15e Forum « La non-violence à l’école » Les émotions au coeur de la régulation non-violente des conflits : Enjeux – Démarches – Outils – 18 novembre 2017 – Paris


15e Forum « La non-violence à l’école »

Capture.PNG15.PNGLes émotions au cœur de la régulation non-violente des conflits:

Enjeux – Démarches – Outils

Le 18 novembre 2017 à la Mairie du Xe de Paris de 9h30 à 17h

Dans un esprit d’échanges et de convivialité, Catherine Aimelet-Périssol interviendra le matin avec une conférence/débat, qui sera suivie de témoignages d’enseignants et d’éducateurs.

Catherine Aimelet-Périssol est psychothérapeute. Elle a développé une grille de lecture du processus émotionnel fondé sur la neurobiologie, permettant ainsi à ses patients de reconnaitre le sens vital contenu dans le stress, d’agir plus en conscience et de se responsabiliser dans ses choix. Elle travaille sur Paris en cabinet et dans le cadre de l’institut de Logique Emotionnelle http://www.logique-emotionnelle.com.

L’après-midi se dérouleront six ateliers participatifs au choix pour nourrir vos propres projets : un atelier yoga animé par le RYE, un cercle de parole animé par Question de justice, un atelier sur l’instauration du climat de confiance dans un groupe animé par le MAN-Lyon, un atelier découverte d’outils pour connaître et identifier ses émotions animé par l’OCCE, un atelier sur la peur des différences au cœur des conflits animé par l’IECCC, et un atelier autour du parcours-expo du MAN animé par le MAN-Paca. » (Extrait de education-nvp.org )

Programme et inscription sur http://education-nvp.org/forum-2017-la-non-violence-a-lecole/

Vidéo : la médiation et la gestion des conflits en milieu scolaire par AMELY (FRANCE 3 Auvergne Rhône Alpes)


 

« Plus on arrive tôt dans le conflit, meilleur sera le résultat »

Retrouvez les moments clés de l’interview de Sabine MOREL, directrice d’AMELY, par Alain FAURITTE le 22 septembre 2017.

L’expérience reconnue d’AMELY dans l’accès au droit et la médiation lui permet d’intervenir également dans les écoles primaires, collèges et lycées, à la demande   des chefs d’établissements et en lien avec l’équipe éducative, pour aider à la résolution des confllts.
« Notre projet (associatif) est basé sur l’idée de former les médiateurs  de demain, en développant l’esprit de médiation dès le plus jeune âge ». (Extrait de La Lettre d’Amely)

 

Vidéo à consulter sur https://www.youtube.com/watch?v=gBXw58Cg9O8&feature=youtu.be

Article : « L’ambiguïté de la médiation. Le cas de la médiation scolaire » Baptiste Dethier, Christophe Dubois, université de Liège, 2017


« Parmi les études de sciences sociales ayant pris pour objet les pratiques de
médiation dans différents champs, citons notamment les contributions récentes
d’Élisabeth Volckrick (2015) sur l’enlèvement parental international d’enfants (voir
également sa contribution au présent colloque), de Fabrizio Cantelli (2015) sur la
médiation en milieu hospitalier et de Christophe Dubois (2008 et 2012) sur la justice
réparatrice en milieu carcéral. Ces auteurs ont en commun d’étudier des pratiques et
des dispositifs s’étant développés comme alternatives ou compléments aux modalités
juridiques traditionnelles de prise en charge des droits de l’enfant, des droits du patient
et du droit pénal notamment.
L’entrée empirique que nous proposons pour cette contribution est celle de la
politique de médiation scolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), dont le
Service de Médiation Scolaire (SMS) est le dispositif central. Composé de 86 médiateurs
scolaires, les missions de ce service consistent à prévenir la violence et le décrochage
scolaire et à rétablir un climat de confiance entre les acteurs scolaires au sein des
établissements. Cet objet va nous permettre d’analyser l’ambiguïté des discours
politiques, le travail d’interprétation des médiateurs et la polyphonie qui en résulte,
ainsi que les liens entre la médiation scolaire et le droit. L’ambiguïté caractérise en effet
la politique de médiation scolaire dès son origine, les objectifs de celle-ci étant non
seulement peu définis et consistant tout à la fois à introduire la médiation dans les
écoles, prévenir les situation de violence, lutter contre le décrochage ou encore
favoriser un climat de confiance.  » (Extrait de la Version pré-définitive du chapitre Dethier, B., & Dubois, C. (2017). L’ambiguïté de la médiation. Le cas
de la médiation scolaire. La médiation: littéralement et dans tous les sens, Bruxelles, EME Editions)

