Belgique : « 25 ans de médiation interculturelle dans les soins de santé » 25/12/2016 à Bruxelles


FPS Public Health

« En 25 ans, la médiation interculturelle s’est développée au sein d’un grand nombre d’hôpitaux. Des patients qui ne parlent ni néerlandais, français ou allemand communiquent mieux avec le personnel soignant grâce aux médiateurs interculturels et aux coordinateurs. De plus, depuis quelques années, nous offrons la médiation interculturelle à distance (via vidéoconférence). Dans le futur, cette offre sera aussi mise à disposition dans le secteur ambulatoire.

Le SPF a le plaisir de vous inviter à l’occasion de cet anniversaire. Venez partager avec nous cette rétrospective et écouter les perspectives pour l’avenir. Différents orateurs internationaux sont attendus. Ils témoigneront de leur expérience et donneront entre autres un éclairage sur l’offre de soins de qualité dans le contexte de la crise des migrants.

Date : 9 décembre 2016
Lieu : salle Pachéco, Boulevard Pachéco 19, 1000 Bruxelles
Heure : 9h00

Programme
• 9h00 : Accueil, C. Decoster, Président du SPF Santé publique
• 9h10 : 25 années de médiation interculturelle dans les soins de santé, J. Leman
• 9h30 : La contribution des médiateurs aux soins interculturels, R. W. Putsch
• 10h30 : Pause-café
• 10h40 : Vers des soins de santé égaux pour les minorités ethniques et autres groupes vulnérables, J. Glover
• 11h30 : Gestion de diversité linguistique et culturelle dans les hôpitaux universitaires de Genève : défis et stratégies, P. Hudelson
• 12h30 : Questions
• 12h40 : Lunch
• 13h40 : Histoire et futur de la médiation interculturelle dans les soins de santé, H. Verrept
• 14h15 : Médiation interculturelle à distance dans les hôpitaux et la première ligne (par vidéoconférence) : démonstration, S. Baatout
• 14h30 : Questions
• 14h45 : Différents témoignages du terrain, S. Terzerdi, R. Moustamer, D. D’Hertz-Pompe
• 15h35 : conclusion, R. de Ridder
• 16h00 : Fin et réception  » (Extrait de health.belgium.be

Programme et inscription sur  http://www.health.belgium.be/en/node/30227

1ère conférence internationale de l’IFJR : La justice restaurative en action(s)- 18 et 19 janvier 2017 – UNESCO à Paris


 

La justice restaurative en action(s)

Pratiques et innovations françaises.

Perspective comparée au travers de témoignages internationaux.

 

La justice restaurative a été introduite dans le Code de procédure pénale par la loi du 15 août 2014. Il est désormais possible à toute personne victime ou auteur d’une infraction pénale de se voir proposer une mesure de justice restaurative, à tous les stades de la procédure pénale.

L’Institut Français pour la Justice Restaurative (IFJR) accompagne et évalue depuis trois ans le développement d’expérimentations, sur le territoire français, mises en œuvre par les professionnels de la justice, de l’administration pénitentiaire, de la protection judiciaire de la jeunesse et de l’aide aux victimes.

Devant le succès de ces programmes, qui confirment les résultats évalués à l’étranger – apaisement des participants, reconnaissance pour les personnes victimes, responsabilisation des personnes infracteur, réduction du taux de récidive, sentiment de sécurité retrouvé pour les communautés, notamment – la pratique est en train de se généraliser en France. Cette première conférence a pour objectif de faire le point sur ces actions, de présenter les plus efficaces et de rendre compte d’une approche française particulièrement innovante, dans une perspective comparée, au travers du témoignage de professionnels étrangers.

