Québec : Code d’éthique et déontologie de l’IMAQ (Institut de Médiation et d’Arbitrage du Québec) de 2007


« Le code d’éthique des médiateurs est destiné à rappeler aux médiatrices et médiateurs oeuvrant dans des lieux de pratiques diversifiés et selon des approches interdisciplinaires, les principes éthiques fondamentaux de la médiation.

Dans le but de les guider dans la conduite de leurs médiations, d’informer les parties et de promouvoir la confiance du public et des organisations partenaires dans la médiation comme procédure de règlement amiable.

Les membres de l’IMAQ se sont engagés à se conformer à ce Code et savent qu’il vise en définitive à établir des usages et un ensemble de normes généralement reconnues dans la pratique de la médiation au Québec.

Le texte du Code d’éthique des arbitres est actuellement en développement. » (Extrait de imaq.org)

En savoir plus sur http://imaq.org/code-dethique-et-deontologie/

Québec : « Un médiateur peut-il être poursuivi en responsabilité professionnelle? » par Jean H. Gagnon


Me Jean H. Gagnon a plus de 40 années d’expérience à titre d’avocat de négociateur, de médiateur et d’arbitre

« La médiation n’étant pas reconnue comme une véritable profession (du moins au sens du Code des professions du Québec) et le titre de « médiatrice » ou « médiateur » n’étant aucunement protégé par la loi (n’importe qui pouvant prétendre être médiatrice ou médiateur), une médiatrice ou un médiateur est-il quand même assujetti à une forme de responsabilité professionnelle et pourrait-il être poursuivi dans l’éventualité où une médiation, ou une entente conclue au terme d’une médiation, tourne au vinaigre?

Plusieurs personnes croient que non parce que la médiatrice, ou le médiateur, ne fournit aucun conseil juridique et ne prend aucune décision sur le fond du différend. D’autres croient par ailleurs que cette question est quelque peu académique puisque, en raison de la nature même de son rôle comme personne neutre non décisionnelle, il n’existerait à peu près pas de situations pratiques dans lesquelles l’on pourrait exercer un recours en responsabilité contre une médiatrice ou un médiateur.

Je ne suis pas du tout de cet avis.

En premier lieu, autant à titre de personne qui prétend posséder des connaissances et des habiletés en médiation que comme prestataire de service, toute médiatrice, ou médiateur, est, à tout le moins, lié aux obligations du prestataire de service prévues à l’article 2100 du Code civil du Québec, soit « d’agir au mieux des intérêts de leur client », « d’agir conformément aux usages et règles de leur art » et « de s’assurer, le cas échéant, que (…) le service rendu est conforme au contrat ».

En deuxième lieu, la médiatrice, ou le médiateur, est aussi tenu de respecter les dispositions du Code de procédure civile du Québec traitant des modes privés de règlement des différends.

En troisième lieu, il est aussi important de souligner que le Barreau du Québec a publié, en mars dernier, un Guide des normes de pratique en médiation civile et commerciale dont l’un des objectifs est d’établir « les normes de conduite et les devoirs que doivent respecter les médiateurs envers leurs clients et le public, peu importe l’approche choisie ».

Quoique ces normes ne soient pas, en soit, obligatoires, elles définissent les bonnes pratiques en médiation et pourraient, en cas de manquement important à l’une d’entre elles, constituer un fondement d’un recours en responsabilité professionnelle contre un médiateur.

En pratique, y a-t-il vraiment des situations où la responsabilité d’une médiatrice ou d’un médiateur pourrait être recherchée en justice? J’en vois plusieurs. En voici quelques exemples.

À l’occasion d’un caucus (rencontre confidentielle entre le médiateur et une seule des parties), le médiateur apprend que des faits importants avancés par cette partie en séance plénière sont faux. Or, après que, quelques semaines plus tard, l’autre partie ait appris que des faits sur la base desquels elle a accepté de conclure une entente lors de cette médiation sont faux, elle institue un recours en annulation de l’entente sur la base de son erreur provoquée par le dol et réclame aussi, autant de la partie ayant fourni ces fausses informations que du médiateur (pour avoir participé à la conclusion d’une entente qu’il savait être fondée sur un dol) les dommages causés par ce dol survenu en cours de médiation.

