Sahara occidental : le médiateur de l’ONU, Christopher Ross, stoppe sa mission avant la fin de son mandat


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« L’émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross a présenté sa démission, après l’échec de sa médiation dans le conflit territorial opposant le Maroc et le Front Polisario financé et soutenu par l’Algérie.

Durant les huit ans de son mandat, le diplomate onusien Christopher Ross « n’a pas pu ramener les parties autour de la table des négociations », a confié à des journalistes à New-York, le responsable des Affaires politiques de l’ONU, Jeffrey Feltman. Ross, a-t-il ajouté, a remis « sa démission au secrétaire général pour qu’il en décide quand cela lui conviendra ».

Pour le responsable des affaires politiques de l’ONU, Christopher Ross « a travaillé pendant huit ans pour tenter de présenter un cadre qui permettrait aux parties, le Maroc et le Front Polisario », mouvement indépendantiste sahraoui, « de renouveler les négociations ».

Christopher Ross, dont le mandat s’achève fin mars, a présenté sa démission la semaine dernière au nouveau Secrétaire général de l’ONU, le portugais Antonio Guterres. Cette démission traduits aussi l’échec de l’Organisation des Nations unies conduite par le sud-coréen, Ban Ki-Moon, à trouver une solution consensuelle à ce conflit qui persiste depuis la création par les régimes algérien et libyen dans les années 70, de la soi-disant république sahraouie «RASD» qui n’a jamais été reconnue par l’ONU.

Après avoir succédé au début de cette année à Ban Ki-Moon, le nouveau S.G de l’ONU, Antonio Guterres envisage incessamment, la nomination de ses nouveaux émissaires dans le monde, dont celui qui prendra en charge le dossier du Sahara.

Les relations entre le médiateur démissionnaire Christopher Ross et les autorités marocaines ont été souvent houleuses. Ancien ambassadeur américain à Alger et à Damas, Ross a été durement critiqué par le Maroc qui l’accusait d’être partial en faveur du Front Polisario et de son parrain algérien.

Rabat a fait les mêmes reproches à l’ex-patron de l’ONU, Ban Ki-Moon lorsqu’il avait parlé « d’occupation » du Sahara occidental, allusion faite à la présence marocaine, lors de son voyage dans les camps de Tindouf et dans la zone tampon de Bir Lehlou. En représailles, Rabat avait expulsé la majeure partie des membres civils de la mission de l’ONU au Sahara «Minurso», avant d’accepter le retour d’une partie de ces 75 experts. » (Extrait de legriot.info du 7/03/2017)

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Syrie : Le médiateur de l’ONU sur la Syrie sous pression lors des nouveaux pourparlers de paix à Genève


« Les nouveaux pourparlers de paix intersyriens commencent très mal pour Staffan de Mistura, l’émissaire de l’ONU pour la Syrie. A peine arrivées à Genève, plusieurs délégations ont fait savoir qu’elles déploraient l’improvisation qui présidait à la tenue du 4e round de discussions, ouvert ce jeudi. La veille, lors d’une conférence de presse, le diplomate italo-suédois avait dû démentir des rumeurs de démission relayées dans des médias arabophones. » (Extrait de tdg.ch du 23/2/2017)

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Burundi : La crise s’enlise, le médiateur Mkapa appelle à l’aide les chefs d’Etat de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (EAC)


« Le médiateur dans la crise burundaise, Benjamin Mkapa, tente depuis plusieurs mois d’amener le pouvoir burundais et l’opposition à la table de négociations. Face à un nouvel échec de cette initiative censée trouver une issue à la crise politico-sécuritaire que connaît le pays, l’ancien président tanzanien s’est remis ce dimanche 19 février aux chefs d’Etat de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est (EAC) dont il tient son mandat.

L’ancien président tanzanien, Benjamin Mkapa aurait-il jeté l’éponge face à l’impasse politique au Burundi ? C’est peut-être ce que cache l’appel du médiateur, ce dimanche 19 février 2017.  M. Mkapa a estimé urgent, un sommet des chefs d’Etat de la communauté des Etats d’Afrique de l’Est (EAC) pour se pencher sur la crise burundaise. Cette déclaration a été faite à l’issue de quatre jours de consultations infructueuses entre les parties à la crise burundaise. Lors de ces quatre jours, l’absence du gouvernement a été notoire.

