Québec : la ministre Thériault mise sur la médiation pour réduire les délais de la Régie du logement.


« Pour réduire les longs délais à la Régie du logement, la nouvelle ministre de l’Habitation, Lise Thériault, a décidé de tabler sur un nouveau service de médiation qui sera testé cette année dans le cadre d’un projet-pilote

« Les délais à la Régie sont vraiment trop longs. On est en train de regarder la possibilité de faire de la médiation », a expliqué Mme Thériault en entrevue au Devoirmardi. La médiation entre propriétaires et locataires serait offerte avant leur passage devant le régisseur. Une façon pour la ministre d’offrir une « voie rapide » au traitement de certains dossiers et de réduire les délais d’attente.

À l’heure actuelle, il faut patienter en moyenne près de deux mois pour des causes civiles urgentes et les demandes en fixation et révision de loyers nécessitent plus de neuf mois d’attente.

Photo: Jacques Boissinot PC Lise Thériault

 Ces délais sont dénoncés depuis des années, tant par les associations de locataires que par les propriétaires. Créée en 1980, la Régie du logement n’a fait l’objet d’aucune réforme majeure depuis sa création. La Protectrice du citoyen dénonce année après année son manque d’efficacité, mais les problèmes persistent.

Avec les élections qui s’en viennent, la ministre dit « être limitée dans le temps », mais elle pense pouvoir lancer un projet-pilote en médiation au cours de la prochaine session parlementaire, qui doit débuter le 5 février. Sans constituer une solution miracle, la médiation pourrait, selon elle, « contribuer à baisser la pression un peu ».

 Nommée en octobre en remplacement de Martin Coiteux, Mme Thériault est la première titulaire de l’habitation du gouvernement Couillard à ne pas être également responsable de l’ensemble du portefeuille des Affaires municipales.  » I. Porter – (Extrait de ledevoir.com du 31/01/2018)

En savoir plus sur http://www.ledevoir.com/politique/quebec/518885/entrevue-lise-theriault-logement-social-et-regie-du-logement

Actualités sur la médiation : les bibliothèques de la médiation de GEMME


 

Capture.PNG ve.PNG« Si vous appréciez les actualités de la médiation, vous devriez être intéressés par les bibliothèques de la médiation que le GEMME met à votre disposition sous cette adresse.  

Elles regroupent d’innombrables références, patiemment collectées, qui sont classées par matière et par dossiers, tout en permettant une recherche par mots-clés. La recherche y est ainsi beaucoup plus facile que dans les articles présentés dans les actualités.

Vous pouvez vous abonner aux bibliothèques de votre choix, pour être informés des nouvelles insertions.

Les voici rapidement préentées :

La Pratique de la médiation

Des conseils pratiques portant sur l’être et le savoir savoir-être des médiateurs, l’avocat et la médiation, les styles de médiation, les outils des médiateurs, trames et modèles, la co-médiation…
la méédiation en entreprise : conflits avec ou entre salariés, harcèlement, médiation et RPS, médiation et management…
Textes, jurisprudence et commentaires juridiques, classés par pays
Annonces de colloques ou de conférences
Informations générales sur la médiation
Bases théoriques, vidéos d’initiation, Statut des médiateurs, réflexions de fond sur la médiation, bibliographie, questions d’éthique, le conflit, la médiation en Europe…
La médiation civile
Hors différends familiaux : conflits en matière de  propriété, d’immobilier, de construction, de propriété intellectuelle, en matière de santé, en matière agricole, petits litiges…

La médiation administrative

Les médiateurs institutionnels et tout ce qui a trait à la médiation impliquant une autorité publique, Articles classés par pays

La médiation familiale

Médiation familiale, de divorce, avec les parents, les aînés, les successions, etc.

La médiation en ligne

Encore appelée ODR en anglais : les nouvelles technologies et la résolution des conflits…

Les autres M.A.R.D.

