Article : « Les moyens non judiciaires de règlement de conflits juridiques » par Jean H. Gagnon, avocat, (Montréal)


Introduction

Outre le recours devant un tribunal, il existe aujourd’hui toute une panoplie de moyens et de processus non judiciaires à la disposition des personnes et des entreprises qui vivent un différend afin de les aider à parvenir à une solution qui tient tout autant compte de leurs besoins et de leurs intérêts que des enjeux purement juridiques qui les opposent.

Non seulement y en a-t-il plusieurs (la littérature en répertorie environ 25), mais chacun de ces moyens et processus peut aussi être adapté à chaque situation et aux besoins des parties impliquées dans un différend.

Le Code de procédure civile (Québec) en reconnaît quant à lui nommément trois : la négociation, la médiation et l’arbitrage. Il prévoit aussi, au troisième paragraphe de son article 1, que « Les parties doivent considérer le recours aux modes privés de prévention et de règlement de leur différend avant de s’adresser aux tribunaux. »

En ce qui concerne le rôle et la responsabilité des avocates et des avocats en matière de modes non judiciaires de règlement des différends, l’article 42 du Code de déontologie des avocats prévoit pour sa part que : « Tout au cours du mandat, l’avocat informe et conseille le client sur l’ensemble des moyens disponibles pour régler son différend, dont l’opportunité de recourir aux modes de prévention et de règlement des différends. »

Voyons donc quelques-uns des principaux de ces moyens, processus et outils à votre disposition.

1- La négociation (directe ou par intermédiaire)

L’une des caractéristiques perverses de plusieurs situations où se manifestent des divergences d’opinions ou des insatisfactions consiste dans le mutisme dans lequel chacune des parties à cette mésentente a souvent tendance à rapidement se renfermer.

L’on assiste alors souvent à une forme ou une autre de rupture dans les communications, laquelle marque le point de départ d’une dégradation rapide dans les relations et d’un envenimement progressif de l’insatisfaction ou de la divergence qui devient, tour à tour, différend, conflit, litige et procès.

Lorsque les communications entre des personnes ou des entreprises ne se font plus que par la voie de mises en demeure, d’avis formel ou, encore pire, de procédures judiciaires, cela augure très mal pour la poursuite de leurs relations.

La négociation constitue donc un premier mode privilégié pour tenter de régler un différend.

Cette méthode se divise elle-même entre deux grandes catégories, soit (i) la négociation faite directement entre les personnes impliquées dans le différend, et (ii) la négociation faite par voie d’intermédiaires (par exemple, des avocats, des experts ou des professionnels de la négociation).

Il est aussi intéressant de savoir qu’il existe aujourd’hui toute une science de la négociation qui s’est développée depuis maintenant plusieurs décennies et qui est maintenant enseignée par plusieurs grandes universités.

Il est donc possible de faire appel, aux fins d’une négociation, à de véritables professionnels de la négociation que l’on peut reconnaître à leur formation et à leur réputation.

L’important en matière de négociation est de l’entreprendre le plus tôt possible à compter de la survenance d’un différend.

Très rares sont les situations qui se règlent d’elles-mêmes si l’on n’y répond pas rapidement; toutes les autres ont plutôt tendance à dégénérer.

2- L’« ombudsman »

Bien que surtout associé au secteur public (gouvernements, municipalités, commissions scolaires, centres hospitaliers, etc.), l’ombudsman est un mécanisme qui peut s’avérer fort utile à la prévention de différends.

En quelques mots, l’ombudsman est une personne, ou un service, fonctionnant de façon tout à fait indépendante de l’entreprise ou de l’organisation auquel il est rattaché (afin de préserver un haut niveau d’impartialité), dont le rôle consiste à recevoir et écouter (généralement sur une base confidentielle), des plaintes et des récriminations, d’en faire une première évaluation, de guider le plaignant vers les bonnes ressources pour la régler et, dans certains cas, d’intervenir auprès de la haute direction d’une entreprise ou d’une organisation pour tenter d’y trouver une solution raisonnable.

Sur le plan organisationnel, l’ombudsman relève donc généralement directement du principal dirigeant ou, encore mieux, du conseil d’administration.

Il fait périodiquement rapport de ses activités (et des résultats de ses interventions) et formule des recommandations afin de prévenir ou mieux résoudre les plaintes et récriminations qui lui sont adressées.

Il ne négocie cependant pas pour le compte du plaignant ou de l’entreprise, n’agit pas comme médiateur ou arbitre et n’a aucun pouvoir d’imposer une solution ou de prendre une décision à l’égard d’un différend.

Son rôle en est donc essentiellement un de facilitateur dont l’intervention se situe avant qu’une plainte, une récrimination, un problème ou une insatisfaction ne dégénère en litige.

La médiation

Un autre grand moyen non judiciaire de règlement de différends est la médiation, laquelle est aujourd’hui encadrée par les articles 1 à 7 et 605 à 619 du Code de procédure civile.

La médiation est un « mode privé de prévention et de règlement de différends » par lequel une tierce personne indépendante, qualifiée, crédible (aux yeux de chacune des parties concernées et, le cas échéant, de leurs avocat(e)s) et adéquatement formée (que l’on appelle le « médiateur »), assiste les parties à un différend à cheminer elles-mêmes (avec, si tel est le cas, le soutien de leurs avocat(e)s respectifs) tout au long d’une négociation visant à trouver une solution mutuellement acceptable à leurs désaccords (lesquels sont souvent plus profonds que le seul différend ou litige qui les oppose au moment de la médiation).

L’expérience vécue dans ce domaine jusqu’à aujourd’hui a démontré que, bien qu’il existe souvent une résistance initiale à la médiation, celle-ci peut rapidement se révéler comme l’un des modes de règlement des différends les plus efficaces, rapides et vraiment utiles.

Plus particulièrement dans les situations où les parties ont intérêt à maintenir des relations légales ou d’affaires ou, encore, à y mettre fin de façon organisée, la médiation pourrait très bien être qualifiée comme étant, avec évidemment la négociation, l’une des principales voies d’avenir en matière de règlement de différends.

Par exemple, en cas de litige d’interprétation de contrat ne justifiant pas vraiment de résilier le contrat ou de mettre fin aux relations d’affaires, la médiation peut s’avérer un mode de prévention et de règlement des différends permettant de maintenir, et même de renforcer, la qualité de la relation et des communications entre les personnes et les entreprises impliquées plutôt que, comme cela est malheureusement le cas lorsqu’il y a recours devant un tribunal ou même devant un arbitre, d’accroître le niveau de confrontation et d’antagonisme entre les parties.

