Présence de proximité sur le terrain : présence dissuasive et rassurante auprès des habitants ou usagers, par l’accueil, l’information, l’accompagnement des personnes en situation de détresse sociale
Gestion des conflits : met en œuvre le processus de gestion des conflits en temps réel et en temps différé (navette et/ou table ronde)
Développement du partenariat : analyse, diagnostique, oriente les habitants ou usagers, vers les lieux ou structures adaptés à leurs besoins
La veille technique « intelligente » : repère et recense les dysfonctionnements ou dégradations susceptibles de troubler le bon ordre ou de créer un danger et les transmet aux services concernés. Sensibilise les publics
Reporting : renseigne la base de données informatique de suivi d’activité.
Profils recherchés :
Idéalement un diplôme en médiation sociale ou à défaut, de l’expérience dans ce secteur De l’expérience dans le milieu du social et vous souhaitez vous orienter dans la médiation sociale Les compétences demandées : Sens de l’écoute et du dialogue développé Bon niveau en informatique Disponible, autonome, motivé(e) Prise de recul Capacité d’adaptation, d’analyse et de prise d’initiatives Neutralité Bon niveau d’orthographe et syntaxe
Résumé : Quels sont les enjeux actuels de la médiation sociale ? L’activité, créée il y a une vingtaine d’années, intègre deux objectifs : l’insertion professionnelle des médiateurs – qui sont considérés comme des acteurs mais aussi comme des bénéficiaires de cette politique publique – et proposer une intervention sociale novatrice dans l’espace public – la mission étant de veiller à la probité ambiante et au vivre ensemble. Cette thèse a pour ambition de réactualiser la connaissance du sujet et de défricher de nouvelles voies d’analyse. Notre objet d’étude est un programme de médiation sociale, qui est exécuté par des opérateurs associatifs, et piloté par un Conseil régional. Que représente la médiation sociale du point de vue de ceux qui la mettent en œuvre et quelles relations entretiennentils avec les financeurs de l’action ? La médiation devient-elle une profession ? Est-ce que l’expérience que vivent les médiateurs favorise leur insertion sur le marché du travail (social) ? Notre approche est compréhensive, notre méthode d’enquête combine des observations directes – dans les structures associatives qui emploient les médiateurs mais aussi au sein du service de la collectivité territoriale qui subventionne le projet –, des entretiens semi-directifs et l’examen de tous les documents qui formalisent le dispositif. Au fil des chapitres, on discerne trois axes de recherche principaux. Le premier est consacré aux pratiques de travail et d’encadrement comme conditions déterminantes de la transmission – aux médiateurs – des compétences reconnues dans le secteur du travail social. Le second aborde les relations entre les opérateurs associatifs et les services administratifs de la Région, on se focalise sur leurs interactions pour en faire ressortir les enjeux. Et enfin, on se questionne sur le statut de la médiation sociale dans le secteur d’activité du travail social, dans une perspective dynamique. Ainsi nous prolongeons certaines analyses – centraux dans la littérature sociologique – et en développons d’autres.
Mots clefs : médiation sociale, travail social, fonction publique territoriale, sociologie des groupes professionnels, territoire et espace de travail, programme d’action publique.
« Beaucoup de chemin parcouru depuis 25 ans – un pôle Ingénierie, un pôle production, un titre inscrit au RNCP – Agent d’Information de communication et de médiation de Proximité. Et la naissance de son propre centre de formation ! » (Extrait)
Depuis des années, nous sommes témoins de l’évolution très rapide de phénomènes économiques, sociaux et environnementaux qui amplifient les inégalités dans des territoires déjà fragiles. Ce contexte nous impose de repenser notre manière de faire société. La médiation sociale apparaît à cet égard comme un outil incontournable. Dans cette phase de profonde recomposition des relations interpersonnelles et des modes de cohabitation, cette profession peut devenir un maillon essentiel, tant dans la régulation du quotidien que dans l’accès aux droits et aux services. La fracture numérique a, par exemple, accentué les inégalités : manque d’équipements numériques, méconnaissance de leur fonctionnement, manque d’intérêt ou défiance vis à vis des démarches en ligne, absence d’expérience, préférence pour les démarches physiques et le « papier »… La dématérialisation croissante des services publics constitue un facteur aggravant pour des situations de précarité et de pauvreté, d’isolement ainsi que de non-recours aux droits. Nous devons ainsi pouvoir accompagner chaque habitant, chaque acteur et chaque décideur dans la compréhension des règles et des modalités nouvelles du vivre et agir ensemble. Face aux transformations sociétales en cours, et au-delà d’une logique de régulation de situations potentiellement conflictuelles, la médiation sociale doit adopter une logique d’accompagnement et de facilitation. Et ne laisser personne au bord du chemin. L’action de France Médiation s’inscrit plus que jamais dans cet objectif, comme en témoigne ce rapport d’activité 2019. Bonne lecture ! Laurent Giraud Directeur de France Médiation
« Recruté par un groupement d’intérêt public (GIP) pour exercer ses fonctions sur le territoire d’une commune, un médiateur de nuit a été licencié pour faute. Contestant cette mesure, il a saisi la juridiction administrative qui s’estimant compétente, a annulé la mesure de licenciement. Le GIP a alors fait appel de ce jugement auprès de la Cour administrative d’appel de Versailles, considérant notamment que la juridiction administrative était incompétente pour connaître du litige.
Le médiateur de nuit recruté par un GIP est-il un agent de droit privé relevant du droit du travail ou bien un agent public auquel s’appliquent les règles de droit public ?
Des missions rattachées à un service public administratif
Pour répondre à cette question, la Cour administrative d’appel de Versailles fait application de la fameuse jurisprudence dite « Berkani » (Tribunal des conflits, 25 mars 1996, n° 03000). Elle énonce ainsi que sauf disposition législative contraire, les personnels non statutaires travaillant pour le compte d’un service public à caractère administratif géré par une personne publique sont des agents contractuels de droit public, quel que soit leur emploi.
Restait à déterminer si en l’espèce les missions exercées par le GIP se rattachaient à un service public administratif.
Or, l’espèce, le GIP en question avait pour objet de contribuer à l’application des actions du Contrat Local de Sécurité concernant la sécurité des espaces publics et particulièrement ceux du centre-ville de la commune concernée. La convention constitutive du GIP indiquait également qu’il avait pour objet de mettre en œuvre selon des modalités cohérentes, définies en étroite concertation avec l’ensemble des partenaires concernés, un dispositif partagé de médiation nocturne assurant une mission d’apaisement et de régulation des usages du centre-ville avec un objectif visant à restaurer le respect dû à la tranquillité de chacun. Selon la Cour, ces missions de préservation de la tranquillité publique et de la prévention de troubles à l’ordre public conduisent l’intéressé à participer à l’exécution d’un service public administratif. Ainsi, quels que soient les termes de son contrat, il doit être considéré comme un agent de droit public désormais soumis aux dispositions d’ordre public du décret du 5 avril 2013 relatif au régime de droit public applicable aux personnels des groupements d’intérêt public (décret n° 2013-292). (Extrait de .lagazettedescommunes.com du 1/09/2020)