Cette conférence inédite en France est organisée par l’IFJR en partenariat avec le Forum Européen pour la Justice Restaurative (EFRJ – www.euforumrj.org), l’Observatoire international de la justice juvénile (OIJJ – www.oijj.org) et l’Institut National d’Aide aux Victimes Et de Médiation – INAVEM (fédération des associations d’aide aux victimes – www.inavem.org), avec le soutien du Ministère de la Justice (SG/Service de l’Accès au Droit et à la Justice et de l’Aide aux Victimes) et de la Fondation M6. Elle est destinée à tous les professionnels qui participent au déploiement de la justice restaurative en France et souhaitent échanger sur leurs pratiques, sur leurs réussites comme sur les difficultés rencontrées, à tous ceux qui sont susceptibles de mettre en place des actions dans le futur et ont besoin de se former sur le sujet, ainsi qu’à tous les professionnels internationaux curieux de découvrir la manière dont la France a développé cette pratique aux cours des deux dernières années. Elle s’adresse également à tous ceux qui s’intéressent à la justice restaurative, voire souhaiteraient s’engager, à titre personnel, dans un programme de justice restaurative. (Extrait de justicerestaurative.org)

Programme et inscription sur http://www.justicerestaurative.org/fr/article/la-justice-restaurative-en-actions-1ere-conference-internationale-de-lifjr

Compte-rendu du Symposium de la médiation professionnelle 20-21/10/ 2016 à Lyon


Symposium de la médiation professionnelle 2016

« Les deux jours du Symposium de la médiation à Lyon ont permis à tous les médiateurs professionnels présents de prendre la mesure de l’importance de leurs actions auprès de l’ensemble de la société et plus spécifiquement des organisations concernant le dialogue social.

Des ateliers découverte, de formation et de perfectionnement

La première journée a été organisée avec trois types d’ateliers conférences : les uns réservés aux médiateurs en cours de formation, d’autres exclusivement pour les médiateurs professionnels et enfin d’autres ouverts à tout publics.

Les temps forts de ces ateliers se sont affirmés dans la synthèse proposée par les intervenants : loin de la représentation « médiation = conflit », les médiateurs professionnels portent, sans jouer de gravité, la force du message de liberté de décision et de qualité relationnelle. Ils sont la profession à laquelle chacun peut avoir recours pour améliorer ses relations, promouvoir un projet, jusqu’à résoudre un conflit.

La formation continue des médiateurs professionnels a été réaffirmée ouverte sur les modules de la formation initiale. Les séminaires de perfectionnement : formation de formateur, consultant SIC®, DMPI, Ingénierie relationnelle, Qualité relationnelle, les propositions de l’EPMN sont désormais aussi variées qu’opérationnelles.

Par ailleurs, les jurys sont autant d’occasions pour les membres de la CPMN de venir échanger avec leurs confrères sur des échanges d’expériences et de soutenir les élèves médiateurs en passe de présenter leur mémoire de fin de formation.

Exemplarité des expériences : espoirs de la médiation

Le rappel du DMPI mis en place au sein de l’entreprise Boehringer-Ingelheim, avec Jérôme Juillard qui a passé le relai en interne à Yannig Janoir, a démontré la place incarnée de la médiation professionnelle comme instrumentation au service de l’entretien et du rétablissement de la qualité relationnelle.

Le rappel aussi de la Foire de Paris est pour les médiateurs professionnels un point important de leur implication dans la société civile. Ils ont initié, avec cet événement commercial, le dispositif de médiation de la consommation que les hauts fonctionnaires d’Etat mettent en place d’une matière si maladroite. Reste que pour les médiateurs professionnels, c’est la reconnaissance progressive du droit à la médiation.

Les médiateurs professionnels ont salué cette année l’implication d’acteurs très variés, ce qui témoigne encore de l’intérêt très élargi des secteurs d’activités pour leurs prestations :

  • Conseil départemental du Puy-de-Dôme, avec Anne-Sophie Caron et Christine Chavenon, proposé par Agnès Tavel
  • Préventica, proposé par Aïcha Sangaré
  • SERAMM Marseille, proposé Par Walter GilpinClub Omnisports de Valbonne , proposé par Eric Mathieu Daudé
  • ESF Édition Sociale Française, avec Sophie Courault, proposé par Jean-Louis Lascoux
  • Bientôt, vous retrouverez en ligne, les vidéos tournées pour ces Espoirs.

