« 15 000 saisines par an. La Médiation de l’Assurance (LMA) est la plus importante en France par le volume traité. Il faut faire face à cet afflux. Apporter une réponse personnalisée, soit pour l’instruire sur le fond, avec indépendance et, je crois que ce point est reconnu par tous, compétence ; soit pour dire que la saisine est prématurée si l’assuré n’a pas encore tenté de résoudre son litige avec l’assureur. 15 000 saisines par an. Il faut prendre le temps d’ouvrir les courriers reçus, de lire les messages envoyés sur internet décrivant pourquoi on saisit le Médiateur. Ils disent les attentes placées en nous (« vous êtes mon dernier recours »), les espoirs parfois excessifs, les frustrations causées par une relation client défaillante – en tout cas manquant d’empathie et de pédagogie dans les cas qui arrivent jusqu’à nous. 15 000 saisines par an, est-ce beaucoup ? On pourra dire que c’est bien peu par rapport aux 13 millions de sinistres réglés tous les ans par les assureurs rien qu’en assurance dommages. C’est vrai et tant mieux. Cela montre, heureusement, que les assurés sont le plus souvent satisfaits du processus d’indemnisation. Notre appréciation est biaisée : à La Médiation de l’Assurance, nous ne voyons que des cas posant problème, ceux où les sentiments d’injustice ou d’incompréhension des assurés les ont poussés jusqu’à nous. Cette détermination était justifiée dans un tiers des cas : depuis le début de l’année 2020, La Médiation de l’Assurance est allée dans leur sens, en tout ou partie, dans cette proportion – et des centaines de dossiers ont été résolus « spontanément » dès lors que nous avons été saisis. « (Extrait de https://www.mediation-assurance.org/medias/mediation-assurance/rapportsmediateur/Rapport_annuel_2019_LMA.pdf)
« A l’initiative de l’APMF, un collectif, composé de médiateurs familiaux DE de médiateurs généralistes et du CIDFF s’est mobilisé pour promouvoir la médiation familiale dans le secteur quimpérois .
La semaine de la médiation s’est vite imposée comme le moment le plus adéquat pour aller au devant d’un public le plus large possible .
La Maison Pour Tous de Kerfeunteun, bien identifiée des habitants comme lieu d’échanges divers, mais aussi porteuse de réflexions et d’actions autour du développement social et culturel, a accepté d’accueillir un temps fort sur cette thématique .
L’évènement se déroulera samedi 10 octobre de 10h à 13h, sous forme d’une conférence gesticulée, intitulée « Famille à la masse », animée par Isabelle PENIN , médiatrice familiale DE à LORIENT . Il s’agira d’ateliers ludiques , entrecoupés d’échanges organisés sur un mode dynamique et interactif, afin d’illustrer combien chaque situation est singulière au regard de notre histoire- familiale, personnelle, professionnelle- , de nos croyances, de nos valeurs.
Ces ateliers seront l’occasion d’interroger le conflit, ses enjeux, ses effets sur chaque personne concernée dans la sphère familiale.
Ce numéro spécial « supervision » de notre NL s’adresse à toutes les médiatrices et les médiateurs FSM. Chacun et chacune d’entre nous s’est engagé à porter un regard réflexif sur sa pratique en participant à des intervisions (entre pairs) ou à des supervisions avec un tiers qui nous aide à exercer une réflexion sur nos propres compétences en matière de conflits, nos actions lors d’interventions en médiation et notre posture. (Lignes directrices)
Dans cette édition, plusieurs médiateurs – superviseurs nous offrent un éclairage sur cette fonction de supervision ou – comme nous aimons la désigner en pays francophones – d’analyse de pratique :
Notre collègue allemand, Thomas Robrecht, nous invite à ne pas être des amateurs qui pensent ne pas avoir besoin de réfléchir à leur pratique. Être professionnel, c’est développer sans fin son potentiel de réflexion tant au plan personnel que professionnel.
