Médiation par les pairs : L’école de Servel de Lannion (22) tente l’expérience


Lili-Rose et Justine jouent les « médiées » face aux médiateurs Héloïse, Nathan, Maëlan et Edvin. Sous les regards attentifs des adultes référents.

 

« Ils n’ont qu’entre 9 et 11 ans et ils ont déjà envie de s’impliquer dans la vie de leur école. Les élèves de CM1 et CM2 de l’école de Servel apprennent la médiation. Régler les petits tracas et conflits de la cour de récré, ils en font leur affaire !

Les douze élèves de CM1 et 2 de l’école de Servel sont très attentifs dans la salle de classe. Ils apprennent l’art de la médiation. Aujourd’hui c’est un entraînement. Tour à tour ils se mettent dans la peau de « médiateurs » et de « médiés ». Ici on tente de régler les vols de billes, les « t’es plus ma copine » et autres petits conflits. La médiation par les pairs a déjà été adoptée au collège Charles Le Goffic il y a un an et demi. Séduites par le dispositif, Florence Antognazza directrice du groupe scolaire de Servel et Blandine Menguy, coordinatrice des temps périscolaires ont décidé de le mettre en place à l’école élémentaire de Servel.

Une formation préalable


Le dispositif est composé de douze élèves médiateurs et six adultes référents. Parmi lesquels on trouve des enseignants et des animateurs périscolaires. Ces derniers ont reçu une formation de l’Aroéven (association régionale des oeuvres éducatives et de vacances de l’Éducation nationale). « C’est un projet sur trois ans », explique Peggy Dufour, coordinatrice du secteur de l’éducation de Aroéven. « L’idée c’est de donner les outils pour que l’équipe encadrante puisse diffuser la médiation sur le long terme ». L’objectif est de rendre les enfants plus responsables et autonomes. De promouvoir la parole comme mode de résolution des conflits et d’apaiser le climat scolaire et ainsi d’éviter les cas de harcèlement ou de violence à l’école. La mairie de Lannion cofinance le dispositif avec l’Éducation nationale qui remplace les enseignants le temps de leur formation. « Le projet repose sur la motivation du personnel enseignant et animateurs périscolaires » déclare Patrice Kervaon adjoint en charge de l’éducation à la mairie. « Et renforce le lien entre eux ». Toujours selon Patrice Kervaon, « cela permet de travailler avec l’enfant dans sa globalité, pas seulement sur son temps à l’école ».

« Régler les embrouilles ratatouilles »

Il y avait au départ 38 candidats pour devenir médiateurs. Après avoir répondu à un questionnaire et à un entretien de motivation, douze médiateurs ont été sélectionnés. Maëlan 9 ans par exemple « n’aime pas les conflits » car il « trouve que c’est n’importe quoi » et entend donc les apaiser. Josselin, 10 ans, lui, avait « envie de tenter ». Ces petits médiateurs commenceront leur mission dès janvier. « En attendant ils s’entraînent, se font la main au cours d’ateliers » indique Peggy Dufour. En cas de conflit les enfants pourront alors faire appel à un adulte qui fera le tri entre petits et gros conflits et proposera de passer ou non en médiation. Ainsi deux fois par semaine, les petits médiateurs tiendront une permanence dans la salle des professeurs pour régler les disputes de la cour de récré. Un professeur restera à proximité en cas de besoin. « Ils apprennent surtout à mettre des mots sur leurs émotions. On n’est pas ici pour émettre un jugement », explique Julie Astorgue enseignante en CE1 et référente sur le projet de médiation par les pairs. « Bien souvent, le simple fait d’exprimer ses émotions et comprendre ce que l’autre a ressenti suffit à apaiser les  » embrouilles ratatouilles  » » comme elle aime les appeler. « Les médiateurs doivent rester neutres et à l’écoute et c’est aux médiés de trouver une solution ». (Extrait de letelegramme.fr du 6/12/2017)

En savoir plus sur http://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/lannion/mediation-par-les-pairs-l-ecole-de-servel-tente-l-experience-06-12-2017-11768683.php

Médiation scolaire : des élèves médiateurs au collège Debussy d’Angers


 

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« Le collège Debussy est un établissement d’une grande mixité géographique et sociale11 situé à Angers Nord. Il compte environ 400 élèves de la sixième à la troisième avec des sections ULIS et des classes de SEGPA. Les équipes éducatives ont la volonté d’améliorer le climat scolaire en mettant en place la médiation par les pairs. Comment et pourquoi mettre en place ce dispositif qui permet aux élèves de devenir des acteurs à part entière dans la prévention et la gestion des conflits ?