Procédure participative, droit collaboratif, méd’arb, arbitrage, médiation géopolitique, etc.

La médiation commerciale

nationale et internationale

Aspects psychologiques des M.A.R.D.
Les biais cognitifs, la gestion des émotions, la gestion de la communication, le langage du corps et plus encore
Nouvelles du GEMME
Des nouvelles des différentes sections nationales du Groupement européen des magistrats pour la médiation et de sa direction.

La négociation

La médiation géopolitique

Les formations aux M.A.R.D (ADR)

Les formations par pays, concours internationaux de médiation, principes généraux de formation, cafés de la médiation

Médiation et environnement

Résolution des conflits liés à l’environnement

La conciliation

La médiation sociale
La médiation pénale et la justice restaurative

Médiation et consommation

La médiation scolaire
Initiation des enfants à la médiation – la médiation et les relations avec les parents
(Extrait de GEMME-France)

 

Publication de la LA LETTRE D’INFORMATION N°30 DE JANVIER 2018 du médiateur national de l’énergie


 

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Lettre à consulter sur http://www.energie-mediateur.fr/lettre-dinformation-n30-de-janvier-2018-consacree-a-mediation-secteurs-de-consommation-domaine-de-lenergie-particulier/

Belgique : AG et conférence-débat de l’Union Belge des Médiateurs Professionnels, le 28/02/2018, Bruxelles


AG et conférence-débat de l’Union Belge des Médiateurs Professionnels afin de faire l’Etat des lieux de la médiation et de clarifier les relations entre médiateurs et les autres professionnels (avocats, notaires, travailleurs sociaux….).

Le 28/02/2018 conférence 20h précédée de l’AG + buffet dès 18h.

Lieu: Salle des fêtes 1, av. Sippelberg (métro Osseghem) – Parking aisé.

Renseignements : Hélène van den Steen, présidente de l’UBMP-BUPB-BUPM,  helene.vds@ubmp-bupb-bupm.org

Conflit dans les Ehpad : l’ inspecteur général des affaires sociales, Pierre Ricordeau, prochainement nommé médiateur par la ministre de la Santé


Photo AFP / Christophe Archambault

« Cette réforme, qui vise à faire converger progressivement, de 2017 à 2023, les budgets des Ehpad publics et privés sur les enveloppes « soins » et « dépendance », sera accompagné d’une augmentation des « crédits alloués aux soins de 400 millions d’euros », a rappelé la ministre.

« Adapter la réforme aux réalités de terrain »

En outre, « je nommerai très prochainement un inspecteur de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales), monsieur Pierre Ricordeau, médiateur », a annoncé Agnès Buzyn. Il sera chargé d' »expertiser les appréciations divergentes entre certains départements, certaines fédérations, et les services du ministère, sur les conditions de déploiement et les conséquences budgétaires de la réforme », a expliqué la ministre.

« Je propose que ce médiateur examine la situation effective rencontrée dans quelques départements (…) qu’il me fasse remonter ses remarques, les difficultés, et surtout des propositions pour adapter la réforme aux réalités de terrain », a-t-elle développé. » (Extait de .letelegramme.fr du 30/1/2018)

En savoir plus sur http://www.letelegramme.fr/france/ehpad-pierre-ricordeau-prochainement-nomme-mediateur-30-01-2018-11833447.php#OtqILU0SRzJgLSaM.99
© Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/france/ehpad-pierre-ricordeau-prochainement-nomme-mediateur-30-01-2018-11833447.php#OtqILU0SRzJgLSaM.99

Journée Européenne sur la Médiation et la Radicalisation Violente, le 2 février 2018 à Liège (Belgique)


 