    Et l’année prochaine ? Déjà, pour 2017, des organisations très diverses sont en lice. Des entreprises et des services publics sont proposés pour leur implication dans le développement de la médiation professionnelle et ses fondamentaux sociétaux.

Débat sur le dialogue social : qualité relationnelle en plus

Pour les dirigeants d’entreprises et les représentants des salariés, les enjeux étaient tout aussi essentiels. La conception du dialogue social tourne habituellement autour des dispositions encadrées par la loi. L’intervention des médiateurs professionnels conduit à l’identification des fondamentaux qui donnent au mot de dialogue toute son amplitude :

  • la gouvernance
  • le projet
  • la qualité relationnelle

Le débat en trois temps conduit par Henri Sendros-Mila a permis de faire le tour des différents aspects du dialogue social sur ce qui fait l’entreprise, ce que fait l’entreprise et ceux qui la font. L’approche novatrice du dialogue sociale avec le modèle de la médiation professionnelle permet la conduite d’une réflexion et de proposer des dispositifs pratiques.

La reconnaissance de la performance de la médiation professionnelle par ceux qui y ont eu recours, avec ses dispositifs dynamiques et processus structurés, a fait repenser les impératifs habituels du dialogue social : le terme de dialogue, ont dit plusieurs dirigeants, pourraient être avantageusement remplacés par celui de médiation. Cet avis n’a pas été partagé par tous les partenaires sociaux qui étaient aussi représentés. Il reste que chacun reconnait la performance de la médiation. L’espace de la médiation en entreprise est encore à définir. Les actions engagées vont facilité l’identification des différents recours.

La promotion François Villon

Consacrée par les poèmes mis en musique et chantés par notre confrère Jean-Bruno Chantraine, la promotion des médiateurs professionnels François Villon a accueilli 102 nouveaux titulaires du Certificat d’Aptitude à la Profession de Médiateur. Parmi eux, 16 sont venus de Côte d’Ivoire, 6 de Suisse, 1 de Singapour. (Extrait de officieldelamediation.fr  du 25/10/2016)

En savoir plus sur http://www.officieldelamediation.fr/2016/10/25/symposium-de-la-mediation-professionnelle-2016/

Colloque à Toulouse : SANTÉ ET DROITS DES PERSONNES VULNÉRABLES : UNE NOUVELLE APPROCHE, LA MÉDIATION


COLLOQUE, SANTÉ ET DROITS DES PERSONNES VULNÉRABLES : UNE NOUVELLE APPROCHE, LA MÉDIATION

Direction scientifique et organisation du colloque : Sophie Paricard
DATE :  25 Novembre 2016, 09h00 – 18h00
LIEU :  Université Toulouse 1 Capitole Amphi colloque, Manufacture des Tabacs.

Paris : Colloque sur la médiation de la consommation organisé par la secrétaire d’Etat chargée de la consommation, le 29/11/2016


Logo DGCCRF

« Depuis le 1er janvier 2016, tout consommateur a le droit de recourir gratuitement à un médiateur de la consommation en vue de la résolution amiable du litige qui l’oppose à un professionnel. A cet effet, tous les professionnels doivent garantir à leurs clients le recours effectif à un dispositif de médiation de la consommation.

Près d’un an après son lancement, le moment est venu de dresser un premier bilan de ce dispositif. C’est l’objet d’un colloque organisé, dans le salon Michel Debré de l’Hôtel des ministres de Bercy (7e étage), à l’initiative de Martine Pinville. Au programme de la manifestation :

  • Des témoignages et illustrations de la mise en œuvre dans l’Union européenne de la résolution extrajudiciaire des litiges de consommation, avec notamment un focus sur les dispositifs français et belge,
  • Des retours d’expériences de la mise en œuvre de la médiation de la consommation, à partir des témoignages de médiateurs de la consommation français et belge et les points de vue croisés de professionnels et de consommateurs.

