Médiation scolaire : A Courbevoie, des enfants médiateurs pour prévenir le harcèlement scolaire (liberation.fr)


« Depuis une vingtaine d’années, la bibliothécaire de l’école André-Malraux forme des élèves à la gestion de conflits, convaincue que les enfants sont les plus à même de comprendre leurs pairs.

La clé ? S’imaginer en enquêteur. Ne pas se laisser aveugler par les apparences et creuser. Que s’est-il passé ? Quand ? Où ? Quelle est l’interprétation de chacun ? Les médiateurs de l’école André-Malraux de Courbevoie (Hauts-de-Seine) sont de petits Sherlock Holmes dotés d’une noble mission : résoudre les conflits de leurs camarades. Leur uniforme ? Un dossard vert avec la lettre «M», qu’ils enfilent lors des récréations.

Avant d’en arriver là, ils doivent suivre trois journées de formation. A la manœuvre : Françoise Raguin, la BCDiste, autrement dit la bibliothécaire de l’école, employée par la ville. «Je suis comme Obélix, je suis tombée dans la marmite de la médiation», dit celle que tout le monde appelle Fanfoune. Vingt-deux ans que la potion fait effet. Vingt-deux ans que cette école installée au pied des tours de la Défense fait de la prévention du harcèlement scolaire par la médiation son mantra. «On a eu trois ou quatre cas de harcèlement sur une vingtaine d’années. Ici, les enfants parlent», se félicite Françoise Raguin, qui forme également des enseignants dans d’autres écoles avec l’association Médiacteurs. » -E. Maudet – (Extrait de liberation.fr du 9/05/2023)

En savoir plus sur https://www.liberation.fr/societe/education/a-courbevoie-des-enfants-mediateurs-pour-prevenir-le-harcelement-scolaire-20230509_YQKJ4KCNP5AEVPUMU6PIFNBBAM/

Vidéo : Colloque européen « La médiation citoyenne : de la grande cité à la ruralité », Territorial Network for the médiation of conflits, organisé par Modys, Amely, Crems, Siccda, Commission Européenne, Lyon, 8/4/2010 (Partie 1)


Vidéo à consulter sur http://mikro.ish-lyon.cnrs.fr/videos/?video=MEDIA140917093751513&autostart=true

Les impacts positifs de la médiation à l’école. Éléments issus du rapport d’évaluation du projet Médiateur à l’école (MAE) de France Médiation


A consulter sur https://media.licdn.com/dms/document/media/D4E1FAQHjPcIJyL1kjQ/feedshare-document-pdf-analyzed/0/1687961100923?e=1689206400&v=beta&t=ifU54lsKwloMDFd_x40_ekewMdOVVvX4zBTKoYChsPo

Sénat : dispositif « médiateur à l’école » Question de M. DAGBERT Michel (Pas-de-Calais – RDPI) publiée le 22/06/2023


« M. Michel Dagbert attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur le dispositif « médiateur à l’école ».

Celui-ci, mis en place en 2012, vise à développer la présence de médiateurs sociaux en milieu scolaire, pour écouter, dialoguer, prévenir et gérer les situations conflictuelles et accompagner des projets.

Les médiateurs sociaux, présents sur le terrain dans une démarche « d’aller vers » et de « faire avec », jouent un rôle majeur et ont obtenu de réels résultats en matière de prévention et gestion des violences et du harcèlement, lutte contre l’absentéisme et la création d’une culture du dialogue et de la tolérance.

Coordonné par France Médiation, le dispositif « médiateur à l’école » a connu un réel succès : l’objectif initial fixé de 55 projets développés a été largement dépassé, avec 117 projets au total. Ces projets se déploient sur des territoires cibles, au sein des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), des réseaux d’éducation prioritaire REP et REP+, dans les cités éducatives ainsi que dans les départements et régions d’outre-mer (DROM).

Par ailleurs, deux évaluations (l’une par le laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques de Sciences Po Paris en 2014, la seconde par le cabinet TransFormation en 2023) ont confirmé l’intérêt de ce type d’approche et souligné ses résultats dans la lutte contre le harcèlement et les violences ainsi que sur le développement des compétences psychosociales des enfants.

Alors que l’engagement de l’État à financer le projet durant trois ans arrive à son terme, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si le Gouvernement entend le prolonger et les mesures qu’il entend mettre en oeuvre afin que cette mission de médiation sociale à l’école perdure.

