Médiation scolaire : 50 élèves ont suivi une formation de médiateurs au collège Episcopal Saint Etienne de Strasbourg


« Une formation à citoyenneté

Les élèves des classes de CM1 ont suivi une formation de « médiation par les pairs ». Ce dispositif de résolution non violente des conflits participe avant tout à l’apprentissage citoyen du « vivre-ensemble » et de l’éducation à la tolérance.

Ses objectifs :

  • Donner aux élèves des outils pour que les conflits ne soient pas traités par l’affrontement, voire la violence, mais puissent être mis en mots par les élèves eux-mêmes.
  • Promouvoir une culture de la médiation, en apprenant à résoudre les désaccords par la parole et le dialogue. Il s’agit de donner à l’enfant des outils pour exprimer ses sentiments, ses besoins et ses valeurs.
  • Participer à la mise en place du socle commun : compétences langagières, compétences civiques et sociales, autonomie et initiative.

Le principe est de remplacer les « maux par les mots », de restaurer le dialogue.

Par qui et pour qui ?

L’enseignement des outils s’est fait sur temps scolaire dans le cadre du programme d’enseignement civique et moral. Tous les élèves de CM1, ont eu 10 séances ayant pour objectif un vivre ensemble plus respectueux de chacun. Les ateliers en demi-groupe étaient animés par 2 adultes de l’établissement formés par « Génération Médiateurs » et l’enseignant de chaque classe.

Qui s’engage ?

Au terme de ce premier cursus,  une cinquantaine d’élèves souhaitant devenir médiateurs ont participé à une formation supplémentaire de 4 heures à l’issue de laquelle une attestation leur a été remise par Mme Schuler, Directrice du primaire.

Les médiateurs ont débuté leur mission après les vacances de Pâques à raison de 6 médiateurs par jour pour les élèves de CE2, CM1 et CM2.

La médiation par les pairs se caractérise donc comme une médiation par les jeunes, pour les jeunes, avec les jeunes et entre les jeunes. L’adulte assure l’accompagnement du médiateur sur le terrain et est un référent quotidien. » (Extrait de cse-strasbourg.com )

En savoir plus sur http://www.cse-strasbourg.com/2017/05/les-50-eleves-mediateurs-du-primaire/

INAUGURATION DU PORTAIL DE LA MEDIATION de Lyon et de sa région par ASI MEDIATION le 6 juin


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« Les organismes de médiation de Lyon :

ALMA – AMELY – ANM – CNPM – Médiation du Rhône – RME

Ont le plaisir de

Vous inviter à l’Inauguration du Premier site internet regroupant les médiateurs de Lyon et de sa région :

Le 6 juin 2017 à 17H30 à l’Université Lyon 2

En présence des acteurs de la médiation et partenaires, institutions de Lyon.

En partenariat avec la Faculté de Droit et Sciences Politique de l’Université Lyon 2 Lumière

Le site Portail de la Médiation est un Annuaire en ligne permettant au public d’avoir accès à l’offre de médiation dans sa diversité. Il réunit les associations et réseaux de médiateurs de Lyon et sa région, dans le but de promouvoir la Médiation.

Il est réalisé par ASI Médiation, association portant des projets d’ingénierie de la médiation, au nom des organismes de Médiation.

Voici le programme de la soirée :

  • 17H30 Accueil
  • 17h45 Historique du projet
  • 18h00 Animation proposée par ASI Médiation.
  • 18h30 Mot des présidents
  • 19h00 Apéritif  » (Extrait eventbrite.fr)

Inscription sur https://www.eventbrite.fr/e/billets-inauguration-du-portail-de-la-mediation-34301480652

Emploi : L’ALTM recrute des Médiateurs Sociaux F/H – Lyon – CDD


ALTM
« RESUME DU POSTE
Spécialiste de la Médiation Sociale depuis plus de 10 ans, l’Agence Lyon Tranquillité Médiation (ALTM) assure une présence de proximité par des professionnels sur les territoires prioritaires de l’agglomération lyonnaise.
Sa mission s’oriente sur la réparation ou la création du lien social entre les populations et sur l’apport d’une réponse mutualisée aux problématiques de prévention de la délinquance et de cohésion sociale.
POSTE
L’ALTM recherche quatre Médiateurs sociaux sur : postes en CDD, d’une durée de 2 mois, du 1er juin au 31 juillet 2017. » (Extrait de rhone-alpesolidaires.org du 4/05/2017)

Clermont-Ferrand : 10e café Médiation du Club Actumediation jeudi 11 Mai à 18h sur le thème de la médiation pénale


