Sahara occidental : le médiateur de l’ONU, Christopher Ross, stoppe sa mission avant la fin de son mandat


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« L’émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross a présenté sa démission, après l’échec de sa médiation dans le conflit territorial opposant le Maroc et le Front Polisario financé et soutenu par l’Algérie.

Durant les huit ans de son mandat, le diplomate onusien Christopher Ross « n’a pas pu ramener les parties autour de la table des négociations », a confié à des journalistes à New-York, le responsable des Affaires politiques de l’ONU, Jeffrey Feltman. Ross, a-t-il ajouté, a remis « sa démission au secrétaire général pour qu’il en décide quand cela lui conviendra ».

Pour le responsable des affaires politiques de l’ONU, Christopher Ross « a travaillé pendant huit ans pour tenter de présenter un cadre qui permettrait aux parties, le Maroc et le Front Polisario », mouvement indépendantiste sahraoui, « de renouveler les négociations ».

Christopher Ross, dont le mandat s’achève fin mars, a présenté sa démission la semaine dernière au nouveau Secrétaire général de l’ONU, le portugais Antonio Guterres. Cette démission traduits aussi l’échec de l’Organisation des Nations unies conduite par le sud-coréen, Ban Ki-Moon, à trouver une solution consensuelle à ce conflit qui persiste depuis la création par les régimes algérien et libyen dans les années 70, de la soi-disant république sahraouie «RASD» qui n’a jamais été reconnue par l’ONU.

Après avoir succédé au début de cette année à Ban Ki-Moon, le nouveau S.G de l’ONU, Antonio Guterres envisage incessamment, la nomination de ses nouveaux émissaires dans le monde, dont celui qui prendra en charge le dossier du Sahara.

Les relations entre le médiateur démissionnaire Christopher Ross et les autorités marocaines ont été souvent houleuses. Ancien ambassadeur américain à Alger et à Damas, Ross a été durement critiqué par le Maroc qui l’accusait d’être partial en faveur du Front Polisario et de son parrain algérien.

Rabat a fait les mêmes reproches à l’ex-patron de l’ONU, Ban Ki-Moon lorsqu’il avait parlé « d’occupation » du Sahara occidental, allusion faite à la présence marocaine, lors de son voyage dans les camps de Tindouf et dans la zone tampon de Bir Lehlou. En représailles, Rabat avait expulsé la majeure partie des membres civils de la mission de l’ONU au Sahara «Minurso», avant d’accepter le retour d’une partie de ces 75 experts. » (Extrait de legriot.info du 7/03/2017)

En savoir plus sur http://www.legriot.info/21352-onu-sahara-occidental-le-mediateur-christopher-ross-jette-leponge-avant-la-fin-de-son-mandat.html

Gambie : un règlement pacifique de la situation politique grâce à la médiation


 

« Voici in extenso de Guinéenews du communiqué en anglais de la CEDEAOconcernant « la situation politique en République Islamique de la Gambie » (les soulignés sont de Guinéenews)
1. À la suite de la décision du Sommet de l’Autorité de la CEDEAO prise le 17 décembre 2016 à Abuja (Nigéria), les efforts de médiation, y compris les visites à Banjul, ont été entrepris par le Président de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, Sirleaf, le Médiateur, SE le Président Muhammadu Buhari et le Co-Médiateur sur la Gambie, Son ancien Président John Dramani Mahama, ainsi que SE le Président Ernest Bai Koroma pour méditer sur l’impasse politique avec le Cheikh Professeur Alhaji Dr. Yahya AJJ Jammeh.

2. Suite aux efforts de médiation de SE le Président Mohamed Ould Abdel Aziz de la République islamique de Mauritanie et SE le Président Alpha Conde de la République de Guinée Conakry avec SE le Cheikh Professeur Alhaji le Dr Yahya AJJ Jammeh, l’ancien Président de la République de Gambie , Et en consultation avec la Présidente de l’Autorité des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, la Présidente de l’Union africaine et le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, cette déclaration a pour but de parvenir à un règlement pacifique de la situation politique En Gambie. 