 

Dans les établissements où les incivilités et les violences sont nombreuses et en augmentation, le recours à la médiation par les pairs est devenu fréquent. C’est le cas au collège Debussy où la direction estime que le climat scolaire est fragile voire dégradé. En effet, il y a beaucoup de petits conflits et disputes entre élèves car il y a des soucis d’incompréhension, de langage, de culture. Ces micro-violences2 (vol de petit matériel, bousculade, insulte…) dégénèrent souvent en disputes et bagarres plus conséquentes, ce qui détériore très nettement le climat scolaire au quotidien et engendre très souvent des problèmes plus graves. La médiation par les pairs trouve ainsi sa place dès qu’une situation conflictuelle de ce type naît entre deux élèves. Elle est menée par des collégiens comme Anna et Romain, formés à la médiation par l’AOREVEN (Association régionale des œuvres éducatives et des vacances de l’Éducation nationale) qui vont chercher à trouver une solution « gagnant-gagnant », c’est-à-dire favorable aux participants. L’écoute, la parole et le dialogue sont les maîtres mots pour la résolution du conflit. Elle apparaît comme une alternative pour éviter des mesures disciplinaires plus lourdes. Elle constitue donc un véritable outil de prévention contribuant à l’apaisement du climat scolaire. Aussi, elle permet de développer la culture de la médiation sociale. Le collège devient alors un espace privilégié de l’apprentissage du « vivre ensemble » et, donc, un lieu de socialisation où l’on tente de faire comprendre aux élèves qu’en cas de conflit, on doit réagir autrement que par la violence physique et verbale. » (Extrait de pedagogie.ac-nantes.fr 24/11/2017 )

 

En savoir plus sur http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/innovation-pedagogique/echanger/des-eleves-mediateurs-1078994.kjsp?RH=PEDA

Québec : un nouveau médiateur pour la jeunesse léonardoise


 

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« Dès 14h45, plus de 2000 élèves de l’école Antoine-de-Saint-Exupéry débarquent dans les rues de Saint-Léonard. Devant la problématique d’attroupements fréquents, Prévention jeunesse a engagé un médiateur scolaire communautaire pour régler la situation.

Bibliothèque, aréna, restaurants, commerces, parcs, les lieux publics situés dans le quadrilatère des boulevards Lacordaire, Viau et Robert ainsi que de la rue des Galets accueillent un grand nombre de jeunes se cherchant un lieu pour se réunir et relaxer avant de retourner chez eux.

«Il y a beaucoup de flânage dans le coin. Les jeunes ne font pas nécessairement de grabuge, mais il peut y avoir tout de même un sentiment d’insécurité vécu par la population. Ce n’est pas évident de voir débarquer 200 jeunes d’un coup», souligne Taï Cory, coordonnateur de Prévention jeunesse chapeauté par les YMCA du Québec – secteur réussite scolaire.

La police a d’ailleurs reçu des appels au sujet de jeunes qui flânent dans des entreprises du secteur, un problème récurrent annuellement informe le Service de police de la Ville de Montréal.

«En début d’année, nous avons fait un blitz et nous étions régulièrement dans le secteur pour faire de la prévention. Ce faisant, nous avons eu une diminution d’appels, mais avec l’arrivée du froid, ça va recommencer», indique Mai Dang du poste de quartier 42.

Un nouveau médiateur
Dans l’optique d’augmenter sa capacité d’intervention dans le milieu et aussi diminuer l’attroupement dans le secteur, Prévention jeunesse a engagé Douglas Arias en tant que nouveau médiateur scolaire communautaire.

M. Arias connaît bien le secteur, mais aussi les besoins des jeunes. Ancien élève de l’école Antoine-de-Saint-Exupéry, il y travaille depuis deux ans en tant que technicien en éducation spécialisée.

«Il a une bonne connaissance des jeunes et il a déjà forgé un bon lien avec eux. Il connaît très bien les jeunes vulnérables, mais également ceux qui sont plus à risque de sombrer dans la délinquance», mentionne M. Cory.

Le rôle du médiateur scolaire communautaire sera d’aller rencontrer les jeunes à la fin des classes et de les informer qu’il y a des lieux qui leur sont dédiés où ils pourront se réunir.

