La médiation familiale devient obligatoire au tribunal d’Evry


 

« 

Le tribunal d’Evry fait partie des onze tribunaux de grande instance retenus pour l’expérimentation qui durera trois ans. A partir du 1er septembre, l’objectif sera de favoriser et développer les modes de règlement alternatifs pour trouver des solutions amiables.

Dans le cadre de la loi de modernisation de la Justice du XXIe siècle, la médiation préalable pour les litiges concernant l’exercice de l’autorité parentale et les pensions alimentaires devient obligatoire à titre expérimental. Ainsi, du 1er septembre jusqu’au 31 décembre 2019, la saisine du juge des affaires familiales doit être précédée d’une tentative de médiation familiale dans onze tribunaux de grande instance(*), dont celui d’Evry. La signature du protocole a eu lieu le vendredi 7 juillet en présence des différents partenaires, dont Eric Lallement, procureur de la République, Hélène Moutardier, bâtonnier du barreau de l’Essonne, et les associations de médiation. « L’expérimentation a déjà eu lieu dans les tribunaux d’Arras et de Bordeaux et les résultats sont positifs. Nous rendrons régulièrement un rapport à la Chancellerie qui évaluera s’il faut rendre la médiation obligatoire ou non dans toutes les juridictions », précise Nicole Jarno, présidente du tribunal d’Evry, insistant sur le fait que sans cette procédure, les demandes des parties seront irrecevables. A noter qu’il ne s’agit pas seulement d’une obligation administrative, puisque les parties devront se rencontrer au moins une fois. « Evidemment, dans certains cas, la médiation ne fonctionnera pas et le dossier sera renvoyé devant un magistrat. Mais les parents doivent au moins tenter la démarche. »

Dans un premier temps, les parties bénéficieront d’une notice d’information préalable lors du dépôt de leur requête. Un rendez-vous devant le médiateur familiale devra ensuite être fixé aux fins d’organiser un entretien d’information, gratuit, préalable à la tentative de médiation.

Environ 672 affaires annuelles concernées

L’objectif est donc de favoriser et de développer les modes de règlement alternatifs des conflits pour trouver des solutions amiables. D’ailleurs, le barreau de l’Essonne est favorable à ces procédures puisque un quart des avocats du département sont formés aux processus collaboratif et encouragent la médiation. « Il faut que les gens se réapproprient leur vie et renouent le dialogue pour se mettre d’accord. C’est à eux de trouver des solutions sans passer par la case juge », confie Hélène Moutardier, bâtonnier de l’Essonne.

La médiation familiale pourrait ainsi concerner, en moyenne, 672 affaires annuelles. A terme, les juges des affaires familiales et les avocats espèrent voir diminuer le contentieux. Jusqu’à présent, 75% des dossiers envoyés en médiation ont trouvé une issue positive : « On a remarqué une amélioration dans les relations et les adultes étaient à nouveau capables de s’entendre sur certains points. On aimerait que la médiation familiale devienne la première option ».

 (*) Les autres tribunaux : Bayonne, Bordeaux, Cherbourg-en-Contentin,
Nantes, Nîmes, Montpellier, Pontoise, Rennes, Saint-Denis et Tours. (Extrait de le-republicain.fr du 10/07/2017)

En savoir plus sur https://www.le-republicain.fr/a-la-une/mediation-familiale-devient-obligatoire-tribunal-devry

Emploi : MÉDIATEUR FAMILIAL F/H A STRASBOURG


cadres.apec.fr

Descriptif du poste

L’AGF recherche un Médiateur familial H/F en C.D.I. dans le cadre d’une mutualisation de médiation familiale avec une autre association partenaire, partie prenante au recrutement.