3. La CEDEAO, l’UA et l’ONU saluent la bonne volonté et la diplomatie de Son Excellence l’ex-Président Jammeh qui, dans l’intérêt du peuple gambien, a pour but de préserver la paix, la stabilité et la sécurité de la Gambie La souveraineté, l’intégrité territoriale et la dignité du peuple gambien, a décidé de faciliter un processus de transition pacifique et ordonné immédiat et le transfert du pouvoir au président Adama Barrow conformément à la constitution gambienne. 

4. Pour ce faire, la CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à collaborer avec le Gouvernement de la Gambie pour veiller à assurer la dignité, le respect, la sécurité et les droits de l’ancien Président Jammeh en tant que citoyen, Leader et ancien chef de l’Etat tel que prévu et garanti par la Constitution gambienne de 1997 et les autres lois de la Gambie. 

5. En outre, la CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à travailler avec le Gouvernement de la Gambie pour garantir pleinement, assurer et assurer la dignité, la sécurité et les droits de la famille immédiate du Président Jammeh, , Responsables de la sécurité et partisans et loyalistes du parti. 

6. La CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à travailler avec le Gouvernement de la Gambie pour s’assurer qu’aucune mesure législative ne soit prise par celle-ci, ce qui serait incompatible avec les deux paragraphes précédents.
7.
La CEDEAO, l’UA et les Nations unies exhortent le Gouvernement de la Gambie à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer et assurer qu‘il n’y aura pas d’intimidation, de harcèlement et / ou de chasse aux sorcières des anciens membres du régime et des partisans, conformément à la Constitution et aux autres lois De la Gambie. 

8. La CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à collaborer avec le Gouvernement de la Gambie pour empêcher la saisie des biens et propriétés appartenant légalement à l’ancien Président Jammeh ou à sa famille et à ceux de ses membres du Cabinet, En vertu de la Constitution et d’autres lois de la Gambie. 
9. Afin d’éviter toute récrimination, la CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à collaborer avec le Gouvernement de la Gambie à la réconciliation nationale pour consolider la cohésion sociale, culturelle et nationale. 

10. La CEDEAO, l’UA et l’ONU soulignent fortement le rôle important des Forces de défense et de sécurité gambiennes dans le maintien de la paix et la stabilité de la Gambie et s’engagent à travailler avec le Gouvernement de la Gambie pour prendre toutes les mesures appropriées pour Soutenir le maintien de l’intégrité des forces de défense et de sécurité et se prémunir contre toutes les mesures susceptibles de créer une division et une rupture de l’ordre. 

11. La CEDEAO, l’UA et l’ONU veilleront à ce que les pays hôtes qui offrent une « hospitalité africaine » à l’ancien président Jammeh et à sa famille ne deviennent pas des cibles indues de harcèlement, d’intimidation et de toutes autres pressions et sanctions. 

12. Afin d’aider à la transition pacifique et ordonnée et au transfert du pouvoir et à la création d’un nouveau gouvernement, l’ancien Président Jammeh quittera temporairement la Gambie le 21 janvier 2017 sans porter préjudice à ses droits de citoyen, Et un chef de parti politique. 

13. La CEDEAO, l’UA et l’ONU collaboreront avec le Gouvernement gambien pour que l’ancien président Jammeh soit libre de retourner en Gambie à tout moment de son choix, conformément au droit international des droits de l’homme et à ses droits de citoyen De la Gambie et un ancien chef de l’Etat. 

14. Conformément à cette déclaration, la CEDEAO mettra un terme à toute opération militaire en Gambie et continuera de rechercher un règlement pacifique et politique de la crise. 