Le cadre juridique prévoyant la généralisation de la médiation de la consommation a été défini en France par une ordonnance du 20 août 2015 relative au règlement extrajudiciaire des litiges de consommation dont les modalités pratiques ont été précisées par deux décrets, du 30 octobre 2015, relatif à la médiation des litiges de la consommation, et du 7 décembre 2015, relatif aux conditions de désignation des médiateurs d’entreprise. Un site internet dédié à la médiation de la consommation publie la liste des médiateurs et permet d’accéder à toutes les informations nécessaires pour faire appel à un médiateur. »

Inscriptions à l’adresse :
colloque-mediation@dgccrf.finances.gouv.fr

(Extrait de economie.gouv.fr )

En savoir plus sur http://www.economie.gouv.fr/dgccrf/colloque-sur-mediation-consommation-a-bercy

article : « CPMN / BIOCOOP : les fondamentaux d’un dialogue (social)… du 3e type » par Thierry KIEFER (lauviKom)


Chambre Professionnelle de la Médiation et de la Négociation

« Les nouveaux fondamentaux du dialogue social en entreprise ». Tel a été pendant deux jours, les 20 et 21 octobre, le thème central du symposium annuel de la Chambre professionnelle de la médiation et de la négociation (CPMN) organisé, cette année, au Palais des Congrès de Lyon. Un thème qui a pris un sens beaucoup plus concret dans la bouche de Jean-Louis Lascoux, le maître de cérémonie, et plus encore dans celle de l’un de ses hôtes : Gilles Piquet-Pellorce. Un Directeur général de Biocoop, fleuron de l’économie sociale et solidaire, qui s’est fait le chantre du « droit à la parole pour tous les salariés ».

« Les nouveaux fondamentaux du dialogue social en entreprise » : vaste programme ! Décliné ici en débats et en ateliers. Notamment autour du « dispositif de médiation professionnelle interne », le DMPI, que cette chambre (un syndicat professionnel, en réalité) propose désormais aux entreprises d’appliquer. Et avec derrière ce nouvel « instrument de qualité relationnelle » made in CPMN, sans doute la marque d’un glissement. D’une médiation de la résolution et de la prévention des conflits, vers une médiation de la gouvernance, de « l’ingénierie relationnelle au service des organisations ». Un peu abstrait tout ça, peut-être ? Sans doute un peu, oui, pour les non-initiés…

Fort heureusement, au cœur de ces deux jours de discussions, pour les besoins d’une interview diffusée dans l’amphithéâtre principal, il y a eu une rencontre du 3e type susceptible de remettre les pieds sur terre à tous les participants. Une rencontre entre deux « types », ou disons plus joliment, entre deux personnalités qui ont la médiation dans les gènes. Deux mutants en quelque sorte…

Ou plutôt deux militants, toujours prompts à monter en tribune pour faire des beaux discours, doublés de deux précurseurs capables, grâce à leur longue pratique, de donner chacun à leur façon une saveur toute particulière à ce dialogue social sauce médiation.

Témoin privilégié de la scène, Lauvikom a donc fini par se dire qu’il serait dommage de réserver cet échange aux seuls participants de ce symposium. Et cru bon de vous donner accès à cette vidéo à vous aussi.

L’entretien débute certes par un rappel du… conflit opposant Biocoop à Monsanto. Et de la condamnation récente de Biocoop, jugée coupable d’avoir dénigré les pommes traitées avec des pesticides de synthèse. Mais très vite, le face-à-face devient autrement plus goûtu.

A gauche, Gilles Piquet-Pellorce, Directeur général de Biocoop. 6000 salariés. Une entreprise « comme les autres ». Avec ses tensions, ses conflits, parfois. Avec des relations sociales faites de négociations obligatoires entre représentants. Certes. Mais pas que.

A droite, Jean-Louis Lascoux, Directeur de l’École professionnelle de la médiation et de la négociation et vice-Président de la Chambre professionnelle de la médiation et de la négociation. Des organisations où l’on insiste (donc) beaucoup sur ce « professionnel », et pour faire entrer (d’abord) cette médiation-là dans les entreprises. Certes. Mais pas que.

