transformation & associés la démarche met en lumière les impacts concrets de la médiation sociale.
Ce webinaire a pour but de restituer l’ensemble des résultats de ces travaux menés entre 2024 et 2025. » (Extrait de
« Grâce au soutien de Malakoff Humanis, les associations Pimms Médiation mettent en place des actions de repérage et d’accompagnement des seniors isolés afin de garantir leur bien-être et leur accès aux droits. Après deux premières mesures d’impact réalisées en 2021 et 2023, Pimms Médiation poursuit l’évaluation de son action pour en mesurer l’efficacité et rappeler son utilité sociale.
Quelques chiffres clés de l’étude 2025
La dernière étude d’impact, menée fin 2025 par le cabinet ESSEC Impact Unlimited auprès de 213 seniors, parle d’elle-même. Depuis qu’ils ont bénéficié des services Pimms Médiation :
71 % se sentent moins isolés.
41 % ont rencontré de nouvelles personnes.
86 % ont accédé à de nouveaux services.
67 % se sentent en meilleure santé psychologique.
Sept associations Pimms Médiation se sont mobilisées pour cette étude, dans les villes d’Agen, Bordeaux, Brest, Dijon, Laval, Nice et Nîmes. Sur le terrain, les médiateurs sociaux accompagnent chaque senior en lui proposant des solutions adaptées à ses besoins : isolement social, difficultés d’accès aux droits, problèmes de mobilité, obstacles liés au numérique ou encore accès limité aux services de santé.
Les résultats de cette étude confirment l’utilité sociale de notre réseau et l’efficacité de notre accompagnement à 360°, gratuit et ouvert à tous. » (Extrait de pimmsmediation.fr du 23/06/2026)
« Face aux tensions qui perturbent le climat scolaire dans certains quartiers populaires, la Métropole de Lyon prolonge son dispositif de médiation sociale dans trois collèges REP+. Une décision appuyée par les résultats encourageants de la première année d’expérimentation.
La Métropole de Lyon confirme son engagement pour la tranquillité scolaire en renouvelant l’expérimentation de médiation sociale dans trois collèges REP+ : Henri-Longchambon (Lyon 8ᵉ), Simone-Lagrange (Vaulx-en-Velin/Villeurbanne) et Paul-Éluard (Vénissieux). Portée par l’association ALTM, cette initiative s’inscrit dans les priorités du Contrat de ville 2024-2030, qui met l’accent sur la présence humaine de proximité, la prévention et l’accompagnement des familles. » (Extrait de lyoncapitale.fr du 18/11/2025)
« Afin d’améliorer l’accès aux droits de santé, à la prévention, aux dépistages et aux soins des personnes résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, l’ARS s’appuie sur le dispositif adulte-relais depuis 2011 en co-finançant avec la préfecture des postes de médiateurs sociaux dédiés à la santé.
Créé en avril 2000, le dispositif adulte-relais, outil de la politique de la ville, nait dans un contexte de redéploiement des interventions de l’Etat visant à renforcer les liens entre les habitants et améliorer leurs rapports avec les institutions. Il s’inscrit dans une double logique :
Améliorer, dans les quartiers relevant de la politique de la ville, les rapports sociaux dans les espaces publics ou collectifs, ou entre les habitants et les services publics ;
Favoriser l’insertion professionnelle des médiateurs bénéficiant de la mesure ≪ adulte-relais ≫ a l’issue de leur(s) contrat(s).
Qu’est-ce que la médiation santé ?
La médiation santé se définit comme une interface de proximité pour faciliter l’accès aux droits, à la prévention et aux soins, assurée auprès d’un public par une personne de confiance, issue de ce public ou proche de lui, compétente et formée à cette fonction d’information, d’orientation et d’accompagnement. Le médiateur santé crée du lien entre «l’offre» (ou système de santé) et une population qui éprouve des difficultés à y accéder.