Yvonne Hostetter et Ljubjana Wüstehube, médiatrices et superviseuses de Suisse alémanique, abordent la question de la complexité : du système de médiation, des pensées et des actions du médiateur comme tiers ; de son interaction dynamique avec les médiants. Le médiateur est son propre instrument, qui doit régulièrement être accordé pour jouer sa partition avec justesse. La pensée systémique offre des perspectives intéressantes et des outils d’analyse pour la médiation et la supervision. Elles présentent ensuite plusieurs méthodes de supervision auxquelles médiatrices et médiateurs peuvent recourir.
Alexandre Balmer, Michel Paillard et Florence Studer, médiateurs et superviseurs de Suisse romande, traitent de l’indispensable réflexivité du médiateur. La supervision de médiateurs engage une approche particulière qui devrait résonner avec leurs logiques d’intervention, leur déontologie et la matière avec laquelle ils travaillent. Le processus de supervision, analogue à celui de la médiation, permet le renforcement de la capacité d’agir et d’élaborer. Deux ressources à disposition des superviseurs pour penser l’intervention sont présentées: les ressorts systémiques de la thérapie sociale et de l’approche narrative.
Markus Murbach et Rolf Münch nous présentent un modèle particulier de supervision, celui de la supervision analogue à la médiation. Le superviseur suit les six phases du modèle spécifique de médiation dans son intervention d’accompagnement des médiateurs: introduction; recueil des cas et des thèmes ; hypothèses de travail des médiants; options (“…si c’était mon cas… »); décision concernant les options d’action; accord sur la suite du travail.
Notre objectif à la Commission de formation et de reconnaissance de la FSM (CRF) est de favoriser l’organisation de séances avec des superviseurs et superviseuses qualifiés et de permettre à tous nos membres professionnels de bénéficier de ce soutien. C’est pourquoi nous avons édité une liste comprenant des médiateurs et médiatrices FSM spécifiquement formés en analyse de pratique et supervision : lien sur la liste.
Nous vous invitons à lire ces articles qui vous donneront un regard multiple sur la fonction et le rôle de la supervision dans la formation continue des médiateurs et à contacter l’un ou l’une de nos collègues pour un accompagnement de votre pratique si exigeante de médiation !
Anne Catherine Salberg, présidente de la Commission de formation et de reconnaissance (CFR) de la FSM
« Forte de sa plateforme internet collaborative, d’une centrale téléphonique et d’un plan de promotion diversifié, la Fédération Genevoise MédiationS – FGeM relance le service de Permanence Info MédiationS – PIM pour mettre les médiateurs/médiatrices assermenté(e)s et/ou accrédité(e)s FSM en contact direct avec la population et les magistrats.
Les membres du comité de la FGeM présenteront les outils proposés et répondront à toutes vos questions lors d’une rencontre organisée dans le cadre du prochain P’tit Déjeuner de la Médiation*:
mercredi 7 octobre 2020 de 08h15 à 09h30
de manière présentielle à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Genève (4 bd du Théâtre, 2e étage)
ainsi que par visioconférence: lien d’accès Zoom / Meeting ID: 861 1137 5765 / Passcode: 077517
La séance est ouverte à tous les médiateurs/médiatrices assermenté(e)s et/ou accrédité(e)s FSM ou en passe de le devenir. » (Extrait de FGeM_Mediation)
« Placé auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, le Médiateur des Entreprises (ME) propose des services gratuits de médiation entre des entreprises ayant des relations de client à fournisseur. En lien avec la digitalisation accélérée que les entreprises connaissent à cause de la crise sanitaire, la CNIL et le ME anticipent une forte croissance des litiges en lien avec le RGPD. Ce règlement prévoit en effet des reports de responsabilité du responsable de traitement vers ses sous-traitants sous certaines conditions. Pour anticiper et accompagner cette hausse probable, dans un contexte général de difficultés économiques, le ME et la CNIL viennent de signer une convention de trois ans.
