Québec : la médiation n’a pas donné de résultat dans l’industrie de la construction


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« La médiation demandée par le gouvernement du Québec, par le projet de loi 142, pour dénouer l’impasse dans les négociations entre l’Association de la construction du Québec (ACQ) et l’Alliance syndicale n’a pas donné les résultats escomptés.

La période de médiation s’est conclue, lundi à minuit, suggérant que l’arbitrage s’avérera nécessaire.

Dans deux différents communiqués publiés au cours de la nuit de lundi à mardi, les deux parties se relancent la balle.

«Depuis le jour 1 de cette négociation, la partie patronale nous a répété qu’elle irait jusqu’à l’arbitrage pour obtenir gain de cause. C’est donc sans surprise qu’ils ont conservé leurs demandes abusives jusqu’à la fin de la période de médiation», a indiqué Michel Trépanier, porte-parole de l’Alliance syndicale de l’industrie de la construction.  » (Extrait de tvanouvelles.ca du 31/10/2017)

En savoir plus sur http://www.tvanouvelles.ca/2017/10/31/la-mediation-na-pas-donne-de-resultat-dans-lindustrie-de-la-construction

Journée de l’IMAQ : « LA MÉDIATION DANS LE MONDE DU TRAVAIL : ENJEUX ET PRATIQUES » – jeudi 23 novembre 2017 à Montréal


L’Institut de médiation et d’arbitrage du Québec
vous convie à une journée ayant pour thème

LA MÉDIATION DANS LE MONDE DU TRAVAIL :
ENJEUX ET PRATIQUES

Le jeudi 23 novembre 2017
à l’Hôtel InterContinental Montréal

Des panelistes invités vous présenteront les orientations, défis, enjeux et bonnes pratiques de leur organisation.  Vous serez ensuite conviés à échanger sur divers thèmes en lien avec la pratique de la médiation dans le monde du travail :

  • Le rôle de la médiation dans la prévention des conflits et des recours
  • La médiation et l’exercice du pouvoir
  • L’institutionnalisation de la médiation et l’intégrité du processus
  • La médiation interne ou externe – avantages et inconvénients

Professionnels issus des secteurs des ressources humaines, des relations de travail, du milieu syndical, gestionnaires, médiateurs, avocats et autres intervenants en résolution de conflits dans le monde du travail…cette journée est pour vous. (Extrait de imaq.org )

Programme et inscription sur http://imaq.org/2017/09/28/la-mediation-dans-le-monde-du-travail-enjeux-et-pratiques/

Québec : les négociations pour le renouvellement de la convention collective de l’entreprise WestRock de la Tuque se poursuivront en présence d’un médiateur


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« Les négociations entourant le renouvellement de la convention collective des 240 de l’usine WestRock affiliés au syndicat Unifor local 530, vont se poursuivre la semaine prochaine en présence d’un médiateur.

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 Le président par intérim du syndicat, Eric Bellefeuille, a confirmé la nouvelle à TC Media, cette semaine. Selon ce dernier, des rencontres auront lieu dès la semaine prochaine.
 Le directeur de l’usine, Pierre Pacarar, a indiqué que la partie patronale allait effectivement s’asseoir dans cet effort pour trouver un terrain d’entente.
  «On a toujours fini par s’entendre avec nos employés et les syndicats locaux. On a confiance qu’on va venir à une entente», a simplement ajouté M. Parcarar.
 On sait que le 24 août, 97 % des membres du local 530 rejetaient une offre patronale. Les deux parties sont retournées à la table des négociations et le 7 septembre, 79 % des membres ont rejeté une entente de principe qui venait d’être présentée.
La convention collective des travailleurs est échue depuis le 1er septembre » – M. Scarpino -( Extrait de lechodelatuque.com du 6/10/2017

Québec : le Réseau de transport de Longueuil (RTL) demande la nomination d’un médiateur dans le cadre des négociations avec les chauffeurs.


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« En négociation avec ses chauffeurs d’autobus depuis décembre 2016, le Réseau de transport de Longueuil (RTL) affirme que les deux parties ne sont toujours pas parvenues à s’entendre et a déposé une demande au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale afin qu’un médiateur soit nommé.

