‘La médiation sociale est un processus de création et de réparation du lien social et de règlement des conflits de la vie quotidienne, dans lequel un tiers impartial et indépendant tente, à travers l’organisation d’échanges entre les personnes ou les institutions, de les aider à améliorer une relation.
Dr. Moussa Coulibaly, professeur de sociologie à l’Ecole normale supérieure (EN Sup), affirme que dépositaire d’une autorité morale en général, le médiateur social intervient très souvent à la demande d’une ou des deux parties en conflit ou par le truchement d’une entité qui décide de mettre fin à un conflit. “Il facilite le dénouement du conflit en créant les conditions d’une résolution temporaire ou définitive d’un conflit. Par conséquent, le rôle de la médiation se met en place lorsque les possibilités d’un dialogue fécond entre les belligérants ou les parties en conflit n’existent plus. Quand les parties en conflit ne s’écoutent plus, la médiation donne une chance à un règlement du conflit de manière à dégeler les tensions en trouvant une solution dans laquelle les parties en conflit se reconnaissent”, dit-il.
Selon lui, il existe fondamentalement deux types de médiation. L’une plus ancienne existant dans nos sociétés depuis des temps immémoriaux pouvant être classée dans le rang de la médiation volontaire et l’autre médiation qui est née avec le droit moderne qui donne la possibilité aux parties en conflit la possibilité d’un règlement à l’amiable qui est la médiation judiciaire ». – Bintou Diawara -(Extrait de malijet.com du 21/07/2024)
Les médiateurs familiaux sont confrontés à des questions telles que : « La médiation familiale, à quoi ça sert, est-ce que ça marche ? Quel est votre taux de réussite ?…. », ainsi qu’aux évaluations statistiques demandées par les financeurs : « Combien de médiations, combien d’accords ? » Notre groupe de médiateurs familiaux a recensé les évaluations et les recherches existantes sur la médiation familiale afin de vérifier dans quelle mesure elles répondaient aux préoccupations du public, des prescripteurs, des financeurs et des médiateurs familiaux. Pour ce faire, nous avons repris les principales études qui, à notre connaissance, ont été réalisées sur la médiation familiale, en France et aussi à l’étranger, en particulier dans les pays anglo-saxons. Cette compilation ne se prétend pas exhaustive. Pour chaque étude, nous avons recensé les principaux items. Au cours de nos lectures, nous nous sommes particulièrement intéressées aux études qui portaient sur les effets de la médiation familiale sur les familles concernées. Dans ce travail, nous avons repéré également les aspects non abordés qui pourraient faire l’objet de futures recherches. » (Extrait de cairn.info)
« Médiateur(e), ou en formation pour le devenir, vous vous intéressez à l’activité du SYME, ou bien vous l’avez rejoint, et vous souhaiteriez en savoir plus… Rien de plus normal à cela !
Nous vous proposons désormais une rencontre régulière avec des membres actifs de ce syndicat. Ils échangeront avec vous sur le contexte de la médiation en France, sur leur parcours de médiateur, sur les activités et dispositifs proposés par le SYME en soutien aux médiateurs, et répondront à des questions telles que :
Le ‘paysage’ de la médiation aujourd’hui
L’accès à une pratique de médiateur(e)
Spécificité d’un syndicat de médiateur(e)s
L’adhésion et l’assurance
Nos formations, ateliers et partages de pratiques
Nos actions pour la communication des médiateurs
Cette rencontre se tient pour l’instant en visio, pour permettre au plus grand nombre d’y participer. Les codes de connexion vous sont adressés par mail la veille de la réunion. Pensez à communiquer votre adresse email lors de votre inscription. » (Extrait de syme.eu)
« Cher(e)s praticiennes et praticiens de la médiation
Les stagiaires du diplôme universitaire Médiation & gestion des conflits à l’université de Tours vont faire leur rentrée en novembre prochain. Au nombre de vingt par an, ils sont des professionnels de tous secteurs qui souhaitent devenir médiateurs (judiciaire, en entreprise, voisinage, commercial, relations familiales ou éducatives, etc.), ou acquérir une compétence complémentaire (managers, directeurs, coordonnateurs, chefs d’équipe, DRH, avocats, médecins, éducateurs spécialisés, conseillers d’insertion pénitentiaire, assistantes sociales, psychologues, etc.). Certains viennent du Centre de la France, d’autres de plus loin.