Publiée dans le JO Sénat du 22/06/2023 – page 3865

En attente de réponse du Ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse. (Extrait de senat.fr du 24/06/2023)

En savoir plus sur https://www.senat.fr/questions/base/2023/qSEQ230607452.html

Médiation scolaire : la médiation par les pairs pour éviter les conflits (La république du Centre)


« La médiation par les pairs permet, sinon d’éviter des conflits, au moins de les atténuer. Au collège Alain-Fournier, tous les élèves à partir de la cinquième participent à une formation obligatoire de médiation.

Pour la seconde année consécutive, les élèves de cinquième ont découvert la médiation par les pairs.

Chloé Delmas, professeure de français et référente de ce dispositif au collège Alain-Fournier avec plusieurs de ses collègues, a formé ces jeunes au cours de quatre demi-journées obligatoires. Le but : « empêcher les violences morales et physiques. Nous leurs apprenons d’abord à mettre des mots sur leurs émotions, à se mettre à nu, pour bien comprendre nos valeurs et les valeurs des autres et comment ils fonctionnent. La communication non-violente, surtout verbale, est très importante pour échanger dans la sérénité. On touche à l’humain ». Parmi ces jeunes, une dizaine d’entre eux a été volontaire pour devenir médiateur avec une demi-journée de formation complémentaire. « La médiation commence avec les élèves de cinquième, qui connaissent bien l’établissement. Avec cette seconde promotion, tous les élèves du collège auront appris la médiation en 2024. » (Extrait de larep.fr 20/06/2023)

En savoir plus sur https://www.larep.fr/orleans-45000/actualites/la-mediation-par-les-pairs-pour-eviter-les-conflits_14329161/

« Les médiateurs à l’école ont des résultats spectaculaires contre le harcèlement scolaire » Entretien avec le président du réseau France Médiation, Xavier Rochefort par Hervé Jouanneau (lagazettedescommunes.com)


« La lutte contre le harcèlement scolaire, « priorité absolue » de la rentrée 2023 ? Un mois après le suicide de la jeune Lindsay, cette adolescente de 13 ans harcelée par des camarades de classe dans un collège du Pas-de-Calais, la Première ministre, Élisabeth Borne, affiche sa fermeté et annonce « une réponse interministérielle d’ici juillet ».

Mais avec quels moyens ? Si les premières mesures présentées par le ministère de l’Éducation nationale ont provoqué la déception parmi la communauté éducative et les associations de parents d’élèves, le président du réseau France Médiation, Xavier Rochefort, interrogé par la Gazette, souligne, chiffres à l’appui, l’utilité et l’efficacité de la médiation à l’école. Un dispositif qui avait été encouragé par le gouvernement et qui est aujourd’hui implanté dans 384 établissements scolaires mais dont les financements expirent à la fin du mois de juin.

Suite à l’affaire Lindsay, vous interpellez Élisabeth Borne sur les moyens à mettre en œuvre contre le harcèlement scolaire. Quel est votre message ?

Notre réseau pilote depuis 2012 un projet de médiation sociale en milieu scolaire à l’échelle nationale. Ce dispositif représente 196 postes répartis dans 384 établissements scolaires sur l’ensemble du territoire, soit une couverture de 185 000 élèves.

’un des objectifs prioritaires de ces médiateurs est de prévenir et de gérer les violences à l’école, au premier rang desquelles le harcèlement et le cyberharcèlement. Et les résultats sont spectaculaires.

C’est pourquoi, nous appelons la Première ministre à soutenir ce dispositif et à y mettre les moyens. D’autant plus qu’une partie des aides de financement arrivent à terme à la fin du mois de juin. » (Extrait de lagazettedescommunes.com du 19/9/2023)

En savoir plus sur https://www.lagazettedescommunes.com/873151/les-mediateurs-a-lecole-ont-des-resultats-spectaculaires-contre-le-harcelement-scolaire/

Médiation scolaire : Douze collégiens du collège Maffre Baugé de Paulhan (34) ont reçu leur diplôme de médiateur scolaire


« Ce mercredi 7 juin, douze élèves du collège Maffre Baugé de Paulhan ont reçu leur diplôme de médiateurs scolaires des mains de Claude Valéro, vice-président de la communauté de communes du Clermontais, et en présence des parents d’élèves et de la direction du collège.

Les élèves médiateurs sont volontaires et formés pour cette mission. Celle-ci permet d’enrayer la violence verbale et parfois physique entre élèves par la méthode de la médiation sociale. Elle permet une véritable éducation à la citoyenneté, favorise une communication.

Le dispositif, qui existe depuis dix-huit ans, a permis à plus de 1 600 enfants de devenir médiateurs scolaires.