Les principaux avantages de la médiation par rapport aux autres modes de prévention et de règlement de conflits ou de différends (notamment les procédures judiciaires et l’arbitrage) sont :

Rétablissement de la communication entre les parties

La médiation, contrairement à la plupart des autres modes de règlement de différends, favorise la communication directe et immédiate entre les parties.

Encore plus, ce processus est appuyé par une tierce personne indépendante, qualifiée et adéquatement formée dont le rôle est de s’assurer que cette communication puisse conduire les parties à rechercher et trouver ensemble une solution aux problèmes qui les opposent alors.

En effet, dans presque tous les litiges, les personnes les mieux qualifiées pour bien comprendre les problèmes et les désaccords qui les amènent à s’affronter et pour rechercher des solutions adéquates à ces problèmes sont d’abord celles impliquées dans le litige même.

Malgré ceci, dans le cadre d’un recours judiciaire ou d’un arbitrage, les personnes impliquées se voient généralement reléguées à un rôle de second plan alors que le premier rôle est trop souvent tenu par la tierce partie indépendante (juge ou arbitre) qui doit rendre une décision sur le litige et par les avocats respectifs de chacune des parties.

En rassemblant les parties et en les encourageant à communiquer directement entre elles, la médiation ouvre souvent une toute nouvelle voie de communication, fait en sorte que chacune des personnes concernées puisse mieux comprendre la situation et la position de l’autre partie (expliquées par l’autre partie elle-même et non pas par l’intermédiaire de procédures écrites ou d’avocats) et, dans plusieurs cas, amène les parties à travailler ensemble afin de rechercher des solutions qui peuvent parfois se trouver complètement hors du cadre des données précises du litige lui-même (lesquelles solutions sont souvent impossibles à rechercher à atteindre par d’autres méthodes de règlement de conflits dont l’une des particularités est de limiter le débat au conflit lui-même et au respect des droits et obligations de chacune des parties dans le cadre limitatif de ce conflit).

Rapidité

La médiation est la façon la plus rapide de régler un litige (avec, évidemment, la négociation lorsque les parties réussissent à communiquer entre elles sans l’assistance d’une tierce personne).

En fait, même dans des situations complexes, une médiation bien menée peut se dérouler entièrement sur une période de moins d’un mois, parfois même à l’intérieur d’un délai d’une ou deux semaines.

Ceci est évidemment très rapide surtout lorsque nous comparons ce délai à ceux que l’on rencontre habituellement en matière d’arbitrage (de 2 mois à 1 an) et en matière de recours devant les tribunaux (de 6 mois à 30 mois, à l’exclusion de tout appel, sauf dans les cas de demande d’injonction provisoire ou interlocutoire).

Confidentialité

Un troisième avantage de la médiation est sa confidentialité.

Tout médiateur expérimenté requerra, avant même que la médiation ne débute, que les parties (et leurs avocats si ceux-ci sont déjà impliqués dans le litige) s’engagent par écrit à maintenir la confidentialité de la médiation et des discussions et échanges qui peuvent avoir lieu dans le cours de la médiation et à ne pas utiliser plus tard, devant un tribunal ou autrement, rien de ce qui a été dit ou échangé pendant la médiation.

Cette confidentialité est aujourd’hui aussi encadrée par les articles 4, 606 et 607 du Code de procédure civile.

Cette confidentialité constitue un outil permettant aux parties d’agir et de parler de façon plus ouverte durant la médiation, ce qui est un prérequis essentiel à son succès.

Les solutions alternatives qui peuvent être considérées durant une médiation ne connaissent pas de limites

La plupart des autres modes de règlement des différends consistent dans un examen du différend lui-même afin d’y trouver une décision équitable ou légale basée sur les droits et obligations des parties résultant de la loi, d’ententes, de relations ou de circonstances passées.

Pour cette raison, l’étendue des solutions qui peuvent en résulter est souvent limitée, tels l’octroi de dommages, la résiliation d’un contrat, des ordonnances de diverses natures, etc.

Tout au contraire, à cause du fait que, dans une médiation, les parties cherchent, et négocient, elles-mêmes des solutions à leurs différends et que le médiateur ne peut leur imposer quoi que ce soit, il est tout à fait possible, et très souvent souhaitable, pour les parties à une médiation d’examiner et de considérer des événements et des circonstances qui débordent le cadre limitatif de leur différend ou qui touchent d’autres aspects des relations que les parties ont entre elles et même des relations futures que les parties pourraient souhaiter établir entre elles afin de mettre en place des solutions adéquates.

Par exemple, les parties à une médiation peuvent très bien décider de résoudre leur différend en modifiant une convention existante ou en signant de nouvelles ententes qui leur permettront d’améliorer leurs relations pour l’avenir et, par la même occasion, de régler leurs problèmes et différends passés.

À cet égard, la médiation peut être considérée comme un mode de prévention et de règlement de conflits qui, contrairement à la plupart des autres, est axée vers le futur et non seulement vers le passé et qui tient compte de l’ensemble des relations entre les parties concernées (et même de leur personnalité, de leurs attentes et de leurs objectifs) et non pas seulement des circonstances limitées de leur différend.

Malgré ses avantages évidents, la médiation n’est évidemment pas une panacée à tous les problèmes rencontrés lorsque survient un litige ou un différend.

Même s’il s’agit là d’un mode de prévention et de règlement des différends qui aurait avantage à être considéré beaucoup plus souvent qu’il ne l’est présentement, il est important d’aussi en connaître, et reconnaître, les inconvénients de la médiation, lesquels sont :

Les coûts

Même si la médiation peut être un processus rapide de résoudre un différend, elle peut parfois être relativement coûteuse.

D’abord, les parties devront se partager les frais et les coûts du médiateur et les déboursés encourus aux fins du processus de médiation lui-même.

En deuxième lieu, si les parties au différend sont assistées de leurs avocats respectifs, chaque partie devra également assumer les frais de son avocat pour la préparation de la médiation ainsi que pour les séances de médiation qui, même si le processus peut se dérouler en quelques jours ou quelques semaines, peuvent s’échelonner sur de longues heures.

Absence de certitude que la médiation pourra déboucher sur un règlement du différend

Dans la plupart des autres modes de règlement des différends (plus spécifiquement l’arbitrage et le recours judiciaire), l’un des avantages est évidemment que, à la fin du processus (même si le processus lui-même peut être très long et coûteux), une décision finale sera rendue et imposée aux parties.