Fait le 21 janvier 2017 à Banjul, en Gambie. » (Extrait de guineenews.or

En savoir plus sur http://guineenews.org/amnestie-totale-accordee-a-yaya-jammeh-la-cedeao-remercie-la-mediation-du-president-alpha-conde/

 

Gambie : la Cédéao poursuit sa médiation pour assurer une transition pacifique


LA CÉDÉAO POURSUIT SA MÉDIATION EN GAMBIE

« La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) poursuit sa médiation pour assurer une transition pacifique en Gambie, où le président Yahya Jammeh refuse de céder le pouvoir, a dit samedi la présidente du Liberia.

S’adressant à la presse à l’issue d’un sommet de la Cédéao à Accra, la capitale du Ghana, Ellen Johnson Sirleaf a souligné que l’institution régionale n’avait pas encore l’intention de déployer une force militaire en Gambie.

Le ministre nigérian des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama, a quant à lui annoncé la tenue d’une nouvelle réunion de la Cédéao dès lundi à Abuja. Le président nigérian Muhammadu Buhari a été désigné comme médiateur dans la crise gambienne.

Après avoir initialement accepté la victoire à l’élection présidentielle du 1er décembre de son adversaire Adama Barrow, Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 1994, refuse désormais de reconnaître sa défaite et réclame un nouveau scrutin. Son mandat expire normalement le 19 janvier.

Le président sortant, à qui l’armée a promis fidélité, a vivement réagi à la décision de la Cédéao de placer des forces militaires en état d’alerte au cas où il refuserait de quitter le pouvoir, jugeant qu’il s’agissait d’une déclaration de guerre. » (Extrait de francais-express.com du 8/01/2017)

En savoir plus sur : http://francais-express.com/actualite/monde/-33768-la-cedeao-poursuit-sa-mediation-en-gambie/

République démocratique du Congo : protocole d’accord proposé par les évêques pour sortir le pays de la crise.


« Dans la nuit de vendredi à samedi et jusqu’au petit matin, les différentes parties prenantes aux négociations étaient toujours en train d’examiner en plénière le protocole d’accord proposé par les évêques et destiné à organiser la vie politique du pays dans les prochains mois et sortir le pays de la crise. A 6h locales, on apprenait que la pléinière s’interrompait quelques heures, pour reprendre à 11h. Il reste toujours quelques divergences, comme celle portant sur le gouvernement de transition : le Rassemblement souhaiterait prendre la primature.

Les évêques devront trancher dans les prochaines heures. Dans le cas contraire, il y aurait un plan B, les évêques ne laisseront pas cette situation en suspens. L’optimiste reste toutefois de mise. » (Extrait de rfi.fr du 23/12/2016)

En savoir plus sur http://www.rfi.fr/afrique/20161223-dialogue-politique-rdc-protocole-accord-negociations-joseph-kabila-eveques

Afrique : création d’une association africaine des femmes dans la médiation lors du séminaire du Réseau panafricain des sages (PANWISE) à Constantine (Algérie)


L'Expression - Le Quotidien

« C’est l’ambassadeur Smaïl Chergui qui a annoncé hier, la création d’une association africaine des femmes dans la médiation et atteindre la formation de 1000 médiatrices d’ici 2020.

Constantine abrite depuis hier, et jusqu’à aujourd’hui, un évènement international très important, organisé par le ministère des Affaires étrangères. Il s’agit d’un séminaire de haut niveau souligne, Smaïl Chergui, le charismatique ambassadeur et commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine, lequel a été organisé au niveau de la salle de conférences de l’hôtel Marriott. Le thème traite d’une question d’actualité «Faire taire les armes d’ici 2020». L’on s’intéresse notamment, à «l’inclusion des femmes dans la médiation pré-conflit, à la table des négociations et dans les mécanismes de cohésion sociale». L’ex-représentant de la diplomatie algérienne à Moscou, Smaïl Chergui, précise dans une déclaration que «cette rencontre se tient dans le cadre du programme de travail de la Commission de l’Union africaine», ajoutant que celle-ci «vise à renforcer les capacités africaines de prévention, de gestion et de résolution des conflits, et tout particulièrement les capacités de médiation des différents acteurs, les femmes surtout, aux niveaux continental, sous-régional et national», d’où la création dès 2013 du réseau panafricain des Sages (Panwise). » (Extrait de lexpressiondz.com du 12/12/2016