«Il n’y a pas un manque de ressources pour les jeunes à Saint-Léonard, mais celles-ci sont cachées. Les jeunes ne savent pas qu’elles existent, où elles se trouvent ou encore ce qu’on peut y faire», fait valoir le médiateur Douglas Arias.

«Au lieu de traîner à l’aréna, le médiateur pourra informer les jeunes qu’il existe un local à cinq minutes de là, où ils peuvent se réunir» -Taï Cory

En plus de les diriger vers des endroits pour eux, le médiateur pourra également faire de l’intervention.

«Mon rôle est de faire le pont entre l’école, les ressources et les jeunes vulnérables qui tournent autour de la délinquance, la petite comme la grande», dit M. Arias.

Douglas Arias commencera son travail de médiateur le 27 novembre et il sera présent jusqu’à la fin de l’année scolaire. » – A. Gauthirer- (Extrait de journalmetro.com du 

En savoir plus sur http://journalmetro.com/local/saint-leonard/actualites/1254558/un-nouveau-mediateur-pour-la-jeunesse-leonardoise/

Médiation scolaire : ils règlent les petits conflits sur la cour de récréation à l’école de Cérans-Foulletourte (72)


« L’école Camille Souchu de Cérans-Foulletourte expérimente pour la première année, quasiment en précurseur, la médiation par les pairs. Une initiative qui permet à des élèves volontaires de gérer les petits conflits.

« Aux récréations, quand on veut faire du ping-pong, je vois que ça pose des problèmes car on ne peut pas jouer tous ensemble. Alors certains ne sont pas contents et ça provoque des disputes », indique Mathis, 10 ans, élève de CM2 et médiateur.

C’est pour régler ces petits conflits du quotidien que la municipalité, par l’intermédiaire de sa commission Affaires scolaires et restauration, a décidé l’an passé de se lancer dans ce projet de médiation par les pairs.

Elisabeth Moussay, adjointe en charge de la commission affaires scolaires explique

« Il a impliqué au départ les agents municipaux qui interviennent auprès des enfants, l’équipe enseignante et l’association Génération médiateur. »

Munis d’un brassard jaune, les petits « gendarmes » sont facilement identifiables sur la cour. Et ils prennent, malgré leur jeune âge, leur rôle très au sérieux. « On essaie de régler les problèmes d’insultes ou de bagarres », précise Carla, élève de CM2. « Quand il y a un problème, je demande aux enfants qui s’opposent, s’ils veulent entamer une médiation », ajoute-t-elle.

Lire aussi : l’action humanitaire d’Ezco récompensée

Et si tous sont disposés à discuter, ils se rendent à la bibliothèque (après avoir demandé l’autorisation à un adulte) pour entamer une discussion « de sortie de crise », arbitrée par le médiateur. « Les deux partis s’expliquent mais le médiateur ne donne pas de solution. Il est là pour encadrer les échanges. Dans certains cas, les enfants peuvent régler leurs différends seuls », rappelle Elisabeth Moussay. » (Extrait de

En savoir plus sur https://actu.fr/pays-de-la-loire/cerans-foulletourte_72051/ils-reglent-petits-conflits-sur-cour-recreation-cerans-foulletourte_13057331.html

15e Forum « La non-violence à l’école » Les émotions au coeur de la régulation non-violente des conflits : Enjeux – Démarches – Outils – 18 novembre 2017 – Paris


15e Forum « La non-violence à l’école »

Capture.PNG15.PNGLes émotions au cœur de la régulation non-violente des conflits:

Enjeux – Démarches – Outils

Le 18 novembre 2017 à la Mairie du Xe de Paris de 9h30 à 17h

Dans un esprit d’échanges et de convivialité, Catherine Aimelet-Périssol interviendra le matin avec une conférence/débat, qui sera suivie de témoignages d’enseignants et d’éducateurs.

Catherine Aimelet-Périssol est psychothérapeute. Elle a développé une grille de lecture du processus émotionnel fondé sur la neurobiologie, permettant ainsi à ses patients de reconnaitre le sens vital contenu dans le stress, d’agir plus en conscience et de se responsabiliser dans ses choix. Elle travaille sur Paris en cabinet et dans le cadre de l’institut de Logique Emotionnelle http://www.logique-emotionnelle.com.