Texte à consulter sur https://orbi.ulg.ac.be/bitstream/2268/210324/1/DethierDubois%202017%20La%20m%C3%A9diation%20lit%C3%A9ralement%20et%20dans%20tous%20les%20sens.pdf

ou sur https://www.observatoiredesmediations.org/Documentation/Bibliographie?ID=54

Mise en place d’un dispositif de médiation par les pairs au collège de Loches (37)


La Nouvelle République

« Le climat scolaire à Georges-Besse n’a rien de catastrophique, loin de là. Mais, comme ailleurs, des difficultés surgissent ça et là. « Plutot que d’y remédier seulement au coup par coup, explique le principal Philippe Niemec, nous allons mettre en place un dispositif de médiation par les pairs. » Concrètement, des élèves vont se muer en médiateurs pour régler par eux-mêmes de petits conflits.
Rome ne s’est pas fait en un jour. En juin dernier, onze adultes de l’établissement (enseignants, directrice de la Segpa, gestionnaire…) ont d’abord été formés par l’association Génération médiateurs. Pendant l’année scolaire qui s’ouvre ce lundi, ces onze adultes vont à leur tour initier la totalité des 160 élèves de 5e à la médiation par les pairs, au fil d’une douzaine d’heures de sensibilisation. A l’issue, un certain nombre d’élèves volontaires suivront une formation plus poussée. En fin d’année scolaire, ils seront prêts à intervenir pour désamorcer certains désaccords. « Cela concernera les petits conflits, les brimades, les soucis relationnels. C’est une façon d’apprendre à vivre ensemble et, pour les élèves, d’apprendre à se connaître eux-mêmes. A faire preuve d’empathie », commente la conseillère principale d’éducation, Morgane Monnier. » (Extrait de lanouvellerepublique.fr du 2/09/2017)

En savoir plus sur http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Education/n/Contenus/Articles/2017/09/02/Eleves-mediateurs-et-portable-interdit-3210615

Médiation scolaire : sensibilisation à « la médiation par les pairs » dans toutes les classes à la rentrée au collège Valcourt de Toul


 

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« Durant ces premiers jours, toutes les classes suivront deux modules de sensibilisation à « la médiation par les pairs ». Une première dans l’établissement qui recherche ainsi des collégiens volontaires prêts à aider d’autres élèves à dénouer les tensions. » (Extrait de estrepublicain.fr du 01/09/2017)

En savoir plus sur http://www./edition-de-toul/2017/09/01/la-rentree-vue-des-colleges

Service civique : MÉDIATEUR AUPRÈS DES ÉTUDIANTS INTERNATIONAUX à Rouen


logo Service civique

« Où ?Mont-Saint-Aignan (76 – Seine-Maritime – Haute-Normandie)

Quoi ?- accueil et l’accompagnement des étudiants : écoute, informations et conseils, lien avec les associations d’étudiants,
– animation : dans l’objectif de faciliter l’intégration des étudiants internationaux primo-entrants sur le campus et dans la ville : conception et mise en place d’un calendrier d’activités de découverte, culturelles (ateliers, sorties thématiques) et sportives, en collaboration avec les divers acteurs universitaires et locaux ; encadrement de ces activités.
Une collaboration particulière sera initiée avec les responsables des Résidences pour la réussite dans un esprit de mutualisation et de développement de la mixité culturelle.
– l’élaboration et la gestion d’outils de communication spécifiques, visant à créer un climat d’entraide et d’émulation entre les étudiants internationaux et avec les étudiants locaux.Quand ?

À partir du 28 août 2017 (9 mois, 24 h/semaine)

Quel domaine ?Solidarité

Combien de postes ?1

Quel organisme ?Université de rouen » (Extrait de service-civique.gouv.fr )

En savoir plus sur http://www.service-civique.gouv.fr/missions/mediateur-aupres-des-etudiants-internationaux-1

Rapport d’activité 2016 du médiateur de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur


Rapport du médiateur

« Le médiateur de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur a présenté, le 29 juin, son rapport d’activité 2016. Outre la restitution de ses interventions durant l’année, le médiateur consacre son rapport à deux grands sujets thématiques. Le premier concerne les difficultés de l’orientation post-bac et du dispositif APB (admission post-bac). Le second porte sur la scolarisation des élèves en situation de handicap. Avec un bilan mitigé, qui met notamment en évidence « la complexité et la lourdeur d’un système qui empile des dispositifs et multiplie des fonctions et statuts ».