Capture.PNG58.PNG« La Journée Européenne sur la Médiation et la Radicalisation Violente le 2 février 2018 à la Haute Ecole de Liège, de 9h30 à 17h30, qui a pour objet d’aborder la recrudescence des violences de nature extrémiste dans différentes villes européennes et leur médiatisation du point de vue des inquiétudes, des peurs, de tensions et des fractures que ces violences suscitent un peu partout en Europe. Ces inquiétudes interpellent les acteurs de la médiation et impliquent leurs publics à divers titres. Il s’agit donc de s’interroger : en quoi la médiation et ses espaces peuvent-ils contribuer à la prévention des processus de radicalisation ? Ce questionnement sera alimenté par la présentation de cas concrets qui impliquent des acteurs de la médiation, tant en Belgique que dans d’autres pays partenaires du réseau CreE.A (notamment France et Allemagne) et il aura vocation à déboucher sur un débat qui se poursuivra sur un forum virtuel sur le site du CréE.A www.cree-a.eu. (Extrait de cree-a.eu )

 Programme et inscription sur https://www.cree-a.eu/

Article : « La médiation face aux enjeux du numérique et du service public de la justice : quelles perspectives ? » par Natalie Fricero et Fabrice Vert, Dalloz Actualités, 29/01/2018


« La médiation se définit comme un processus structuré par lequel deux ou plusieurs parties tentent de parvenir à un accord avec l’aide d’un tiers, le médiateur (L. n° 95-125, 8 févr. 1995, art. 21). Elle fait partie des modes amiables de résolution des différends (au même titre que la conciliation et la procédure participative assistée par avocat) dont les avantages sont bien connus et qui participent de la justice alternative que les pouvoirs publics encouragent. Le service public n’est pas absent de l’organisation et du fonctionnement de la médiation : les textes encadrent le processus judiciaire ou conventionnel, le juge joue un rôle essentiel de proposition, il intervient pour homologuer l’accord issu d’une médiation et lui conférer la force exécutoire, et pour statuer sur le contentieux de l’exécution forcée de l’accord et sur sa validité en cas de contentieux ultérieur. La médiation entretient des liens évidents avec la justice : elle peut intervenir dans un cadre contractuel en amont de la saisine d’un juge, ou pendant l’instance, ou même après le prononcé d’un jugement !

Contrairement à la justice traditionnelle, qui relève du monopole de l’État, la médiation ne correspond pas à un domaine monopolistique : elle est donc régie par la liberté d’entreprendre des acteurs privés et la liberté contractuelle des parties. Elle est donc directement impactée par les nouveaux modes de régulation sociale que constituent les outils numériques, et les algorithmes. De nombreuses plateformes de médiation en ligne apparaissent, développées par des professionnels du droit (avocats, huissiers de justice, notaires) ou des privés (legal techs). L’ouverture publique des données du service public de la justice (fondée sur la loi du 7 oct. 2016 pour une République du numérique, v. le rapport de la mission d’étude sur l’open data des décisions de justice, présidée par Loïc Cadiet, déc. 2017) permettra d’identifier les solutions statistiquement les plus probables dans un contentieux donné, ce qui offrira au justiciable la possibilité de choisir entre un accord amiable et une décision judiciaire (Synthèse de la CNIL, Comment permettre à l’homme de garder la main ?, déc. 2017, p. 66). Comme le démontre le rapport de l’Institut Montaigne, le numérique remet en question les modes d’accès au service public, son rapport avec les justiciables et finalement la pertinence des modalités d’exercice de ses missions (Justice : faites entrer le numérique, rapport, nov. 2017, prés. par Guy Canivet, p. 81).

Ce contexte suscite de nombreuses questions auxquelles un État de droit doit répondre : comment moderniser la justice pour intégrer le numérique, comment simplifier la justice pour l’adapter aux nouveaux besoins des justiciables, comment garantir aux citoyens un égal accès au juge et un règlement amiable équitable des différends ? Cela revient à poser la question de la place du service public dans l’organisation et le fonctionnement de la justice amiable ou alternative numérique !