L’après-midi se dérouleront six ateliers participatifs au choix pour nourrir vos propres projets : un atelier yoga animé par le RYE, un cercle de parole animé par Question de justice, un atelier sur l’instauration du climat de confiance dans un groupe animé par le MAN-Lyon, un atelier découverte d’outils pour connaître et identifier ses émotions animé par l’OCCE, un atelier sur la peur des différences au cœur des conflits animé par l’IECCC, et un atelier autour du parcours-expo du MAN animé par le MAN-Paca. » (Extrait de education-nvp.org )

Programme et inscription sur http://education-nvp.org/forum-2017-la-non-violence-a-lecole/

Vidéo : la médiation et la gestion des conflits en milieu scolaire par AMELY (FRANCE 3 Auvergne Rhône Alpes)


 

« Plus on arrive tôt dans le conflit, meilleur sera le résultat »

Retrouvez les moments clés de l’interview de Sabine MOREL, directrice d’AMELY, par Alain FAURITTE le 22 septembre 2017.

L’expérience reconnue d’AMELY dans l’accès au droit et la médiation lui permet d’intervenir également dans les écoles primaires, collèges et lycées, à la demande   des chefs d’établissements et en lien avec l’équipe éducative, pour aider à la résolution des confllts.
« Notre projet (associatif) est basé sur l’idée de former les médiateurs  de demain, en développant l’esprit de médiation dès le plus jeune âge ». (Extrait de La Lettre d’Amely)

 

Vidéo à consulter sur https://www.youtube.com/watch?v=gBXw58Cg9O8&feature=youtu.be

Article : « L’ambiguïté de la médiation. Le cas de la médiation scolaire » Baptiste Dethier, Christophe Dubois, université de Liège, 2017


« Parmi les études de sciences sociales ayant pris pour objet les pratiques de
médiation dans différents champs, citons notamment les contributions récentes
d’Élisabeth Volckrick (2015) sur l’enlèvement parental international d’enfants (voir
également sa contribution au présent colloque), de Fabrizio Cantelli (2015) sur la
médiation en milieu hospitalier et de Christophe Dubois (2008 et 2012) sur la justice
réparatrice en milieu carcéral. Ces auteurs ont en commun d’étudier des pratiques et
des dispositifs s’étant développés comme alternatives ou compléments aux modalités
juridiques traditionnelles de prise en charge des droits de l’enfant, des droits du patient
et du droit pénal notamment.
L’entrée empirique que nous proposons pour cette contribution est celle de la
politique de médiation scolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), dont le
Service de Médiation Scolaire (SMS) est le dispositif central. Composé de 86 médiateurs
scolaires, les missions de ce service consistent à prévenir la violence et le décrochage
scolaire et à rétablir un climat de confiance entre les acteurs scolaires au sein des
établissements. Cet objet va nous permettre d’analyser l’ambiguïté des discours
politiques, le travail d’interprétation des médiateurs et la polyphonie qui en résulte,
ainsi que les liens entre la médiation scolaire et le droit. L’ambiguïté caractérise en effet
la politique de médiation scolaire dès son origine, les objectifs de celle-ci étant non
seulement peu définis et consistant tout à la fois à introduire la médiation dans les
écoles, prévenir les situation de violence, lutter contre le décrochage ou encore
favoriser un climat de confiance.  » (Extrait de la Version pré-définitive du chapitre Dethier, B., & Dubois, C. (2017). L’ambiguïté de la médiation. Le cas
de la médiation scolaire. La médiation: littéralement et dans tous les sens, Bruxelles, EME Editions)

Texte à consulter sur https://orbi.ulg.ac.be/bitstream/2268/210324/1/DethierDubois%202017%20La%20m%C3%A9diation%20lit%C3%A9ralement%20et%20dans%20tous%20les%20sens.pdf

ou sur https://www.observatoiredesmediations.org/Documentation/Bibliographie?ID=54

Mise en place d’un dispositif de médiation par les pairs au collège de Loches (37)