Car à gauche, se trouve aussi un homme dont l’entreprise a signé son premier contrat de médiation dès 2003. Et qui depuis, entre des « Ateliers de la politique sociale » et un réseau de « salariés écoutants », a réussi à (s’) appliquer un « droit à la parole pour tous ». Un droit dont use par exemple une « section des salariés sociétaires ». Environ 280 salariés « qui non seulement participent à la vie de l’entreprise au quotidien, mais peuvent donner leur avis sur la stratégie de l’entreprise, voire influer sur les décisions qui vont être applicables à tous sans exception ».

Et à droite, il y a un homme qui se bat lui aussi depuis plus de 15 ans. Qui tente désormais de faire inscrire dans la constitution française un « droit à la médiation ». Au même titre que le droit à l’éducation est inscrit à l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Et qui rêve de voir créé en France d’ici 2025 un ministère de la médiation, ou un secrétariat d’État comme il a pu en être créé un pour « les droits des femmes », parce que c’était le sens de l’Histoire.

A gauche et à droite, deux expériences plutôt convaincantes sur l’intérêt de poursuivre partout la promotion de la médiation, à l’aune des bienfaits qu’elle procure déjà dans certaines entreprises. Deux « visions » de l’homme et de ses modes d’organisation qui peuvent sans doute sembler encore « révolutionnaires » aux yeux de bon nombre d’acteurs. Mais dont ces deux hommes s’accordent à penser, en regardant les changements qui s’opèrent partout dans le monde, que ce n’est plus qu’une question de temps. » (Extrait de lauvikom.fr du 21/10/2016)

En savoir plus sur http://lauvikom.fr/index.php/2016/10/21/cpmn-biocoop-lascoux-piquet-pellorce-dialogue-social-mediation-kiefer/

Colloque : Assises francophones des MARD à Lyon le 21/11/2016


Assises francophones des modes amiables de prévention et de règlement des différends

« Le barreau de Lyon organise, avec le barreau du Québec, le 21 novembre 2016, la première édition des « Assises francophones des modes amiables de prévention et de règlement des différends », à l’université Lumière Lyon 2.

Réunir des avocats de barreaux francophones pour partager leurs meilleures pratiques et jeter les bases d’une coopération internationale sont les ambitions de ces assises au cours desquelles seront notamment abordés la négociation, la conciliation, la médiation, le droit collaboratif et la convention de procédure participative.

Ouverture et clôture de ces assises par la bâtonnière de Lyon Laurence Junod-Fanget avec des regards croisés sur ce qui se passe en la matière au Canada, en Belgique, en Suisse et au Cameroun.

Dans le cadre de la justice collaborative, expliquent les organisateurs, toute personne choisit avec l’assistance de son avocat le mode approprié en fonction de ses besoins, de ses intérêts et de ses moyens, une démarche qui induit « un changement de culture, privilégiant une justice consensuelle et non plus simplement juridictionnelle ». » (Extrait de lextimes.fr )

En savoir plus sur http://www.lextimes.fr/agenda/agenda-professionnel/colloque/assises-francophones-des-mard

Forum à Paris : « La non-violence à l’école »


Le 14e Forum de la Coordination aura pour thème :
« Renforcer l’estime de soi : enjeux – démarches – outils ».
Il aura lieu le samedi 19 novembre 2016
avec l’intervention de Catherine Gueguen et de Moussa Nabati.

Médiation environnement : Carrefour-Débat à Paris le 8/11/2016 sur le thème : « Débat public, concertation, conciliation, médiation : quelles synergies ? »


cndp
« Alors que les processus de débat public et de concertation se sont largement étendus depuis 15-20 ans, la conflictualité est restée élevée dans le domaine de l’environnement et conduit à imaginer de nouvelles pistes de solutions pour renforcer le dialogue environnemental.

Quels sont les liens entre les différents processus de participation et de concertation, en amont de la décision, et du rôle que pourraient y jouer les approches de médiation et de conciliation, peu répandues encore dans notre pays ? À quelles situations répondent les articulations possibles entre ces différentes pratiques et approches? Comment assurer entre elles une meilleure synergie tout en maintenant leurs spécificités ? Quels sont les liens entre les postures et les rôles de garant, de conciliateur, de médiateur et d’animateur de concertation ?