Les différents rapports issus des chantiers mis en place par le ministère de la justice, dans le prolongement de la volonté du président de la République de moderniser la justice (v. le discours prononcé à l’audience solennelle de la Cour de cassation du lundi 15 janvier 2018) énoncent de nombreuses propositions permettant au service public de la justice de développer une politique publique ambitieuse relative aux modes amiables de résolution des différends et plus particulièrement de la médiation en ligne. La création au sein du ministère de la justice de structures dédiées aux modes amiables (présentes à la Direction des affaires civiles et du Sceau [DACS], au Service de l’accès au droit et à la justice et de l’aide aux victimes [SADJAV]) révèle que la préoccupation des autorités est de garantir aux justiciables des processus de qualité, respectueux des droits fondamentaux.

Une première méthode pourrait consister à généraliser les expérimentations tentées par les juridictions pour développer la médiation judiciaire et la conciliation, qui s’appuient sur des « unités de médiation » (comme, notamment, la cour d’appel de Paris, celle de Pau ou le tribunal de grande instance de Créteil, dont le président, Stéphane Noel, vient de créer une unité des modes amiables de résolution des différends).

Une autre méthode consisterait à mettre en place une plateforme publique de médiation en ligne, en s’inspirant d’une expérience de médiation en ligne qui articulait la médiation et les procédures judiciaires, conduite avec succès sur le ressort de la cour d’appel de Paris dont les premiers présidents successifs, de Pierre Drai à Chantal Arens en passant par Guy Canivet et Jean-Claude Magendie, ont toujours prôné un développement de la médiation. Il s’agit du Forum des droits sur l’internet, organisme para-public, qui avait développé à partir de 2004 un service gratuit de médiation en ligne. Compétent pour les litiges liés à la société numérique impliquant au moins un particulier, il était saisi plus particulièrement pour les différends en matière de commerce en ligne et de fourniture d’accès à internet.

Le 7 avril 2009, dans le but d’inscrire « la médiation dans la réalité judiciaire », la cour d’appel de Paris avait signé une convention expérimentale avec le Forum des droits sur l’internet. Le bilan de cette expérience, pilotée conjointement par Marie-Françoise Le Tallec, secrétaire générale du Forum, et Fabrice Vert, référent médiation de la Cour, en coopération étroite avec des juges d’instance du ressort a été positif puisque 66 médiations ont été menées sur quelques mois dans le cadre de ce partenariat avec un taux d’accord de 92 %.

Le rapport Delmas-Goyon (Le juge du 21e siècle, déc. 2013) a relevé cette expérience et préconisé de « créer une plate-forme de règlement en ligne des litiges répondant à l’objectif de favoriser, par le recours aux nouvelles technologies numériques, la résolution amiable des conflits » (proposition n° 17). On retrouve cette même idée de création d’une plateforme publique de médiation ou de conciliation en ligne dans le rapport de l’Institut Montaigne : « un portail de saisine de la justice pourrait offrir aux parties de soumettre et de documenter leur conflit sur une plateforme unique – publique – de dialogue et de conciliation rattachée à la juridiction. En cas d’échec, c’est le même dossier qui continue son chemin au sein de la même institution, étant transmis avec tous ses éléments à un juge, en état d’être tranché au regard des règles de droit applicables » (p. 51). Le rapport sur l’amélioration et simplification de la procédure civile (F. Agostini et N. Molfessis), envisageant un recours aux modes amiables à tous les stades de la procédure, préconise d’intéressantes mesures d’organisation et de régulation des modes amiables et, particulièrement, estime que l’institution judiciaire doit se positionner sur cette offre de résolution amiable en ligne. Il insiste sur le fait que le service public doit réguler les dispositifs de résolution en ligne développés par les professions ou le secteur privé (notamment par un agrément des plateformes et l’élaboration d’un cahier des charges, p. 27).