En savoir plus sur http://www.lexpressiondz.com/actualite/256077-la-femme-sera-impliquee-dans-les-mediations.html

CRISE EN GUINÉE-BISSAU : Le médiateur Alpha Condé reçoit une délégation de l’Assemblée nationale populaire.


« Conduite par le Président de l’Assemblée nationale populaire, Cypriano Cassama, la délégation de parlementaires bissau-guinéens est arrivée dans la matinée de ce samedi, 03 décembre, à l’invitation du Président Alpha Condé, Médiateur de la CEDEAO dans la résolution de la crise politico-institutionnelle en Guinée-Bissau. (…)

Il s’agit d’une prise de contact périodique dans le cadre de la mise
en oeuvre des Accords de Conakry, signés le 14 octobre dernier, en présence du président de la Commission de la CEDEAO et du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies à Bissau. » (Extrait de guineetime.com du 3/12/2016)

En savoir plus sur http://guineetime.com/crise-guinee-bissau-mediateur-alpha-conde-recoit-delegation-de-lanp/

Formation Afrique : Organisation d’une formation certifiante en ligne et présentiel sur la médiation commerciale dénommée « Médiation – Afrique »


 « MEDIATION AFRIQUE » est une plateforme de formation en ligne des médiateurs professionnels initiée par ITC, conçue et réalisée en partenariat avec la Maison de Communication en France à la Rochelle et le CAMC-O au Burkina Faso.

C’est un programme de formation qui vise à former à distance, en ligne (les leçons seront accessibles depuis les ordinateurs, tablettes ou téléphones portables), et en présentiel, des médiateurs d’entreprises qualifiés, certifiés et opérationnels dans 24 pays en Afrique.

Il s’agit : Algérie, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Centrafrique, République Démocratique du Congo, Congo, Côte d’Ivoire, Kenya, Madagascar, Tchad, Rwanda, Malawi, Mali, Mauritanie, Zimbabwe, Ile Maurice, Maroc, Mozambique, Sénégal, Togo, Tunisie, Tanzanie.

Le parcours de formation MEDIATION AFRIQUE s’inscrit dans le programme de développement de la médiation au service des entreprises, porté par l’ITC, dans les 24 pays d’Afrique et particulièrement dans l’espace OHADA.

Ce programme intervient dans un contexte où une étude a déjà été menée pour l’intégration de la médiation civile et commerciale dans le dispositif juridique de l’OHADA, et constitue une belle opportunité de formation de nombreux médiateurs en Afrique.

Ce parcours certifiant de 20 leçons qui équivaut à 150 heures de cours sur 9 mois, disponible sur une plate-forme pédagogique en ligne, est composé de:

  • vidéos de cours
  • questionnaires d’évaluation
  • témoignages d’experts
  • ressources complémentaires. » (Extrait de .ohada.com )

En savoir plus sur http://www.ohada.com/actualite/3163/organisation-d-une-formation-certifiante-en-ligne-et-presentiel-sur-la-mediation-commerciale-denommee-mediation-afrique.html

Bénin : Compte-rendu du séminaire « Médiations pour une justice restauratrice et la réinsertion des enfants en conflit avec la loi» – 27 et 28 septembre 2016


Glawdys-Gandaho

« Le Bureau international catholique de l’enfance (Bice) et l’Ong Enfants solidaires d’Afrique et du monde (Esam) ont organisé cette semaine à Cotonou un séminaire sur l’enfant. Cette rencontre à laquelle a également été associé le Médiateur de la République du Bénin réfléchissait sur le thème : « Médiations pour une justice restauratrice et la réinsertion des enfants en conflit avec la loi». Glawdys Gandaho, Chargée de missions aux droits de l’enfant, de la femme et des personnes vulnérables de l’ombudsman béninois a expliqué dans un entretien à Matin Libre les enjeux dudit thème. : 

Le Bénin a accueilli  les 27 et 28 septembre 2016 un  séminaire sur les « Médiations pour une justice restauratrice et la réinsertion des enfants  en conflit avec la loi». De quoi retourne réellement ce thème?