Scolarisation des enfants handicapés : +80% en neuf ans

Côté chiffres, le bilan de la loi Handicap du 11 février 2005 – dont l’impact a encore été renforcé par l’introduction du concept d' »école inclusive » dans la loi du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République – apparaît plutôt positif, même si « la scolarisation d’un enfant en situation de handicap est toujours un sujet de tension » et « peut, du côté de quelques familles, relever encore aujourd’hui du ‘parcours du combattant' ».
A la rentrée scolaire 2015, 350.300 enfants ou adolescents étaient ainsi scolarisés, dont 278.978 dans les écoles et établissements publics ou privés relevant du ministère : 160.043 dans le premier degré et 118.935 dans le second degré. La scolarisation en milieu ordinaire des élèves en situation de handicap a ainsi progressé de 80% en neuf ans.
L’investissement humain et budgétaire en faveur de la scolarisation des enfants handicapés est également incontestable : « Le médiateur, dans sa mission, a pu constater combien l’institution travaille sans relâche à améliorer la scolarité des élèves handicapés. »

Un empilement de dispositifs

Le principal point faible concerne la complexité du système. Comme l’explique le médiateur, « les parents, quand ils rentrent dans une démarche pour faire reconnaître les droits de leur enfant en situation de handicap à l’école, risquent vite d’être submergés par un ensemble de sigles, de dispositifs, de personnes aidantes, d’institutions qui relèvent soit de l’éducation nationale, soit de la santé […] qu’ils peuvent avoir du mal à identifier ». Et cela même si « chacun des dispositifs, qu’il s’agisse de projets ou de plans, paraît bien répondre aux situations pour lesquelles ils ont été conçus ».
Selon le rapport, cet empilement de dispositifs pèse davantage que le manque de moyens (en structures, en médecins, en équipements…), même si le médiateur pointe aussi un « déficit chronique de places » dans les établissements médicosociaux pour accueillir les enfants lourdement handicapés et la persistance d’inégalités dans la répartition territoriale de l’offre de prise en charge. Parmi les principales difficultés matérielles, le rapport cite notamment le « manque récurrent de médecins de l’éducation nationale », mais aussi « une CDAPH (Ndlr : commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées) prescriptive qui doit traiter de nombreux dossiers et une institution scolaire qui n’a pas toujours les moyens financiers et en ressources humaines d’y répondre ».

La question centrale de l’accompagnement des enfants

Si l’on s’en tient aux seules interventions du médiateur, la majorité des réclamations formulées par les parents concernent des problèmes liés aux accompagnants : absence d’accompagnants auprès de l’élève, nombre d’heures non conforme à la décision de la CDAPH… Viennent ensuite les réclamations portant sur les aménagements relatifs aux examens, sur l’aménagement de la scolarité, sur des situations conflictuelles (désaccord avec l’établissement, problèmes liés au comportement de l’élève), sur des désaccords concernant l’orientation ou le passage dans une classe supérieure…
Du côté des accompagnants des élèves (AESH, AVS…), les réclamations portent essentiellement sur le contrat et sur le versement de la rémunération.

« Réécrire le corpus réglementaire et infra-réglementaire » pour gagner en lisibilité

Face à ces constats, le médiateur de l’éducation nationale formule un ensemble de propositions. Parmi celles-ci, on retiendra notamment la suggestion de « réécrire le corpus réglementaire et infra-réglementaire pour rendre plus lisible l’ensemble des dispositifs et permettre à chaque élève de bénéficier des droits particuliers liés à sa situation ».
Autres préconisations : former les directeurs d’écoles et les chefs d’établissements à un meilleur accueil et au suivi des élèves en situation de handicap, prévoir dans chaque établissement la désignation d’une personne « ressource » pour relayer la politique de la structure et seconder le chef d’établissement, ou encore introduire dans le projet d’établissement un volet « accueil des publics relevant du handicap ».
Le rapport recommande également d’introduire le suivi des élèves en situation de handicap dans les obligations de service des enseignants du second degré et de renforcer la formation initiale et continue des personnels, tout en formant suffisamment d’enseignants spécialisés pour enseigner dans les Ulis (unités localisées pour l’inclusion scolaire).