Vos missions sont les suivantes :

=> Assurer une activité de médiation familiale

=> Assurer des activités de promotion de la médiation familiale et d’actualisation du projet de service :

– Faire connaître son action via tout support utile défini avec l’AGF

– Contribuer largement à l’analyse de son activité et à l’actualisation du projet de service

– Participer à l’élaboration d’outils d’évaluation de la médiation familiale

– Assurer le suivi administratif

– Participer à des réunions avec des partenaires (juge aux affaires familiales, ministère de la justice ou autres)

=> Contribuer avec l’équipe de médiateurs à des projets de développement de la médiation familiale

– Savoir travailler en équipe pour alimenter le projet de service

Profil recherché

Titulaire du Diplôme d’Etat de Médiateur Familial (DEMF), vous possédez idéalement une expérience réussie en tant que Médiateur/Médiatrice familial(e) ou Conseiller/Conseillère conjugal et familial.

Une expérience en psychologie serait un plus.

Plusieurs langues étrangères parlées serait apprécié (arabe, turc, russe, etc.)

Diplomate, vous avez le sens de l’écoute.

Vous faites preuve d’ouverture d’esprit et êtes doté(e) d’une capacité d’adaptation pour vous adresser à des publics d’âge et de milieu social très variés, en toute neutralité et impartialité.

La maitrise d’Excel, Word, Internet est exigée.

Votre sens de l’organisation (ponctualité, mener des entretiens dans le délai imparti, anticipation,…) est reconnu.

Vous avez le goût du travail en équipe.

Le poste est basé à Strasbourg.

Des déplacements pour les permanences ou réunions d’information avec un véhicule de service, sur tout le Bas-Rhin, sont à prévoir.

Entreprise

Reconnue d’Utilité Publique, l’Association Générale des Familles du Bas Rhin a pour objet la défense des intérêts des familles. Elle s’est donnée pour mission d’exercer un rôle d’information, de consultation, de prévention et de formation sur les problèmes de la vie. Pour cela, elle mène des actions dans les domaines à caractère éducatif, social, familial et liés à la consommation et la défense de l’environnement. (Extrait de cadres.apec.fr du 8/06/2017)

En savoir plus sur https://cadres.apec.fr/offres-emploi-cadres/0_0_0_162384144W__________?numIdOffre=162384144W

Emploi : UN MEDIATEUR FAMILIAL (H/F) à Bordeaux


l'offre d'emploi

« Le Service Médiation Familiale de l’AGEP, recrute :

UN MÉDIATEUR FAMILIAL (H/F)
CDI – Mi temps – CC 66
Profil :
Diplôme d’État à la médiation familiale exigé.
Pratique de la médiation familiale confirmée impérative.
Formation initiale travailleur social souhaitée.

Poste à Pourvoir
1er Juillet 2017
Date Limite De Dépôt De Candidature
16/06/2017
Candidature a Adresser à
CV accompagné d’une lettre de motivation à Madame la directrice, service de médiation de l’AGEP – 60 rue de Pessac – 33000 Bordeaux (Extrait de loffredemploi.fr)

En savoir plus sur https://www.loffredemploi.fr/emploi/un-mediateur-familial-h-f-0493718.html

Emploi : Médiateur familial / Médiatrice familiale à BOURG EN BRESSE (01)


Logo Pôle emploi

Contrat à durée indéterminée

Volume horaire mensuel: 50 heures

PROFIL SOUHAITÉ

Expérience

  • Débutant accepté

Compétences

  • Tableur Utilisation normaleCette compétence est indispensable
  • Traitement de texte Utilisation normaleCette compétence est indispensable
  • Analyser le contexte de vie d’une personne
  • Développer un réseau de partenaires
  • Etablir le contrat de médiation avec le couple, la famille
  • Identifier le motif de consultation d’une personne
  • Informer un bénéficiaire sur une prestation sociale, sur ses droits et ses obligations
  • Informer une personne sur une démarche de médiation
  • Organiser les rencontres et favoriser les conditions de dialogue entre les participants
  • Orienter une personne vers des partenaires relais
  • Suivre le couple ou la famille et apporter un appui à la formalisation du projet d’entente conjugal ou familial
  • Techniques de médiation
  • Vérifier le consentement des participants, leur motivation lors de la mise en place de la médiation et les informer sur les modalités d’intervention

Formation

  • Bac+3, Bac+4 ou équivalent Exigé
    Médiation socioculturelle
    DE de Médiateur Familial (Extrait de candidat.pole-emploi 16/05/2017)