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En faisant appel à un médiateur, le RTL souhaite en arriver à une entente négociée, respectueuse de son cadre financier et satisfaisante pour les deux parties», mentionne le RTL dans un communiqué.

Il cite en exemple l’entente de six ans conclue avec les 240 employés de métier, en juin, et qui prévoit des augmentations de salaire équivalant à 12,25 % pour la période se terminant en décembre 2021,

Selon le RTL, les 17 rencontres avec le syndicat des chauffeurs n’ont pas été concluantes. Le réseau de transport rappelle que les chauffeurs ont voté, le 4 juin, en faveur du déclenchement de moyens de pression pouvant aller, au moment opportun, jusqu’à la grève.

«Au cours des dernières semaines, les représentants syndicaux ont sollicité leurs membres pour qu’ils se préparent à une éventuelle grève en demandant aux chauffeurs de compléter une demande d’indemnité de grève au SCFP», relève par ailleurs le communiqué.

Des éléments qui expliqueraient ainsi la demande d’un médiateur, conformément à la Loi concernant le régime de négociation des conventions collectives et de règlements des différends dans le secteur municipal.

Décision incomprise

 La présidente du Syndicat des chauffeurs du RTL, Sylvie Champagne, ne croit pas que le recours à un médiateur est nécessaire. «On ne comprend pas cette décision, affirme-t-elle. Les deux dernières rencontres commençaient à bien aller, on allait dans la bonne direction.»
 Une décision surprenante, à ses yeux, étant donné que plusieurs autres dates de rencontres avaient aussi été fixées dès le 8 septembre, au retour des vacances. «Mais pour nous, ça ne change rien, précise Mme Champagne L’enjeu principal demeure toujours sur la table, c’est le service aux usagers.» (A.D.) (Extrait de lecourrierdusud.ca du 28/07/2017)

Belgique : un médiateur va encadrer les négociations dans le conflit de De Lijn


 

« Les négociations entre la direction et les syndicats de De Lijn reprendront cette semaine, en présence d’un médiateur social, a indiqué lundi De Lijn. Le transporteur public ne donne aucun calendrier, pour donner « aux négociations la sérénité nécessaire ».

Le front commun syndical en est ce lundi à sa quatrième journée de grève consécutive. L’action prendra fin ce soir.

Les représentants des travailleurs veulent obtenir une augmentation salariale de 1,1% dans la prochaine convention collective de travail, soit la marge maximale négociée par le Groupe des Dix en janvier dernier. La direction ne veut pas aller si loin, elle envisage 1% d’augmentation, dont la moitié sous forme de bonus. » (Extrait de 7sur7.be du 3/07/2017)

En savoir plus sur http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/3198861/2017/07/03/Greve-De-Lijn-un-mediateur-va-encadrer-les-negociations.dhtml

article « Le travail en 2022 : retrouver la sérénité par les modes de règlement amiable des conflits » par Françoise Maréchal-Thieullent, avocat médiateur (Miroir Social)


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« Tout professionnel est en droit d’évoluer dans un milieu serein, lui permettant de travailler dans un état de calme, de tranquillité et de confiance sur le plan moral et physique. Cependant, la souffrance au travail est devenue le quotidien de nombreuses personnes qui ne savent pas comment agir et se trouvent souvent confrontés à des conflits qui rajoutent à leur souffrance. Certaines organisations semblent dépassées face aux problèmes humains qui émergent au sein de leur structure. L’expérience montre que les modes de règlement amiable des conflits (notamment la médiation) permettent le plus souvent de rétablir un climat serein dans ces milieux professionnels.

La médiation est un processus confidentiel structuré par lequel deux ou plusieurs parties tentent de parvenir à la résolution amiable de leur différend, avec l’aide d’un tiers neutre, impartial, indépendant et compétent : le médiateur. Ce dernier est choisi par elles ou désigné, avec leur accord, par la juridiction. La France a été l’un des premiers pays européens à introduire la médiation dans les textes dès 1995.