La Nouvelle République

« Le climat scolaire à Georges-Besse n’a rien de catastrophique, loin de là. Mais, comme ailleurs, des difficultés surgissent ça et là. « Plutot que d’y remédier seulement au coup par coup, explique le principal Philippe Niemec, nous allons mettre en place un dispositif de médiation par les pairs. » Concrètement, des élèves vont se muer en médiateurs pour régler par eux-mêmes de petits conflits.
Rome ne s’est pas fait en un jour. En juin dernier, onze adultes de l’établissement (enseignants, directrice de la Segpa, gestionnaire…) ont d’abord été formés par l’association Génération médiateurs. Pendant l’année scolaire qui s’ouvre ce lundi, ces onze adultes vont à leur tour initier la totalité des 160 élèves de 5e à la médiation par les pairs, au fil d’une douzaine d’heures de sensibilisation. A l’issue, un certain nombre d’élèves volontaires suivront une formation plus poussée. En fin d’année scolaire, ils seront prêts à intervenir pour désamorcer certains désaccords. « Cela concernera les petits conflits, les brimades, les soucis relationnels. C’est une façon d’apprendre à vivre ensemble et, pour les élèves, d’apprendre à se connaître eux-mêmes. A faire preuve d’empathie », commente la conseillère principale d’éducation, Morgane Monnier. » (Extrait de lanouvellerepublique.fr du 2/09/2017)

En savoir plus sur http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Education/n/Contenus/Articles/2017/09/02/Eleves-mediateurs-et-portable-interdit-3210615

Médiation scolaire : sensibilisation à « la médiation par les pairs » dans toutes les classes à la rentrée au collège Valcourt de Toul


 

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« Durant ces premiers jours, toutes les classes suivront deux modules de sensibilisation à « la médiation par les pairs ». Une première dans l’établissement qui recherche ainsi des collégiens volontaires prêts à aider d’autres élèves à dénouer les tensions. » (Extrait de estrepublicain.fr du 01/09/2017)

En savoir plus sur http://www./edition-de-toul/2017/09/01/la-rentree-vue-des-colleges

Service civique : MÉDIATEUR AUPRÈS DES ÉTUDIANTS INTERNATIONAUX à Rouen


logo Service civique

« Où ?Mont-Saint-Aignan (76 – Seine-Maritime – Haute-Normandie)

Quoi ?- accueil et l’accompagnement des étudiants : écoute, informations et conseils, lien avec les associations d’étudiants,
– animation : dans l’objectif de faciliter l’intégration des étudiants internationaux primo-entrants sur le campus et dans la ville : conception et mise en place d’un calendrier d’activités de découverte, culturelles (ateliers, sorties thématiques) et sportives, en collaboration avec les divers acteurs universitaires et locaux ; encadrement de ces activités.
Une collaboration particulière sera initiée avec les responsables des Résidences pour la réussite dans un esprit de mutualisation et de développement de la mixité culturelle.
– l’élaboration et la gestion d’outils de communication spécifiques, visant à créer un climat d’entraide et d’émulation entre les étudiants internationaux et avec les étudiants locaux.Quand ?

À partir du 28 août 2017 (9 mois, 24 h/semaine)

Quel domaine ?Solidarité

Combien de postes ?1

Quel organisme ?Université de rouen » (Extrait de service-civique.gouv.fr )

En savoir plus sur http://www.service-civique.gouv.fr/missions/mediateur-aupres-des-etudiants-internationaux-1

Rapport d’activité 2016 du médiateur de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur


Rapport du médiateur

« Le médiateur de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur a présenté, le 29 juin, son rapport d’activité 2016. Outre la restitution de ses interventions durant l’année, le médiateur consacre son rapport à deux grands sujets thématiques. Le premier concerne les difficultés de l’orientation post-bac et du dispositif APB (admission post-bac). Le second porte sur la scolarisation des élèves en situation de handicap. Avec un bilan mitigé, qui met notamment en évidence « la complexité et la lourdeur d’un système qui empile des dispositifs et multiplie des fonctions et statuts ».

Scolarisation des enfants handicapés : +80% en neuf ans

Côté chiffres, le bilan de la loi Handicap du 11 février 2005 – dont l’impact a encore été renforcé par l’introduction du concept d' »école inclusive » dans la loi du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République – apparaît plutôt positif, même si « la scolarisation d’un enfant en situation de handicap est toujours un sujet de tension » et « peut, du côté de quelques familles, relever encore aujourd’hui du ‘parcours du combattant' ».
A la rentrée scolaire 2015, 350.300 enfants ou adolescents étaient ainsi scolarisés, dont 278.978 dans les écoles et établissements publics ou privés relevant du ministère : 160.043 dans le premier degré et 118.935 dans le second degré. La scolarisation en milieu ordinaire des élèves en situation de handicap a ainsi progressé de 80% en neuf ans.
L’investissement humain et budgétaire en faveur de la scolarisation des enfants handicapés est également incontestable : « Le médiateur, dans sa mission, a pu constater combien l’institution travaille sans relâche à améliorer la scolarité des élèves handicapés. »