Il s’agit bien d’aider les entreprises à sortir de la période de crise sanitaire en leur faisant bien comprendre l’étendue de leurs responsabilités respectives. Les deux signataires de la convention vont les accompagner sur cette voie et fluidifier les traitements des litiges. Plus largement, cette démarche s’inscrit dans une volonté générale de diffuser une culture de la protection des données personnelles ». (Extrait de cio-online.com du 18/09/2020)
« Le 7 août 2019, 46 pays ont signé la Convention des Nations Unies sur les accords de règlement international résultant de la médiation (2019 Singapour) ( » la Convention de Singapour« ) le jour de son ouverture à Singapour, dont le texte se trouve ici. La Convention de Singapour prétend faire pour les accords de règlement négociés ce que la Convention de New York a fait pour l’arbitrage commercial international, créant un régime fondé sur des traités pour l’application des accords résultant de la médiation dans les différends internationaux. Le 12 septembre 2020, la Convention de Singapour entre en vigueur.
L’effet de la Convention de Singapour, qui consiste à reconnaître les accords négociés, peut être moins important pour la pratique civile dans les pays de common law, où les médiations deviennent rapidement la règle plutôt que l’exception, et où les parties se conforment régulièrement à ces accords en sachant qu’ils peuvent être facilement appliqués par les tribunaux en tant que questions contractuelles. Ailleurs, cependant, il peut avoir un grand effet.
L’avantage tangible de l’arbitrage international en tant que système de règlement des différends est l’applicabilité internationale des sentences à la suite de la Convention des Nations Unies sur la reconnaissance et l’exécution des prix arbitrals étrangers (New York, 1958) (« la Convention de New York» – dont le texte peut être trouvé ici.) Dans les années qui ont suivi, les parties commerciales internationales ont rapidement vu les avantages de l’arbitrage des différends internationaux à la suite de la Convention de New York. L’application universelle et la relative facilité d’exécution sont ses caractéristiques. En comparant cela au fait qu’en dehors de l’Europe il n’existe pas de convention internationale sur la reconnaissance des jugements des tribunaux, l’arbitrage international a trouvé sa place comme la forme principale et privilégiée de règlement des différends pour une activité commerciale importante.
Au début et au milieu des années 1990, le sport, en tant qu’activité commerciale intrinsèquement et de plus en plus internationale, a profité de l’arbitrage international, en particulier de sa capacité à créer une série harmonisée de résultats pour les affaires sportives, et l’a utilisé comme approche « aller à » pour résoudre les différends dans un large éventail de cas potentiels, tels que le dopage, la gouvernance sportive, les matchs truqués/corruption, la discipline, l’emploi (en particulier dans le football), les événements et les différends commerciaux liés au sport. Chaque année est apparemment un record d’année sur l’année pour les nouveaux dépôts d’arbitrage pour le Tribunal arbitral du sport(TAS) et personne ne clignote plus à l’idée de porter leur cas au TAS pour la résolution finale; elle est devenue la destination finale naturelle et bien acceptée pour les litiges sportifs internationaux.
La médiation, comme moyen alternatif de règlement des différends, n’a pas été aussi bien acceptée dans le sport. CAS (qui, malgré le nom offre également des services de médiation)a chaque année un flux relativement anémique de cas de médiation, peut-être seulement récemment émergeant de la simple dans les deux chiffres. La SAE n’est pas la seule à le faire; d’autres tribunaux axés sur le sport en matière générale rapportent le même résultat. Ce n’est pas en raison d’un manque d’infrastructure, de règles appropriées ou de médiateurs qualifiés au TAS ou dans d’autres institutions d’arbitrage, car ils ont tous ces éléments clés en abondance suffisants pour fonder un programme de médiation réussi et bien utilisé. Peut-être cette situation existe-t-elle en raison de questions culturelles à la fois spécifiques au sport et à la façon dont le sport international est gouverné. Nous allons explorer quelques-unes de ces questions plus loin dans cet article, qui se penchera sur:
Les points clés de la Convention de Singapour
Les avantages et les inconvénients réclamés de la médiation
La Convention de Singapour peut-elle rendre la médiation plus populaire pour les litiges sportifs ?
Les signataires absents freineront-ils le développement de la médiation à l’échelle mondiale?
Le résultat idéal pour la mise en œuvre de la Convention de Singapour