Depuis trois ans, la question de la justice juvénile est redevenue une vraie priorité. Les réflexions vont dans le sens de savoir s’il faut vraiment que les enfants qui ont commis de délits soient envoyés en prison. Et aujourd’hui, on parle de plus en plus de justice juvénile restauratrice. C’est pour dire que lorsque l’enfant commet un délit, il faut qu’il le répare. Mais il faut qu’il lui soit permis de revenir dans sa famille pour continuer de mener sa vie normale d’enfant et que ces droits continuent d’être respectés. Ce n’est pas parce qu’il a commis une infraction qu’il sera stigmatisé ou mis au ban de la société. Il faut qu’on lui donne une nouvelle chance afin qu’il continue à vivre normalement pour devenir un adulte responsable. Car un enfant emprisonné a rarement la chance de finir l’école et d’apprendre un métier. La prison peut faire d’un enfant un criminel. Dans la majorité des cas, l’enfant s’endurcit. Et il récidive. C’est pour cela qu’on travaille pour qu’un enfant en conflit avec la loi retourne dans sa communauté.

Alors comment devrait-on concrétiser la médiation? Lors du séminaire, les participants ont également évoqué la déjudiciarisation de la situation des enfants. En quoi cela va-t-il consister  réellement?

Au niveau du Médiateur de la République du Bénin, nous faisons de la médiation institutionnelle. Quand les administrés ont des différents avec l’Administration, ils ont la possibilité de saisir le Médiateur après avoir vainement essayé de trouver un arrangement avec leur employeur. Le Médiateur, une fois saisi, cherche à réconcilier les deux parties. Il travaille afin que la partie qui se sent lésée voit ses droits rétablis. Aujourd’hui, le Médiateur souhaite que ce travail qu’il fait, c’est-à-dire la pacification des rapports entre administrés et Administration, soit introduit dans les autres formes de rapport dans la société. Ce type de médiation est aussi souhaité au niveau des communautés à la base. Et on souhaite à nouveau faire l’expérience de la médiation traditionnelle. Et c’est là qu’intervient aussi la déjudiciarisation de la situation des enfants en conflit avec la loi. Cela veut dire que quand l’enfant commet un acte délictuel, au lieu de transmettre directement l’affaire à la justice, il faut qu’elle soit traitée d’abord par les communautés à la base. Et même au niveau de la justice, il faut qu’il y ait une médiation pénale comme le recommande le Code béninois de l’enfant qui est publié depuis mars dernier. La médiation doit être la meilleure solution pour redonner de nouvelles chances aux enfants ayant commis des délits.

Les chefs traditionnels ont pris part au séminaire. Et on sent que vous voulez leur donner de nouveaux rôles dans la gestion de la situation des enfants en conflit avec la loi. N’y-a-t-il pas des risques de dérapages?

Dans nos communautés, il existait des formes de médiation sociale. Les chefs traditionnels jouaient un rôle important dans le règlement  des conflits sociaux. La voix du sage était celle la plus utilisée. Aujourd’hui, nous avons aussi la voix des religieux. La présence des chefs traditionnels ne signifie pas qu’on veut leur donner des pouvoirs. Ils ne vont pas suppléer la justice. Mais le Bice et l’Esam qui ont organisé le séminaire pensent que ces chefs traditionnels ont beaucoup à apporter à la médiation. Ils sont des exemples dans leurs communautés. Et ils ont des outils pour réaliser la médiation. Je dois préciser que la justice continue de faire son travail. Nous voulons maintenant que la médiation pénale prévue dans le nouveau Code de l’enfant soit réellement appliquée.