En vingt ans, la médiation n’est pas encore entrée dans la culture française tant judiciaire que managériale alors que les parties en conflits peuvent coconstruire dans un délai raisonnable une solution sur mesure.

Une lente acculturation

Comme d’autres modes de règlement amiable, la médiation s’est peu développée en France depuis 1995. Dans son discours de rentrée solonnelle de 1995, Pierre Dray, premier président de la Cour de cassation, s’inquiétait des délais : « Pourra-t-on encore parler, dans deux, trois ou quatre ans, d’une solution vivante que la Cour de cassation aura donnée à un problème vivant ? Des réponses mortes à des questions mortes, voilà ce que sera notre lot… ». Car c’est un fait objectif, la France est confrontée à une augmentation des demandes et des délais judiciaires qui ne permettent plus tout à fait d’affirmer que notre droit est « vivant ». En 2014, le délai pour obtenir une décision au fond devant le conseil de prud’hommes (CPH) était de 14 mois. Ce délai pouvait atteindre trois ans en appel. En 2015, Chantal Arrens, première présidente de la Cour d’appel de Paris, précisait qu’« au cours des quatre dernières années, le nombre de dossiers en matière sociale est passé de 11.000 à 15.000 (…) Les délais de jugement peuvent parfois aller jusqu’à 3 ans. Ce qui vaut à l’État d’être régulièrement condamné pour non-respect des délais raisonnables ». L’objectif que se fixait alors la Cour d’appel de Paris était de réduire les délais de jugement à 18 mois. Si les jugements ne sont pas toujours rendus dans un délai raisonnable pour les justiciables, il apparaît que ces derniers ne sont pas toujours satisfaits par les décisions prud’homales, dont 68 % en 2014 ont fait  l’objet d’appel. Face à ces délais allongés et à l’insatisfaction de ces justiciables, la médiation apparaît comme une voie à explorer en ce qu’elle permet d’apporter des solutions adaptées aux besoins des parties confrontées à un litige portant sur les relations au travail. En matière de relations au travail, le législateur invite au dialogue social, à la négociation collective et à la négociation d’entreprise. Dans certaines situations, la médiation est expressément prévue par les textes. Ainsi, l’article L1152-6 du code du travail dispose qu’une procédure de médiation peut être mise en œuvre par toute personne de l’entreprise s’estimant victime de harcèlement moral ou par la personne mise en cause.

Au Royaume-Uni, en 1896, l’État a institué un organisme afin d’apporter toutes les informations utiles aux salariés, syndicats et employeurs. En 1974, cette institution devenue indépendante a pris le nom de Conciliation and Arbitration Service (ACAS). Elle intervient gratuitement. Depuis 2014, les parties doivent, préalablement à la saisine du tribunal du travail, sont tenues de tenter une conciliation amiable via l’ACAS. Dans 75 % des affaires, un accord est trouvé.

Comme d’autres juridictions, la Cour d’appel de Paris est active depuis de nombreuses années dans le développement de la médiation. L’observation des  chiffres des tribunaux français permet de constater que si les juges et les avocats se déclarent globalement favorables à la mesure, le pourcentage de litiges judiciaires envoyés en médiation reste pourtant très faible, 0,6 % du contentieux fait l’objet d’injonction de médiation et/ou de médiation en première instance hors familiale (1,2 % en 2014) et 0,3 % en appel. Le législateur incite de plus en plus  à la mise en œuvre de règlements amiables avant la saisine des juridictions. Le taux très faible de conciliation (5,5 % en 2013) devant le conseil de prud’hommes et le faible recours à la médiation dans les conflits au travail nous amènent à penser que les modes de règlement amiables qui permettent au justiciable d’être acteur de l’issue de son litige ne pourront que se développer dans les années à venir.