Telles sont les questions qui seront au cœur de cette conférence-débat organisée par la CNDP, le Cnam et Médiations Plurielles, en association avec le GIS Démocratie et participation, l’Institut de la concertation et décider ensemble.

Programme

9h30 – Ouverture

9h45 – Session plénière 1
Dialogue et conflit dans le domaine de l’environnement : actualité de la réflexion sur concertation, débat public, conciliation et médiation

11h – Travaux en ateliers
Mise en discussion des questions retenues par le groupe de travail réuni en amont du Carrefour-débat :
– les concepts, les notions, les idées
– les situations concrètes

13h – Déjeuner libre

14h30 – Session plénière 2
Médiateur et garant : les mêmes valeurs ? un même métier ?  
Mise en commun et échanges avec les participants

15h45 – Session plénière 3
Pratiques de médiation et dispositifs de concertation : quelles passerelles ?
Mise en commun et échanges avec les participants

16h45 – Conclusions et perspectives (Extrait de culture.cnam.fr )

Inscription gratuite sur https://www.weezevent.com/-693

Programme sur http://culture.cnam.fr/novembre/debat-public-concertation-conciliation-mediation-quelles-synergies–841401.kjsp

2ème journée « MEDIATION ET JUSTICE », sur le thème de la place du processus de l’Excuse et du Pardon, à la fois dans les procédures judiciaires et dans le déroulé des médiations. Paris 7/10/2016


 

ANM

Bénin : Compte-rendu du séminaire « Médiations pour une justice restauratrice et la réinsertion des enfants en conflit avec la loi» – 27 et 28 septembre 2016


Glawdys-Gandaho

« Le Bureau international catholique de l’enfance (Bice) et l’Ong Enfants solidaires d’Afrique et du monde (Esam) ont organisé cette semaine à Cotonou un séminaire sur l’enfant. Cette rencontre à laquelle a également été associé le Médiateur de la République du Bénin réfléchissait sur le thème : « Médiations pour une justice restauratrice et la réinsertion des enfants en conflit avec la loi». Glawdys Gandaho, Chargée de missions aux droits de l’enfant, de la femme et des personnes vulnérables de l’ombudsman béninois a expliqué dans un entretien à Matin Libre les enjeux dudit thème. : 

Le Bénin a accueilli  les 27 et 28 septembre 2016 un  séminaire sur les « Médiations pour une justice restauratrice et la réinsertion des enfants  en conflit avec la loi». De quoi retourne réellement ce thème?

Depuis trois ans, la question de la justice juvénile est redevenue une vraie priorité. Les réflexions vont dans le sens de savoir s’il faut vraiment que les enfants qui ont commis de délits soient envoyés en prison. Et aujourd’hui, on parle de plus en plus de justice juvénile restauratrice. C’est pour dire que lorsque l’enfant commet un délit, il faut qu’il le répare. Mais il faut qu’il lui soit permis de revenir dans sa famille pour continuer de mener sa vie normale d’enfant et que ces droits continuent d’être respectés. Ce n’est pas parce qu’il a commis une infraction qu’il sera stigmatisé ou mis au ban de la société. Il faut qu’on lui donne une nouvelle chance afin qu’il continue à vivre normalement pour devenir un adulte responsable. Car un enfant emprisonné a rarement la chance de finir l’école et d’apprendre un métier. La prison peut faire d’un enfant un criminel. Dans la majorité des cas, l’enfant s’endurcit. Et il récidive. C’est pour cela qu’on travaille pour qu’un enfant en conflit avec la loi retourne dans sa communauté.

Alors comment devrait-on concrétiser la médiation? Lors du séminaire, les participants ont également évoqué la déjudiciarisation de la situation des enfants. En quoi cela va-t-il consister  réellement?