Comme vous quand vous étiez à leur place, ils sont très curieux d’observer un médiateur en action et d’échanger avec lui à partir de cette expérience.
Pour nous, médiateurs, être accompagnés d’un stagiaire est aussi une expérience riche de transmission et de retour d’expérience. C’est parfois aussi une belle occasion de rencontrer un futur médiateur ou prescripteur. Enfin, tutorer des futurs médiateurs pourrait devenir une exigence pour de futures qualifications.
Pour les personnes reçues en médiation, la présence d’un stagiaire est, d’après mon expérience, toujours très bien accueillie.
Si vous êtes intéressé, je me propose de faciliter la mise en relation entre vous et nos futurs stagiaires. N’hésitez-pas à m’indiquer votre engagement de principe à accueillir un stagiaire, ainsi que votre domaine d’intervention, par mail : federica.oudin@univ-tours.fr. Vous m’autorisez ainsi à donner vos coordonnées pour que le ou les stagiaires intéressés puissent vous contacter à partir de novembre. Pour alléger les démarches administratives, le stagiaire signera une convention de stage avec vous sur une durée de 9 mois, période suffisamment longue durant laquelle vous pourrez l’inviter à vous rejoindre pour quelques heures, selon votre convenance, pour lui permettre de réaliser tout ou partie de ses 28h de stage.
Federica Oudin Co-directrice du diplôme universitaire Médiation & gestion des conflits Médiatrice et formatrice Membre du Syme et du RME federica.oudin@univ-tours.fr«
Le Congrès international sur « la médiation des conflits, la construction de paix et le renforcement du rôle des femmes » a été lancé mardi à Kinshasa en République démocratique du Congo, lors d’une cérémonie. « C’est avec un réel plaisir que j’accueille à Kinshasa, ce Congrès international sur la médiation des conflits et construction de la paix ainsi que le renforcement du rôle des femme», a déclaré Léonie Kandolo, ministre du Genre, famille et enfant. « Au cours de ce congrès, nous explorerons les meilleures pratiques, les succès et les défis rencontrés par les femmes dans ce domaine.Ensemble, nous chercherons les moyens de renforcer leur rôle et de bâtir un avenir pacifique et meilleur pour tous », a-t-elle précisé. Et d’ajouter : « le congrès vise également à rendre visible, tant au niveau international qu’infrarégional, le rôle des femmes médiatrices en tant qu’acteurs de premier plan dans les stratégies de lutte contre la violence et de promotion de la paix dans plusieurs pays africains, dont le Mali, la République Centrafricaine (RCA) et la République Démocratique du Congo (RDC).Il cherche à sensibiliser, éduquer et promouvoir des solutions concrètes pour éliminer les violences faites aux femmes en situation de conflit armé ». » (Extrait de msn.com)
Le dictionnaire des modes alternatifs de résolution des conflits propose une étude critique et encyclopédique de la profonde mutation qui affecte la justice, non seulement en France mais plus largement en Europe et dans le monde. En traitant à la fois des alternatives organiques à la justice étatique, avec l’arbitrage, mais aussi des alternatives matérielles, grâce aux modes amiables (conciliation, médiation, procédure participative, audience de règlement amiable) et à leur autre manière de résoudre le conflit, le dictionnaire adopte une démarche résolument large. Au fil de 117 entrées, depuis l’accès au droit jusqu’à la visioconférence, en passant par l’audience de règlement amiable, l’homologation ou encore l’équité, le dictionnaire tente de répondre de manière synthétique mais avec précision, aux questions que se posent universitaires, étudiants et professionnels du droit. À jour des dernières réformes relatives à la césure du procès civil ou à l’audience de règlement amiable, le dictionnaire réunit 74 auteurs, spécialistes français, européens et internationaux, de droit processuel, d’arbitrage, mais aussi d’anthropologie ou d’histoire de la justice.