Nous pouvons aussi penser (i) à un conflit d’intérêts non divulgué, (ii) à des gestes de pression indue de la part du médiateur, (iii) à un bris de confidentialité (tant à l’égard de la médiation elle-même qu’à l’égard de renseignements confidentiels obtenus lors d’un caucus), (iv) à une entente conclue par une partie qui, à la connaissance du médiateur, n’a pas la capacité ou n’est pas en mesure de prendre une décision libre et éclairée, etc.

C’est d’ailleurs là une des raisons pour lesquelles l’une des conditions d’accréditation à titre de médiatrice ou médiateur en matière civile ou commerciale par le Barreau du Québec ou de médiatrice ou médiateur par l’Institut de médiation et d’arbitrage du Québec consiste dans la détention d’une assurance responsabilité professionnelle.

Malheureusement, les médiatrices et les médiateurs qui ne sont pas accrédités par le Barreau du Québec ou par l’Institut de médiation et d’arbitrage du Québec ne sont pas tenus à une telle exigence.

En outre, les médiatrices et médiateurs accrédités par l’Institut de médiation et d’arbitrage du Québec doivent aussi respecter son Code d’éthique des médiateurs, lequel leur crée aussi des obligations qui, bien que d’ordre déontologique, pourraient être invoquées au soutien d’un recours en responsabilité professionnelle. » (Extrait de droit-inc.com du 13/07/2016)

En savoir plus sur http://www.droit-inc.com/article18223-Un-mediateur-peut-il-etre-poursuivi-en-responsabilite-professionnelle

Journées de l’IMAQ : COMPRENDRE POUR MIEUX INTERVENIR – Les comportements perturbateurs, les troubles psychologiques, les personnalités problématiques et l’incivilité


Colloque Construction IMAQ 2016

L’Institut de médiation et d’arbitrage du Québec présente

COMPRENDRE POUR MIEUX INTERVENIR

un colloque s’adressant à tous
les médiateurs, arbitres, professionnels et gestionnaires

ayant pour thème

Les comportements perturbateurs, les troubles psychologiques,
les personnalités problématiques et l’incivilité

Venez rencontrer des conférenciers experts, chercheurs et praticiens réputés.

Jeudi le 24 novembre 2016
à compter de 8h30
Hôtel InterContinental – Montréal

Extrait de nouvellesevenements.cmail19.com

En savoir plus sur http://nouvellesevenements.cmail19.com/t/ViewEmail/r/28B87E7153BFDAF62540EF23F30FEDED/72F66B11E0A06A186D5E5F9A8728A5A6

Québec : un outil pour se préparer à une médiation suite au dépôt d’une plainte aux normes du travail


 

« Le Carrefour d’aide aux non-syndiqué-es (CANOS) a développé un nouvel outil pour soutenir les travailleurs ayant déposé une plainte aux normes du travail et désirant participer à une médiation avec leur employeur à la CNESST. Il s’agit du Guide de préparation à la médiation.

Le guide préparé en 2015, par Janie Cossette, une étudiante en relations industrielles à l’Université, est maintenant disponible en format pdf à toutes les personnes qui en feront la demande. Pour obtenir une copie du guide, il suffit d’adresser une demande par courriel à canos@canosmauricie.org, le guide est gratuit. » (Extrait de lhebdojournal.com du 25/06/2016)

En savoir plus sur http://www.lhebdojournal.com/Actualites/Societe/2016-06-25/article-4565598/Un-outil-pour-se-preparer-a-une-mediation-suite-au-depot-d%26rsquo%3Bune-plainte-aux-normes-du-travail/1

Emploi Québec : médiateurs/médiatrices familiaux à Gatineau


 

Centre de thérapie pour couples et familles de l'Outaouais (CTCFO)

« Nous recherchons des médiateurs/médiatrices familiaux.

Joignez-vous à notre équipe multidisciplinaire.

Le poste offert est un emploi contractuel avec un statut de travailleur autonome.

Le nombre d’heures varie selon la disponibilité du professionnel et selon la demande.

