Ces dernières années, la médiation et d’autres formes d’intervention de tierces parties semblent changer. Cela est illustré par les cas de la Colombie, du Myanmar, de la Syrie, de la Libye ainsi que du Yémen. Bien que les futurs développements de la médiation restent flous, l’aperçu suivant tente de fournir une orientation en se basant sur des aperçus des milieux académiques et de la médiation appliquée. La médiation est la forme la plus courante de gestion et de règlement des conflits par un tiers. Entre 1946 et 2015, environ la moitié des conflits civils et interétatiques ont impliqué un type d’intervention désigné sous le terme de «médiation» (même si pas toutes ces interventions correspondaient à la définition mentionnée ci-dessus qui est également utilisée par l’ONU). Pendant cette période, la médiation était plus susceptible d’intervenir lors de conflits interétatiques (42% des années de conflit) que pour des guerres civiles (28% des années de conflit). La médiation était relativement rare entre 1945 et 1979, et plus souvent appliquée aux conflits interétatiques qu’aux guerres civiles en raison des dynamiques de la guerre froide. Cette tendance a commencé à changer dans les années 1980, période durant laquelle la médiation des conflits civils est devenue plus courante. La médiation est alors devenue le principal instrument mis en œuvre par la communauté internationale pour tenter de résoudre les différends violents intra étatiques et de pré- venir la reprise de conflits récemment terminés. (Extrait de css.ethz.ch )
« La décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël met à l’épreuve, sans doute de manière décisive, le rôle de médiateur impartial (« honest broker ») dans le conflit israélo-palestinien revendiqué par les Etats-Unis depuis quatre décennies. L’équilibre entre les deux parties a toujours été une gageure compte tenu de la très grande proximité de Washington avec l’Etat juif, nourrie par le soutien militaire décisif apporté lors des guerres israélo-arabes de 1967 et de 1973 et qui s’est transformé au fil des années en programme d’aides massif. Mais le défi que constitue cette reconnaissance est sans précédent.
Le démocrate Jimmy Carter a été le premier président à endosser ces habits d’« honest broker ». L’accord de Camp David conclu entre le premier ministre, Menahem Begin, et le président égyptien, Anouar Al-Sadate, en 1978, comporte en effet une partie qui prévoit une autonomie transitoire pour les territoires palestiniens occupés après 1967 (Gaza et la Cisjordanie).
Faute de contact direct avec l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), non reconnue par les Etats-Unis, ce plan, comme celui de Ronald Reagan qui envisage également une autonomie palestinienne cinq ans plus tard, n’est cependant pas négocié directement avec des représentants palestiniens.
DéséquilibreLa première Intifada en décembre 1987, qui met en lumière la situation des territoires palestiniens, puis la reconnaissance d’Israël par l’OLP en 1988, à Alger, ouvrent progressivement la voie au dialogue et à des contacts directs. Lors de la conférence de Madrid, en 1991, l’OLP n’est cependant pas représentée en tant que telle et son président, Yasser Arafat, reste boycotté par les Israéliens et les Etats-Unis. » G. Paris-(Extrait de lemonde.fr du 7/12/2017)
« Les membres du Conseil consultatif de haut niveau sur la médiation, qui se sont réunis cette semaine au siège de l’ONU à New York, souhaitent jouer un rôle d’alerte auprès du Secrétaire général pour contribuer à éviter que des crises latentes dans certains pays ne se transforment en conflit.
« Notre rôle c’est d’être un peu une structure d’alerte précoce. Chacun de nous a ses réseaux. Quand on se rend compte qu’une situation menace de tourner à la crise, c’est d’être prêt à avertir le Secrétaire général. Cela est un aspect du rôle. Un autre aspect, c’est peut-être de temps en temps de faire un peu de brainstorming sur ce que sont les bonnes stratégies », a expliqué à ONU Info un des membres du Conseil consultatif, Jean-Marie Guéhenno, ancien Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les opérations de maintien de la paix entre 2000 et 2008 et actuellement Président de l’International Crisis Group, une organisation indépendante qui vise à prévenir les conflits.