Le rapport sur la transformation numérique (J.-F. Beynel et D. Casas, Chantiers de la justice, janv. 2018) propose une méthode un peu différente : il part du constat d’une offre de modes alternatifs en ligne très diversifiée et novatrice, qui pourrait assurer le traitement de la phase initiale amiable en amont de la saisine du juge. Afin de crédibiliser les acteurs et le processus, le service public de la justice labelliserait les plateformes, afin de s’assurer que les garanties essentielles soient effectives (compétence, déontologie des plateformes). Un Conseil national de la médiation pourrait labelliser les plateformes ?

En conclusion, et en dépit de la variété des propositions, un objectif unique apparaît : celui de placer le service public au centre de la justice alternative, pour permettre à l’État de droit de remplir ses missions régaliennes et de les adapter aux grandes mutations actuelles ! Après le droit d’accès à un tribunal, un nouveau droit de l’homme pourrait émerger, un droit à un règlement équitable numérique… » (Extrait de dalloz-actualite.fr/ du 29/01/2018)

En savoir plus sur https://www.dalloz-actualite.fr/chronique/mediation-face-aux-enjeux-du-numerique-et-du-service-public-de-justice-quelles-perspective#.Wm-nUqjia72

Aurillac : Des avocats ouvrent un centre de médiation


Des avocats d’Aurillac ouvrent un centre de médiation qui peut permettre d’éviter le juge
« Une dizaine d’avocats d’Aurillac lance un centre de médiation. Selon les demandes, ils troqueront leur rôle de conseil pour une chaise de médiateur, sans juge de l’autre côté de la table.

Un conflit qui traîne. Deux parties, avec deux avocats, autour d’une grande table. Mais en face, pas de juge : un médiateur. C’est l’idée de plusieurs avocats d’Aurillac, qui vont ouvrir un centre de médiation dans la cité Géraldienne.

Concrètement, c’est plutôt simple : au lieu d’aller en justice, le médiateur peut permettre de trouver un accord à l’amiable entre les deux parties et le juge peut les y inciter. Le médiateur, en plusieurs rendez-vous, rencontre les deux camps séparément, puis ensemble, pour trouver un terrain d’entente. Ensuite, le juge entérine la décision, qu’elle concerne une affaire familiale, le monde du travail, du commerce, de la consommation…

Le conseil de prud’hommes d’Aurillac plaide inlassablement pour le dialogue

Côté justiciable, c’est « une manière de ne plus être dans la position de subir une décision imposée », affirme M e Canonne, tout jeune retraité et ancien bâtonnier du barreau d’Aurillac à l’initiative du projet. Une façon aussi de prendre le temps : « Parfois, en tant qu’avocat, on règle un problème de droit, alors que c’est autre chose qui bloque la situation. Les justiciables ont un besoin de respect, et d’écoute. Un jugement est compris quand il y a une écoute. Autrement, la justice n’est pas ressentie. »

Le travail du médiateur n’est pas de court-circuiter l’avocat, continue l’ancien bâtonnier. Nous sommes très ouverts à leur présence, dans un rôle différent de celui qu’ils tiennent habituellement, tourné vers l’accompagnement

Dans ce collectif d’avocats, on devine l’excitation des débuts, comme à la création d’une association. Un téléphone de permanence doit être acheté, une adresse mail créée, un site Internet construit, et les réunions s’enchaînent, où chacun est mis à contribution. Au début, le centre de médiation aura ses locaux au tribunal, à l’ordre des avocats, mais cela ne devrait pas durer, de manière à s’éloigner un peu du palais de justice.