En tant que chargée de mission aux droits de l’enfant, de la femme et des personnes vulnérables du Médiateur de la République du Bénin, quels regards portez-vous sur la situation des enfants au Bénin?

En 2010, le Médiateur de la République avait fait une étude sur les conditions de détention dans les prisons du Bénin. On  s’était rendu compte qu’il y avait beaucoup de mineurs qui vivaient dans les prisons.  Dans la plupart des cas, ces mineurs n’avaient pas commis de délit, ou n’avaient commis de délit qu’indirectement. Et ils étaient jetés en prison sans procès. Heureusement, depuis 2010, les choses ont changé. Lors de ce séminaire, j’ai constaté que la présence de juges, d’avocats et d’autres acteurs impliqués dans la gestion de la situation des mineurs qui ont fait des témoignages ; des témoignages qui montrent que la situation des enfants en conflit avec la loi est devenue une préoccupation majeure de nos dirigeants. Et il y a moins d’enfants mineurs en prison. C’est un grand pas dans le paysage judiciaire béninois. Mais les enfants en difficulté étant souvent rejetés dans la société, il faut qu’un travail de sensibilisation se fasse au niveau des familles pour changer les pratiques. Il faut nécessairement que l’enfant ait toujours la chance de vivre au niveau de sa famille. Le médiateur de la République est en tout cas déterminé à jouer un rôle d’interface pour que la situation des enfants en conflit avec loi change réellement. On peut copier ce qui se fait de bien en République démocratique du Congo et au Togo.Il faut une synergie d’actions pour de meilleurs résultats. » (Extrait de matinlibre.com du 29/09/23016)

En savoir plus sur http://matinlibre.com/index.php/societe/item/8544-glawdys-gandaho-au-sujet-de-lenfant-en-conflit-avec-la-loi

Sénégal : la tension éclate à la médiation des Imams relative à la démolition des mosquées


DÉMOLITION DES MOSQUÉES : la tension éclate à la médiation des Imams.

« Une médiation organisée par l’Association des Imams et Ulémas de Saint-Louis en compagnie de l’Imam ratib Cheikh Tidjane DIALLO n’a pu aboutir, lundi.

Des adjoints au maire, délégués de quartiers de Guet-Ndar et d’autres notables de la ville avaient répondu à l’appel de cette rencontre, convoquée par le Prefet Marima TRAORE pour trouver un terrain d’entente sur l’affaire.

Les gestionnaires de deux moquées sont restées campées sur leurs propositions rejetant catégoriquement une quelconque possibilité de démolir les lieux, et ce, malgré la promesse de la commune de Saint-Louis d’ériger d’autres, dans le cadre de son plan d’aménagement.

Donnant l’exemple de la moquée initiale du Prophète (Paix et Salut  Lui) et du sanctuaire de Bakhia, l’Imam Idrissa MBENGUE qui modérait la rencontre a signalé que la démolition est permise, compte tenu de l’ampleur du projet et du fait que deux nouveaux lieux de prière seront installés, en échanges.

Il a invité les deux comités à accepter la proposition de la Commune de déménager vers un espace aménagé près des cimetières de Thième. «  C’est un bon endroit qui n’est pas loi », a-t-il dit, joint par NdarInfo.

Mais, l’Imam Abdourahmane TRAORE et la direction de l’autre moquée rejettent la proposition et marquent leur indignation. «  Je  m’étonne de la nouvelle volonté de démolir la moquée alors que de fermes assurances nous ont été données par la Commune », a-t-il dit.

Il a rappelé la dimension de ce lieu de culte qui en son sein garde un important institut islamique. Ce centre forme des jeunes venus de divers horizons.