Des recommandations qui tombent à pic

Du côté des AVS (assistants de vie scolaire) et autres auxiliaires, le médiateur préconise notamment de mettre en place, dans l’immédiat, un service unique de traitement des contrats et de simplifier leur procédure d’élaboration, avant de ne conserver qu’une seule catégorie de contrat, « pouvant donner lieu, à terme, à la création d’un corps de la fonction publique […] ».
Un rapport qui tombe a pic, si on se souvient que, lors du débat télévisé de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron avait consacré les deux minutes « carte blanche » de son temps de parole à la scolarisation des enfants handicapés et que la secrétaire d’Etat Sophie Cluzel – qui lui est directement rattachée – a déjà évoqué la nécessité de revoir un cadre « complexe et générant trop de fonctionnement en silo » lors de sa communication au conseil des ministres du 7 juin  » (Extrait de caissedesdepotsdesterritoires.fr du 3/07/2017)

En savoir plus sur http://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250279425167

Médiation scolaire : formation de 9 élèves du collège Via Domitia des communes de Manduel-Redessan


Redessan : les collégiens gèrent les conflits

« Le centre socioculturel Odyssée a assuré, par l’intermédiaire de Valérie Michel, une formation de 15 heures à 9 élèves du collège Via Domitia des communes de Manduel-Redessan, afin de devenir des médiateurs.

De nombreux établissements ont développé des expériences de « médiation par les pairs ». Ces projets participent à une amélioration du climat scolaire. La médiation par les pairs permet aux élèves d’acquérir des outils pour que le conflit ne devienne pas un affrontement. Valérie Michel a enseigné aux élèves comment apprendre à verbaliser, à mettre des mots sur des maux, à exprimer des besoins et à trouver avec l’aide du médiateur une solution gagnant/gagnant.

Ainsi, Guillaume, Mélodie, Swan, Joevyn, Antoine, Mathéo, Eva, Léo et Lola, suite à cette formation, sont aptes à intervenir en binôme et de façon autonome afin de gérer des petits conflits du quotidien. Outre la formation des élèves par Valérie Michel du centre Odyssée, M. Vlieghe, CPE du collège, qui avait également été formé à la communication non violente et à la médiation entre pairs dans le passé, a assisté aux séances de formation ainsi que Sandrine Watts, assistante d’éducation. Ils seront les adultes référents.

Avec ce projet, le collège Via Domitia renforce les compétences sociales et civiques des élèves ainsi que leur parcours citoyen. » (Extrait de midilibre.fr du 17/06/2017)

En savoir plus sur http://www.midilibre.fr/2017/06/13/redessan-le-centre-social-odyssee-intervient-au-college-via-domitia,1520775.php

Université Lyon 1 : un médiateur pour les étudiant·e·s à l’Université


Un exemple à suivre pour les universités françaises…

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Liban : REMISE DES DIPLÔMES AUX ÉLÈVES MÉDIATEURS – PROMO 2017 du Lycée Lamartine de Tripoli


« C’est dans une ambiance enthousiaste et joyeuse que le proviseur et la Directrice du Centre Professionnel de Médiation, Mme Johanna Hawari Bourgeily, ont remis les diplômes d’élèves médiateurs à la promotion 2017 des classes de 5ème.

Dans leurs discours, le Proviseur ainsi que Mme Bourgeily, ont félicité les élèves et insisté sur l’importance du climat pacifique que la médiation peut instaurer dans un établissement scolaire. » (Extrait de lycee-tripoli.edu.lb)

En savoir plus sur http://www.lycee-tripoli.edu.lb/2017/05/29/remise-des-diplomes-aux-eleves-mediateurs-promo-2017/

Médiation scolaire : des collégiens deviennent des médiateurs au collège Paul Eluard de Vénissieux.