À propos de l’auteur
Sous la direction scientifique de Vincent Égéa. Avec le concours de Laura Weiller, secrétaire de rédaction et du comité éditorial, composé de : Loïc Cadiet, Cécile Chainais, Vincent Egéa, Emmanuel Putman, Laura Weiller. Avec les contributions de : Smahane Akhouad-Barriga, Alexis Albarian, Christophe Albiges, Soraya Amrani Mekki, Pascal Ancel, Catherine Baroin, Carine Becharef Jallamion, Bernard Beignier, Walid Ben Hamida, Philippe Bonfils, Emmanuelle Bonifay, Guillaume Boudou, Najet Brahmi Zouaoui, Marc Bruschi, Loïc Cadiet, Nicolas Cayrol, Cécile Chainais, Didier Cholet, Sylvie Cimamonti, Thomas Clay, Dany Cohen, Martin Collet, Pascale Deumier, Anne Donnier, Vincent Égéa, Bénédicte Fauvarque-Cosson, Frédérique Ferrand, Maximin de Fontmichel, Natalie Fricero, Eudoxie Gallardo, Fernando Gascón Inchausti, Hélène Gaudemet-Tallon, Muriel Giacopelli, Paul Giraud, Béatrice Gorchs-Gelzer, Thibault Goujon-Bethan, Sylvette Guillemard, Laurence Idot, Jérémy Jourdan-Marques, Catherine Kessedjian, Malik Laazouzi, Rudy Laher, Olivier Le Bot, Anne Leborgne, François-Xavier Licari, Mathieu Maisonneuve, Lucien Maurin, Lucie Mayer, Denis Mouralis, Cyril Nourissat, Filali Osman, Louise Otis, Guillaume Payan, Jean-Baptiste Perrier, Emmanuel Putman, Jean-Baptiste Racine, Evan Raschel, Jean-Christophe Roda, Tetsushi Saito, Olivier Salati, Guillaume Sansone, Christophe Seraglini, Alain Sériaux, Caroline Siffrein-Blanc, Aurélien Siri, Jean Sirinelli, Julie Souhami, Yves Strickler, Julien Théron, Louis Thibierge, François-Xavier Train, Jean-Philippe Tricoit, Maria-Louisa Villamarin, Laura Weiller. (Extrait de .lgdj-editions.fr)
« Dans son rapport, révélé par France Inter mercredi, la médiatrice de l’Éducation nationale dévoile que les trois-quarts des saisines proviennent des usagers, c’est-à-dire des élèves et des familles.
En 2023, la médiatrice de l’Éducation nationale a reçu 20 400 réclamations, selon son rapport annuel dévoilé mercredi 17 juillet. C’est 12% de saisines en plus par rapport à 2022. Selon le rapport, intitulé « Faire alliance, redonner confiance », deux raisons expliquent cette hausse : la médiation est de plus en plus connue, 87 médiateurs sont répartis dans toute la France, mais aussi le fait que les conflits dans les établissements sont en hausse. « Le climat scolaire s’est beaucoup tendu », écrit dans son rapport Catherine Becchetti-Bizot, la médiatrice de l’Éducation nationale. » (Extrait de francetvinfo.fr du 17/07/2024)
Intervenants : Sylvie Adijes, Philippe Barret, Anne-Marie Boix, Claire Bonnelle, Marie Lebrun-Benard, Bernard Benattar, Jean-Marc Bret, Catherine Garreta, Jean-Edouard Grésy, Johanna Hawari, Thierry Morello, Dominique Simon, Laure Veirier, Olivier Chambert-Loir, Bertrand Delcourt, Dominique Dollois, Denis Tardiveau, Johanna Hawari
Public, conditions d’accès et prérequis
Public concerné :
Toute personne pouvant être sollicitée pour intervenir en tant que tiers en médiation ou dans des conflits,
Préventeurs, Directions, DRH, managers,
Médiateurs institutionnels,
Acteurs associatifs,
Consultants, tout métier
Prérequis :
Avoir un niveau bac +2 (diplôme ou équivalent par validation des acquis de l’expérience) et une expérience professionnelle d’au moins trois années, tous domaines.