Bâtir une solution sur mesure dans un délai raisonnable

La médiation permet une résolution des conflits dans des délais raisonnables. Elle peut se terminer par un accord dans plus de 70 % des cas. Nous le savons : le travail participe à la construction de l’identité de l’individu, à la satisfaction de ses besoins et à son bien-être. L’activité professionnelle est censée apporter une sécurité financière, un développement des connaissances, des compétences et, dans l’idéal, une certaine satisfaction morale, une forme de joie au sens d’affect positif de Spinoza. Il est naturel de rencontrer des situations conflictuelles au travail comme dans tout système où des êtres relationnels se côtoient mais il faut pouvoir les résoudre dans un temps suffisamment court afin qu’elles ne deviennent pas pathologiques. Ce qui pose problème, c’est le conflit qui perdure et entraîne une perte de sens au travail, d’estime de soi et, parfois, un sentiment de mépris très pesant dans la durée pour le salarié lorsqu’il a le sentiment que personne ne l’entend ou ne le comprend. Les gens en conflit fuient le plus souvent ce qui les fait souffrir, évitent, ou bien affrontent tant bien que mal l’origine de leur souffrance jusqu’à s’épuiser. Alors qu’il semble naturel de se parler et de dialoguer pour résoudre un problème, cela semble plus difficile à faire en situation conflictuelle ou en situation dégradée, les gens s’évitant, se prêtant des intentions malicieuses et ne se faisant plus confiance.

La médiation peut apporter des solutions dans de multiples situations :

  • blocage des négociations collectives,
  • harcèlement moral et souffrance au travail,
  • licenciement ressenti comme particulièrement injuste par le salarié qui a par exemple besoin d’explications pour rebondir,
  • réorganisation de la structure ou d’un service,
  • changement de poste conflictuel,
  • reclassement des victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles,
  • retour après un épuisement professionnel ou une maladie longue durée,
  • conflits au sein des petites entreprises et des entreprises artisanales, libérales et familiales,
  • conflits portant sur des heures supplémentaires, à la formation,
  • difficultés dans le cadre du dialogue social,
  • conflits collectifs.

Entrer en médiation, c’est accepter de suspendre la dispute pour dialoguer afin de trouver une solution, sans pour autant renoncer à ses droits. Les parties doivent se sentir en sécurité en médiation afin de se rencontrer en présence du médiateur et, le cas échéant, de leurs avocats ou conseillers. Elles pourront alors, de façon confidentielle, exprimer leurs positions, leurs besoins, leur désaccord, ce qui a pu les blesser, les contrarier ou les amener à ne plus se comprendre, à des malentendus et à des sentiments négatifs…

Le médiateur prête une grande attention à la vulnérabilité des gens. Il veille à l’équilibre et à la qualité des échanges entre les parties. Le médiateur devra mettre fin à la médiation ou refuser de la mettre en œuvre s’il estime que ces conditions ne sont réunies. Par la compréhension réciproque, les parties parviennent le plus souvent à mettre fin au conflit en proposant des solutions prennent en considération les besoins exprimés par chacune d’entre elles. Ces solutions peuvent être validées et mises en forme par les avocats ou conseillers.  Les juridictions et certains professionnels proposent régulièrement à des parties en conflit de mettre un médiation en œuvre dans les cas visés ci-dessus.