C’est au collège Paul Eluard de Vénissieux que j’ai mis  en place en 1993 un des premiers projets de médiation scolaire en France … Je ne peux que me réjouir de voir, plus de 20 ans après, refleurir un tel projet. JP Bonafé-Schmitt

Bruno Wegelin et Jean-Marc Segoun devant le collège Paul Eluard

« Un projet pour faire cesser la violence au sein du collège

Jean-Marc Segoun voulait avant tout un projet pour condamner les violences scolaires,  »J’ai débuté cette année au collège Paul Éluard. Je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup trop de violences verbales et physiques entre élèves et parfois avec des professeurs », explique l’assistant d’éducation. Ce projet est donc né du constat qu’il fallait trouver un moyen de freiner ces agressivités au sein de l’établissement. Une idée auquel ont adhéré les élèves ‘’ils étaient une trentaine au début, et maintenant il reste vraiment les plus motivés’’ soit une vingtaine précise le créateur du club. Ce projet semble réussir puisque les collégiens ambassadeurs de la paix ont su faire usage de leur responsabilité, et arrêter plusieurs altercations « les jeunes en conflit respectent les médiateurs’’, conclu Jean-Marc Segoun. D’après Bruno Wegelin, venu intervenir auprès des collégiens, cette initiative permet de former  »les adultes de demain ». Betty, 14 ans, fait partie de ces jeunes médiateurs. Selon elle, les  »ambassadeurs de la paix » réussissent à calmer les conflits à l’école deux fois sur trois. Au sein du club, les collégiens sont divisés en deux groupes : Mandela et Malcolm X,  »C’est eux qui ont choisi le nom », ajoute Jean-Marc Segoun.

Une démarche innovante pour  »une société plus humaine’’

Pour Bruno Wegelin venu échanger avec ces collégiens, la démarche est séduisante  »J’ai trouvé l’idée géniale. C’est innovant et humain. Ces jeunes sont l’avenir ! » D’après ce dernier, son intervention ne bousculera pas tout de suite les mentalités mais ‘‘c’est toujours une petite graine de planter (…) si on veut une société plus humaine ça commence par l’école ». Face aux collégiens, il rappelle le rôle d’un médiateur,  »c’est un professionnel du relationnel », ayant pour objectif de  »décrypter la relation et de résoudre le conflit ». Les élèves doivent à leur tour donner leur définition de cette profession, « c’est une personne qui aide’’ pour certains,  »celui qui fait la paix » pour d’autres et qui incarnerait même  »la liberté ». Suite à ces réponses, Bruno Wegelin évoque les clés d’une bonne médiation passant notamment par la neutralité et l’impartialité. Il précise également que les mots doivent être maitrisés et utilisés à bon escient par le médiateur.  »Vous pouvez calmer et apaiser une montagne de muscles avec les mots », plaisante-t-il. Parmi les collégiens présents, beaucoup sont timides et n’osent pas prendre la parole. Au fond de la classe, un élève demande si les médiateurs sont payés, ce qui fait sourire Bruno Wegelin. Certains collégiens racontent leurs interventions en tant que médiateurs et l’un d’entre eux avoue se sentir  »bien » après avoir réglé un conflit, un avis partagé par tous.

La médiation, un outil pour la paix

Face aux altercations, il faut savoir agir. Mais faut-il encore comprendre ce qu’est un conflit. D’après le médiateur  »La violence est bien souvent le dernier recours pour se faire entendre ». C’est notamment contre ces excès de colère que les élèves du collège Paul Éluard veulent agir. L’un après l’autre, ils donnent les raisons de leur engagement auprès des ambassadeurs de la paix  »Je ne voulais plus de bagarres »,  »simplement pour qu’il n’y ait pas de violences »,  »je voulais que les gens soient en paix » répondent certains élèves. Pour l’une des médiatrices en herbe, l’échange est primordial,  »Je trouve que les gens ne connaissent pas la communication ! » Après une heure d’intervention, les élèves ont appris divers aspects de ce métier, beaucoup comme Betty retiennent qu’il faut avant tout  »être neutre ». Elle explique sa vision de la médiation suite à la venue de Bruno Wegelin  »C’est régler des conflits entre des personnes et trouver la meilleure issue possible ». Une définition bien retenue par ces médiateurs en herbe qui en feront peut-être un jour leur métier. En attendant, Jean-Marc Segoun souhaite proposer plus d’activités à ces  »ambassadeurs de la paix ». Ce dernier précise qu’il avait pour objectif d’emmener les élèves assister à un procès,  »malheureusement le plan Vigipirate ne permet pas ces sorties », termine-t-il. – Malia Coutand  » (Extrait de lyoncapitale.fr du 9/05/2017)

En savoir plus sur http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Actualites/Education/A-Venissieux-des-collegiens-deviennent-des-mediateurs