10e café Médiation du Club Actumediation jeudi 11 Mai 2017

Emploi : Agent de médiation et de sécurité H/F à CLICHY SOUS BOIS


1Taf, Bourse d'emploi et de CV

 
« Nous recherchons 3 agents de sécurité mobile et de médiation (H/F) pour un CDD d’1 mois et demi, à temps partiel (130 Heures mensuelles) à CLICHY SOUS BOIS (93), possédant les formations obligatoires requises. Poste à pourvoir à partir du 19 mai jusqu’au 30 juin 2017.Horaires : de 19H00 -01H00 du mercredi au dimanche. Missions : assurer la tranquillité résidentielle à l’intérieur des bâtiments dans différents secteurs de Clichy sous Bois, s’assurer auprès des personnes du respect du règlement intérieur des bâtiments (médiation), rédiger sur tablette numérique des rapports d’incidents. Compétences relationnelles (écoute, dialogue) car la médiation est le c?ur du métier. Pour postuler merci d’adresser impérativement votre CV , lettre de motivation, la copie de votre permis B et de votre carte professionnelle à l’adresse suivante :
1 posteCDDDurée du contrat : 2 Mois
Expérience minimum : Non précisé « (Extrait de 1taf.com)

Emploi : Médiateur adulte relais H/F à EVRY


Offre d'emploi

« Accueillir le public et l’accompagner dans ses démarches administratives Offrir un service personnalisé Mener des actions de médiation Participer à la gestion courante de l’activité Collecter l’information , faire vivre et développer un réseau Initier à l’informatique et à internet Vérifier votre éligibilité auprès d’un conseiller pour public « activités d’adultes relais » « avoir plus de 30 ans et résidant dans les quartiers prioritaires de la ville »

1 posteCDDDurée du contrat : 12 Mois
Expérience minimum : Non précisé » (Extrait de 1taf.com)

Emploi : Coordinateur d’équipes de médiation (H/F)


ouestfrance-emploi.com, trouvez un emploi, pas un job
« Entreprise : SOLIHA TERRITOIRES EN NORMANDIE
Nombre de postes :1
Localisation : Caen (14)
Contrat : CDD 4 mois
Expérience : 0 – 2 ans (débutant)
Niveau d’études : bac+2

Le poste : Coordinateur / Coordinatrice d’équipes de médiation

Sous la responsabilité du chef de service et au sein d’une équipe pluridisciplinaire, vous aurez pour missions : – Gérer la médiation entre élus et gens du voyage dans le cadre des grands rassemblements – Assurer le rôle de veille et d’assistance auprès des services de l’Etat et du Conseil Général du Calvados – Suivre la mise en oeuvre du schéma départemental des gens du voyage – Conseiller les élus sur l’accompagnement social et la conception des aires d’accueil – Assurer les astreintes liées au poste. Vous devez avoir des capacités dans les domaines de médiation et coordination. Vous savez faire preuve d’esprit d’initiative. Permis indispensable.
Salaire autre Selon profil et expérience
35h / semaine

Le profil

Qualification du poste : Technicien
Diplôme exigé Niveau 3 (Bac+2), domaine Pas de domaine
Permis B – Véhicule léger exigé (Extrait de ouestfrance-emploi.com du 3/05/2017)

Marseille : 40 médiateurs sociaux déployés sur le littoral durant la période estivale.


Marseille. 40 médiateurs sociaux déployés sur le littoral

« Durant la période estivale, les plages et sites balnéaires de Marseille sont fréquentés par plus de 2 millions de personnes, touristes et habitants des différents quartiers de la ville. Afin de préserver la tranquillité publique et d’apporter conseils et informations aux visiteurs, la municipalité est à l’initiative d’un dispositif important de médiation sociale.
Jusqu’au 30 septembre 2017, la ville de Marseille organise le déploiement de plus d’une quarantaine de médiateurs sociaux qui seront répartis par binômes sur les zones les plus sensibles : les calanques de Morgiou et Sormiou, l’île du Frioul, la Corniche, le vallon des Auffes, le Prado Sud et la Pointe Rouge, le port de la Madrague de Montredon, l’Estaque village et les plages de Corbières. Les médiateurs seront chargés d’établir le lien avec la police et de prévenir les actes d’incivisme et les comportements à risque.
La médiation sociale s’inscrit dans un dispositif plus large de sécurisation du littoral marseillais, en collaboration avec la police nationale, la police municipale et les divers intervenants qui garantissent la sécurité des personnes et des biens tout au long de l’été. » (Extrait de maritima.info du 3/05/2017)

En savoir plus sur http://www.maritima.info/depeches/vie-des-communes/marseille/47902/marseille-40-mediateurs-sociaux-deployes-sur-le-littoral.html

Bénin : La confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb) a initié un forum d’échanges sur les terminologies liées à la médiation, la conciliation et à l’arbitrage.