La médiation santé s’inscrit dans le cadre générique de la médiation sociale. Il s’agit d’un métier à part entière et non d’une fonction médiatrice annexe, qui s’appuie sur une formation spécifique, un référentiel précis et un cadre éthique et déontologique formalisé par une charte. » (Extrait de hauts-de-france.ars.sante.fr du 2/07/2025)
L’apparition des médiateurs sociaux dans certains quartiers ou espaces publics, les conditions de leur recrutement et de leur activité interrogent leur reconnaissance professionnelle. Conduits à créer leur métier à partir d’eux-mêmes, sur la base de leur vécu passé et au coup par coup des interventions, leur identité professionnelle ne peut se démarquer de leur identité personnelle. Ils représentent donc un cas spécifique, mais emblématique, où une personnalisation particulière du rapport au travail pose le double problème de l’institutionnalisation et de la professionnalisation de cette activité. Le contexte d’apparition et celui de l’évolution de la médiation sociale, le manque de définition des missions confiées, les compétences attendues ainsi que celles mobilisées, la possibilité, enfin, d’entrevoir une carrière seront analysés. Les ambiguïtés d’une telle reconnaissance permettront d’esquisser les voies étroites d’une institutionnalisation et d’une forme nouvelle de professionnalisme.
The emergence of social mediators in some urban areas and public spaces, the way they are recruited and the way they conduct their activity call into question their professional recognition. By having to create their work by and from themselves, from their real-life experience and in an ad hoc way, their professional identity cannot be separated form their personal identity. In such conditions, they represent a special but very emblematic situation, in which personalisation of work leads to the specific problems of institutionalization and professionalization. We will analyze the context in which social mediation emerges and develops, as well as the lack of definition of its missions, the competences it requires, and, finally, the possibility for mediators to plan a career. The ambiguities of such recognition will allow us to outline the narrow ways of an institutionalization towards a new form of professionalism.
¿ Ser unomismo puede ser profesional ? El caso de los mediadores sociales La aparición de mediadores sociales en ciertos barrios o espacios públicos, las condiciones de su recrutamiento y de su actividad plantean el problema de su reconocimiento profesional. Conducidos a crear su profesión a partir de ellos mismos, sobre la base de su experiencia pasada y a medida de cada intervención, su identidad profesional no puede desmarcarse de su identidad personal. Ellos representan, por lo tanto, un caso particular, pero emblemático, donde una personalización particular de la relación al trabajo plantea el doble problema de la institucionalización y de la profesionalización de esta actividad. El contexto de aparición y el de la evolución de la mediación social, la falta de definición de las misiones confiadas, la posibilidad, en fin, de proyectar una carrera serán analizadas. Las ambigüedades de un tel reconocimiento permitirán de esbozar las vías estrechas de una institucionalización y de una nueva forma de profesionalismo. » (extrait)
« Bénéficiant du soutien du Fonds Social Européen ainsi que du ministère chargé de la Ville, sous le pilotage de l’ANCT – Agence nationale de la cohésion des territoires, France Médiation conduit une démarche d’évaluation nationale visant à mesurer les impacts de la médiation sociale.
Réalisée à partir du référentiel actualisé de l’utilité sociale de la médiation sociale, cette démarche d’évaluation comporte deux volets : D’une part, une étude de l’utilité sociale des dispositifs pour les bénéficiaires, contributeurs financiers, partenaires opérationnels et salarié.es des structures. D’autre part, une étude des richesses produites, visant à quantifier monétairement les effets induits par les actions de médiation sociale.
« Depuis plus d’une trentaine d’années, il est fait référence à la médiation sociale comme mode de réponse à des situations très diverses, voire comme « la » réponse quand la parole publique ne passe plus. De quoi s’agit-il ? Pourquoi fait-on appel à cette fonction – ou à ce terme – de façon si fréquente et dans des contextes multiples ?
En fait, la médiation apparaît dans un double mouvement.
Une médiation institutionnelle : ce terme est utilisé pour la première fois dans le cadre d’une fonction officielle, en 1973, avec la création du Médiateur de la République. Quelques années plus tard, apparaissent les premiers médiateurs dans les conflits sociaux.
Une médiation « citoyenne », née dans les années 1980 au sein même des groupes sociaux de milieux populaires : les femmes relais, les grands frères (Extrait)