Par contre, comme la médiation n’est qu’un processus visant à aider les parties à rechercher et à trouver elles-mêmes une solution à leur différend, solution qui ne peut leur être imposée de quelque façon que ce soit, il n’y a aucune certitude que la médiation pourra déboucher sur un accord.

Si les parties ne peuvent pas s’entendre à la fin de la médiation, elles devront alors rechercher d’autres moyens de résoudre leur différend puisqu’aucune solution ne pourra leur être imposée par le médiateur.

Dans quelques cas, l’entente initiale conclue entre les parties au début de la médiation prévoit que le différend devra obligatoirement être soumis à l’arbitrage si jamais la médiation ne permettait pas aux parties d’en arriver à un règlement acceptable.

L’impossibilité pour le médiateur d’imposer quelque décision ou de rendre quelque ordonnance que ce soit

Comme le médiateur est une tierce personne impliquée dans le processus seulement dans le but d’aider les parties à rechercher une solution qui leur est mutuellement acceptable, contrairement à un juge ou à un arbitre, le médiateur n’a aucune autorité ni droit de rendre quelque décision ou ordonnance, même aux fins du processus de médiation lui-même, qui puisse être imposée aux parties ou à l’une d’entre elles.

Il est toujours nécessaire de se rappeler que l’un des fondements mêmes de la médiation est qu’il s’agit d’un processus entièrement volontaire où rien ne peut être imposé ni à l’une ni à l’autre des parties.

En conséquence, si une partie à un différend croit qu’une injonction ou qu’une autre ordonnance est nécessaire dès le début du litige, le recours aux tribunaux pourra être alors le premier moyen à utiliser.

Malgré ceci, une médiation peut quand même s’avérer adéquate en ce qui concerne certains aspects du différend (alors que d’autres peuvent toujours être soumis à l’arbitrage ou à un tribunal) ou afin de progresser vers une solution complète du différend une fois qu’un tribunal aura rendu sa décision sur les requêtes en injonction ou pour mesures de sauvegarde.

Dans de telles situations, la médiation peut aussi présenter l’avantage d’accélérer le processus et de diminuer le coût des recours devant un tribunal ou devant un arbitre tout en maintenant également certaines voies de communication entre les parties, lesquelles peuvent s’avérer subséquemment fort utiles dans le cadre ou à la fin des autres procédures.

Aucune jurisprudence ne peut être établie en médiation

Si l’une des parties à un litige désire qu’un tribunal tranche un point de droit ou décide de l’interprétation de certaines dispositions d’un contrat ou d’une relation légale de façon à pouvoir se servir de cette décision comme jurisprudence dans d’autres cas, la médiation peut alors ne pas s’avérer le meilleur moyen de résoudre un tel différend.

En effet, la solution qui peut découler d’une médiation étant un accord entre les parties, une telle entente ne lie que les parties qui l’ont conclue elles-mêmes et ne peut, en aucun cas, constituer une jurisprudence applicable à d’autres situations.

Quand devrait-on envisager la médiation ?

Comme mentionné plus tôt, la médiation est particulièrement appropriée dans les situations où les parties à un différend souhaitent ou doivent maintenir des relations d’affaires après que leur différend aura été réglé ou, encore, lorsqu’il est de leur intérêt d’y mettre fin de manière organisée.

L’arbitrage

Selon l’article 620 du Code de procédure civile, « L’arbitrage consiste à confier à un arbitre la mission de trancher un différend conformément aux règles de droit ».

En résumé, un arbitrage est, en quelque sorte, un procès privé dans lequel les parties, et leurs avocats, choisissent une tierce personne neutre, ou un panel constitué de trois tierces personnes neutres, pour décider, un peu à la manière d’un tribunal, de leurs différends.

Comparativement au procès, un arbitrage se veut plus rapide (ce qui est le cas en pratique dans la mesure où les parties et leurs avocats collaborent tous avec diligence avec l’arbitre) et plus sommaire, en ce sens que, du moins en principe, un arbitre est beaucoup moins assujetti qu’un juge à des règles de procédure, qu’un recours devant un tribunal.

Contrairement à la plupart des jugements rendus par les tribunaux, la décision d’un arbitre n’est pas sujette à appel devant un tribunal ou une autre instance, ce qui en constitue à la fois un avantage et un risque.

L’arbitrage permet aussi de conserver le débat hors du regard public (puisqu’un procès est public) et, dans une bonne mesure, de préserver le caractère confidentiel de documents et d’informations sensibles pour les parties.

L’arbitrage demeure par contre un outil de règlement de différends relativement coûteux (puisque les parties doivent assumer les honoraires et déboursés du, ou des, arbitres).

Cependant, tout comme un juge, un arbitre ne peut trancher que sur le différend qui lui est soumis (c’est-à-dire tenter de remédier à une situation passée), que ce soit par une condamnation à payer des sommes dues, des pénalités ou des dommages, par des ordonnances de faire ou de ne pas faire certaines choses ou en annulant ou résiliant certains contrats.

Aussi, un arbitre doit trancher en fonction des règles de droit et du contrat et ne peut en venir qu’à une décision qui, en quelque sorte, répare le passé, mais ne prépare pas l’avenir.

Enfin, tout comme un tribunal, un arbitre n’a pas accès à toute une panoplie de solutions possibles auxquelles l’on peut en arriver par une négociation ou une médiation.

Ainsi, dans une négociation ou une médiation, les parties peuvent décider de modifier leurs ententes, d’en terminer certaines, d’en conclure de nouvelles, de convenir de certaines compensations portant sur des aspects de leurs relations autres que ceux faisant l’objet du différend ou, encore, de faire intervenir au règlement des personnes qui ne sont pas impliquées directement dans le litige.

Il s’agit là d’autant de possibilités auquel un arbitre n’a pas accès puisqu’il doit décider en fonction de la loi, des contrats en vigueur et des circonstances qui ont amené les parties devant lui.

Ceci étant, si les parties à une mésentente doivent absolument s’en remettre à la décision d’une tierce personne, l’arbitrage peut souvent être préférable à un recours devant un tribunal.

Comment recourt-on à un arbitrage?

Dans tous les cas, l’arbitrage doit découler d’un contrat entre les parties.

Ce contrat peut prendre la forme d’une clause d’arbitrage déjà stipulée dans le contrat initial ou, encore, d’une entente conclue au moment du différend à l’effet de le soumettre à un arbitre plutôt qu’à un tribunal.

Aussi, comme je l’ai mentionné brièvement plus tôt, un arbitrage peut être tenu soit devant un seul arbitre, soit devant un tribunal d’arbitrage constitué de trois arbitres.