Mais cette année est sa toute dernière : L’Éducation nationale remplacera ce dispositif par le Projet de lutte contre le harcèlement « Phare ». (Extrait de midilibre.fr du 6/06/2023)

En savoir plus sur https://www.midilibre.fr/2023/06/11/douze-collegiens-ont-recu-leur-diplome-de-mediateur-scolaire-11255150.php

Mémoire : « L’incidence du programme Vers le pacifique sur les buts de maîtrise et le sentiment d’appartenance à l’école » par Marie-Hélène Hiroux, Faculté des sciences de l’éducation, Université Montréal, 2011, 93p.



RÉSUMÉ
La présente étude avait pour but de déterminer si un programme de prévention de la
violence par l’entraînement aux habiletés en résolution de conflits et en médiation pouvait
avoir une incidence sur la motivation scolaire et le sentiment d’appartenance à l’école. De
par ses trois missions fondamentales (instruire, qualifier et socialiser), l’école québécoise
est pour l’élève à la fois un milieu de vie et un milieu d’apprentissage. Toutefois, des
problèmes de comportement et de motivation à apprendre peuvent freiner la réussite de
certains jeunes. Pour remédier à la situation, des programmes visant à améliorer le
comportement des élèves et à prévenir la violence à l’école ont été mis sur pied et évalués,
indiquant une amélioration de certains comportements. Quelques études ont aussi noté une
corrélation entre ces programmes et la motivation à apprendre. Sachant que l’adoption de
buts de maîtrise et le sentiment d’appartenance à l’école sont des variables qui agissent
positivement sur la motivation à apprendre, il est pertinent de se demander si un tel
programme peut avoir une incidence sur ces variables. Des analyses secondaires de
données issues du Rapport final d’évaluation des impacts du programme Vers le pacifique
pour les quatre années de sa mise en œuvre (Bowen, 2006) ont été effectuées afin de
vérifier si le programme Vers le Pacifique avait un impact sur les buts de maîtrise et le
sentiment d’appartenance et déterminer quels comportements appris grâce au programme
agissaient sur ces deux mêmes variables. De plus, le sexe des participants, ainsi que le
niveau d’implantation du programme dans les écoles, ont été considérés dans les analyses.
Les résultats aux analyses de variance ont révélé que le programme Vers le pacifique
n’avait pas d’incidence sur les buts de maîtrise et le sentiment d’appartenance. Peu importe
le groupe et le sexe, les buts de maîtrise et le sentiment d’appartenance ont diminué au
deuxième temps de mesure. Toutefois, un des comportements appris grâce à Vers le
pacifique, la gestion des émotions, agit positivement sur l’adoption de buts de maîtrise. À la
lumière de ces résultats, qui cadrent avec certaines théories présentes dans la littérature, il
est recommandé aux praticiens d’intégrer de manière plus explicite un volet motivationnel
au programme Vers le pacifique, dans le but de contrer la diminution des buts de maîtrise et
du sentiment d’appartenance et ainsi favoriser le développement de la motivation à
apprendre et la réussite scolaire.
Mots clés : Résolution de conflits – Buts de maîtrise – Sentiment d’appartenance

Mémoire à consulter sur https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/bitstream/handle/1866/5354/Hiroux_Marie-Helene_2011_memoire.pdf?sequence=4&isAllowed=y

Québec : « Quand médiation et récréation font bon ménage » (journaldemontreal.com)


« Un peu partout au Québec, plus de 700 jeunes médiateurs sont à l’œuvre dans les classes et dans les cours d’école. Lorsque des conflits éclatent, ils viennent à la rescousse ! Ces médiateurs en herbe sont formés pour accompagner leurs camarades afin de prévenir la violence et de promouvoir les conduites pacifiques. 

Un modèle québécois

« La médiation par les pairs, ça crée un modèle positif dans l’école et ça favorise le sentiment de sécurité et d’appartenance, tout en développant l’autonomie et la responsabilisation des jeunes envers eux-mêmes et les autres », explique Isabelle Boissé, directrice générale de l’Institut Pacifique.

Cette initiative n’est que la pointe de l’iceberg, car chaque année, ce sont 80 000 jeunes qui sont formés par l’Institut Pacifique dans le cadre du programme Vers le pacifique. Soutenu par le Fonds d’études notariales de la Chambre des notaires, ce programme est enseigné aux enfants de 4 à 12 ans.

Il leur apprend à :

Des actions qui ont de l’impact

Une étude de l’Université de Montréal a démontré qu’après trois ans de mise en œuvre dans une école, les élèves exposés au programme arrivent à mieux gérer leurs émotions, à identifier les causes des conflits et à proposer des solutions. Ils sont également moins agressifs. 