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a annoncé en septembre la création de ce Conseil consultatif chargé de lui prodiguer des conseils sur les initiatives de médiation et de soutenir des efforts spécifiques de médiation dans le monde entier.
Le Conseil consultatif compte 18 membres
Le Conseil est formé de 18 dirigeants internationaux, passés et actuels, de hauts fonctionnaires et d’experts renommés. La création du Conseil fait partie de la « montée en puissance de la diplomatie pour la paix » que le Secrétaire général a préconisée.
M. Guterres a rencontré lundi 27 novembre les membres du Conseil consultatif. « Le Secrétaire général a souligné que, dans un environnement mondial caractérisé par de multiples défis affectant la paix et la sécurité, il est urgent d’investir dans la prévention et de s’attaquer aux causes profondes des conflits et de poursuivre les efforts de médiation », a dit son porte-parole dans un compte-rendu de la rencontre.
« L’avis du Conseil sur la manière d’aborder ces défis sera particulièrement pertinent. Dans des situations spécifiques, et selon le cas, le Secrétaire général sera peut-être amené à solliciter l’engagement individuel et informel des membres du Conseil », a-t-il ajouté.
Un membre du Conseil facultatif, Tarja Halonen, qui a été Présidente de la Finlande de 2000 à 2012, a estimé dans un entretien à ONU Info que « la communauté internationale a souvent attendu trop longtemps».
« Le moment approprié, comme l’ont dit de nombreux membres du Conseil, est très important (…) vous ne pouvez pas attendre trop longtemps sinon les problèmes s’aggraveront », a-t-elle ajouté. « La communauté internationale fait très souvent les choses à la dernière minute ou plusieurs minutes après ».
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« VIDEO: Jean-Marie Guéhenno, membre du Conseil consultatif de haut niveau sur la médiation.Crédit: Nations Unies
Selon M. Guéhenno, « la médiation est très importante en particulier très en amont dans le domaine de la prévention ». « Très souvent on laisse des situations pourrir et une fois que la crise est ouverte, c’est trop tard », a-t-il ajouté.
« Eviter un conflit, plutôt que d’avoir à le résoudre, cela doit toujours être la priorité. C’est aussi moins coûteux pour la communauté internationale. La prévention c’est l’action politique intelligente et donc cela peut se faire quelquefois avec relativement peu de moyens », a-t-il encore estimé. « La prévention c’est aussi traiter les causes profondes et les causes profondes appellent des efforts de développement, elles appellent des efforts qui coûtent de l’argent ». (Extrait de
« C’est une visite qui a pu paraître anodine pour bon nombre de Français. Mais la réception, samedi à l’Elysée, du Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri est un geste fort d’Emmanuel Macron sur la scène diplomatique internationale. Le président de la République s’est ainsi saisi de l’opportunité de replacer l’Hexagone au cœur de la médiation de paix dans une région où le poids des Etats-Unis est prépondérant, tout en soignant l’amitié entre la France et ce pays francophone et francophile.
> Saad Hariri à Paris : « L’Elysée réalise un coup de maître »
Après le passage de Saad Hariri au palais présidentiel, Emmanuel Macron a ainsi enchaîné les coups de fils pour évoquer les « moyens de stabiliser le Moyen-Orient et de construire la paix » avec les principaux acteurs de la région. Le chef de l’Etat a d’abord appelé Donald Trump, avec qui il s’est « mis d’accord sur la nécessité de travailler avec les alliés pour contrer les activités déstabilisatrices du Hezbollah et de l’Iran dans la région », rapporte la Maison Blanche. Il s’est également entretenu avec les présidents libanais Michel Aoun et égyptien Abdel Fatah al-Sissi, le prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohamed ben Salmane, et avec le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Il « poursuivra ces échanges avec d’autres dirigeants internationaux dans les prochains jours », assure l’Elysée. » (Extrait de leparisien.fr 19/11/2017)
« Le retour du Maroc au sein de l’Union africaine était attendu. Cette victoire de la diplomatie chérifienne, à laquelle Mohamed VI n’a pas ménagé ses efforts, n’est pas sans conséquence sur les rapports de force au sein de l’organisation continentale, notamment pour la question du Sahara occidental. Afin de contrebalancer le succès du Maroc, l’Algérie redouble ses pressions au sein des organes de l’Union africaine.