Également, un arbitrage peut être individuel (c’est-à-dire soumis seulement aux clauses de l’entente à cet égard et aux règles du Code de procédure civile) ou assujetti aux règles d’une organisation d’arbitrage reconnue, ce qui est plus souvent le cas lorsque les parties à un arbitrage se ne trouvent pas toutes dans un même pays.

Ainsi, en matière de litiges internationaux, l’arbitrage est généralement le mode de prédilection pour régler des litiges. Il est alors le plus souvent soumis aux règles d’une organisation internationale reconnue (telles que la London Court of International Arbitration, l’American Arbitration Association ou l’International Chamber of Commerce).

En terminant, notons aussi que l’arbitrage connaît quelques variantes qui peuvent convenir à certaines situations particulières, dont, parmi d’autres, l’arbitrage de type « baseball » (dans lequel le mandat de l’arbitre est limité à choisir intégralement, et sans pouvoir la modifier, la position mise de l’avant par l’une ou l’autre des parties qui lui apparaît la plus raisonnable), l’arbitrage encadré (dans lequel l’arbitre doit rendre une décision qui se situe l’intérieur d’un cadre délimité par les parties, telles les dernières offres de chacune d’entre elles), et l’arbitrage non décisionnel (par lequel la décision de l’arbitre n’est pas vraiment finale, mais représente plutôt une opinion de l’arbitre servant de base à des négociations, ou à une médiation, entre les parties).

Le Med-Arb

Le Med-Arb est un mode hybride de règlement de différend qui se déroule en deux étapes : en premier lieu une médiation (la « Med ») suivie, dans le cas où cette étape se termine sans qu’une entente ne puisse être convenue, d’un arbitrage immédiat devant le même tiers neutre (le médiateur se transformant alors, de par l’entente de Med-Arb entre les parties, en arbitre) au terme duquel le médiateur, devenu arbitre, rend une sentence arbitrale finale (l’« Arb »).

Ainsi, si la médiation permet aux parties de régler leurs différends, seule l’étape de la médiation aura lieu. Dans le cas contraire cependant, le médiateur, qui deviendra alors un arbitre, rendra une sentence arbitrale finale mettant fin aux différends ou, en cas de règlement partiel au terme de la médiation, à ceux des différends qui n’ont pas fait l’objet d’un règlement au terme de la médiation.

Bien que séduisant à première vue (puisqu’il assure un dénouement final aux différends au terme du processus, ce que la médiation seule ne peut faire), le Med-Arb ne convient cependant pas à tous les différends.

En effet, ce processus modifie largement le rôle et la posture du médiateur et limite de beaucoup l’éventail des outils que ce dernier pourra utiliser pendant l’étape de la médiation.

Aussi, les parties et leurs avocats seront fortement incités, pendant l’étape de la médiation, à tenter convaincre le médiateur du bien-fondé de leurs positions plutôt qu’à établir un véritable dialogue entre eux et seront aussi moins ouverts à montrer leurs faiblesses et à proposer des avenues de règlement créatives (craignant que le médiateur ne les utilise plus tard aux fins de la sentence arbitrale qu’il sera appelé à rendre en cas d’échec de la médiation).

D’autre part, dans le cas d’un Med-Arb, le médiateur ne pourra tenir de caucus individuels (puisque, pendant ces caucus, les parties sont souvent appelées à divulguer des faits qui ne sont pas à la connaissance de l’autre partie) et devra limiter son rôle à diriger les débats sans pouvoir y intervenir de quelque manière que ce soit, notamment par des commentaires ou, encore plus, des suggestions (ce qui pourrait plus tard compromettre son impartialité comme arbitre).

Pour ces raisons, le Med-Arb ne convient généralement pas aux différends importants ou sensibles pour les parties.

Par contre, il pourrait être approprié pour des différends moins importants dans lesquels, pour les parties, le besoin d’une solution finale au terme du processus l’emporte sur les limitations que pose le Med-Arb à la qualité des communications entre les parties, et au travail du médiateur, pendant la phase de médiation.

Le Arb-Med

L’Arb-Med est un autre mode de règlement de différends permettant d’assurer aux parties que, au terme du processus, leurs différends connaîtront un dénouement final tout en réduisant certains des écueils du Med-Arb que nous venons de voir.

Tout comme le Med-Arb, l’Arb-Med se déroule en deux étapes, mais, comme vous l’aurez dans doute deviné de son nom, ces étapes sont inversées par rapport à un Med-Arb.

Dans un processus Arb-Med, la première étape consiste dans un arbitrage (souvent plus sommaire qu’un arbitrage traditionnel) au cours duquel les parties présentent tour à tour à un arbitre leurs prétentions, leurs preuves et leurs arguments.

Au terme de cette première étape d’arbitrage, l’arbitre écrit un projet de sentence arbitrale qu’il ne signe cependant pas et qu’il place dans une enveloppe scellée à laquelle il est le seul à avoir accès. Les parties, et leurs avocats, n’ont donc alors aucune idée de la teneur de ce projet de sentence écrit par l’arbitre.

Une fois ce projet de sentence arbitrale rédigé (mais non signé), l’arbitre se transforme en médiateur et entreprend une étape de médiation afin d’aider les parties à rechercher ensemble une entente à leurs différends.

Si cette médiation permet aux parties d’en arriver à un règlement, l’arbitre détruit l’enveloppe contenant son projet de sentence arbitrale.

Par contre, si, au terme de cette médiation, les parties ne réussissent pas à trouver un terrain d’entente, le médiateur/arbitre signe le projet de sentence arbitrale qu’il avait initialement placé dans l’enveloppe scellée, lequel devient alors une sentence arbitrale finale mettant fin aux différends.

Bien qu’elle présente aussi quelques inconvénients (dont une certaine lourdeur en comparaison avec une médiation traditionnelle), l’Arb-Med permet à l’étape de médiation de se dérouler sans être limitée par les embûches et les contraintes que lui impose le Med-Arb.

Encore plus, dans le cadre d’un Arb-Med, les parties sont fortement incitées, à l’étape de la médiation, de vraiment rechercher une entente satisfaisante plutôt que de prendre le risque de devoir faire face à une sentence arbitrale dont le projet a déjà été rédigé et qui leur sera inéluctablement imposée s’ils ne réussissent pas à s’entendre.

Enfin comme le projet de sentence arbitrale a déjà été rédigé avant le début de la phase de médiation, les parties n’ont plus aucun avantage à tenter de convaincre le médiateur plutôt que de vraiment discuter entre elles et, d’autre part, le médiateur peut alors faire usage de tous les outils pouvant favoriser la conclusion d’une entente, dont les caucus individuels.