Il faut souligner que ce n’est pas la première fois que les négociations entre le pouvoir et l’opposition échouent. Les autorités burundaises dénoncent comme toujours, la présence à Arusha (Tanzanie) où se déroulaient les négociations, des figures de l’opposition en exil, qu’elles accusent d’être derrière la tentative de putsch des 13 et 14 mai 2015, au plus fort des manifestations contre le 3eme mandat du président Pierre Nkurunziza.

Selon une source diplomatique, ce sommet, prévu avant la fin du mois de février,  a pour objectif de faire endosser par les chefs d’Etat de la région, le processus de négociation en cours. Il est aussi question d’imposer à tous, notamment au gouvernement du Burundi encore très réticent, le projet d’accord de Mkapa. A l’occasion, quatre sujets majeurs à savoir les questions politiques, constitutionnelles, législatives et électorales, la situation socio-économique, les questions humanitaires et la sécurité seront débattues.

 A la fin des prochaines discussions, il est prévu que les protagonistes s’engagent contre la violence, à ne toucher ni à l’accord de paix d’Arusha signé en 2000 et «garant» de la paix au Burundi, ni à la Constitution, et à parvenir d’urgence à un consensus sur l’organisation pacifique des élections de 2020. Pour sa part, M. Mkapa s’est engagé à arriver à un accord de paix définitif de sortie de crise au Burundi au plus tard fin juin 2017.

Ce petit pays d’Afrique centrale, dont l’histoire post-coloniale est jalonnée de massacres politico-ethniques, a plongé dans une grave crise depuis l’annonce en avril 2015 de la candidature de M. Nkurunziza à un troisième mandat controversé.

Les émeutes, réprimées dans le sang, puis les violences politiques qui ont suivi ont fait de 500 à 1.000 morts selon les sources et poussé près de 400.000 personnes à quitter le pays. » (Extrait de beninmondeinfos.com du 21/02/2017)

En savoir plus sur http://beninmondeinfos.com/index.php/monde/33-afrique/5725-burundi-la-crise-s-enlise-le-mediateur-mkapa-appelle-au-secours

Source : beninmondeinfos.com

Burundi : difficile dialogue entre le pouvoir et l’opposition


 » Les discussions entre les opposants au régime Pierre Nkurunziza et le parti au pouvoir titube. Alors que le médiateur essaie de réunir les deux parties pour un dialogue, les deux camps peinent à se retrouver en vue de dialoguer.

Le médiateur, Benjamin Mkapa a, selon les informations, invité un groupe de 33 acteurs clés constitué pour faire partie du gouvernement. Egalement, une invitation a été faite à la quasi-totalité des opposants réunis au sein du Cnared tant au pays qu’à l’extérieur pour parvenir à un dialogue.

« Le Cnared est une organisation non reconnue par la loi burundaise et qui renferme en son sein des individus recherchés par la justice burundaise », a d’ailleurs commenté Willy Nyamitwe, responsable de la communication présidentielle. Selon M Willy, prendre part aux côté d’une organisation non reconnue constitue une erreur avant de clarifier que, Bujumbura refusera de discuter avec le Cnared ou encore le médiateur de l’ONU pour le Burundi Jamal Benomar.

En guise de réaction, le Cnared a de son côté annoncé qu’il ne participerait pas à ladite session. L’on se souvient que, Benjamin Mkapa a été récusé par la plateforme d’opposition à cause d’une sortie médiatique en décembre dernier, sortie dans laquelle, M Mkapa n’est pas d’accord qu’on ne peut pas continuer à contester la « légitimité » de la réélection de M. Nkurunziza. » (Extrait de icilome.com )

En savoir plus sur http://www.icilome.com/nouvelles/news.asp?id=1&idnews=833337

MÉDIATION INTERNATIONALE : L’expertise de la diplomatie algérienne


:L'expertise de la diplomatie algérienne

« Bruxelles a accueilli, hier, la Conférence internationale sur la médiation. L’Algérie, représentée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Ramtane Lamamra, passe parmi les pays les plus sollicités pour des missions de médiation diplomatique. L’Algérie a brillé dans le règlement du différend irako-iranien, sa diplomatie a dénoué la crise des otages américains détenus à Téhéran, réussi à faire taire les armes entre l’Ethiopie et l’Erythrée, réconcilié les factions maliennes et contribué à l’accord sur le nucléaire iranien. Toutes ces missions menées à leur terme ne sont en fait qu’un échantillon de ce qu’a réalisé l’Algérie depuis son accession à l’indépendance. Ce qui fait dire à Ramtane Lamamra que la diplomatie algérienne «accumule une expérience considérable en matière de médiations». Le secret de la réussite de l’Algérie tient principalement à son attachement à «des principes, à des idéaux et non pas à des agendas nationaux étroits», affirme celui qui a pris part à l’épopée de la diplomatie algérienne. «Les médiations de l’Algérie réussissent à allier la crédibilité de l’expérience avec la détermination, de la volonté et aussi, évidemment, la confiance que toutes les parties investissent dans l’Algérie», a-t-il fait remarquer.