Le CTCFO assume tout ce qui a trait à la promotion, publicité, vous n’avez qu’à rencontrer les clients. Vous pourrez aussi participer à des groupes de discussions de cas et de formation à l’interne, favorisant la formation continue des professionnels. Il vous est aussi possible d’offrir des conférences, des ateliers et/ou des groupes.

À titre de travailleur autonome, le médiateur familial recherché peut offrir le nombre d’heures qui lui convient, au minimum 5 heures par semaines.

  • Être membre en règle de son Ordre professionnel et être accrédité par son Ordre à offrir de la médiation;
  • Capacité à travailler de façon autonome au sein d’une équipe multidisciplinaire;
  • Bilinguisme un atout. » (Extrait de sitedemploi.com du 17/06/2016)

En savoir plus sur http://www.sitedemploi.com/fr-ca/emploi/mediateur-mediatrice/

Québec : Louise Otis, ex-juge et médiatrice, reçoit le Prix de la justice du Québec 2015


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« La ministre de la Justice et Procureure générale du Québec, Mme Stéphanie Vallée, a décerné le Prix de la justice, la plus haute distinction remise dans le domaine juridique au Québec, à Mme Louise Otis, ex-juge, médiatrice et arbitre en matière civile et commerciale.

La cérémonie honorifique s’est tenue au Salon des avocats de la Cour d’appel du Québec, en présence de la présidente du jury de sélection, l’honorable Nicole Duval Hesler, juge en chef du Québec, de la famille et des amis de la lauréate ainsi que de membres de la magistrature.

« Notre lauréate, Mme Louise Otis, est une pionnière en matière de médiation judiciaire, ce qui rejoint tout à fait l’esprit du nouveau Code de procédure civile. En 1998, elle a mis sur pied le programme de médiation intégré qui est devenu un modèle à l’échelle internationale », a déclaré la ministre Stéphanie Vallée.

Lauréate du Prix de la justice du Québec 2015

Licenciée en droit et membre du Barreau, Mme Louise Otis s’est intéressée aux modes amiables de règlement des conflits dès le début de sa carrière. Elle voyait dans cette nouvelle façon de régler les différends l’occasion d’offrir un meilleur accès à la justice. Ainsi, le programme qu’elle a implanté prévoit la rencontre entre un juge et les parties à un litige civil, commercial, administratif ou familial, dans le cadre d’une séance de médiation en vue de trouver une solution à leur conflit.

Toutefois, avant de concevoir ce programme de conciliation, qui a transformé la mission classique de la justice, Mme Louise Otis a d’abord exercé en droit du travail et en droit administratif où elle a défendu les intérêts des grands syndicats et négocié les premières accréditations, notamment celles des travailleurs des secteurs public et parapublic. Elle s’est ensuite spécialisée en droit public et en droit constitutionnel, ce qui l’a amenée à plaider des centaines de causes devant la Cour d’appel du Québec et la Cour suprême duCanada.

Nommée juge à la Cour supérieure puis à la Cour d’appel, elle est appelée à rendre des jugements aussi bien en droit criminel qu’en droit civil et en droit familial. Ce dernier domaine lui inspirera d’ailleurs l’idée d’une médiation portée par les juges eux-mêmes, laquelle s’inscrira comme l’un des premiers systèmes de conciliation judiciaire du monde. Elle a d’ailleurs conçu un programme d’enseignement destiné aux magistrats canadiens et étrangers désireux d’approfondir la médiation judiciaire.

Bien qu’elle ait quitté la magistrature en 2009, Louise Otis est toujours aussi active tant au Québec qu’à l’international. Professeure adjointe à la faculté de droit de l’Université McGill, elle donne également des conférences et des formations en négociation et en médiation commerciale et civile sur tous les continents. En collaboration avec des équipes de juges et d’universitaires, elle a participé à l’instauration de systèmes de médiation judiciaire dans plusieurs pays, dont la France, la Belgique, la Russie, le Brésil, l’Australie et le Mali.