Malgré tout, tout comme le Med-Arb et tous les autres moyens de règlement des différends, l’Arb-Med n’est pas une panacée et ne convient pas à tous les différends.

Conclusion

Comme je le mentionnais au début de ce texte, il y a plusieurs autres moyens et mécanismes privés de prévention et de règlement des différends, dont la plupart peuvent être modulés et adaptés aux caractéristiques propres à chaque situation et aux besoins des personnes concernées.

Encore plus, ces moyens et mécanismes peuvent aussi être utilisés en combinaison ou en rafale. Ainsi, l’on peut très bien débuter par une négociation directe, puis poursuivre par une négociation à des échelons supérieurs d’une organisation, puis par une négociation menée par des intermédiaires professionnels de la négociation, puis par une médiation et, enfin par un arbitrage, le tout jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée et mise en place.

Il y en a donc certainement un qui peut convenir à vos besoins.

De plus en plus de juristes (avocats et notaires) sont formés, et habilités, à vous conseiller dans le choix et la mise en œuvre de tels moyens privés pouvant vous permettre de régler, plus rapidement, plus efficacement et de manière plus satisfaisante qu’un recours devant un tribunal, vos différends et vos litiges » (Extrait de avocat.qc.ca du 9/03/2018)

En savoir plus sur https://www.avocat.qc.ca/public/iimarc-public.html

Québec : médiation dans le conflit entre le Syndicat des Métallos et l’Aluminerie de Bécancour inc.,


Le syndicat des Métallos a érigé des roulottes à l'extérieur de l'aluminerie de Bécancour

 

« Deux mois après le début du lock-out à l’Aluminerie de Bécancour inc., la première séance de médiation jeudi matin entre le Syndicat des Métallos et la partie patronale n’a duré que 20 minutes. La direction de l’ABI a soutenu que des changements fondamentaux doivent être faits pour assurer la survie de l’usine de Bécancour.

La présidente-directrice générale de l’ABI Nicole Coutu s’est présentée en personne à la séance, accompagnée de toute une équipe de négociation. Elle a affirmé que la dernière proposition patronale, rejetée par les employés en janvier dernier, ne peut plus servir de base aux négociations.

Dans un communiqué transmis à la fin de la rencontre, la direction de l’ABI a montré du doigt les moyens de pression du syndicat pendant les négociations, qui auraient causé une détérioration des conditions d’opération dans l’usine.

Elle a soutenu que ces moyens de pression auraient « créer des dangers pour les employés, mis les biens en péril, menacé l’approvisionnement des clients et affecté négativement le rendement financier. »

La direction de l’ABI a aussi plaidé en faveur de « changements importants » pour assurer la survie de l’usine.

ABI n’est pas aussi compétitive qu’elle devrait l’être et cette situation doit être améliorée pour réussir à long terme. Par conséquent, la structure opérationnelle d’ABI doit être réévaluée en visant l’amélioration significative de la productivité et de l’organisation de la main-d’œuvre afin d’assurer une constance pour ses clients.

Extrait du communiqué du 8 mars de la direction de l’ABI

Le syndicat en colère

Le Syndicat des Métallos, qui représente les 1030 employés syndiqués de l’ABI, est ressorti avec un goût amer de la séance de médiation, qui s’est déroulé à l’Hôtel Delta à Trois-Rivières.

On voit ça comme une vengeance. Avec cette rencontre, (la direction) a créé de faux espoirs.

Clément Masse, président de la section locale 9700

Le président de la section locale 9700, Clément Masse, déplore de surcroît que la direction ait retiré sa dernière offre.

« C’est un affront à tous les travailleurs, a déclaré Clément Masse. Après deux mois dehors, ils nous disent que ce qu’ils ont déjà proposé ne constitue même pas une base de travail. Ils disent attendre nos suggestions, mais sur du vide. On ne négocie pas à partir d’une feuille blanche. »

Le maire de Bécancour reste optimiste

Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, a dit préféré rester optimiste à la suite de cette première rencontre de médiation. Il admet cependant que la tournure des événements le rend inquiet.

« Je ne veux pas penser au scénario catastrophe, qui serait la fermeture de l’usine, a dit le maire Dubois. Ce qui me donne espoir, c’est que l’usine est ouverte (au tiers de ses capacités). Ça démontre que si l’entreprise voulait fermer, ce serait déjà fait, selon moi. »

Le conciliateur au dossier, Jean Nolin, avait convoqué les parties pour faire le point sur la situation à l’Aluminerie de Bécancour. La rencontre s’est tenue près d’un mois après que les deux parties aient discuté avec la ministre québécoise du Travail, Dominique Vien.

La direction de l’ABI a décrété le lock-out le 11 janvier dernier, après un rejet massif des offres patronales par les syndiqués. Aucune négociation n’a eu lieu depuis.

Les syndiqués sont sans contrat de travail depuis le 22 novembre. Les parties ne sont pas parvenues à s’entendre sur la question de l’ancienneté et du régime de retraite. » –Amélie Desmarais – (Extrait de radio-canada.ca du 8/03/2018)

En savoir plus sur http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1087952/lock-out-abi-mediation-aluminerie-becancour-changements-importants

Québec : Aluminerie de Bécancour: les négociations sont au point mort


Des travailleurs de l’Aluminerie de Bécancour manifestent à Québec, le 7 février dernier.

« Dix jours après un engagement en ce sens pris devant la ministre du Travail, Dominique Vien, les parties n’ont toujours pas repris les négociations à l’Aluminerie de Bécancour (ABI). Quelque 1030 travailleurs y ont été mis en lockout le 11 janvier dernier.

 Le vendredi 9 février, des représentants du Syndicat des métallos, affilié à la FTQ, et de la direction de l’aluminerie avaient rencontré la ministre du Travail et son cabinet. Le 5 février, c’était le premier ministre Philippe Couillard lui-même qui avait exprimé le souhait que les parties retrouvent le chemin des négociations, vu l’importance économique de cet employeur dans la région du Centre-du-Québec.

À l’issue de la rencontre, les deux parties s’étaient dites ouvertes à reprendre les pourparlers en présence du conciliateur-médiateur. Or, lundi, soit 10 jours plus tard, le Syndicat des métallos a fait savoir qu’aucune rencontre n’avait encore eu lieu avec l’employeur. Le conciliateur a bien contacté le syndicat, qui serait prêt à reprendre les discussions sur-le-champ, mais il attendrait toujours des nouvelles quant à la disponibilité de la direction d’ABI.