Un empilement de dispositifs

Le principal point faible concerne la complexité du système. Comme l’explique le médiateur, « les parents, quand ils rentrent dans une démarche pour faire reconnaître les droits de leur enfant en situation de handicap à l’école, risquent vite d’être submergés par un ensemble de sigles, de dispositifs, de personnes aidantes, d’institutions qui relèvent soit de l’éducation nationale, soit de la santé […] qu’ils peuvent avoir du mal à identifier ». Et cela même si « chacun des dispositifs, qu’il s’agisse de projets ou de plans, paraît bien répondre aux situations pour lesquelles ils ont été conçus ».
Selon le rapport, cet empilement de dispositifs pèse davantage que le manque de moyens (en structures, en médecins, en équipements…), même si le médiateur pointe aussi un « déficit chronique de places » dans les établissements médicosociaux pour accueillir les enfants lourdement handicapés et la persistance d’inégalités dans la répartition territoriale de l’offre de prise en charge. Parmi les principales difficultés matérielles, le rapport cite notamment le « manque récurrent de médecins de l’éducation nationale », mais aussi « une CDAPH (Ndlr : commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées) prescriptive qui doit traiter de nombreux dossiers et une institution scolaire qui n’a pas toujours les moyens financiers et en ressources humaines d’y répondre ».

La question centrale de l’accompagnement des enfants

Si l’on s’en tient aux seules interventions du médiateur, la majorité des réclamations formulées par les parents concernent des problèmes liés aux accompagnants : absence d’accompagnants auprès de l’élève, nombre d’heures non conforme à la décision de la CDAPH… Viennent ensuite les réclamations portant sur les aménagements relatifs aux examens, sur l’aménagement de la scolarité, sur des situations conflictuelles (désaccord avec l’établissement, problèmes liés au comportement de l’élève), sur des désaccords concernant l’orientation ou le passage dans une classe supérieure…
Du côté des accompagnants des élèves (AESH, AVS…), les réclamations portent essentiellement sur le contrat et sur le versement de la rémunération.

« Réécrire le corpus réglementaire et infra-réglementaire » pour gagner en lisibilité

Face à ces constats, le médiateur de l’éducation nationale formule un ensemble de propositions. Parmi celles-ci, on retiendra notamment la suggestion de « réécrire le corpus réglementaire et infra-réglementaire pour rendre plus lisible l’ensemble des dispositifs et permettre à chaque élève de bénéficier des droits particuliers liés à sa situation ».
Autres préconisations : former les directeurs d’écoles et les chefs d’établissements à un meilleur accueil et au suivi des élèves en situation de handicap, prévoir dans chaque établissement la désignation d’une personne « ressource » pour relayer la politique de la structure et seconder le chef d’établissement, ou encore introduire dans le projet d’établissement un volet « accueil des publics relevant du handicap ».
Le rapport recommande également d’introduire le suivi des élèves en situation de handicap dans les obligations de service des enseignants du second degré et de renforcer la formation initiale et continue des personnels, tout en formant suffisamment d’enseignants spécialisés pour enseigner dans les Ulis (unités localisées pour l’inclusion scolaire).

Des recommandations qui tombent à pic

Du côté des AVS (assistants de vie scolaire) et autres auxiliaires, le médiateur préconise notamment de mettre en place, dans l’immédiat, un service unique de traitement des contrats et de simplifier leur procédure d’élaboration, avant de ne conserver qu’une seule catégorie de contrat, « pouvant donner lieu, à terme, à la création d’un corps de la fonction publique […] ».
Un rapport qui tombe a pic, si on se souvient que, lors du débat télévisé de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron avait consacré les deux minutes « carte blanche » de son temps de parole à la scolarisation des enfants handicapés et que la secrétaire d’Etat Sophie Cluzel – qui lui est directement rattachée – a déjà évoqué la nécessité de revoir un cadre « complexe et générant trop de fonctionnement en silo » lors de sa communication au conseil des ministres du 7 juin  » (Extrait de caissedesdepotsdesterritoires.fr du 3/07/2017)

En savoir plus sur http://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250279425167