Médiation sociale – « Les adultes-relais : panorama et perspectives vingt-cinq ans après leur création » Mireille Gaüzère (Igas), Xavier Giguet (IGA) et Patricia Valma (IGEDD), Rapport , IGAS, IGA, IGEDD, décembre 2024, 98p.


« À la suite des émeutes urbaines de juin 2023, le Comité interministériel des villes (CIV) du 27 octobre 2023 a fixé pour objectif de renforcer la présence humaine dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), en simplifiant et en accompagnant la professionnalisation des adultes-relais (AR), outil central de la politique de la ville depuis vingt-cinq ans. Les ministres ont confié sur ce sujet en 2024 une mission à l’IGAS, l’IGA et l’IGEDD. 

Ce rapport, appuyé sur l’audition sur le terrain de plus de cent soixante personnes, constitue la première évaluation de politique publique sur les adultes-relais depuis l’origine de ce dispositif en 1999. 

4 500 adultes-relais sur le territoire

Régis par le Code du travail, les adultes-relais ont un double objectif : faciliter l’insertion professionnelle des titulaires de ces contrats et développer la médiation sociale dans les QPV, c’est-à-dire améliorer les relations entre les habitants de ces quartiers et les services publics ainsi que les rapports sociaux dans les espaces publics ou collectifs. Environ 4 500 adultes-relais étaient en fonction sur l’ensemble du territoire national fin 2023, avec un financement de l’Etat de l’ordre de 85 millions d’euros et une participation de l’Etat d’un montant fixe unitaire de 22 810 euros par an pour chaque poste.

Un dispositif largement plébiscité 

Le dispositif des adultes-relais, dans sa forme actuelle, est plébiscité par la plupart des acteurs auditionnés. Même si des ajustements se révèlent nécessaires, l’intuition initiale qui avait donné lieu à sa création, à savoir « développer la médiation sociale dans les quartiers », apparaît plus que jamais pertinente. Les trajectoires des adultes-relais sont encourageantes en termes d’insertion et de promotion sociale et la logique d’insertion des adultes-relais ne doit pas être abandonnée. 

La question de la durée du contrat d’adulte-relais (trois ans minimum renouvelables) est cruciale pour l’efficacité des actions de médiation engagées. En effet, les contacts se construisent dans la durée et il peut être long de gagner, dans un quartier, la confiance des habitants. En conséquence, la mission écarte l’hypothèse d’une modification sur ce point. 

Des acteurs clés de la médiation sociale

Le rapport formule quinze propositions de nature à conforter le dispositif, de sorte de permettre, d’une part, aux adultes-relais de vivre pleinement leur mission, comme celle de fer de lance de la République dans les quartiers où ils travaillent, et, d’autre part, aux usagers de s’appuyer sur un réseau territorial efficace de médiateurs de terrain.  » (Extrait igas.gouv.fr)

Rapport à consulter sur https://www.igas.gouv.fr/les-adultes-relais-panorama-et-perspectives-vingt-cinq-ans-apres-leur-creation

MARDis du CMAP- « Retour d’expérience : Médiateurs dans les Entreprises » le 6 mai 2025, de 8h30 – 10h30


« Comment intégrer la médiation en entreprise pour anticiper et apaiser les tensions interpersonnelles au travail ? Quels enseignements peut-on tirer des entreprises ayant mis en place un dispositif de médiation interne ?

👉 Rejoignez-nous pour une nouvelle session dédiée aux retours d’expérience sur la mise en place de la médiation en entreprise, animée par Pierre Beretti, Médiateur CMAP, avec le témoignage de Pierre-Henri Haran, DRH chez Thales SIX GBU.

🎯 L’objectif de cette rencontre : un échange interactif pour comprendre concrètement comment une organisation peut déployer un dispositif de médiation interne, les raisons qui motivent une telle initiative, les actions mises en œuvre et les premiers retours observés sur le terrain. » (Extrait de evenium.events)

Inscription sur https://evenium.events/epmnct3y

Webinaire : « VIF et Médiation Familiale » organisé par l’APMF – Association Pour la Médiation Familiale, le 16 avril 2025, de 12h à 13h30


« Toujours mobilisée sur le coeur de notre pratique de MF, l’APMF vous propose un webinaire pour réfléchir ensemble à la question des VIF soulevée par le nouveau référentiel de financement des services de MF. De quelles violences parle-t-on? En se centrant sur des exemples précis des personnes reçues en médiation, nous échangerons sur nos pratiques et tenterons de définir une posture commune. Ce webinaire s’adresse aux adhérent.es concerné.e par cette problématique complexe. » (Extrait de helloasso.com)