Autre changement : si aujourd’hui les médiateurs sont tous des avocats, une dizaine parmi la quarantaine que compte le barreau aurillacois, la porte est ouverte aux autres professions. Sur une feuille, une liste de personnes à contacter : notaires, Udaf, d’autres médiateurs… « Nous voulons nous ouvrir à d’autres compétences, sourit M e Canonne. Faire que les compétences de chacun puissent contribuer à la médiation. »

Ouverture d’ici février

À contacter aussi : les autres avocats. Une dizaine a suivi la formation pour devenir médiateur, soit environ un quart du barreau. « Le travail du médiateur n’est pas de court-circuiter l’avocat, continue l’ancien bâtonnier. Nous sommes très ouverts à leur présence, dans un rôle différent de celui qu’ils tiennent habituellement, tourné vers l’accompagnement. »

Si tout se passe bien, le centre de médiation devrait ouvrir d’ici la fin du mois de février. Pour le moment, les avocats se partagent le travail, mais il reste une phrase sur la liste des choses à faire pour lancer la structure, écrite en pointillé, à cocher si la formule fonctionne. « À terme, il faudra peut-être embaucher une secrétaire… » sourit M e Canonne.

Tarifs. 600 euros hors taxes pour une médiation avec trois rendez-vous. À cela, il faut rajouter 80 € de frais administratifs. Pour les rendez-vous supplémentaires, ce sera à négocier. Les prix sont alignés sur le centre de médiation de Clermont-Ferrand : là-bas, le rendez-vous supplémentaire est facturé 150 € hors taxes. Les personnes, qui bénéficient de l’aide juridictionnelle, peuvent la faire fonctionner dans le cadre d’une médiation. »  – P. Chambaud – (Extrait de lamontagne.fr du

En savoir plus sur https://www.lamontagne.fr/aurillac/justice/2018/01/26/des-avocats-daurillac-ouvrent-un-centre-de-mediation-qui-peut-permettre-deviter-le-juge_12715364.html

Médiation de paix: une formation suisse prisée dans le monde entier


Gros plan sur des mains posées sur une table

« Comment amener les parties d’un conflit armé à s’asseoir à la même table? Quels éléments doit contenir un accord de cessez-le-feu pour avoir une chance de durer? Un programme d’études destiné aux médiateurs et mis en place à Zurich répond en particulier à ces questions. Unique, il accueille des participants venant du monde entier.

Cette formation est particulière parce qu’elle se concentre exclusivement sur la médiation de paix dans les conflits politiques internationaux, explique son responsable Andreas Wenger, de l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH Zurich). Elle l’est aussi parce qu’elle dure non pas quelques semaines mais s’étend sur 18 mois.

Dans le premier module jusqu’à la fin de l’année dernière, les participants ont approfondi les questions touchant à l’analyse des conflits et à leur résolution. Le deuxième qui débutera en mars sera consacré aux méthodes de négociation. Les étudiants découvriront ensuite à l’aide de jeux de rôle comment réagir  lorsque, par exemple, un participant quitte la table des négociations par frustration.

La Suisse assume près d’un tiers du budget

Le budget pour la phase de planification et les deux premiers cycles pilote s’établit à 5,5 millions de francs. La Suisse en assume au maximum 1,6 million. Les autres partenaires de l’ETH Zurich participent aussi aux frais. À moyen terme, le coût d’un cycle devrait s’établir entre 800’000 et 1,2 million de francs, financés par des frais de participation de 55’000 francs par personne.

«La médiation est un travail d’équipe», souligne Andreas Wenger. Une des principales responsabilités d’un médiateur est de structurer le processus de négociation. Mais il doit aussi connaître les éléments essentiels qu’un traité de paix doit contenir pour qu’il tienne le plus longtemps possible. Ce master n’est cependant qu’une formation de base, souligne le professeur: «Il y a ensuite encore un long chemin pour se retrouver médiateur en chef chargé par exemple de diriger des négociations de paix.»

La formation s’adresse surtout au personnel des ministères des affaires étrangères, mais elle peut aussi être suivie par des membres d’organisations internationales telles que les Nations unies ou l’Union européenne. Elle est aussi ouverte aux particuliers.

«Toutes les zones de conflit sont représentées»

L’ETH Zurich a enregistré plus de 150 demandes d’inscription. «Nous nous réjouissons de l’intérêt manifesté», indique Andreas Wenger. Finalement, 18 candidatures ont été acceptées.