Chronique d’une médiation réussie

Ainsi, Madame X a saisi le CPH afin de contester son licenciement fondé sur la désorganisation du service suite à son absence prolongée pour maladie due, selon la salariée, à un harcèlement moral. Cette dernière a été déboutée de l’ensemble de ses demandes et a relevé intertjeter appel. L’attention de la chambre sociale a été attirée par l’ancienneté (20 ans) de la salariée dans cette association. Les parties ont accepté la proposition de se rencontrer en médiation qui doit être achevée dans les 3 mois ; elles se sont présentées en médiation assistées de leurs avocats. En médiation, Madame X a expliqué qu’elle avait travaillé avec joie et intérêt durant plus de 17 ans en qualité d’assistante administrative. Mais, depuis 3 ans, un nouveau bureau avait été constitué, les nouveaux dirigeants de l’association sportive venaient au siège à l’heure à laquelle les permanents s’en allaient. Madame X a souvent été obligée de rester très tard (20h00) et a commencé à être fatiguée et stressée par toutes les demandes. Elle s’en est plaint au président (Monsieur Z) qui est devenu très agressif et se moquait d’elle publiquement. Elle a commencé à avoir peur en venant au travail, à ne plus dormir comme avant. Un jour, après une énième remarque du président, elle a ouvert la fenêtre et enjambé la rambarde ; une collègue qui avait heureusement oublié ses clefs et avait dû revenir au bureau l’a retenue et l’a raccompagnée chez elle. Madame X n’a jamais pu reprendre le travail et est encore en arrêt maladie. Elle a pleuré en évoquant cet épisode. Elle a trouvé injuste que le CPH n’ait pas tenu compte de tout cela. Elle n’a pas compris. Elle a réclamé 60 000 € pour licenciement sans cause réelle et sérieuse (2 ans de salaire) et la prise en charge des honoraires de son avocat. Son avocat a précisé qu’elle ne la représentait pas à l’époque et qu’il était regrettable qu’aucun accident de travail n’ait été déclaré. L’association était représentée par un nouveau président récemment élu, Monsieur V,  qui connaît Madame X. Il était manifestement ému par ce qu’elle a décrit avoir vécu. Il a précisé qu’il n’appréciait pas Monsieur Z car ils avaient des divergences concernant la gestion et le développement du club. Il connaissait le fils de Madame X qui faisait partie des jeunes espoirs du club.

Après une bonne heure de dialogue, les besoins de Madame X ont été identifiés :

  • retrouver une sérénité,
  • suivre une formation d’artisan d’art qui coûte un peu cher  (8 000 euros) afin de travailler librement car l’idée de travailler sous la subordination de quelqu’un l’effraie désormais,
  • que l’association reconnaisse sa souffrance.

Monsieur V a précisé les besoins de l’association :

  • comprendre ce qui s’est passé il y a trois ans,
  • terminer ce procès dans de bonnes conditions,
  • retrouver une bonne ambiance au sein du club.

Monsieur V a spontanément présenté ses excuses à Madame X au nom du club. Puis les parties se sont entretenues séparément avec leurs avocats et se sont retrouvées après 15 minutes. Monsieur V a proposé de demander au bureau de l’association devant se réunir le lendemain, de donner son accord pour :

  • rédiger une lettre d’excuse qui devra rester confidentielle et entre les mains des avocats,
  • verser à Madame X 15 000 € de dommages intérêts,
  • prendre en charge les frais et honoraires de son avocat (5 500 €) et sa part d’honoraires du médiateur (700 € versés à titre de provision).

Madame X a dit que cela pourrait la satisfaire et allait bien prendre le temps de réfléchir. Une seconde réunion de médiation a été fixée 15 jours plus tard. Entre-temps, les avocats ont dû échanger sur les termes de l’accord. Au moment de partir, Monsieur V a précisé à Madame X qu’il était attristé à l’idée qu’elle ne vienne plus aux matchs et aimerait savoir si elle  accepterait de venir avec lui au prochain match. Elle a répondu qu’elle ne saivait pas car cela remuait beaucoup d’émotions en elle. À l’entretien suivant, Madame X et Monsieur V ont signé l’accord préalablement rédigé par leurs avocats. Elle est allée voir un match avec son mari et Monsieur V et a précisé qu’elle sentait qu’elle reprenait enfin sa vie en main. Les parties ont décidé de ne pas revenir devant la juridiction et se sont désistées de leur instance et action.

Une justice différente de celle du juge

Le juge n’a pas le pouvoir de contraindre une partie à formuler des excuses.

Ce que les parties peuvent mettre en œuvre en médiation constitue une justice différente de celle du juge. La justice doit être rendue mais elle doit également paraître comme étant rendue, affirmait Lord Hewart. Il doit statuer en toute impartialité, se devant d’appliquer aux faits la règle de droit pertinente sans autre considération. Il peut constater qu’une règle de droit a été violée par l’une des parties et la condamner à réparer le préjudice subi par l’autre partie par le paiement de dommages-intérêts.

Le juge peut, si la loi le permet, condamner une partie à exécuter son obligation sous astreinte. Mais il ne peut condamner sous astreinte une partie à dire « je regrette », « tu as été un excellent salarié durant 20 ans mais la faute que tu as commise m’empêche de te garder, les autres salariés ne comprendraient pas » ou « je suis désolé et te demande de me pardonner ». Le juge n’a pas le pouvoir de contraindre une partie à formuler des excuses.