En savoir plus sur https://candidat.pole-emploi.fr/offres/recherche/detail/054SVHW

Emploi : DIRECTION D’UN SERVICE DE MEDIATION FAMILIALE A Châtenay-Malabry


« Dans un contexte de rapprochement associatif et de fort développement, l’Association Dinamic Médiation Familiale, située à Châtenay-Malabry et dont l’action s’exerce sur quatre départements (75,91,92,94) recrute :

Un DIRECTEUR (H/F) (CDI à temps plein 35h00)

La mission : Par délégation du Conseil d’Administration, le Directeur à une action globale de la conduite de la structure  Mettre en œuvre les décisions stratégiques déterminées par le conseil d’administration.  Veiller à la qualité des prestations réalisées.  Animer des démarches d’amélioration continue de la qualité, des pratiques professionnelles et des prestations délivrées  Encadrement de l’équipe de six Médiateurs Familiaux.  Gestion des plannings.  Contribuer au recrutement du personnel  Veiller à l’établissement et au respect des plans de formation (formation continue et analyse de la pratique).  Elaborer le budget prévisionnel de la structure  Suivre le budget et l’utilisation des ressources  Etablir le bilan d’activité de la structure et identifier les axes d’évolution.  Assurer la représentation de l’Association auprès des partenaires, organismes de contrôle et financeurs.  Initier et entretenir des partenariats.  Mener des actions de communication et de promotion du Service.  Afin de conserver une pratique professionnelle et dans le cadre de la continuité de service des Médiations familiales seront assurées.

Profil : Le candidat devra justifier du Diplôme d’Etat de Médiateur Familial (DEMF) et présenter :  Des qualités, relationnelles et managériales.  La maitrise des outils informatiques (Word-Excel).  Une expérience effective d’encadrement et/ou de conduite de projet

Conditions : Rémunération selon la CCNT des acteurs du lien social et familial ALISFA du 04 juin 1983.

Poste à pourvoir au 1er septembre 2017.

La lettre de motivation avec curriculum vitae sont à adresser, (date limite de réponse le 01 juin 2017) à Madame la Directrice de l’Association Dinamic Médiation Familiale – 21 avenue Albert THOMAS – 92290 Châtenay-Malabry ou par mail : direction@dinamic-mf.fr

Maroc : lancement d’un guide sur la Médiation Familiale.


« L’Institut Supérieur de la Magistrature (ISM) et le Centre Danois pour la Recherche et l’Information sur le Genre et l’Egalité (Kvinfo), en collaboration avec le ministère marocain de la Justice et l’Ambassade du Danemark à Rabat, annoncent le lancement d’un guide sur la Médiation Familiale.

Fruit d’une collaboration entre des juges enseignants à l’ISM et des experts de l’Administration de la Région de Copenhague au Danemark, ce guide fournit non seulement une introduction à une forme de médiation facilitatrice, mais donne également une approche linguistique et conceptuelle de la médiation dans un contexte arabo-musulman ainsi qu’une explication plus concrète de la façon dont la médiation peut être exploitée par le système juridique marocain à des fins de réconciliation conjugale.

Ce guide peut également servir de manuel pratique pour la formation des juges ainsi que de soutien aux juges en exercice dans les tribunaux. » (Extrait de infomediaire.net  du 12/05/2017)

En savoir plus sur https://www.infomediaire.net/mediation-familiale-le-maroc-tient-son-guide/

Médiation familiale : E. Morin-Chartier, médiatrice du Parlement européen pour les enfants victimes d’enlèvement parental.


Elisabeth Morin-Chartier, députée européenne / © GUILLAUME SOUVANT / AFP

« L’eurodéputée PPE vient d’être nommée médiatrice du Parlement européen pour les enfants victimes d’enlèvement parental transfrontalier. Le poste et ses missions existent depuis 30 ans, Elisabeth Morin-Chartier est la sixième députée européenne à l’occuper.

e volume des échanges internationaux s’est accru au fil des années, en lien avec des mobilités professionnelles ou plus tôt grâce à des programmes universitaires comme Erasmus. Mobilité, rencontre, union, descendance, un chemin de vie commune qui se termine parfois par une rupture. Certaines peuvent bien se passer, d’autres moins et les cas d’enlèvements parentaux transfrontaliers existent : depuis 2014, une centaine de cas ont été traités par les services de la médiation.