Des empoignades et virulences verbales ont mis fin, de manière précoce, à la rencontre lorsque l’éventualité d’une démolition a été soulevée. » (Extrait de ndarinfo.com du 27/09/2016)

En savoir plus sur http://www.ndarinfo.com/DEMOLITION-DES-MOSQUEES-la-tension-eclate-a-la-mediation-des-Imams_a17054.html

Mali: L’équipe de médiation internationale appelle à des sanctions


Si le mot « sanction » contenu dans l’article de presse s’avère exact, on se dirigerait vers ce que l’on appelle dans le jargon une « médiation musclée ».

médiation internationale dirigée par l'algérie au Mali

« L’équipe de médiation internationale dirigée par l’Algérie , qui comprend l’ONU, l’UE, l’Union africaine et  la CEDEAO, a indiqué qu’elle est « profondément préoccupée » par les récents affrontements dans le Nord du Mali et fait planer la menace de prendre des sanctions des responsables de la violence

Elle  « estime que cette situation ne peut plus durer sans compromettre l’essence de cet accord de paix » , selon un communiqué publié,  à l’issue d’une réunion du comité de suivi l’accord de paix.

Elle a exhorté toutes les parties à «respecter pleinement leurs engagements et leurs responsabilités et leurs exigences, en particulier, le gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires pour une mise en œuvre rapide de l’accord ». (Extrait de intellivoire.net du 22/09:2016)

En savoir plus sur http://intellivoire.net/mali-lequipe-de-mediation-internationale-planer-menace-es-sanctions/

Niger : « le Médiateur de la République un juriste au service du citoyen » par Abdoulaye HASSANE DIALLO


Abdoulaye HASSANE DIALLO Dr 01

« En  effet, le   Médiateur  de  la  République  est  un homme  de  dialogue  qui  passe  constamment  son temps  à  travers  ses   services , à   longuement  expliquer , de  long  en  large  la  raison  de  l’existence   et   de   l’utilité  de  l’Institution .  Dans  un  pays  comme  le  notre,  ce  n’est  pas  une  sinécure  parce  qu’il  faut  convaincre  de  l’utilité  de  la  Médiation  de  la  République ,  créée  déjà  en  1990 ,  dissoute   par  la  Conférence  Nationale  en  1991  puis  réhabilitée  en  2008  avant  d’être  suspendue   suite  au  coup  d’Etat  militaire  du  18  Février   2010.   C’est enfin  le  l8 Août  2011  par  promulgation n°  2011-O18 / PRN  du  8  Août  2O11   qu’elle  sera  à  nouveau  remise  en  selle.

 Dans   l’intérêt  du   citoyen  qu’elle  accompagne  et  protège  contre  les injustices,  les  intimidations  et  le  pouvoir  abusif  de  l’Etat  ,  des     autres  Institutions ,   Organismes  et  Organes .   Afin  de  consolider l’Etat  de  droit,  de  réduire  les    inégalités,  stabiliser  la  Société.  Une  Institution  qui  éclaire  le  citoyen  sur  le  fonctionnement  de l’Etat  et    également   sur la  marche  de l’Administration  qu’il  peut  interpeller,  en  déposant  dans  un  dossier  bien  ficelé , une  réclamation.  En  vue  de  recouvrer  ses  droits  lorsqu’il  se  sent  lésé ,  sur  l’ensemble  de  notre Territoire nigérien .Une démarche qui  brise l’incompréhension ,   balaie  les  préjugés  et   efface  les  peurs   vis  à  vis  des  pouvoirs.  Pouvoirs  instaurés  par et  au nom  du peuple ,   seul  souverain  national .  Et  cela  par  délégation . » (Extrait de nigerdiaspora.net du 20/09/2016)

En savoir plus sur http://www.nigerdiaspora.net/les-infos-du-pays/item/75342-ce-que-je-pense-niger-le-mediateur-de-la-republique-un-juriste-au-service-du-citoyen