L’expérience nous fait dire que les modes amiables ne sont pas la panacée car tous les conflits n’ont pas pour vocation de trouver une solution amiable, certaines parties ne sont pas capables de dialoguer ou n’ont aucune envie de mettre fin à leur conflit. S’il est essentiel de tenter de s’accorder, il n’est aucunement obligatoire d’y parvenir. La médiation permet une réponse simple, rapide et adaptée aux besoins et intérêts des parties qui souhaitent  résoudre un conflit déjà né mais aussi prévenir un conflit qui s’annonce. Le législateur incite à une négociation régulière entre les acteurs au sein des entreprises. Cette négociation doit être loyale. En cas d’échec des négociations, les textes prévoient qu’un procès verbal de désaccord doit être établi. Dans ce cas, on ne peut que s’interroger sur les effets de ce désaccord. En effet, si l’une des parties accuse l’autre de déloyauté ou de comportements nocifs à la réussite de la négociation, cela peut entraîner des tensions au sein de l’organisation. Il est regrettable de ne pas avoir prévu de mettre en place un processus de médiation avant de dresser un constat de désaccord des négociations. Pour que la médiation se développe dans la confiance, l’éthique et la compétence du médiateur sont essentielles, autant que celles des autres acteurs. Le médiateur doit veiller à sa posture de tiers impartial, neutre et diligent. Les avocats et autres conseillers doivent occuper leur juste place auprès de leurs clients dans ce processus global de justice amiable.

Les modes de règlement amiable des différends (MARD) recentrent le débat sur la compétence des parties à entrer et sortir du conflit, à bâtir une paix sociale durable avec l’aide du médiateur et des acteurs judiciaires. Ils posent la question de la liberté des parties de mettre en œuvre la voie amiable dans un délai et à un coût raisonnables et maîtrisés par elles. Le citoyen en conflit a donc le droit et le pouvoir d’agir dans un temps raisonnable et d’être pleinement acteur de la justice.

Les modes amiables se développeront dans les années à venir et constitueront une compétence précieuse chez les professionnels qui devront se former afin de bien s’approprier ce processus dans l’intérêt de leurs clients. Ces compétences relationnelles et stratégiques seront de plus en plus recherchées chez les praticiens du droit du XXIème siècle déjà confrontés à la concurrence de robots dotés de l’intelligence artificielle qui « exercent » déjà aux États-Unis et dans l’Hexagone. Ces avocats-robots sont particulièrement compétents en technique du droit, recherche de jurisprudence et l’évaluation des chances de gagner un procès. Mais ils ne sont pas encore dotés d’intelligence émotionnelle telles que l’empathie, la bienveillance et l’altérité, qualités humaines difficiles à programmer. » (Extrait de miroirsocial.com du 28/04/2017)

En savoir plus sur http://www.miroirsocial.com/actualite/14563/le-travail-en-2022-retrouver-la-serenite-par-les-modes-de-reglement-amiable-des-conflits

 

Québec : l’Alliance syndicale de la construction demande de ne pas prolonger le mandat des médiateurs.


« La ministre du Travail, Dominique Vien, attend les rapports des médiateurs avant de décider si elle s’abstiendra de prolonger leur mandat, comme le lui demande l’Alliance syndicale de la construction.

Lundi, l’Alliance syndicale a écrit à la ministre pour lui demander de ne pas prolonger le mandat des médiateurs lorsque celui-ci viendra à échéance, le 30 avril ou le 2 mai, selon le sous-secteur de l’industrie. L’Alliance voudrait que la ministre laisse le rapport de forces s’exercer.

Mais, la même journée, une association patronale, l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec, lui a aussi écrit pour lui demander, au contraire, de prolonger cette période de médiation dans son secteur, celui du résidentiel.

Interrogée à ce sujet, mardi, alors qu’elle donnait une conférence de presse à Montréal sur les travaux bénévoles de construction, la ministre du Travail a fait comprendre que sa décision à ce sujet n’était pas encore prise.