C’est un droit des enfants d’être défendus

Son rôle est d’aboutir, dans l’intérêt de l’enfant, à un compromis acceptable pour les deux parents, lorsque ces parents sont de nationalité différentes ou qu’ils résident dans des pays différents.
Comme le rappelle Elisabeth Morin-Chartier, la médiation ne se substitue pas à la réponse judiciaire : « c’est une autre technique de négociations quand la procédure judiciaire ne marche pas bien ou quand il y a un enlèvement qui vient contrecarrer une décision judiciaire. La médiation peut aussi déboucher sur une nouvelle décision judiciaire. » (Extrait de france3-regions du 5/05/2017)

En savoir plus sur http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/vienne/poitiers/e-morin-chartier-mediatrice-du-parlement-europeen-enfants-victimes-enlevement-parental-1247239.html

Belgique : un député veut encourager le recours à la médiation familiale


« En marge du colloque organisé par la Ligue des Familles ce vendredi et de l’enquête mettant en exergue les difficultés financières de plus en plus importantes des familles monoparentales, le cdH désire réaffirmer plus que jamais son soutien à ces familles. Dans ce cadre, Christian BROTCORNE, député fédéral, a déposé une proposition de loi permettant de financer une partie du recours à la médiation familiale.

Afin de promouvoir ce mode de règlement amiable de conflits familiaux, l’incitant financier est essentiel. Le député humaniste propose donc que 5 séances de médiation familiale soient payées par le SPF Justice pour des personnes ayant des enfants communs si le recours à la médiation intervient avant une décision judiciaire et 3 séances s’il s’agit de modifier une convention ou un jugement.

D’autres régions sont à la pointe, notamment le Québec, ce qui a permis de diminuer drastiquement la judiciarisation des conflits familiaux. Pour Christian Brotcorne, il convient de s’inspirer de ces bonnes pratiques.

A moyen terme, cet investissement devrait permettre de faire baisser considérablement les frais de Justice pour les personnes concernées et de désencombrer les tribunaux de conflits qui peuvent être réglés par un processus plus consensuel et dont les solutions seront mieux acceptées et donc plus durables.

Présentée il y a quelques semaines en Commission Justice de la Chambre, la proposition du député humaniste a reçu un accueil favorable. Christian Brotcorne espère maintenant que le Parlement joindra les actes à la parole et permettra d’avancer sur ces matières primordiales pour de nombreuses familles. » (Extrait de cdh-parlementfederal.be )

En savoir plus sur http://www.cdh-parlementfederal.be/?p=8272

 

Publication du Numéro 3 de la Lettre des Médiations : MEDIATION FAMILIALE DANS LE MONDE FRANCOPHONE


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Nous avons plaisir de vous annoncer la publication du 3ème numéro de la lettre des médiations consacré à la médiation familiale dans les pays francophones. La « lettre des médiations » est une revue électronique de langue française fondée par des médiateurs et des chercheurs français avec la participation de représentants de pays francophones comme le Québec, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse. Nous nous sommes limités dans un premier temps à quelques pays francophones et nous cherchons des correspondants d’autres pays. Si vous êtes intéressés merci de nous contacter à letmed@numericable.fr

Le comité de rédaction

Lettre des Médiations n°3 sur la médiation familiale à télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/Documentation/Bibliographie?ID=19

Si vous voulez consulter la lettre N 3 suivre le lien http://www.calameo.com/read/004596706e120b00d2d01?authid=xy0SsBKEcHU6

Lettre des Médiations N° 2 sur les médiations sociales à télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-40_No-01.pdf

Lettre des mMédiations N° 1 sur les médiation scolairesà télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-19_No-01.pdf

Si vous voulez la consulter la lettre N 1 suivre le lien http://fr.calameo.com/read/0045967064326a9dc06a7?authid=q0vpJNw5RCDP