Au niveau du Médiateur de la République du Bénin, nous faisons de la médiation institutionnelle. Quand les administrés ont des différents avec l’Administration, ils ont la possibilité de saisir le Médiateur après avoir vainement essayé de trouver un arrangement avec leur employeur. Le Médiateur, une fois saisi, cherche à réconcilier les deux parties. Il travaille afin que la partie qui se sent lésée voit ses droits rétablis. Aujourd’hui, le Médiateur souhaite que ce travail qu’il fait, c’est-à-dire la pacification des rapports entre administrés et Administration, soit introduit dans les autres formes de rapport dans la société. Ce type de médiation est aussi souhaité au niveau des communautés à la base. Et on souhaite à nouveau faire l’expérience de la médiation traditionnelle. Et c’est là qu’intervient aussi la déjudiciarisation de la situation des enfants en conflit avec la loi. Cela veut dire que quand l’enfant commet un acte délictuel, au lieu de transmettre directement l’affaire à la justice, il faut qu’elle soit traitée d’abord par les communautés à la base. Et même au niveau de la justice, il faut qu’il y ait une médiation pénale comme le recommande le Code béninois de l’enfant qui est publié depuis mars dernier. La médiation doit être la meilleure solution pour redonner de nouvelles chances aux enfants ayant commis des délits.

Les chefs traditionnels ont pris part au séminaire. Et on sent que vous voulez leur donner de nouveaux rôles dans la gestion de la situation des enfants en conflit avec la loi. N’y-a-t-il pas des risques de dérapages?

Dans nos communautés, il existait des formes de médiation sociale. Les chefs traditionnels jouaient un rôle important dans le règlement  des conflits sociaux. La voix du sage était celle la plus utilisée. Aujourd’hui, nous avons aussi la voix des religieux. La présence des chefs traditionnels ne signifie pas qu’on veut leur donner des pouvoirs. Ils ne vont pas suppléer la justice. Mais le Bice et l’Esam qui ont organisé le séminaire pensent que ces chefs traditionnels ont beaucoup à apporter à la médiation. Ils sont des exemples dans leurs communautés. Et ils ont des outils pour réaliser la médiation. Je dois préciser que la justice continue de faire son travail. Nous voulons maintenant que la médiation pénale prévue dans le nouveau Code de l’enfant soit réellement appliquée.

En tant que chargée de mission aux droits de l’enfant, de la femme et des personnes vulnérables du Médiateur de la République du Bénin, quels regards portez-vous sur la situation des enfants au Bénin?

En 2010, le Médiateur de la République avait fait une étude sur les conditions de détention dans les prisons du Bénin. On  s’était rendu compte qu’il y avait beaucoup de mineurs qui vivaient dans les prisons.  Dans la plupart des cas, ces mineurs n’avaient pas commis de délit, ou n’avaient commis de délit qu’indirectement. Et ils étaient jetés en prison sans procès. Heureusement, depuis 2010, les choses ont changé. Lors de ce séminaire, j’ai constaté que la présence de juges, d’avocats et d’autres acteurs impliqués dans la gestion de la situation des mineurs qui ont fait des témoignages ; des témoignages qui montrent que la situation des enfants en conflit avec la loi est devenue une préoccupation majeure de nos dirigeants. Et il y a moins d’enfants mineurs en prison. C’est un grand pas dans le paysage judiciaire béninois. Mais les enfants en difficulté étant souvent rejetés dans la société, il faut qu’un travail de sensibilisation se fasse au niveau des familles pour changer les pratiques. Il faut nécessairement que l’enfant ait toujours la chance de vivre au niveau de sa famille. Le médiateur de la République est en tout cas déterminé à jouer un rôle d’interface pour que la situation des enfants en conflit avec loi change réellement. On peut copier ce qui se fait de bien en République démocratique du Congo et au Togo.Il faut une synergie d’actions pour de meilleurs résultats. » (Extrait de matinlibre.com du 29/09/23016)

En savoir plus sur http://matinlibre.com/index.php/societe/item/8544-glawdys-gandaho-au-sujet-de-lenfant-en-conflit-avec-la-loi