De fait, la présence de l’Algérie à la Conférence internationale sur la médiation est un juste retour des choses, en ce sens que le monde a beaucoup à apprendre de l’expertise algérienne. Celle-ci, souligne le ministre des Affaires étrangères, «a sauvé de précieuses vies humaines après un détournement d’avion ou encore d’autres médiations menées dans des situations autrement plus compliquées (qui) impliquaient des ressources considérables d’imagination et de créativité».

Pour Lamamra, 1975 aura été une année exceptionnelle où l’Algérie sous la direction de Houari Boumediene et son ministre des Affaires étrangères de l’époque, Abdelaziz Bouteflika, a réussi avec brio deux mega évènements internationaux. «Deux grands sommets se sont simultanément tenus à Alger. Avec le génie de nos dirigeants, nous avons, à la fois, resserré la trame de solidarité entre les pays exportateurs de pétrole et réglé un problème majeur entre deux pays clés de l’organisation», rappellera le ministre.
Ramtane Lamamra représente l’Algérie à cette conférence qui s’est penchée sur «les nouveaux défis auxquels font face les initiatives en matière de médiation, notamment en ce qui concerne les opportunités et les limites de la médiation dans des circonstances extrêmes», selon les organisateurs. Les participants devraient également se pencher sur la question de la coexistence, la complémentarité et l’éventuelle division des tâches entre les divers types de médiations, ainsi que sur le suivi après l’obtention d’un accord. Chose qu’a admirablement réussi l’Algérie sur le dossier erythrio-éthiopien et plus récemment sur la question malienne. » (Extrait de expressiondz.com du 15/02/2017)

En savoir plus sur http://lexpressiondz.com/actualite/260558-l-expertise-de-la-diplomatie-algerienne.html

Belgique : une conférence internationale sur la médiation comme moyen essentiel pour la gestion des conflits


Le roi Philippe et Didier Reynders

« Le roi Philippe a ouvert mardi au Palais d’Egmont (Bruxelles) une conférence internationale sur la médiation. Le but est d’examiner la médiation comme moyen essentiel pour la gestion des conflits, a souligné le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders. La conférence doit, tout comme la conférence de vendredi dernier sur les enfants dans les conflits armés en présence de la reine Mathilde, appuyer la candidature de la Belgique pour un siège au Conseil de sécurité de l’ONU.

Quelque 300 experts et une douzaine de ministres prennent part à la rencontre, comme l’ancien président finlandais Martti Ahtisaari, qui a mené des opérations de médiation notamment en Irlande et au Kosovo.

Didier Reynders avait annoncé la tenue de cette conférence à l’assemblée générale des Nations Unies l’an dernier. La conférence permet un échange d’expériences: quels éléments ont mené à un succès ou à un échec? Doit-on travailler via des médiateurs ou via des représentants d’institutions internationales telles que l’ONU ou des ONG? Une liste de bonnes pratiques devrait être élaborée sur cette base.

Didier Reynders a également souligné l’importance de travailler en équipe pour assurer la continuité. Il est donc important de créer des réseaux de médiation au sein des organisations internationales. Le ministre a aussi pointé la nécessité de la prévention pour éviter les conflits. » (Extrait de rtbf.be du 14/02/2017)

En savoir plus sur https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_le-roi-philippe-ouvre-une-conference-internationale-sur-la-mediation?id=9530075

Centrafrique: les discrètes médiations de l’Angola et de Sant’Egidio


« Depuis plusieurs mois, la Centrafrique a renoué avec la guerre. Dans les provinces orientales de la Haute-Kotto et de la Ouaka, une alliance entre deux factions issues de l’ex-Seleka, le FPRC de Noureddine Adam et le MPC d’Al Katim affrontent violemment l’UPC d’Ali Darass pour le déloger de la ville de Bambari, où il a établi son QG, il y a 4 ans. Dans le nord-ouest, un groupe baptisé « 3R » multiplie les exactions et les affrontements avec les milices anti-balaka. Alors que les violences ont repris et que plusieurs groupes refusent de participer au programme DDR, plusieurs initiatives diplomatiques discrètes ont été enclenchées.