Médiation familiale : un nouveau service dans le pays de Bray (76)


Communiquer, le meilleur moyen pour résoudre les problèmes (photo d'illustration Pixabay). -

« L’UDAF 76 (Union départementale des associations familiales) vient de mettre en place des permanences de médiations à Forges-les-Eaux, Gournay-en-Bray et Argueil. Plutôt que d’aller au clash en rompant toute communication, les couples qui vivent des divorces compliqués, les grands-parents à qui on a refusé de voir leurs petits-enfants, les enfants eux-mêmes qui ont perdu les liens qui les rattachaient à leur père ou à leur mère, tous ces cas peuvent désormais trouver une oreille attentive.

Nous sommes présents au plus proche des familles pour permettre aux personnes en rupture de communication de pouvoir à minima se dire les choses ressenties, mais sans violence. Et bien sûr tenter de trouver une entente sur les différents que ces personnes peuvent avoir l’une envers l’autre

Venir voir un médiateur, c’est déjà un pas de fait. Lors de ces permanences, chacun peut également être assuré de ne pas être jugé, et ce en toute confidentialité. » (extrait de eclaireur-ladepeche.fr du 11/04/2017)

En savoir plus sur http://www.leclaireur-ladepeche.fr/2017/04/13/mediation-familiale-un-nouveau-service-pour-aider-a-se-re-parler/

Débat : « La médiation, une démarche au service du nouveau divorce » par Claude Bompoint-Laski et Claude Duvernoy, vice-présidente et président de la Fédération française des centres de médiation (FFCM) (Affiches Parisiennes)


La médiation, une démarche au service du nouveau divorce

« La « modernisation de la justice du XXIe siècle » ne saurait se faire en deux ans. Elle nécessitera quelques ajustements.

En particulier, les dispositions de la loi du 18 novembre 2016 sur le divorce sans juge, mettent dans un grand embarras les avocats, les notaires et bien entendu nos concitoyens.

Cette réforme a pour objectifs de « déjudiciariser » afin que le juge ne soit plus le premier recours, mais le dernier et d’humaniser la justice en incitant les justiciables à recourir à des modes amiables de résolution des différends, tels la médiation.

La médiation familiale indissociable du divorce sans juge

Depuis la transposition en 2011 de la directive européenne du 21 mai 2008 sur la médiation civile et commerciale, de nombreux textes encadrent la médiation à l’initiative des parties ou du juge, en tant que moyen d’aider les personnes en conflit à identifier ses causes pour construire ensemble un accord d’intérêt mutuel.

Paradoxalement, les dispositions concernant le divorce sans juge ne font aucune part à la médiation.

La mission d’accorder les parties en instance de divorce, dans un contexte chargé d’affects, est confiée aux avocats de chaque partie, qui ont l’expérience depuis 1975 des divorces par consentement mutuel judiciaires.

Cependant, 25 % de ces divorces, négociés sans l’accompagnement d’un tiers professionnel, donnent ensuite lieu à de nouvelles procédures extrêmement conflictuelles, révélatrices de rancœurs conjugales, mais engagées au prétexte de modifier les modalités d’exercice de l’autorité parentale.

Dans ce cadre, le juge a la faculté d’enjoindre aux parties de rencontrer un médiateur aux fins de s’informer sur la spécificité de la médiation et sur l’utilité de rechercher l’origine de leur conflit.

Malheureusement, les textes régissant le nouveau divorce depuis le 1er janvier 2017 n’ont pas intégré la médiation dans le processus d’élaboration de la convention.

En revanche, dans le souci de respecter le droit de l’enfant mineur à être informé des « procédures le concernant », prévu par la Convention internationale des droits de l’Enfant (New York 1989), le nouveau divorce sans juge impose aux parents de faire remplir et signer par chacun de leurs enfants mineurs un formulaire, destiné à les informer de la procédure qu’ils ont choisie et des mesures les concernant.

Ce document implique directement les enfants dans le conflit conjugal en leur proposant d’être entendus par un juge et en leur indiquant que le choix de la procédure de divorce dépendra de leur demande d’audition.

