« Où en est-on de la médiation familiale aujourd’hui en France ? Pour répondre à cette question, l’Association pour la Médiation Familiale (APMF) et l’Institut Régional du Travail Social (IRTS) de Franche Comté organisent une journée d’étude qui réunira les différent-e-s acteur-rice-s de la Médiation Familiale et permettra de croiser les regards avec les acteur-rice-s de la Justice et du Travail Social. Il s’agira notamment de se demander comment ces différent-e-s acteur- rice-s de la médiation peuvent contribuer à une meilleure connaissance et reconnaissance de la Médiation Familiale, plus particulièrement lorsque la médiation familiale est proposée par le-la juge, qu’il s’agisse du-de la juge aux affaires familiales, du-de la juge des enfants, du-de la juge de la Protection des personnes ou encore des magistrat-e-s de la Cour d’Appel : Quelles sont les attentes des magistrat-e-s vis-à-vis de la Médiation Familiale ? Comment le-a médiateur-rice familial-e va-t-il-elle susciter l’envie de s’engager dans un processus de médiation familiale ? Comment les avocat-e-s peuvent-ils accompagner leurs clients dans un processus de médiation
LES INTERVENANTS Benoît BASTARD, Sociologue Claudine BLASSELLE, Médiatrice Familiale D.E. Cyril CARBONNEL, Directeur Général Adjoint en charge des Solidarités au Département du Doubs Maître Laurence CLAUSS, avocate Sébastien CUINET, Président de l’APMF Emmanuelle DUFAY, Juge aux Affaires Familiales, Vice-présidente 4 ème chambre affaires familiales de Marseille Sophie GUILHAUME, Médiatrice Familiale D.E Corinne JONON, Médiatrice Familiale D.E. Marc JUSTON, Magistrat honoraire, formateur Dominique LEFEUVRE, Médiateur Familial D.E. Stéphanie LIGIER, Médiatrice Familiale D.E. Maître Caroline LORTON, avocate Véronique MOUGEY, Médiatrice Familiale D.E Amélie PAUVREL DUSOLLIER, Médiatrice Familiale D.E. Sabine RUFFY, Médiatrice Familiale D.E
« Entre camarades de classe, faux amis ou frères ennemis des bancs d’écoles, la médiation par les pairs apaise les tensions, résout les malentendus et favorise l’expression citoyenne.
La médiation par les pairs se pratique de plus en plus dans les établissements. Sur le quartier de la Grande Garenne, à Angoulême, Audrey Da Silva la met en pratique depuis 4 ans avec des ados naissants. Elle intervient en primaire, à l’école Uderzo et à l’école Renoir, ainsi qu’au collège REP+ :Michelle Palet. Invitée par Cédric Jégou, directeur de l’association de médiation sociale OMEGA, elle parle de ce travail.
La vérité dans le dialogue
Au collège, Audrey a beaucoup parlé avec Shéhérazade. La jeune fille est maintenant au lycée. Son frère Kelvin a assumé cette fonction de médiateur, pendant un an déjà. Il rempile cette année, soucieux de pouvoir apaiser les conflits, identifier les situations d’isolement, harcèlements et rancunes. Comme sa sœur l’an passé, ils ont découvert cet égoïsme prédominant dans une cour d’école. Ils témoignent de cette expérience.