La semaine dernière, des représentants de l’UPC, de la branche politique du MPC, et d’une mouvance des anti-balaka ont fait le voyage de Rome à l’invitation de la discrète communauté Sant’Egidio, pour exprimer leur vision de la situation et leurs revendications. « C’était une mission exploratoire, une prise de contact. On était conviés pour examiner les conditions d’un dialogue », commente un participant.

Auparavant, l’Angola a elle aussi entamé une médiation pour tenter de ramener les groupes armés réfractaires au programme DDR à de meilleurs sentiments. Début décembre, Noureddine Adam, le chef du FPRC, et d’autres cadres du mouvement ont été conviés à Luanda. Fin décembre, les anti-balaka de Maxime Mocome ont a leur tour été reçus dans la capitale angolaise. » (Extrait de rfi.fr du 8/02/2017)

En savoir plus sur http://www.rfi.fr/afrique/20170208-centrafrique-discretes-mediations-angola-sant-egidio

Gambie : un règlement pacifique de la situation politique grâce à la médiation


 

« Voici in extenso de Guinéenews du communiqué en anglais de la CEDEAOconcernant « la situation politique en République Islamique de la Gambie » (les soulignés sont de Guinéenews)
1. À la suite de la décision du Sommet de l’Autorité de la CEDEAO prise le 17 décembre 2016 à Abuja (Nigéria), les efforts de médiation, y compris les visites à Banjul, ont été entrepris par le Président de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, Sirleaf, le Médiateur, SE le Président Muhammadu Buhari et le Co-Médiateur sur la Gambie, Son ancien Président John Dramani Mahama, ainsi que SE le Président Ernest Bai Koroma pour méditer sur l’impasse politique avec le Cheikh Professeur Alhaji Dr. Yahya AJJ Jammeh.

2. Suite aux efforts de médiation de SE le Président Mohamed Ould Abdel Aziz de la République islamique de Mauritanie et SE le Président Alpha Conde de la République de Guinée Conakry avec SE le Cheikh Professeur Alhaji le Dr Yahya AJJ Jammeh, l’ancien Président de la République de Gambie , Et en consultation avec la Présidente de l’Autorité des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, la Présidente de l’Union africaine et le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, cette déclaration a pour but de parvenir à un règlement pacifique de la situation politique En Gambie. 

3. La CEDEAO, l’UA et l’ONU saluent la bonne volonté et la diplomatie de Son Excellence l’ex-Président Jammeh qui, dans l’intérêt du peuple gambien, a pour but de préserver la paix, la stabilité et la sécurité de la Gambie La souveraineté, l’intégrité territoriale et la dignité du peuple gambien, a décidé de faciliter un processus de transition pacifique et ordonné immédiat et le transfert du pouvoir au président Adama Barrow conformément à la constitution gambienne. 

4. Pour ce faire, la CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à collaborer avec le Gouvernement de la Gambie pour veiller à assurer la dignité, le respect, la sécurité et les droits de l’ancien Président Jammeh en tant que citoyen, Leader et ancien chef de l’Etat tel que prévu et garanti par la Constitution gambienne de 1997 et les autres lois de la Gambie. 

5. En outre, la CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à travailler avec le Gouvernement de la Gambie pour garantir pleinement, assurer et assurer la dignité, la sécurité et les droits de la famille immédiate du Président Jammeh, , Responsables de la sécurité et partisans et loyalistes du parti. 

6. La CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à travailler avec le Gouvernement de la Gambie pour s’assurer qu’aucune mesure législative ne soit prise par celle-ci, ce qui serait incompatible avec les deux paragraphes précédents.
7.
La CEDEAO, l’UA et les Nations unies exhortent le Gouvernement de la Gambie à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer et assurer qu‘il n’y aura pas d’intimidation, de harcèlement et / ou de chasse aux sorcières des anciens membres du régime et des partisans, conformément à la Constitution et aux autres lois De la Gambie. 