Reconnue comme une sommité en analyse et en révision de systèmes de justice, Louise Otis ne cesse d’apporter sa contribution à nombre d’organismes, notamment l’OCDE, l’OIF, l’EUMETSAT et le Global Fund de Genève. » (Extrait de newswire.ca du 16/06/2016)

En savoir plus sur http://www.newswire.ca/fr/news-releases/mme-louise-otis-recoit-le-prix-de-la-justice-du-quebec-2015-583305331.html

Québec : Rapport 2014 de l’ombudsman de Sherbrooke : plus de plaintes.


La nouvelle ombusdman de Sherbrooke, Michèle Émond

« Le bureau de l’ombudsman de Sherbrooke a déposé son rapport pour l’année 2015. Soixante-seize dossiers ont été ouverts en cours d’année, soit huit de plus qu’en 2014.

Une hausse des dossiers à traiter qui s’explique peut-être par une meilleure connaissance du rôle de l’ombudsman.

On s’établit de plus en plus et les gens commencent à connaître un petit peu plus l’ombudsman.

Michèle Émond, secrétaire générale du bureau de l’ombudsman de Sherbrooke

Les services les plus interpellés

  • 33 % – Service de la planification et du développement urbain
  • 21 % – Service des affaires juridiques
  • 10 % – Service de l’entretien et de la voirie

La majorité des plaintes soumises ont été réglées par médiation. Deux enquêtes ont été menées en 2015, les conclusions et les recommandations les concernant seront rédigées en 2016. » (Extrait de ici.radio-canada.ca du 14/06/2016)

En savoir plus sur http://ici.radio-canada.ca/regions/estrie/2016/06/13/006-plaintes-ombudsman-citoyens-sherbrooke-litiges-mediation.shtml

Emploi à Québec : Médiation urbaine Emploi été – Tandem VSP à Montréal


« Description du poste

Le Centre de Loisirs communautaires est à la recherche de médiateurs/médiatrices dans le cadre du Programme Tandem Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension, le programme montréalais en sécurité urbaine.

Description du poste

Sous la responsabilité de la direction de Tandem  VSP et en collaboration avec les partenaires du projet, les personnes en poste devront intervenir dans des situations conflictuelles auprès des jeunes qui fréquentent les parcs et espaces publics des quartiers Saint-Michel et Villeray. Le travail s’effectue à vélo et les personnes intéressées doivent être disponibles en soirée et la fin de semaine.

Les médiateurs interviennent auprès des jeunes afin de diminuer les tensions entre les usagers et les résidents d’un secteur. Ils entretiennent des liens tant avec les jeunes qu’avec les policiers. Ils déterminent, en lien avec les partenaires du milieu, de la stratégie à adopter afin d’éviter l’intervention des policiers et de favoriser l’émergence de solutions alternatives. Il s’agit d’un emploi estival d’une durée de 7 semaines du 20 juin au 21 août à raison de 30 heures par semaine.

Qualifications requises :

  • Être étudiant à temps plein dans un domaine lié à l’intervention (intervention en délinquance, techniques policières, éducation spécialisée, etc);
  • Être inscrit à la session d’automne dans une institution d’enseignement;
  • Aimer le travail à l’extérieur;
  • Avoir de l’expérience en intervention;
  • Posséder un vélo;
  • Être âgé entre 17 et 29 ans;

Exigences requises :

  • Connaissance des problématiques socio-urbaines;
  • Capacité à travailler dans un environnement multiculturel;
  • Connaissance du français, de l’anglais et d’une troisième langue (atout);
  • Très grande autonomie, facilité de communication, capacité d’établir des liens, capacité  d’écoute et sens de l’organisation.

 Durée : 7 semaines du 20 juin au 21 août » (Extrait de arrondissement.com du 12/06/2016)

En savoir plus sur http://www.arrondissement.com/tout-get-emplois/u24009-mediation-urbaine-emploi-tandem

Québec : La MRC soutient la médiation dans des quartiers


 » C’est une première au Québec qu’un partenariat entre une MRC et les mesures alternatives voit le jour et nous en sommes très fiers», souligne le président des Mesures Alternatives des Vallées du Nord (MAVN), Pierre-Paul Bourdages.