L’élection du Tchadien Moussa Faki Mahamat à la présidence de la Commission de l’Union africaine a certes été facilitée par la présidence de l’Union africaine du président tchadien Idriss Deby Itno, durant l’exercice 2016. Elle doit aussi beaucoup aux trois États qui voient d’un mauvais oeil le retour du Maroc: l’Algérie bien sûr, mais aussi l’Afrique du sud et le Rwanda.
Dans ces conditions, aucun rapprochement n’est véritablement tenté sur la question du Sahara occidental. La nomination comme médiateur, par l’Onu de l’ancien président allemand, Horst Kolher, déplaît à l’Union africaine. Laquelle préférerait voir à la manoeuvre l’ancien président mozambicain Chissano, proche du Polisario et médiateur en titre de l’Ua. Le dernier incident diplomatique de Maputo, lors de la réunion Afrique-Japon de la TICAD, opposant violemment représentants du Maroc et de la RASD n’a suscité aucune condamnation de l’Union africaine.
Le climat sera-t-il meilleur lors du Sommet Afrique-Union européenne qui devrait se dérouler à Abidjan, en novembre prochain? Rien ne l’indique. » (Extrait de mondafrique.com du 19/09/2017)
« Le nouvel envoyé personnel du Secrétaire général de l’Onu pour le Sahara, l’Allemand Horst Koehler, a pris ses fonctions le 8 septembre à New York, où il a tenu une série de réunions et de consultations jusqu’au 16 septembre, indique dimanche un communiqué du porte-parole de l’Onu.
« M. Koehler a rencontré le Secrétaire général, Antonio Guterres, et les hauts responsables des Nations Unies, les représentants des parties et des voisins, et d’États Membres », ajoute le communiqué.
Antonio Guterres « s’est félicité de l’intention de son Envoyé personnel de se rendre dans la région », tout en soulignant « l’importance de cette visite pour relancer le processus politique dans un nouvel esprit et une nouvelle dynamique, conformément à la résolution 2351 (2017) du Conseil de sécurité », poursuit la même source.
Aucune date n’a été dévoilée sur l’agenda de Koehler dans la région, mais le communiqué note que le médiateur onusien « attend avec impatience de se rendre dans la région et de s’engager avec les parties dans un esprit de confiance et de compromis”. » (Extrait de .labass.net du 18/09/2017)
« L’ancien ministre des Affaires étrangères, qui s’est retiré complètement de la vie publique depuis le mois du juin dernier, fait désormais partie d’un panel de 18 personnalités internationales nommées par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Gueterres, en qualité de médiateur dans des conflits internationaux.
Selon le secrétaire général des Nations unies, «le Conseil est composé de 18 personnalités internationalement reconnues qui apportent de l’expérience et des compétences, un savoir approfondi et de nombreux contacts à cette tâche extrêmement importante». Aux côtés de l’Algérien, d’autres personnalités font partie de cette équipe. Il s’agit notamment de la présidente du Chili, Michelle Bachelet, de l’ex-président finlandais, Tarja Halonen, et de l’ancien ministre jordanien des Affaires étrangères, Nasser Dzhoda. Avant de devenir ministre des Affaires étrangères, en mai 2013, Ramtane Lamamra a derrière lui une longue carrière de diplomate. Il était notamment Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine et ambassadeur d’Algérie aux Nations unies, aux Etats-Unis et dans d’autres pays. » (Extrait de elwatan.com du 16/09/2017)
La Suisse propose sa médiation dans la crise nord-coréenne
La Suisse est disposée à jouer un rôle de médiatrice pour contribuer à résoudre la crise nord-coréenne. La présidente de la Confédération Doris Leuthard a annoncé hier qu’elle était prête à accueillir des sessions de discussions. Pour en parler, Célia Barman reçoit ce matin le Valaisan Johan Rochel, spécialiste en politique étrangère. » (Extrait de rhonefm.ch du
« La présidente de la Confédération helvétique entend proposer ses « services » pour faire baisser la tension dans la région.