8. La CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à collaborer avec le Gouvernement de la Gambie pour empêcher la saisie des biens et propriétés appartenant légalement à l’ancien Président Jammeh ou à sa famille et à ceux de ses membres du Cabinet, En vertu de la Constitution et d’autres lois de la Gambie. 
9. Afin d’éviter toute récrimination, la CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à collaborer avec le Gouvernement de la Gambie à la réconciliation nationale pour consolider la cohésion sociale, culturelle et nationale. 

10. La CEDEAO, l’UA et l’ONU soulignent fortement le rôle important des Forces de défense et de sécurité gambiennes dans le maintien de la paix et la stabilité de la Gambie et s’engagent à travailler avec le Gouvernement de la Gambie pour prendre toutes les mesures appropriées pour Soutenir le maintien de l’intégrité des forces de défense et de sécurité et se prémunir contre toutes les mesures susceptibles de créer une division et une rupture de l’ordre. 

11. La CEDEAO, l’UA et l’ONU veilleront à ce que les pays hôtes qui offrent une « hospitalité africaine » à l’ancien président Jammeh et à sa famille ne deviennent pas des cibles indues de harcèlement, d’intimidation et de toutes autres pressions et sanctions. 

12. Afin d’aider à la transition pacifique et ordonnée et au transfert du pouvoir et à la création d’un nouveau gouvernement, l’ancien Président Jammeh quittera temporairement la Gambie le 21 janvier 2017 sans porter préjudice à ses droits de citoyen, Et un chef de parti politique. 

13. La CEDEAO, l’UA et l’ONU collaboreront avec le Gouvernement gambien pour que l’ancien président Jammeh soit libre de retourner en Gambie à tout moment de son choix, conformément au droit international des droits de l’homme et à ses droits de citoyen De la Gambie et un ancien chef de l’Etat. 

14. Conformément à cette déclaration, la CEDEAO mettra un terme à toute opération militaire en Gambie et continuera de rechercher un règlement pacifique et politique de la crise. 

Fait le 21 janvier 2017 à Banjul, en Gambie. » (Extrait de guineenews.or

En savoir plus sur http://guineenews.org/amnestie-totale-accordee-a-yaya-jammeh-la-cedeao-remercie-la-mediation-du-president-alpha-conde/

 

Suisse : création d’un master en médiation internationale à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ)


Capture9.PNG« L’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) et le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) vont lancer dès la rentrée 2017 un master international en médiation, a appris la RTS. Il s’agit d’une première mondiale.

Les conflits en Ukraine, en Syrie et en Colombie, entre autres, ont un point commun: la Suisse y a pratiqué une médiation. Une tradition de bons offices que le chef de la diplomatie helvétique Didier Burkhalter compte développer.

La décision de principe de lancer un master international en médiation a été prise par l’EPFZ, en collaboration avec le DFAE. Dès septembre, 24 personnes au maximum pourront être formées pendant 18 mois en cours d’emploi.

Financièrement, la Confédération va payer un tiers des coûts. L’EPFZ compte aussi sur des Etats partenaires pour mettre la main au portemonnaie. La formation va se répéter en 2019 et 2021, assure Didier Burkhalter, qui compte travailler à assurer son succès sur la durée.

« Un rêve qui devient réalité »

Avec ce master, le chef du DFAE entend professionnaliser le métier de médiateur et ainsi contribuer à la résolution de conflits dans le monde. Interrogé par la RTS, il insiste d’ailleurs sur l’importance des « bonnes compétences » dans le domaine.

Cette nouvelle formation en médiation des conflits vient ainsi combler un manque: aucune université au monde ne la propose, et ce depuis la fermeture de la formation canadienne de médiation en 2012.

Didier Burkhalter veut pallier ce manque et avoir un réservoir de médiateurs internationaux prêts à être sollicités « au moment où on en a besoin », indique-t-il. « C’était un rêve il y a quelques temps, et ça devient une réalité », conclut le chef de la diplomatie helvétique. » (Extrait de rts.ch/info/suisse )

En savoir plus sur https://www.rts.ch/info/suisse/8318946-un-master-en-mediation-internationale-cree-a-l-epfz-en-premiere-mondiale.html

La Charte relative aux processus de médiation familiale internationale – Un processus collaboratif


International Family Mediation

Préambule
Cette Charte concerne le contexte particulier de la médiation lors de conflits familiaux transfrontières. Sa raison d’être est de rassembler et d’engager les professionnels de la médiation issus de différentes cultures et nations autour de dix principes qu’il est nécessaire d’accepter et de respecter dans le cadre d’une médiation familiale internationale. Son objectif est d’aider les familles qui se trouvent dans des situations de conflit familial de nature internationale, tels un conflit ou une séparation pouvant donner lieu, ou ayant donné lieu, à un départ à l’étranger.