En savoir plus sur https://www.helloasso.com/associations/apmf-association-pour-la-mediation-familiale/evenements/webinaire-vif-et-mediation-familiale

Rapport : « Les systèmes de médiation, complément indispensable de notre système judiciaire » par Arnaud Chneiweiss, Fondation Jean Jaurès, 2025 (jean-jaures.org)


« Les systèmes de médiation – on peut aussi parler de règlement amiable des litiges – prennent une importance croissante en France et en Europe. Parce qu’ils sont plus souples, plus rapides, plus pragmatiques que nos tribunaux classiques, ils sont amenés à jouer pour résoudre des conflits dans une société française devenue si défiante, ainsi que le montre Arnaud Chneiweiss, président du Club des médiateurs et médiateur de l’assurance.

Les systèmes de médiation – on peut aussi parler de règlement amiable des litiges – prennent une importance croissante en France et en Europe. Parce qu’ils sont plus souples, plus rapides, plus pragmatiques que nos tribunaux classiques, poussant d’ailleurs ces derniers à s’interroger et à évoluer, par l’introduction par exemple en France de l’Audience de règlement amiable où un juge va tenter de trouver un compromis entre les parties, validé par lui.

La montée en puissance des systèmes de médiation

Depuis des années, les gouvernements souhaitent développer les formes de règlement amiable des litiges, en Europe comme en France. La médiation de la consommation dans sa forme actuelle résulte d’une directive européenne de 2013, transposée en droit français en 2015. »

(Extrait de jean-jaures.org du 9/04/2025)

Rapport à consulter sur https://www.jean-jaures.org/publication/les-systemes-de-mediation-complement-indispensable-de-notre-systeme-judiciaire/

Colloque : « penser la complexité, pratiquer la médiation ; les défis du dialogue et des intelligences », le 5 juin 2025, Université Toulouse-I-Capitole,


« Ancrées dans la dialogie, la métamorphose et le dialogue des contraires, la médiation et la pensée complexe ouvrent la voie à une réflexion exigeante, où la médiation se révèle comme une démarche à la fois engagée, critique et transformatrice :
-Comment dépasser la polarisation des idées et des comportements ?
-Face à l’incertitude , comment repenser nos cadres de pensée et d’actions collectives ?
-L’IA peut-elle soutenir la complexité ?
-En quoi les sciences du cerveau et les approches philosophiques peuvent-elles enrichir notre
– compréhension du compromis et de la complexité des enjeux contemporains ? » (Extraits)

En savoir plus sur https://www.linkedin.com/events/7317220542535643137/about/

Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) : Entretien avec Johanna Hawari Bourjeily, fondatrice et directrice du Centre professionnel de médiation de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (Liban) (auf.org)


« A l’occasion de la Journée internationale des Femmes 2025, l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) vous propose de partir à la rencontre de femmes engagées et inspirantes qui façonnent le monde francophone à travers une série de courts interviews et portraits. Trois questions à Johanna Hawari Bourjeily, fondatrice et directrice du Centre professionnel de médiation de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (Liban), partenaire de l’AUF, et membre de la Commission Médiation et Gestion des conflits de l’AUF.

Quelles circonstances vous ont conduite à épouser une carrière dans la médiation ?

Après l’obtention d’un diplôme d’études approfondies (DEA, ex-Master 2) en droit pénal et d’un diplôme de criminologie de l’Université Assas – Paris II (France), j’ai passé mon certificat d’aptitude à la profession d’avocat. C’est au cours de ma carrière d’avocate pénaliste à la Cour d’Appel de Paris que j’ai rencontré, par hasard, la médiation. En effet, je devais défendre une jeune femme de 21 ans accusée de coups et blessures et, le procureur, au regard de la nature de l’infraction, a proposé de soumettre au préalable ce cas à la médiation. Ce fut une révélation pour moi. Car, ce processus humaniste avait permis à la fois à la victime d’être entendue et reconnue dans sa souffrance et, à l’auteure du préjudice de prendre conscience des conséquences de son passage à l’acte et ainsi de se responsabiliser.

Pleinement acquise à cette cause, j’ai alors suivi une formation pour devenir médiatrice auprès de l’Institut de formation à la médiation et à la négociation de l’Institut catholique de Paris et du Centre de médiation et de formation à la médiation de Paris. Depuis ce jour, la médiation ne m’a plus quittée et a représenté à mes yeux, une voie à emprunter, celle de la non-violence.