Cédric Jégou, Audrey Da Silva, Shéhérazade Berard et Kelvin Duvignacq découvrent, mettent en place, pratiquent et nous parlent de la médiation par les pairs dans cette émission Parlons Solidarité »- C. Charbonnier- (Extrait de rcf.fr du 21/10/2024)
« Les entreprises évoluent dans un environnement toujours plus incertain, exigeant souplesse et flexibilité dans la conduite de projets complexes ainsi qu’une culture du « cost-cutting ». En réponse à ces défis, de nombreux outils de gestion de projet ont fait leur apparition ces dernières décennies, dont l’objectif est de donner aux chefs de projet des instruments leur permettant de gérer la complexité tout en maximisant les ressources disponibles. On peut citer, parmi beaucoup d’autres, les méthodes agiles, le lean business, l’approche Scrum, le design thinking, etc…
Toutefois, ces outils présentent la plupart du temps un angle mort décisif en ce qu’ils ne tiennent pas ou peu compte des relations humaines entre les acteurs d’un projet et notamment leurs modes de communication, dont on sait qu’ils sont source de tensions qui, si elles ne sont pas régulées évoluent inévitablement vers du conflit. Une réponse de plus en plus reconnue pour faire face à l’émergence de ces conflits (et les traiter) est la médiation sur le lieu de travail (« The role of mediation in resolving workplace relationship conflict », de D. McKenzie, International journal of law and psychiatry, 2015). » (Extrait de hbrfrance.fr)
« Le tribunal administratif de Nice dresse un bilan final très positif de l’expérimentation des « Audiences de Médiation – AdM » menée en matière de contentieux sociaux durant une année avec la Caisse d’allocations familiales des Alpes Maritimes et le Département des Alpes Maritimes.
« La juridiction trouve un intérêt notable dans ce dispositif puisque ce sont là autant d’affaires traitées, souvent plus rapidement et à moindre coût que par une approche contentieuse « traditionnelle ». Au surplus, les risques d’appel, de contentieux en cascade et d’inexécution sont quasi inexistants. De même, le processus de médiation présente des vertus préventives évidentes grâce à une approche pédagogique et pacificatrice. Dans l’idéal, ces affaires devraient pouvoir être traitées en amont de la saisine contentieuse, en phase administrative, notamment sous forme de médiations préalables obligatoires – MPO (articles L 213-11 à 14 et R 213-10 à 13 du code de justice administrative). La médiation pourrait alors jouer un véritable rôle de filtre pré contentieux et donc de résolution amiable de différends qui n’ont pas vocation, pour certains à l’évidence, à trouver une réponse idoine devant le juge administratif. Toutefois, en l’état actuel des textes et des dispositifs de médiation existants, ou encore inexistants, cela n’est guère possible.»
Mme Marianne Pouget, présidente du tribunal administratif de Nice.
Cet article délimite les contours et les apports de la médiation, plus spécifiquement ceux de la médiation sociale et de la médiation communautaire dans la construction des rapports sociaux. D’abord, les concepts de médiation « communautaire » et de médiation « sociale » sont définis et mis en parallèle.
Ensuite, les logiques inscrites dans les pratiques de médiation sociale et communautaire sont décrites, ce qui permet de mettre en relief les particularités de ces approches de médiation. Enfin, les contributions propres à ces types de médiation à la discipline de la prévention et du règlement de différends sont exposées. L’article conclut sur la pertinence de les transposer à d’autres sphères d’application de la médiation.
Mots-clés: Médiation sociale, médiation communautaire, logique d’intervention, rapport
« Genève a décroché le Prix suisse de la médiation dans la catégorie «Entreprises et institutions», le 17 octobre à Bâle. Décerné par la Fédération suisse médiation (FSM), il récompense le Pouvoir judiciaire genevois et ses partenaires. Parmi eux notamment, la Fédération genevoise médiation, l’Ordre des avocats, l’antenne de médiation d’Astural ou encore l’association ScopalE.
Le jury a salué le caractère novateur de la nouvelle loi genevoise sur la médiation et du dispositif d’encouragement à ce mode de résolution amiable des litiges ainsi que l’ouverture d’un bureau de la médiation en début d’année.
Celui-ci a été ouvert au Palais de justice le 8 janvier dernier et reçoit quotidiennement du public pour fournir toute information utile sur la médiation et favoriser ce processus.
En neuf mois, près de 500 médiations ont été entreprises. Sur une centaine de cas réglés, deux tiers ont abouti à un accord complet. » -J. Monfrini -(Extrait de tdg.ch du 21/12/2024)