Elle a été rédigée dans le souci de protéger les enfants qui vivraient séparés et loin de l’un de leurs parents. Ces dix principes sont mis en pratique par des médiateurs convaincus de la richesse d’une éducation et d’un environnement multiculturels, pour permettre aux enfants de maintenir leurs relations avec chacun de leurs parents et d’autres membres de la famille, et de développer l’affection qu’ils éprouvent pour eux.

Il est aujourd’hui admis au niveau mondial que la médiation est un moyen efficace de gestion et de régulation des conflits. Tout en préservant les droits des personnes concernées, la médiation familiale internationale donne aux participants les moyens de s’approprier et de gérer leur conflit, de discuter de la garde et de l’éducation des enfants, et de s’accorder sur des arrangements qui peuvent être rendus juridiquement contraignants et exécutoires. L’efficacité de ce processus repose sur la création d’un espace de discussion neutre et sûr, où les participants peuvent « faire leur récit », partager leurs expériences et reconnaître les efforts que chacun fait pour continuer à jouer son rôle de parent. Le dialogue ouvert et l’expression libre sont essentiels à l’ensemble de ce processus.

Les dix principes de la Charte constituent les prérequis fondamentaux pour mener des médiations familiales internationales et sont d’égale importance. Étant tous interdépendants, ils forment une base solide pour le cadre de médiation plus large dans lequel ils seront utilisés et mis en pratique. Cette Charte ne remplace ni ne prévaut sur les standards, les bonnes pratiques ou les codes de déontologie nationaux ou régionaux existants1. Elle vise au contraire à les valoriser et à y adjoindre un cadre professionnel et éthique spécifique transrégional pour la médiation familiale internationale. Durant leur pratique, les médiateurs familiaux internationaux sont censés respecter les principes présentés dans cette Charte, en plus des codes de pratique nationaux, s’il en existe.

Les dix principes reflètent et précisent les valeurs fondamentales promues et défendues par les médiateurs praticiens dans le monde entier : 1. Participation volontaire 2. Pertinence de la médiation 3. Décisions prises par les participants 4. Accès pour chaque participant à un conseil juridique indépendant 5. Confidentialité 6. Indépendance 7. Impartialité 8. Prise en compte des droits et du meilleur intérêt des enfants 9. Qualifications des médiateurs familiaux internationaux 10. Conscience et sensibilité interculturelles des médiateurs  » (extrait de iss-ssi.org )

En savoir plus sur http://www.iss-ssi.org/index.php/fr/que-faisons-nous/mfi#3-1-projet-3-charte-relative-aux-processus-de-m%C3%A9diation-familiale-internationale

 

ONU : Antonio Guterres, le nouveau secrétaire général, se déclare en faveur de la médiation pour « doper la diplomatie pour la paix ».


ONU : pourquoi Antonio Guterres veut tout changer

« Selon Antonio Guterres, trop de temps et de ressources sont consacrés au sein de l’ONU à gérer les crises plutôt qu’à les prévenir. « Les populations payent un prix trop élevé », a-t-il regretté. Le 12 décembre dernier, lors de sa prestation de serment, le nouveau patron des Nations unies déclarait : « l’ONU doit se préparer à changer ». Avant de poursuivre : « Il est temps pour l’ONU de reconnaître ses insuffisances et de réformer la manière dont elle fonctionne », a-t-il ajouté en recommandant des réformes dans trois domaines (maintien de la paix, aide au développement durable et gestion)

Face aux multiples conflits comme la guerre en Syrie, « il nous faut davantage de médiation, d’arbitrage et de diplomatie préventive », a-t-il affirmé devant l’Assemblée générale de l’ONU.

« Une paix qui n’existe pas »

Le 10 janvier dernier, devant les membres du Conseil de sécurité, Antonio Guterres a réitéré cet engagement en faveur de la médiation pour « doper la diplomatie pour la paix ». « Là où les guerres font rage, nous avons besoin de médiation, d’arbitrage et d’une diplomatie créative soutenue par tous les pays qui ont de l’influence », a-t-il ajouté. » (Extrait de itele.fr du 11/01/2017)

En savoir plus sur http://www.itele.fr/monde/video/onu-pourquoi-antonio-guterres-veut-tout-changer-172330