La Suisse est neutre et se sent donc en position privilégiée pour jouer un rôle de médiateur dans la crise nord-coréenne. C’est le message de la présidente de la Confédération helvétique Doris Leuthard. Elle a déclaré ce lundi, selon des propos rapportés par Reuters, que les Suisses étaient « prêts à proposer nos services […] en tant que médiateur ». (Extrait de lexpress.fr du 4/09/2017)
« Dès le début du différend entre Riyad et ses alliés contre Doha, Alger s’est empressée d’agir dans sa voie traditionnelle, qui privilégie le dialogue en toute circonstance et d’éviter les dérapages verbaux. On assista rapidement à un chassé-croisé diplomatique où la capitale algérienne a reçu tour à tour des émissaires et des officiels, iranien, qatari et émirati. Tout le monde priait l’Algérie de jouer les bons offices et d’actionner les leviers qu’elle connaît le mieux, la diplomatie secrète et la médiation. Pour certains, c’est du pain bénit pour notre pays, qui ne jouissait pas d’une bonne presse dans les régions du Golfe, au moins depuis l’épisode du wahhabisme radical au début des années 1990.
Gagner quelques points et de la confiance était primordial pour Alger, qui avait subi depuis l’émergence du mythe du « printemps arabe » des critiques acerbes et des remontrances sur ses positions « avant-gardistes » sur la Syrie et ses glissements meurtriers, sur la question yéménite et ses tragédies et sur le dossier palestinien et ses concessions. Alger n’était guère appréciée par les puissances régionales du Golfe, notamment lorsqu’il s’agissait de faire passer des résolutions par la Ligue arabe. Comment oublier que ce sont les « déplorables » résolutions votées à la va-vite au Caire par cette Ligue qui ont ouvert des brèches et autorisé les armées occidentales à bombarder, détruire les villes et soudoyer les populations de ces contrées. Faut-il rappeler que les mises en garde de l’Algérie et ses avertissements sur ces ingérences étaient même des objets de railleries par des officiels et des médias moyen-orientaux ?
Aujourd’hui, il paraît clair que la crise au Golfe vient de prendre une autre tournure, avec l’alignement de deux autres puissances régionales dans la région et leur propension à soutenir militairement et politiquement le petit poucet qatari. L’intrusion dans cette crise d’Ankara et de Téhéran lui a donné une nouvelle dimension, et pourrait bien créer d’autres foyers de tension dans la péninsule arabique, désormais assise sur une poudrière.
La médiation koweitienne vient de tomber à l’eau suite aux récentes accusations de ce pays contre les agissements d’un groupuscule chiite rallié à l’Iran. Les Américains, avec le style à la hussarde de Trump, ne semblent point être efficaces et leurs déclarations, pourtant soignées, cachent mal des contradictions. Déjà, des analystes avaient estimé qu’il existait une maigre chance d’une réconciliation arabe, au moins au sein du CCG (Conseil de coopération du Golfe). Ni la Ligue arabe n’a la crédibilité pour le faire, ni l’OCI (Organisation de la Conférence islamique) devenue appareil satellite Saoudien, ni encore l’ONU, affaiblie et complètement « out » sur les questions moyen-orientales depuis bien longtemps. On avait également spéculé, récemment, sur de possibles médiations lancées par des membres influents de l’organisation de l’Union africaine.
Or, il semble bien que les concernés par le conflit eux-mêmes viennent de solliciter Alger pour une médiation. Fidèle à son principe de non-ingérence et rompue aux crises les plus complexes et les plus rudes, Alger s’implique officiellement dans cette entreprise délicate. Messahel, le ministre des Affaires étrangères, sait qu’il ne prêche pas dans le désert.