Le lundi suivant la rencontre du vendredi avec la ministre Vien, le conciliateur-médiateur « m’a appelé et m’a dit qu’il n’était pas encore en mesure de fixer une rencontre », a rapporté Clément Masse, président de la section locale 9700 du Syndicat des métallos (FTQ).

 « Le mercredi, je l’ai rappelé pour lui demander : “discutez-vous avec l’employeur ?” Il m’a dit “oui, j’ai des discussions avec l’employeur. Ce que je fais, c’est que j’essaie de fixer une rencontre de négociation le plus rapidement possible”. C’était mercredi passé. On est le 19 et je n’ai toujours pas de nouvelles. Je lui ai parlé ce matin et il m’a dit qu’il attendait toujours des nouvelles de l’employeur. Il n’y a rien de changé », a laissé tomber M. Masse.

 Jointe par courriel, la direction de l’Aluminerie de Bécancour a fait savoir lundi que « les démarches sont en cours pour déterminer une date de rencontre ».

 Le député libéral de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, qui était présent lors de la rencontre avec le cabinet de la ministre du Travail, rapporte qu’il y aurait un problème de disponibilité pour la direction d’Alcoa. « On m’avait mentionné que, pour les deux ou trois premières semaines, il y avait des défis d’agenda pour les gens d’Alcoa. Il y avait une rencontre, entre autres, à l’international ; il y avait des gens à l’extérieur du pays », a rapporté le député au cours d’une entrevue.

 « Le conciliateur a fait des appels ; le conciliateur a ça entre les mains. Jusqu’à maintenant, il n’y a eu aucun signe négatif de la part du conciliateur. Donc, c’est qu’il y a des choses qui avancent. Pour ce qui est de la date, moi je veux leur laisser le temps de revenir autour de la table pour voir la suite des choses », a conclu le député. » -L. Lévesque  »  (Extrait de ledevoir.com du 20/02/2018)

Lia Lévesque

En savoir plus sur http://www.ledevoir.com/economie/520703/aluminerie-de-becancour-dix-jours-apres-l-intervention-du-ministere-toujours-pas-de-rencontre-de-negociations

Québec : Pourquoi aller en cour lorsque vous pouvez régler vos litiges en ligne?


« Plus d’un Québécois sur deux achète déjà en ligne. Pourquoi ne seraient-ils pas en mesure également de régler leurs litiges sur le web? Et bien c’est fait. Depuis un peu plus d’un an, l’Office de la protection du consommateur (OPC) propose aux citoyens l’outil PARLe, une plateforme d’aide au règlement des litiges en ligne.

En quoi ça consiste? Cet outil, qui s’inspire d’exemples provenant de la Colombie-Britannique et du Mexique, vise à favoriser l’accès à la justice et la résolution rapide des litiges en matière de consommation au Québec, explique Patrick Lahaie, administrateur d’État chargé de projet pour la médiation en ligne à l’OPC. M. Lahaie viendra justement parler de cette plateforme lors de la conférence Expérience Citoyen, présentée par les Événements Les Affaires, le 13 mars prochain, à Montréal. Il sera accompagné de Marjorie Théberge, vice-présidente aux affaires publiques et organisationnelles à l’OPC.

Déjà une soixantaine de commerçants l’utilisent

Développé en collaboration avec le Laboratoire de cyberjustice de la Faculté de droit de l’Université de Montréal, la plateforme PARLe bénéficie du soutien technique d’une vingtaine de médiateurs. « Plus d’une soixantaine d’entreprises principalement des magasins à grande surface, des détaillants de meubles et d’électroménagers, des commerçants d’automobiles d’occasion et des commerçants du domaine du voyage ont rejoint la plateforme », signale M. Lahaie.

La plateforme, qui est simple, rapide et surtout gratuite, permet aux consommateurs et aux commerçants de négocier entre eux. Et, s’il y a lieu, de recourir aux services d’un médiateur indépendant, ajoute M. Lahaie.

Une plateforme qui vient désengorger les tribunaux

Cet outil, insiste le conférencier, a pour avantage de désengorger les tribunaux, notamment la Cour des petites créances. De plus, l’autre atout de cette plateforme est son mode de règlement. Puisqu’il facilite la communication en ligne entre le consommateur et le commerçant, la plupart des litiges se règlent désormais au département du service à la clientèle, et non plus dans le bureau du vice-président au service juridique des entreprises.

Slon les statistiques de l’OPC, PARLe a permis de traiter plus de 1680 dossiers depuis son lancement en novembre 2016. Près de sept cas sur dix se sont réglés en ligne. « Mais ce qui nous rend encore plus fiers de ce produit, c’est le taux de satisfaction des utilisateurs qui frôle les 90%. Autrement dit, on peut même supposer que certains litiges se sont réglés en dehors de la plateforme », mentionne M. Lahaie.

Le délai moyen d’un règlement, dit-il, est de 28 jours. « Mais nous avons eu un cas record qui s’est réglé en moins de 20 minutes », indique M. Lahaie. La valeur des litiges a jusqu’à maintenant varié de 50$ à 50 000$. Le montant moyen est toutefois de 2034 $, précise-t-il.

Rayonnement et lien de confiance auprès des citoyens

M. Lahaie tient à souligner que tout ce qui s’écrit sur la plateforme demeure confidentiel entre le consommateur et le commerçant. « Nous sommes convaincus que les entreprises qui joignent PARLe contribuent au rayonnement de leur marque. Elles renforcent le lien de confiance entre elles et les consommateurs », estime M. Lahaie.

En attendant de convaincre davantage d’entreprises québécoises à recourir à ce nouveau service, la plateforme conçue au Québec prend déjà ses aises ailleurs au pays. L’Office ontarien du secteur des condominiums l’a adapté pour sa clientèle depuis l’automne dernier. Certaines organisations européennes se sont également montrées intéressées.  » (Extrait de lesaffaires.com

En savoir plus sur http://www.lesaffaires.com/blogues/evenements-les-affaires/pourquoi-aller-en-cour-lorsque-vous-pouvez-regler-vos-litiges-en-ligne/600289

Québec : la ministre Thériault mise sur la médiation pour réduire les délais de la Régie du logement.


« Pour réduire les longs délais à la Régie du logement, la nouvelle ministre de l’Habitation, Lise Thériault, a décidé de tabler sur un nouveau service de médiation qui sera testé cette année dans le cadre d’un projet-pilote

« Les délais à la Régie sont vraiment trop longs. On est en train de regarder la possibilité de faire de la médiation », a expliqué Mme Thériault en entrevue au Devoirmardi. La médiation entre propriétaires et locataires serait offerte avant leur passage devant le régisseur. Une façon pour la ministre d’offrir une « voie rapide » au traitement de certains dossiers et de réduire les délais d’attente.