Inscription soumise à agrément :
Un entretien individuel d’agrément permettra au candidat comme au Cnam de confirmer l’adéquation entre la formation, la motivation du candidat et ses capacités à entreprendre la formation. Adressez-nous votre dossier de candidature à entreprises.inter@lecnam.net (CV et lettre de motivation en rapport avec les pratiques de médiation). Il sera examiné par un jury.
Objectifs
Objectifs pédagogiques
Se préparer à soutenir une position de médiateur quels que soient la matière et le domaine.
Penser les conditions et la méthodologie rendant possible une médiation.
Analyser les enjeux qui aujourd’hui accompagnent le développement de la médiation.
Promouvoir une éthique de la médiation.
Compétences visées
Situer la médiation par rapport aux lieux et espaces légitimes de décision
Accueillir des demandes et savoir mettre en place une démarche de médiation
Veiller à une égalité de parole dans l’échange malgré l’inégalité de place
Etre attentif aux déséquilibres dans les échanges et pouvoir les nommer
Transformer les positions des personnes en préoccupations
Accueillir le climat émotionnel des personnes
Savoir soutenir l’émergence de propositions et d’éventuelles solutions
Conclure des accords et rédiger des protocoles
Les « + » du stage
Un accompagnement collectif et individuel,
Des temps d’entrainement en plus sous forme d’ateliers avec un intervenant,
La possibilité de rendez-vous individuels pour faire le point,
Un suivi pour le mémoire avec un directeur de mémoire choisi parmi les intervenants,
Des intervenants expérimentés et praticiens de la médiation, aux parcours et approches variés,
Des points d’étape réguliers permettant d’ajuster et de réguler selon les besoins des auditeurs et l’actualité de la médiation,
La possibilité d’être mis en lien avec un réseau de médiateurs.
Moyens pédagogiques
La formation associe apports théoriques et traduction pratique (dans des situations concrètes précises) des processus et concepts généraux énoncés.
L’enseignement est nourri d’exercices, de mises en situation, d’études de cas. Une question centrale étant : « que feriez-vous si vous étiez médiateur ? ». La durée et le rythme est un élément essentiel de la formation, donnant place à des retours d’expérience et à l’approbation d’une démarche nouvelle. Ce programme est complété par des éléments utiles aux participants en fonction de leurs compétences (acquises ou en cours) et du cadre de leur projet. » (Extrait cnam-entreprises.fr)
« Une brouille entre les organisateurs du festival et le maire de Carhaix rendait incertaine la tenue de l’édition dans la localité du Finistère, l’an prochain. Une réunion de médiation s’est tenue avec succès ce mercredi 10 juillet.
Soulagement pour les festivaliers, à moins de 24 heures des concerts de Gossip ou de L’Impératrice, pour la 32e édition du festival à Carhaix. Le rendez-vous musical pourra bien se tenir l’an prochain dans la localité bretonne. De fortes tensions opposaient les organisateurs des Vieilles Charrues au maire de la commune, Christian Troadec, mais suite à une réunion de médiation ce mercredi 10 juillet avec différents responsables politiques locaux et les organisateurs, un accord a été trouvé. » (Extrait de liberation.fr du 10/07/2024)