Il a déjà pris le pouls et entrepris récemment une virée dans la région (Emirats unis), avant d’entamer une nouvelle tournée qui va le conduire de l’Arabie saoudite à Oman, à l’Egypte, à la Jordanie, à l’Irak, au Koweït, à Bahreïn et au Qatar. Il est porteur de huit messages du président Bouteflika aux souverains et chefs d’Etat de ces pays. Reste à savoir si ce ballet diplomatique algérien va mettre sur la table des pourparlers les enjeux du dossier palestinien et les agressions israéliennes contre le Lieu Saint d’El Aqsa. -Mohamed Kouini- (Extrait de jeune-independant.net du 2/08/2017)
« Nous n’attendons pas une percée (…) mais certaines avancées, oui », a déclaré aux médias Staffan de Mistura, l’envoyé spécial de l’ONU en charge du dossier syrien, qui s’évertue depuis des années à trouver une solution à la crise syrienne.
S’exprimant lors d’une conférence de presse à l’issue de la première journée de discussions, le diplomate italo-suédois a jugé que « les possibilités de progrès sont plus élevées que dans le passé ». « Nous assistons peut-être à une phase de simplification du conflit le plus complexe qui existe actuellement », a-t-il ajouté, mentionnant l’accord russo-américain sur un cessez-le-feu dans le sud de la Syrie et la victoire sur le groupe État islamique (EI) à Mossoul en Irak, alors qu’au même moment les forces anti-jihadistes tentent de reprendre Raqa à l’EI.
Il a espéré que cette « simplification » du conflit aboutisse à une « désescalade », suivie d’une « stabilisation » de la situation après la reconquête attendue de Raqa, principal bastion de l’EI en Syrie.
Un accord qui a « de fortes possibilités de devenir une vraie réalité sur le terrain »
Le round, qui devrait se tenir jusqu’au 14 juillet, a commencé lundi dans la matinée par une rencontre entre M. de Mistura et la délégation du gouvernement syrien. Le médiateur de l’ONU a ensuite rencontré, lors d’un même déjeuner de travail, les différents représentants de l’opposition, dont ceux du Haut Comité syrien pour les Négociations (HCN).
Cet accord a « de fortes possibilités de devenir une vraie réalité sur le terrain », a déclaré M. de Mistura, soulignant qu’il pourrait notamment « aider à réduire la tension dans une zone qui commençait à être tendue ». Il espère qu’« un accord sera conclu dès que possible » pour les autres zones qui ont fait l’objet de discussions à Astana car « cela pourra représenter un soutien significatif au processus politique ».
Les discussions de Genève sont axées sur quatre points : la rédaction d’une nouvelle Constitution, la gouvernance (terme flou pour évoquer une transition politique), la tenue d’élections et la lutte contre le terrorisme.
Le dernier round de négociations s’était achevé en mai dernier avec peu d’avancées. Staffan de Mistura avait expliqué que « d’importants différends » persistaient sur des « questions majeures ». L’opposition syrienne a longtemps insisté sur le départ du président Bachar al-Assad dans toute solution politique au conflit. Pour le régime, il n’en est pas question.
La concurrence d’Astana
Au vu de ces profondes divergences, Yehia al-Aridi, un porte-parole du HCN qui rassemble des groupes-clés de l’opposition, a confié avoir de « modestes attentes » pour ce nouveau round. En effet, les pourparlers de Genève, qui ont débuté en 2014, se sont poursuivis depuis de façon intermittente avec de maigres résultats.
D’autant que depuis janvier, la concurrence est rude avec l’autre cycle de pourparlers organisé par la Russie, l’Iran et la Turquie dans la capitale du Kazakhstan. Ces trois pays se sont mis d’accord en mai sur la mise en place de quatre zones de « désescalade » en vue d’un cessez-le-feu durable, mais ont échoué à s’entendre sur les détails nécessaires à l’application de ce plan.
Sur le terrain, après le calme qui a régné dimanche dans le sud de la Syrie au premier jour du cessez-le-feu conclu entre les États-Unis et la Russie, le régime syrien a lancé lundi une attaque contre les rebelles dans une province du sud du pays malgré la trêve, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Un média d’État a affirmé que l’assaut était dirigé contre des jihadistes. » (extrait de lavoixdunord.fr du 10/07/2017)