L’équipe de formateurs-consultants de l’Institut Pacifique soutient l’implantation de ses programmes par l’animation d’ateliers, l’accompagnement et la formation du personnel dans les écoles, les centres de la petite enfance et les garderies. De plus, elle offre des ateliers destinés aux parents et aux jeunes. « (Extrait de journaldemontreal.com du 6/06/2023)

En savoir plus sur https://www.journaldemontreal.com/2023/06/06/quand-mediation-et-recreation-font-bon-menage

Emploi : AMELY recrute un (e) chargé (e) de formation en milieu scolaire pour assurer et développer la médiation scolaire par les pairs


AMELY recrute un (e) chargé (e) de formation en milieu scolaire pour assurer et développer la médiation scolaire par les pairs sur le département de l’Isère.

Missions confiées :

  • formation des élèves et des adultes à la médiation scolaire par les pairs, la gestion des conflits et la prévention du harcèlement
  • développement et entretien du lien partenarial dans le cadre des cités éducatives, les communautés de communes et les partenaires des territoires

Territoires concernés : Communes de Grenoble, Echirolles, Villard de Lans,Vizille et autres communes de l’Isère où AMELY serait amenée à assurer des projets.

Compétences requises : formation à la médiation, expérience de formateur (trice), pédagogie et animation, expérience auprès du jeune public

Savoir-être : travail en équipe,bon relationnel, capacités de coordination, ponctualité, rigueur

Contraintes : temps partiel en fonction des missions confiées par l’association; nombreux déplacements sur le secteur indiqué à prévoir – 40h par mois environ avec possibilités d’évolution.

Contrat : contrat à durée indéterminée intermittent (temps de travail variable en fonction des missions confiées)

Conditions:

  • Formation initiale assurée par l’association; déplacements sur Lyon (siège de l’association) à prévoir une fois par trimestre
  • Montant horaire brut : 19,29 € plus indemnité de congés payés
  • autres éléments : remboursement des frais de déplacements exposés pour le compte de l’association

Envoyer CV et lettre de motivation à Sabine Morel, directrice : direction@amely.org – AMELY 45 rue Smith 69002 LYON – 04 78 37 90 71 – http://www.amely.org

« La culture de la médiation progresse à l’université » par Elsa Collobert (savoirs.unistra.fr)


« Refus de dispense d’assiduité, litige autour de frais d’inscription, difficultés pour une mobilité ou un stage, problème d’inscription en master, non-paiement d’heures d’enseignement… À l’interface entre les membres de la communauté universitaire et l’institution, le médiateur a un rôle de conseil et d’aide à la résolution des conflits, quand les autres voies de recours n’ont pas abouti. Retour avec le titulaire de la fonction, Hugues Dreyssé, sur ses activités de l’année écoulée.

Je suis avant tout saisi par des étudiants, souligne d’emblée Hugues Dreyssé, et notamment pour des problèmes liés à des notes ou de refus d’accès dans les formations visées. Les questions d’inscription sont en hausse constante depuis ma prise de fonction, en 2017. Les niveaux de diplôme concernés reflètent la sociologie universitaire : 40 % des cas concernent les licences ; 30 % les masters et 6 % les thèses. Le médiateur relève en revanche une remarquable stabilité du nombre de saisies, une cinquantaine par an. À nouveau cette année, quelques cas ont concerné des enseignants-chercheurs, mais aucun des personnels administratifs. Signe, selon lui, du bon fonctionnement des autres voies de recours à la disposition de ces derniers, en particulier le dialogue social.

48 demandes ont donné lieu à l’ouverture d’un dossier en 2022

Dans tout cet écosystème, le médiateur se voit comme une porte d’entrée, une ressource supplémentaire pour contribuer à régler un litige. Parfois, son rôle se limite à conseiller la personne qui l’a saisi, à la rediriger vers les bons interlocuteurs : la Cellule de veille et d’alerte pour les étudiants internationaux, la cellule dédiée pour les questions de harcèlement et les violences sexistes, sexuelles et homophobes (VSSH) ; le référent intégrité scientifique… La plupart du temps, il met à la disposition de la personne qui le sollicite sa connaissance des rouages de l’université : Nul n’est certes censé ignorer la loi. Mais il faut reconnaître que l’université dispose de règlements complexes, comme ceux qui régissent l’organisation des examens, par exemple. (Extrait de savoirs.unistra.fr du 18/04/2023)

En savoir plus https://savoirs.unistra.fr/eclairage/la-culture-de-la-mediation-progresse-a-luniversite