Un bon mélange d’étudiants est important et nous l’avons trouvé, dit-il. «Toutes les régions du monde sont représentées, donc toutes les zones de conflits, et le groupe inclut aussi bien les perspectives occidentales que celles des pays du Sud. Les femmes constituent la moitié des participants.»

Tous apportent au moins quatre ans d’expérience dans la politique de paix. «Certains possèdent des connaissances particulières sur un conflit et ont même grandi dans la zone touchée», indique encore le responsable. D’autres sont spécialisés dans l’analyse comparative des conflits.

Experts du Département fédéral des affaires étrangères

Deux participants aux cours viennent du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) qui a soutenu le projet dès le début. Il met notamment à disposition des experts pour certains cours. Nous comblons ici un vide, a déclaré une porte-parole de DFAE. Cette formation doit permettre à la Suisse d’apporter sa contribution pour que les futurs accords de paix s’avèrent encore plus durables.

Les ministères des affaires étrangères d’Allemagne, de Finlande, de Suède, les Nations unies et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) soutiennent également le projet et y envoient aussi des étudiants. Ces partenaires d’ETH Zurich financent en outre la formation de huit participants venant d’autres régions du monde.

La Suisse en tant que médiatrice

Les bons offices de la Suisse sont une tradition. À côté des mandats de puissance protectrice, ils jouent un rôle essentiel dans la politique de paix du pays. La Suisse est internationalement reconnue pour son rôle dans la médiation des conflits. Au cours des années passées, elle a accompagné plus de 30 processus de paix dans plus de 20 pays.

En tant qu’intermédiaire neutre, elle offre ses services comme médiatrice ou comme facilitatrice. Dans ce second cas, elle facilite par des mesures logistiques le contact entre les parties en conflit, mais elle n’est impliquée ni dans l’organisation du processus ni dans le contenu des négociations. La médiation en revanche inclut un soutien substantiel des parties dans la recherche de solutions.

La voie solitaire dans le domaine des bons offices a de moins en moins de chances de succès, en particulier pour les petits États. La Suisse a pris en compte cette évolution et offre désormais toujours davantage ses services dans le cadre de partenariats, notamment avec les Nations unies. Comme médiatrice elle travaille aussi étroitement avec des organisations non-gouvernementales et d’autres institutions suisses, en particulier la fondation Swisspeace et l’ETH Zurich. (Source: DFAE) (Extrait de swissinfo.ch du 29/01/2018)

En savoir plus sur https://www.swissinfo.ch/fre/politique/r%C3%A9solution-des-conflits-politiques_m%C3%A9diation-de-paix–une-formation-suisse-pris%C3%A9e-dans-le-monde-entier/43856118

Rapport : « La prescription de la médiation judiciaire. Analyse socio-juridique des dispositifs de médiation dans trois cours d’appel : de la prescription à l’accord de médiation » par BASCOULERGUE Adrien, BONAFÉ-SCHMITT Jean-Pierre, CHARRIER Philippe, FOLIOT Gerald Centre Max Weber, Droit Contrats Territoires (Lyon 2), TGIR Huma-Num, octobre 2017, 133p.


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La prescription de la médiation judiciaire. Analyse socio-juridique des dispositifs de médiation dans trois cours d’appel : de la prescription à l’accord de médiation

BASCOULERGUE Adrien, BONAFÉ-SCHMITT Jean-Pierre, CHARRIER Philippe, FOLIOT Gerald