En 2006, vous avez fondé le Centre professionnel de médiation à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Quel rôle lui avez-vous donné ?

Le Centre professionnel de médiation (CPM) a pour mission de promouvoir une culture de la non-violence et d’ancrer une éducation à la paix au Liban et au Moyen-Orient et ce, à travers la médiation comme outil de transformation sociale.

Le CPM a trois axes d’actions : il est à la fois un centre de formation, de médiation et un incubateur de projets, développés en collaboration avec des institutions nationales et internationales engagées telles que l’AUF, ONU Femmes, etc.

Il forme tant des professionnels provenant de divers secteurs de la société, que d’étudiants des universités libanaises et régionales, à travers le partenariat avec l’AUF, ou des élèves-médiateurs au sein des écoles publiques et privées au Liban.

Par ailleurs, des médiateurs professionnels diplômés du CPM sont mis à la disposition des citoyens pour les aider à prévenir et résoudre leurs tensions et conflits à l’amiable. Les médiateurs sont impartiaux et neutres et agissent dans un cadre éthique et déontologique.

Pouvez-vous partager une anecdote marquante où la médiation a vraiment changé le cours des choses ?
Au lendemain de la guerre de juillet 2006, le CPM, en collaboration avec l’Association Médiateurs sans Frontières et le Mouvement Social libanais, a mis en place un projet regroupant 75 jeunes âgés de 14 à 20 ans de confessions et de régions différentes. Je me souviens en particulier de deux groupes de jeunes provenant de villages voisins dans le sud du Liban qui refusaient de se parler et de se rencontrer en raison de leurs divergences politiques et communautaires.
Notre travail de médiateur a consisté à créer des espaces neutres et confidentiels de dialogue et d’écoute afin de les inciter à exprimer leurs ressentis, angoisses et appréhensions. Puis, nous les avons aidés à aller les uns vers les autres sans jugement ni a priori.
À l’issue de ce projet, ces jeunes qui se diabolisaient sans même s’être rencontrés ont fini par nouer une belle amitié basée sur la compréhension mutuelle, le dialogue constructif et le respect de la différence. » (Extrait de auf.org du 28/03/2025)

En savoir plus sur https://www.auf.org/nouvelles/actualites/la-mediation-represente-mes-yeux-une-voie-emprunter-celle-de-la-non-violence/

Atlas CNAF 2023 : la médiation familiale conventionnée est-elle en panne ? (syme.eu)


« Au cours des années 2010, la médiation familiale conventionnée a connu une croissance régulière, supérieure à 5% par an, grâce au dispositif de financement mis en place par les CAF, la Justice et les collectivités territoriales. L’Atlas de la médiation familiale publié chaque année par la CNAF permet de suivre de façon particulièrement précise la situation de la médiation familiale en France. Son édition 2023 vient de paraitre. Elle comporte, comme chaque année, une présentation détaillée des activités des services de médiation familiale dits conventionnés, qui sont financés par les différentes CAF départementales. Il nous semble important de présenter ici quelques-unes des informations-clés de cet Atlas 2023, et de les analyser.

Chiffres-clés et progression de l’activité

Les services de médiation familiale conventionnés par les CAF sont, en 2023 au nombre de 277 et emploient 493 ETP, répartis sur 816 médiateurs. Ils ont tenu 14 997 réunions d’information collective, 96 519 entretiens d’information préalable et 54 391 séances de médiation familiale, et ont permis de terminer 22 809 médiations. A noter que sur 22 809 médiations terminées, 17 754, soit 78%, concernent les séparations et divorces.

Si on regarde ces chiffres sur 10 ans, entre les années 2014 à 2023, on constate en premier lieu que le nombre d’ETP de médiateurs, passé de 301 à 493 ETP, a augmenté en moyenne de 5.6% par an, et que le financement CAF, passé de 14.1 à 29.6 M€, a augmenté en moyenne de 8.6% par an. La différence entre ces progressions semble explicable par l’inflation.