«On va attendre le rapport du médiateur. Par la suite, on verra comment on se gouverne dans ce dossier-là», a répondu la ministre Vien.

Elle a surtout insisté quant à la nécessité pour toutes les parties de continuer la négociation malgré tout.

«Je les incite fortement à négocier. Utilisons toutes les heures d’une journée pour négocier», a-t-elle martelé.

Une autre association patronale, l’Association de la construction du Québec, qui négocie pour les secteurs industriel, commercial et institutionnel (ICI), s’est dite parfaitement d’accord avec la suggestion de poursuivre les discussions en médiation.

«On a entamé cette semaine, dans le secteur ICI, un blitz de négociation. On a des rencontres qui sont prévues tous les jours: aujourd’hui, mercredi, jeudi et vendredi. Nous travaillons à une entente. Nous croyons qu’une entente est possible avant le 30 avril. Et s’il faut qu’on vienne négocier samedi et dimanche, nous serons disponibles», a lancé Éric Côté, responsable des relations avec les médias à l’Association de la construction.

Les conventions collectives dans l’industrie de la construction, qui concernent 175 000 ouvriers, arrivent à échéance le week-end prochain.

L’Alliance syndicale sonde présentement ses membres dans le but d’obtenir un mandat de déclencher des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève. Mais même si les mandats des médiateurs n’étaient pas renouvelés à l’échéance du 30 avril ou du 2 mai, il s’ensuivrait une période tampon de 21 jours avant l’exercice du droit de grève — s’il était accordé.

L’Alliance syndicale regroupe la FTQ-Construction, le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), le Syndicat québécois de la construction, la CSD-Construction et la CSN-Construction. -Lia Lévesque, La Presse canadienne  » (Extrait de actualite.com du 25/04/2017)

En savoir plus sur http://lactualite.com/actualites/2017/04/25/mediation-dans-la-construction-la-ministre-vien-attend-les-rapports/

Québec : un médiateur est nommé dans le cadre du conflit du travail au Service de transport adapté de la Capitale (STAC)


Drapeau

 « Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2015, la trentaine de travailleuses et travailleurs du Service de transport adapté de la Capitale (STAC) ont adopté à l’unanimité en fin de semaine un mandat de grève à exercer au moment jugé opportun.

Après 16 rencontres de conciliation, les membres ont rejeté d’un commun accord la dernière offre de l’employeur qui comporte des reculs importants dans les conditions de travail, notamment quant aux horaires et aux protections accordées aux salariés à temps partiel. Ils et elles ont du même souffle adopté un mandat de grève dans une proportion de 100 %. La grève ne sera cependant pas déclenchée immédiatement. Une rencontre est prévue jeudi avec un médiateur nommé dans le cadre de la nouvelle Loi concernant le régime de négociation des conventions collectives et de règlement des différends dans le secteur municipal (Loi 24).

« Nous espérons que la médiation aidera à dénouer l’impasse actuelle. Jusqu’à présent, chaque fois que l’employeur se tourne vers ses mandants pour avoir une marge de manœuvre – le Réseau de transport de la Capitale – il revient les mains vides. Un an et trois mois sans convention, c’est inacceptable. On ne souhaite pas la grève, mais s’il faut passer par là pour que ça débloque, nos membres sont prêts à y aller », explique le représentant syndical des Métallos, Claude Lévesque.

Le médiateur dispose de 60 jours pour amener les parties à s’entendre. Mais les travailleuses et les travailleurs, membres de la section locale 9599 du Syndicat des Métallos, peuvent à tout moment exercer leur droit de grève au cours du processus, dans le respect de la Loi sur les services essentiels. » (Extrait de newswire.ca du 4/04/2017)

En savoir plus sur http://www.newswire.ca/fr/news-releases/sans-convention-depuis-decembre-2015—mandat-de-greve-a-100–au-service-de-transport-adapte-de-la-capitale-618207963.html

Québec : une médiation proposée pour faciliter les négociations dans le secteur de la construction


« La médiation vient de commencer dans les secteurs institutionnel, commercial et industriel de l’industrie de la construction, dans le but de faciliter les négociations entre les parties patronale et syndicale.