À l’heure actuelle, il faut patienter en moyenne près de deux mois pour des causes civiles urgentes et les demandes en fixation et révision de loyers nécessitent plus de neuf mois d’attente.

Photo: Jacques Boissinot PC Lise Thériault

 Ces délais sont dénoncés depuis des années, tant par les associations de locataires que par les propriétaires. Créée en 1980, la Régie du logement n’a fait l’objet d’aucune réforme majeure depuis sa création. La Protectrice du citoyen dénonce année après année son manque d’efficacité, mais les problèmes persistent.

Avec les élections qui s’en viennent, la ministre dit « être limitée dans le temps », mais elle pense pouvoir lancer un projet-pilote en médiation au cours de la prochaine session parlementaire, qui doit débuter le 5 février. Sans constituer une solution miracle, la médiation pourrait, selon elle, « contribuer à baisser la pression un peu ».

 Nommée en octobre en remplacement de Martin Coiteux, Mme Thériault est la première titulaire de l’habitation du gouvernement Couillard à ne pas être également responsable de l’ensemble du portefeuille des Affaires municipales.  » I. Porter – (Extrait de ledevoir.com du 31/01/2018)

En savoir plus sur http://www.ledevoir.com/politique/quebec/518885/entrevue-lise-theriault-logement-social-et-regie-du-logement

Québec : un nouveau médiateur pour la jeunesse léonardoise


 

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« Dès 14h45, plus de 2000 élèves de l’école Antoine-de-Saint-Exupéry débarquent dans les rues de Saint-Léonard. Devant la problématique d’attroupements fréquents, Prévention jeunesse a engagé un médiateur scolaire communautaire pour régler la situation.

Bibliothèque, aréna, restaurants, commerces, parcs, les lieux publics situés dans le quadrilatère des boulevards Lacordaire, Viau et Robert ainsi que de la rue des Galets accueillent un grand nombre de jeunes se cherchant un lieu pour se réunir et relaxer avant de retourner chez eux.

«Il y a beaucoup de flânage dans le coin. Les jeunes ne font pas nécessairement de grabuge, mais il peut y avoir tout de même un sentiment d’insécurité vécu par la population. Ce n’est pas évident de voir débarquer 200 jeunes d’un coup», souligne Taï Cory, coordonnateur de Prévention jeunesse chapeauté par les YMCA du Québec – secteur réussite scolaire.

La police a d’ailleurs reçu des appels au sujet de jeunes qui flânent dans des entreprises du secteur, un problème récurrent annuellement informe le Service de police de la Ville de Montréal.

«En début d’année, nous avons fait un blitz et nous étions régulièrement dans le secteur pour faire de la prévention. Ce faisant, nous avons eu une diminution d’appels, mais avec l’arrivée du froid, ça va recommencer», indique Mai Dang du poste de quartier 42.

Un nouveau médiateur
Dans l’optique d’augmenter sa capacité d’intervention dans le milieu et aussi diminuer l’attroupement dans le secteur, Prévention jeunesse a engagé Douglas Arias en tant que nouveau médiateur scolaire communautaire.

M. Arias connaît bien le secteur, mais aussi les besoins des jeunes. Ancien élève de l’école Antoine-de-Saint-Exupéry, il y travaille depuis deux ans en tant que technicien en éducation spécialisée.

«Il a une bonne connaissance des jeunes et il a déjà forgé un bon lien avec eux. Il connaît très bien les jeunes vulnérables, mais également ceux qui sont plus à risque de sombrer dans la délinquance», mentionne M. Cory.

Le rôle du médiateur scolaire communautaire sera d’aller rencontrer les jeunes à la fin des classes et de les informer qu’il y a des lieux qui leur sont dédiés où ils pourront se réunir.

«Il n’y a pas un manque de ressources pour les jeunes à Saint-Léonard, mais celles-ci sont cachées. Les jeunes ne savent pas qu’elles existent, où elles se trouvent ou encore ce qu’on peut y faire», fait valoir le médiateur Douglas Arias.

«Au lieu de traîner à l’aréna, le médiateur pourra informer les jeunes qu’il existe un local à cinq minutes de là, où ils peuvent se réunir» -Taï Cory

En plus de les diriger vers des endroits pour eux, le médiateur pourra également faire de l’intervention.

«Mon rôle est de faire le pont entre l’école, les ressources et les jeunes vulnérables qui tournent autour de la délinquance, la petite comme la grande», dit M. Arias.

Douglas Arias commencera son travail de médiateur le 27 novembre et il sera présent jusqu’à la fin de l’année scolaire. » – A. Gauthirer- (Extrait de journalmetro.com du 

En savoir plus sur http://journalmetro.com/local/saint-leonard/actualites/1254558/un-nouveau-mediateur-pour-la-jeunesse-leonardoise/

Québec : la médiation n’a pas donné de résultat dans l’industrie de la construction


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« La médiation demandée par le gouvernement du Québec, par le projet de loi 142, pour dénouer l’impasse dans les négociations entre l’Association de la construction du Québec (ACQ) et l’Alliance syndicale n’a pas donné les résultats escomptés.

La période de médiation s’est conclue, lundi à minuit, suggérant que l’arbitrage s’avérera nécessaire.

Dans deux différents communiqués publiés au cours de la nuit de lundi à mardi, les deux parties se relancent la balle.

«Depuis le jour 1 de cette négociation, la partie patronale nous a répété qu’elle irait jusqu’à l’arbitrage pour obtenir gain de cause. C’est donc sans surprise qu’ils ont conservé leurs demandes abusives jusqu’à la fin de la période de médiation», a indiqué Michel Trépanier, porte-parole de l’Alliance syndicale de l’industrie de la construction.  » (Extrait de tvanouvelles.ca du 31/10/2017)

En savoir plus sur http://www.tvanouvelles.ca/2017/10/31/la-mediation-na-pas-donne-de-resultat-dans-lindustrie-de-la-construction

Journée de l’IMAQ : « LA MÉDIATION DANS LE MONDE DU TRAVAIL : ENJEUX ET PRATIQUES » – jeudi 23 novembre 2017 à Montréal


L’Institut de médiation et d’arbitrage du Québec
vous convie à une journée ayant pour thème

LA MÉDIATION DANS LE MONDE DU TRAVAIL :
ENJEUX ET PRATIQUES

Le jeudi 23 novembre 2017
à l’Hôtel InterContinental Montréal

Des panelistes invités vous présenteront les orientations, défis, enjeux et bonnes pratiques de leur organisation.  Vous serez ensuite conviés à échanger sur divers thèmes en lien avec la pratique de la médiation dans le monde du travail :