L’activité des services, mesurée au moyen du nombre d’entretiens (informations collectives, entretiens préalables et séances de médiation familiale) fait apparaître une croissance de 7.1% entre 2014 et 2018, suivie d’une stabilité depuis 2018, le nombre total de ces actions restant compris entre 160 et 170 000, si on excepte la baisse observée en 2020 du fait du COVID. » – Jean Rooy et Jean-François Pellerin – (Extrait de syme.eu du

En savoir plus sur https://www.syme.eu/articles/174973-atlas-cnaf-2023-la-mediation-familiale-conventionnee-est-elle-en-panne

Atlas à consulter sur https://www.caf.fr/sites/default/files/medias/cnaf/Nous_connaitre/Recherche_et_statistiques/Atlas%20m%C3%A9diation%20familiale/CNAF_Atlas_M%C3%A9diation_Familiale_2023_V2.pdf

Belgique : le Mois de la Médiation 2025. Événement de Commission fédérale de Médiation


Extrait de https://www.linkedin.com/events/7308770998135214080/about/

Un dispositif de médiation sociale pour apaiser les tensions dans le quartier Battant à Besançon (macommune.info)


« Face aux atteintes à la tranquillité publique constatées dans le secteur élargi du quartier Battant, la Ville de Besançon s’est engagée dans une démarche de médiation sociale afin de compléter les dispositifs déjà existants. Car malgré « une présence humaine développée » dans le secteur, « des nuisances sont toutefois observées régulièrement sur le quartier notamment par des habitants, des commerçants, des structures locales et des usagers du domaine public« . 

Pour tenter d’endiguer ce sentiment d’insécurité, la Ville souhaite ainsi mettre en place une « médiation pluridisciplinaire avec une coordination beaucoup plus forte« . Avec l’impression d’avoir été délaissé par l’État, dont le dispositif FAR (force d’action républicaine) devait apporter des moyens pour financer ce type de travail, avant d’être finalement « mort et enterré« , la Ville a finalement décidé de prendre elle-même les choses en main en intégrant le coût de 250.000€ de cette action à son budget de fonctionnement. » (Extrait de macommune.info

En savoir plus sur https://www.macommune.info/un-dispositif-de-mediation-sociale-pour-apaiser-les-tensions-a-battant/

« Gérer les tensions en association : la médiation, un atout incontournable » par Sandra Gallissot, médiatrice (village-justice.com)


« Forme particulière de mise en commun, les associations sont le lieu privilégié de certaines tensions relationnelles. Les techniques de médiation y ont toute leur place.

Les associations jouent un rôle essentiel dans la société en rassemblant des individus autour de valeurs et d’objectifs communs. Pourtant, elles ne sont pas exemptes de tensions et de conflits internes, qui peuvent parfois entraver leur bon fonctionnement et compromettre leur pérennité. Face à ces défis, la médiation apparaît comme un outil précieux pour rétablir le dialogue et favoriser une gouvernance apaisée.

Pourquoi les conflits sont-ils fréquents dans les associations ?

Une gouvernance partagée propice aux désaccords.

Contrairement aux entreprises, les associations fonctionnent souvent sur un mode collégial où les responsabilités sont partagées. Cette absence de hiérarchie stricte peut entraîner des divergences quant à la prise de décision et à la répartition des rôles. Les désaccords peuvent naître d’une vision différente des objectifs de l’association ou de la manière dont les décisions doivent être prises. » (Extrait de village-justice.com du 29/03/2025)

En savoir plus sur https://www.village-justice.com/articles/gerer-les-tensions-association-mediation-atout-incontournable,52854.html

Succès des premiers États généraux de l’amiable (Affiches-Parisiennes.fr)


Les modes amiables représentent incontestablement une opportunité éclairée de bonne justice”, a déclaré solennellement la présidente du Conseil national des barreaux, Julie Couturier, en ouvrant la première édition des États généraux de l’amiable vendredi 28 mars dernier à Paris. 

(…)

Un réflexe visiblement pris par les avocats au vu du nombre d’inscrits à ces États généraux, du nombre croissant d’avocats formés et de l’essor indéniable des modes amiables, au premier rang desquels la médiation appliquée à des litiges divers et variés, allant du droit de la famille au droit commercial.

Plus que jamais au cœur des pratiques professionnelles, les modes amiables apportent une réelle satisfaction, tant du côté des justiciables, que des professionnels avocats et magistrats selon l’enquête en cours de l’Observatoire de la profession, avec l’Institut CSA. Ainsi, 83 % des praticiens MARD interrogés déclarent trouver des accords lorsqu’ils traitent un dossier en mode amiable, et 77 % d’entre eux considèrent que les juridictions encouragent ces pratiques.

Autres signes de cette dynamique, l’aide juridictionnelle (AJ) et les assurances prennent désormais en compte les modes amiables en indemnisant les parties. »- Anne Moreaux – (Extrait mesinfos.fr 3/04/2025)

En savoir plus sur https://mesinfos.fr/ile-de-france/succes-des-premiers-etats-generaux-de-l-amiable-219694.html