Dans le contexte douloureux et traumatisant que constitue généralement un divorce pour les enfants, ce formulaire, brutalement informatif, est manifestement contraire à « l’intérêt supérieur de l’enfant » (CIDE).

Fondamentalement, c’est à ses parents, et non à la justice, qu’incombe le devoir d’expliquer à l’enfant qu’il ne s’agit pas d’une simple dispute, mais d’une séparation définitive, et d’organiser avec lui le maintien, voire le renforcement, de ses liens avec ses deux parents.

Encore faut-il qu’avant d’entreprendre cette communication très délicate, respectueuse des attentes de leurs enfants, les parents aient éventuellement fait ensemble en médiation, un travail d’analyse des causes de leur séparation et dissipé les malentendus et les rancœurs qui perturbent leur relation.

Le recours à la médiation, qui accompagne cet apprentissage parental, est le gage d’une séparation réussie.

En présence d’enfants, le formulaire administratif pourrait être avantageusement remplacé par la justification dans la convention de divorce – article 229-3.6° – que les parents se sont effectivement rendus à une information ou ont tenté de mettre en œuvre une médiation pour son élaboration et qu’ils ont informé leurs enfants des conséquences les concernant.

Ce qui ne rend pas pour autant obligatoire la médiation, processus fondamentalement volontaire, puisqu’il ne s’agirait que d’une obligation d’information et de tentative de médiation, les parents ayant le choix d’autres procédures, certes moins rapides.

L’homologation de la convention lui donne force exécutoire

Aux termes des articles 229-1 à 229-4 du code civil régissant le nouveau divorce, la convention de divorce par consentement mutuel prend la forme d’un acte sous signature privée contresigné par les avocats de chaque partie.

Cet acte n’est pas assorti de la force exécutoire, indispensable pour effectuer les formalités de transcription du divorce sur les registres d’état civil, pour le paiement de la prestation compensatoire et des pensions alimentaires, etc.

Le législateur de 2016 a donc prévu que la convention fasse l’objet d’un enregistrement par un notaire. Cette formalité supplémentaire est loin de satisfaire les avocats, les notaires eux-mêmes et les parties.

Depuis 1975, la convention de divorce par consentement mutuel judiciaire était souvent rédigée par un seul avocat et homologuée par le juge aux affaires familiales dans 99% des dossiers.

La nouvelle convention établie par deux avocats, assistant chacune des parties, et élaborée avec l’aide d’un processus de médiation impliquant les parties dans la construction de leur accord « sur mesure », présente suffisamment de garanties de pérennité pour être directement soumise à l’homologation du juge « en circuit court ».

L’homologation est déjà prévue pour rendre exécutoires les accords issus d’une médiation initiée par les parties ou par le juge – articles 131-12 et 1534 du code de procédure civile.

Elle est également instituée depuis le 28 décembre 2016 pour les conventions par lesquelles les parents organisent les modalités d’exercice de l’autorité parentale et fixent la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants – article 1143 du code de procédure civile.

A fortiori, un accord issu d’une médiation, formalisé dans une convention de divorce élaborée et contresignée par les avocats de chaque partie, relève de l’homologation judiciaire.

En conclusion, en présence d’enfants mineurs, imposer aux parents l’obligation de s’informer sur la médiation, voire de la tenter, au cours du processus d’élaboration de la convention de divorce par consentement mutuel, formalisée par acte d’avocats, et soumettre la convention à l’homologation du juge afin de la rendre exécutoire, répond à la volonté des Pouvoirs publics de développer la médiation, sans enfreindre le droit du justiciable à l’accès au juge.

Le nouveau divorce constitue l’opportunité d’un changement culturel, pour une justice moderne et plus humaine, comme le préconise la Commission européenne dans son rapport du 26 août 2016 sur l’application par les Etats membres de la directive de 2008. » (Extrait de affiches-parisiennes.com du 7/04/2017)

En savoir plus sur http://www.affiches-parisiennes.com/la-mediation-une-d%c3%a9marche-au-service-du-nouveau-divorce-7105.html