La ministre du Travail a finalement nommé comme médiatrice Lise Lavallée, qui avait déjà été affectée à titre de conciliatrice au dossier.

La médiatrice a réuni les parties patronale et syndicale, jeudi, et d’autres dates de rencontres de négociations ont été arrêtées.

L’ajout de nouvelles dates de négociation a encouragé l’Association de la construction. Cela «nous laisse croire qu’une entente pour le 30 avril est toujours possible», écrit-elle dans son bulletin interne diffusé vendredi.

La négociation est plutôt laborieuse, cette année, dans ces sous-secteurs de l’industrie de la construction que sont l’institutionnel, le commercial et l’industriel. Dès la première rencontre, le 19 janvier, les parties patronale et syndicale n’avaient même pas réussi à s’entendre quant à la signature d’un protocole de négociation pour en déterminer les balises — ce qui avait abrégé la rencontre. » (Extrait de journalmetro.com du 3/03/2017)

En savoir plus sur http://journalmetro.com/actualites/national/1098493/negos-dans-la-construction-la-mediation-debute/

Québec : L’Alliance syndicale demande une médiation dans le cadre des négociations pour le renouvellement des conventions collectives dans l’industrie de la construction


Avec ses 175 000 ouvriers dans ses différents secteurs, l’industrie de la construction est un acteur clé de l’économie

« Les négociations pour le renouvellement des conventions collectives dans l’industrie de la construction s’annoncent décidément laborieuses cette année, du moins pour certains secteurs.

La Presse canadienne a appris que l’Alliance syndicale vient de demander la médiation pour les secteurs institutionnel, commercial et industriel. Jointe par téléphone jeudi, l’Alliance syndicale a simplement confirmé qu’une demande de médiation avait été adressée au ministère du Travail. Elle n’a pas voulu commenter plus avant.

Cette demande de médiation provenant de la partie syndicale survient après que ce fut la partie patronale de ce secteur, l’Association de la construction du Québec (ACQ), qui eut demandé la conciliation, plus tôt ce mois-ci. Le ministère du Travail avait alors nommé une conciliatrice au dossier pour faciliter les discussions entre les parties. » (Extrait de ledevoir.com du 24/02/2017)

En savoir plus sur http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/492444/negos-dans-la-construction-la-mediation-est-demandee

 

L’Association de la construction du Québec représente quelque 17 000 employeurs dans ces secteurs institutionnel, commercial et industriel. Les quatre conventions collectives dans l’industrie de la construction arriveront à échéance le 30 avril prochain.

Québec : reprise des négociations entre les employés et la Société de transport de l’Outaouais (STO) en présence d’un médiateur.


Le Droit

« Après une semaine de perturbations sur le réseau de la Société de transport de l’Outaouais (STO) en raison des moyens de pression exercés par les chauffeurs et employés de l’entretien, les négociations reprendront dès lundi entre les deux parties en présence d’un médiateur. Ce sera alors l’amorce d’un blitz de discussions.

Pas plus tard que le lendemain, ils s’asseoiront de nouveau ensemble, un exercice qui devrait se répéter à 13 autres reprises au cours du mois de février, a-t-on appris jeudi soir en marge d’une réunion du conseil d’administration du transporteur public.

La STO n’a pas été en mesure d’indiquer si les rencontres auraient pu avoir lieu plus tôt, s’en remettant à ce que les procureurs des deux parties ont convenu d’un commun accord la semaine passée.

«Ce sont les dates (confirmées cette semaine par le médiateur) qui ont été convenues entre les deux parties pour faire débloquer le dossier. Les parties se sont parlés en présence du médiateur pour confirmer le calendrier. […] On arrive à un tournant des négociations où les sujets qui seront abordés sont importants. Donnons-nous la chance de discuter et de trouver des solutions ensemble, mais bien sûr qu’on ne se mettra pas à négocier sur la place publique, ça nuirait au dossier en cours», a indiqué le directeur général adjoint Jean Brunet.  » (Extrait de lapresse.ca du 26/1/2017)

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