Ainsi, les villes de Saint-Colomban, Saint-Hippolyte, Prévost, Sainte-Sophie et Saint-Jérôme avec la MRC offrent l’opportunité à plus de 127 000 citoyens de participer au développement de la citoyenneté et du civisme. Elles ont remis un chèque au montant de 2 800 $ pour ce programme.

«Avoir recours au service Médiation Conciliation de Quartier des Laurentides permet aussi de diminuer les tensions sociales et de recréer le lien de confiance et d’appartenance que les membres d’une communauté en santé sont en droit d’exiger», souligne Alain Desmarais directeur de MAVN

Sept médiateurs bénévoles pourront répondre aux besoins des citoyens qui ont un litige à régle »  (Extrait de ournallenord.com du 30/05/2016)

En savoir plus sur http://www.journallenord.com/Actualites/2016-05-26/article-4540614/La-MRC-soutient-la-mediation-dans-des-quartiers/1

Québec : Pour une meilleure cohabitation – La deuxième saison des médiateurs est lancée dans les parcs du Plateau-Mont-Royal


Après un projet-pilote concluant qui s’est déroulé à l’été 2015, le partenariat entre Le Plateau-Mont-Royal et les YMCA du Québec a été renouvelé cette année. Le projet des médiateurs assure une bonne cohabitation entre résidants et usagers des parcs et diminue le nombre de contraventions émises par le SPVM. « Nous sommes très fiers du succès de ce projet. Les médiateurs font un travail important de prévention, ce qui réduit de beaucoup les problèmes engendrés par la popularité du parc Laurier. Nous privilégions la sensibilisation plutôt que la répression policière, et avons constaté que les usagers des parcs apprécient de se faire expliquer sur place les raisons pour lesquelles il est important de respecter le voisinage et la réglementation », a déclaré Marianne Giguère, conseillère d’arrondissement dans le district de De Lorimier. » (Extrait de lelezard.com du 13/05/2016)

En savoir plus http://www.lelezard.com/communique-10228012.html

Québec : « La médiation familiale met les femmes victimes de violence conjugale en danger » par Simon Lapierre et Isabelle Côté


Isabelle Côté HeadshotSimon Lapierre Headshot

« La Journée québécoise de la médiation familiale vise à «sensibiliser la population à la médiation familiale et à l’informer des bienfaits de l’utilisation de ce mode amiable de résolution des conflits» (Justice Québec).

Nous nous interrogeons sur la pertinence et la nécessité d’une telle journée, considérant que la médiation familiale est maintenant devenue une pratique incontournable, obligatoire. Il semble néanmoins important de souligner, en cette journée, que cette pratique présente aussi certains dangers, notamment pour les femmes victimes de violence conjugale. Ces dangers sont généralement passés sous silence…

Un contexte qui n’est pas sécuritaire

Pour les femmes qui vivent dans un contexte de violence conjugale, la rupture est une période où il y a un risque accru de violence sévère et d’homicides. Durant cette période, les agresseurs peuvent continuer d’avoir recours au harcèlement et aux menaces pour maintenir leur contrôle et leur pouvoir sur leur ex-conjointe. De plus, les femmes qui ont vécu dans un climat de peur et de terreur pendant plusieurs années peuvent avoir compris qu’il est préférable d’éviter de contredire ou de contrarier leur conjoint, qu’il faut acquiescer à toutes ses demandes.

De toute évidence, la médiation familiale ne peut pas être un espace sécuritaire pour ces femmes, qui se retrouvent dans une position où elles ne peuvent exprimer librement leur point de vue. En effet, les inégalités de pouvoir et la domination que ces hommes exercent sur leur conjointe rendent impossibles la notion de consentement libre, la communication ouverte, la transparence, etc.

Plusieurs médiateurs se disent conscients de cette problématique et affirment prendre les précautions nécessaires pour ne pas mettre les femmes en danger, mais cela n’est malheureusement pas suffisant pour nous rassurer… » (Extrait de quebec.huffingtonpost.ca du 03/02/2016)

En savoir plus http://quebec.huffingtonpost.ca/simon-lapierre/mediation-familiale_b_9142810.html