  • Le rôle de la médiation dans la prévention des conflits et des recours
  • La médiation et l’exercice du pouvoir
  • L’institutionnalisation de la médiation et l’intégrité du processus
  • La médiation interne ou externe – avantages et inconvénients

Professionnels issus des secteurs des ressources humaines, des relations de travail, du milieu syndical, gestionnaires, médiateurs, avocats et autres intervenants en résolution de conflits dans le monde du travail…cette journée est pour vous. (Extrait de imaq.org )

Programme et inscription sur http://imaq.org/2017/09/28/la-mediation-dans-le-monde-du-travail-enjeux-et-pratiques/

Québec : les négociations pour le renouvellement de la convention collective de l’entreprise WestRock de la Tuque se poursuivront en présence d’un médiateur


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« Les négociations entourant le renouvellement de la convention collective des 240 de l’usine WestRock affiliés au syndicat Unifor local 530, vont se poursuivre la semaine prochaine en présence d’un médiateur.

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 Le président par intérim du syndicat, Eric Bellefeuille, a confirmé la nouvelle à TC Media, cette semaine. Selon ce dernier, des rencontres auront lieu dès la semaine prochaine.
 Le directeur de l’usine, Pierre Pacarar, a indiqué que la partie patronale allait effectivement s’asseoir dans cet effort pour trouver un terrain d’entente.
  «On a toujours fini par s’entendre avec nos employés et les syndicats locaux. On a confiance qu’on va venir à une entente», a simplement ajouté M. Parcarar.
 On sait que le 24 août, 97 % des membres du local 530 rejetaient une offre patronale. Les deux parties sont retournées à la table des négociations et le 7 septembre, 79 % des membres ont rejeté une entente de principe qui venait d’être présentée.
La convention collective des travailleurs est échue depuis le 1er septembre » – M. Scarpino -( Extrait de lechodelatuque.com du 6/10/2017

Québec : De la médiation citoyenne offerte dans la MRC de Pierre-De Saurel


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« Justice Alternative Pierre-De Saurel est présentement en processus afin de mettre sur pied un système de médiation citoyenne.

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La médiation citoyenne est un moyen efficace de résoudre les différends entre des personnes, en ne passant pas par la lourdeur du système judiciaire, mais plutôt en faisant appel à des gens bénévoles neutres et extérieures.

  » Depuis des années que nous travaillons dans le cadre de la médiation pénale entre un jeune contrevenant et sa victime. Nous avons aussi développé une grande expertise au niveau de la médiation scolaire où nous avons accompagné des jeunes et même formé des élèves à devenir médiateurs. De là est venue l’idée de la médiation citoyenne, afin de l’offrir à plus grande échelle », précise Nicole Teasdale, directrice générale de Justice Alternative Pierre-De Saurel.

C’est grâce à une subvention du Bureau du Fonds Accès Justice du Ministère de la justice que la médiation citoyenne pourra être implantée dans la région. « Cette subvention va nous permettre de recruter des bénévoles, de les former, de les soutenir et de faire la promotion de l’unité pour recevoir éventuellement des demandes de résolutions de conflits », précise Nicole Teasdale.

L’organisme est présentement à la recherche de bénévoles, désireux d’aider les gens à régler des conflits. « Ces personnes qui souhaitent consacrer de leur temps ne doivent pas avoir peur du conflit et devront être prêtes à rester neutres. Elles devront aussi accepter une formation gratuite, des rencontres d’accompagnement et de soutien. Nous allons former ensemble une unité de médiation citoyenne et nous allons les soutenir et travailler ensemble pour que les relations de conflits redeviennent harmonieuses », précise Mme Teasdale.  » (Extrait de les2rives.com  du 13/09/2017)

En savoir plus sur http://www.les2rives.com/communaute/2017/9/13/de-la-mediation-citoyenne-offerte-dans-la-mrc-de-pierre-de-saure.html

Formation (Québec) : La médiation d’une allégation de harcèlement psychologique : L’approche transformative – Montréal – 18 au 20/10/2017 par Me John Peter Weldon


Clientèle visée

Toute personne concernée par la problématique du harcèlement. Avoir assisté à une formation sur le harcèlement psychologique serait un atout. L’inscription est limitée à 12 participants.

Objectifs de la formation

À la fin de la formation, les participants :

  • Comprendront la théorie transformative du conflit.
  • S’approprieront les concepts de compétence (empowerment) et d’ouverture (recognition)
  • Comprendront les objectifs d’un tiers intervenant dans un cadre transformatif
  • Comprendront les formes d’intervention spécifiques utilisées par le médiateur pour favoriser chez les parties un sentiment accru de compétence personnelle et une ouverture progressive au point de vue de l’autre.
  • Se seront initiés aux pratiques de base et aux types d’intervention du médiateur transformatif.
  • Se seront familiarisés avec la manière d’appliquer le modèle transformatif dans le traitement d’une allégation de harcèlement psychologique.

Méthodologie

  • Capsules théoriques
  • Travail individuel, en dyade, en triade
  • Observation d’interventions (théâtre pédagogique)
  • Visionnement d’une médiation complète sur vidéo
  • Préparation d’interventions
  • Mises en situation de cas simulés
  • Rétroaction en plénière

Aspects du contenu

  • L’allégation de harcèlement, une crise d’interaction humaine
  • 4 modes d’intervention du tiers
  • 4 théories du conflit
  • 4 modèles de médiation
  • Orientation et rôle du médiateur transformatif
  • 2 objectifs : favoriser un sentiment accru de compétence personnelle et une plus grande ouverture aux points de vue de l’autre partie
  • 3 pratiques fondamentales : micro-focus, non-directivité, interventions transformatives
  • 4 types d’intervention : reflet, résumé, vérification, silence intentionnel
  • «Rester dans le sillage immédiat des parties»
  • Progression cyclique d’une médiation
  • Les différentes issues de la médiation
  • Contact avec l’employeur et mode de convocation des parties
  • Contrat d’intervention et consentement à la médiation
  • Rencontres préliminaires individuelles
  • Remarques introductives à la médiation
  • Rédaction du sommaire des acquis, du communiqué conjoint
  • Suivi avec l’employeur, les parties et l’entourage (Extrait de barreau.qc.ca )

En savoir plus sur http://www.barreau.qc.ca/formation/activite.jsp?noActiv=1433&namePage=activite.jsp&Langue=fr