Centre Max Weber, Droit Contrats Territoires (Lyon 2), TGIR Huma-Nim

Recherche débutée en 2015 – Achevée en 2017-09-10

Référence : 14-33
Type de projet : Appel à projets
Programme : La médiation

Présentation de la recherche

La médiation judiciaire a connu une expansion sans précédent depuis ces 40 dernières années. En France, elle est progressivement devenue une solution légitime pour régler les litiges des justiciables, au point où de nos jours ne ce n’est pas tant la question de la présence ou non de la médiation dans les tribunaux qui fait débat, mais plutôt la ou les formes qu’elle devrait ou pourrait prendre. La médiation est donc bien présente dans le système judiciaire, mais selon des configurations bigarrées et plurielles. Dès lors, son émergence dans l’espace judiciaire n’a rien d’anecdotique ; elle accompagne des transformations profondes sur la manière de juger de nos jours.
Ce rapport s’interroge d’une part sur ce que produit la médiation dans les institutions judicaires à propos des voies de règlements des litiges et des conflits et d’autre part sur les façons dont on peut renforcer sa présence, autrement dit favoriser sa prescription. Il s’appuie sur l’expertise de chercheurs sociologues du Centre Max Weber (CNRS – UMR 5283) et de juristes du laboratoire DCT (Université Lumière Lyon 2) qui ont développé des recherches et des analyses sur la médiation notamment via le soutien à la création de l’Observatoire des médiations, dont l’objectif répond en partie aux finalités de cette étude, à savoir : dresser un état des lieux de la médiation, analyser ce phénomène de la médiation tant judiciaire que conventionnelle et étudier ce nouvel acteur qu’est le médiateur.
La focale choisie est celle de la prescription. Cette problématique correspond aux actions et pratiques qui conduisent à suggérer, orienter ou ordonner aux parties en présence l’utilisation de la médiation pour le règlement de leur litige. Pour décrire et analyser celles-ci, nous avons tout d’abord mené une recherche empirique en opérant une étude détaillée des dossiers de médiation, depuis l’envoi en médiation par le magistrat jusqu’à la réussite ou l’échec du processus et ses différentes issues. Ensuite, nous avons décrit les expérimentations et les dispositifs mis en place dans les juridictions du ressort des Cours d’appel de Lyon, Paris et Pau, en soulignant leurs forces et leurs faiblesses. Enfin, nous avons réalisé une enquête quantitative par l’intermédiaire un questionnaire en ligne auprès des principaux prescripteurs de médiations judiciaires (magistrats, avocats, médiateurs) afin de connaître leurs pratiques de prescription.
L’ensemble de ces résultats a permis de dégager des propositions d’amélioration de cette prescription, comme la structuration souhaitable de l’espace professionnel de la médiation, la construction d’un outillage statistique propre à la médiation judiciaire, l’aménagement d’un cadre légal plus précis et moins ambigu, une coordination institutionnelle renforcée des dispositifs de prescription de la médiation et le développement de formations à la sensibilisation de la médiation auprès de prescripteurs potentiels.  » (Extrait de gip-recherche-justice.fr )

Note de synthèse à télécharger sur http://www.gip-recherche-justice.fr/wp-content/uploads/2018/01/14-33-La-prescription-de-la-médiation-Synthèse.pdf

Rapport à consulter sur http://www.gip-recherche-justice.fr/wp-content/uploads/2018/01/14-33-Rapport-Prescription-de-la-médiation-Rapport-et-Annexes.pdf

Chine : huit millions de litiges civils résolus via la médiation


 » Un total de 8,76 millions de litiges civils ont été arbitrés en 2017 par les organisations de médiation de base en Chine, a annoncé le ministre chinois de la Justice Zhang Jun.

Ces médiations ont atteint un taux de résolution de 98%, a précisé M. Zhang lors d’une réunion sur la justice de deux jours qui s’est clôturée jeudi.

Il a exhorté les départements de la justice et les tribunaux populaires à offrir une meilleure formation aux médiateurs pour faire face au nombre croissant de cas.

La médiation est un moyen de résoudre les litiges au niveau de communauté, sans recours au procès.

Fin 2015, on comptait près de 800.000 comités de médiation avec plus de 3,9 millions de médiateurs. » (Extrait de french.xinhuanet.com du 25/01/2018)

En savoir plus http://french.xinhuanet.com/2018-01/25/c_136924615.htm