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« La confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb) a initié un forum d’échanges qui regroupe de façon périodique les patrons d’entreprise autour d’un thème. Ce jeudi, les membres de la Coneb ont été entretenus sur le règlement des conflits.

Au cœur de la quatrième journée du patronat les terminologies liées à la médiation, la conciliation et à l’arbitrage sont passés au crible. ‘’Les chefs d’entreprise et la pratique des modes alternatifs de règlement des conflits’’. C’est le thème retenu pour cette rencontre de la confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb).

Pour le président de la Coneb, Albin Fèliho il y d’autres méthodes, qui ne sont pas maîtrisées des chefs d’entreprise, raison pour laquelle le bureau directeur a estimé qu’il fallait exposer ce thème à leurs mandants.

« Il est toujours nécessaire d’aller devant les juridictions étatiques dans la mesure où ce qui caractérise la relation entre les opérateurs économiques, entre les commerçants c’est cette confiance dans la solution qui peut être trouvée à leur litige » a confié Maître Claire lise Henri, première conseillère juridique de la Coneb. (Extrait de lanouvelletribune.info du 28/04/2017)

En savoir plus sur https://lanouvelletribune.info/2017/04/benin-les-patrons-dentreprise-outilles-sur-reglement-conflits/

article « Le travail en 2022 : retrouver la sérénité par les modes de règlement amiable des conflits » par Françoise Maréchal-Thieullent, avocat médiateur (Miroir Social)


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« Tout professionnel est en droit d’évoluer dans un milieu serein, lui permettant de travailler dans un état de calme, de tranquillité et de confiance sur le plan moral et physique. Cependant, la souffrance au travail est devenue le quotidien de nombreuses personnes qui ne savent pas comment agir et se trouvent souvent confrontés à des conflits qui rajoutent à leur souffrance. Certaines organisations semblent dépassées face aux problèmes humains qui émergent au sein de leur structure. L’expérience montre que les modes de règlement amiable des conflits (notamment la médiation) permettent le plus souvent de rétablir un climat serein dans ces milieux professionnels.

La médiation est un processus confidentiel structuré par lequel deux ou plusieurs parties tentent de parvenir à la résolution amiable de leur différend, avec l’aide d’un tiers neutre, impartial, indépendant et compétent : le médiateur. Ce dernier est choisi par elles ou désigné, avec leur accord, par la juridiction. La France a été l’un des premiers pays européens à introduire la médiation dans les textes dès 1995.

En vingt ans, la médiation n’est pas encore entrée dans la culture française tant judiciaire que managériale alors que les parties en conflits peuvent coconstruire dans un délai raisonnable une solution sur mesure.

Une lente acculturation

Comme d’autres modes de règlement amiable, la médiation s’est peu développée en France depuis 1995. Dans son discours de rentrée solonnelle de 1995, Pierre Dray, premier président de la Cour de cassation, s’inquiétait des délais : « Pourra-t-on encore parler, dans deux, trois ou quatre ans, d’une solution vivante que la Cour de cassation aura donnée à un problème vivant ? Des réponses mortes à des questions mortes, voilà ce que sera notre lot… ». Car c’est un fait objectif, la France est confrontée à une augmentation des demandes et des délais judiciaires qui ne permettent plus tout à fait d’affirmer que notre droit est « vivant ». En 2014, le délai pour obtenir une décision au fond devant le conseil de prud’hommes (CPH) était de 14 mois. Ce délai pouvait atteindre trois ans en appel. En 2015, Chantal Arrens, première présidente de la Cour d’appel de Paris, précisait qu’« au cours des quatre dernières années, le nombre de dossiers en matière sociale est passé de 11.000 à 15.000 (…) Les délais de jugement peuvent parfois aller jusqu’à 3 ans. Ce qui vaut à l’État d’être régulièrement condamné pour non-respect des délais raisonnables ». L’objectif que se fixait alors la Cour d’appel de Paris était de réduire les délais de jugement à 18 mois. Si les jugements ne sont pas toujours rendus dans un délai raisonnable pour les justiciables, il apparaît que ces derniers ne sont pas toujours satisfaits par les décisions prud’homales, dont 68 % en 2014 ont fait  l’objet d’appel. Face à ces délais allongés et à l’insatisfaction de ces justiciables, la médiation apparaît comme une voie à explorer en ce qu’elle permet d’apporter des solutions adaptées aux besoins des parties confrontées à un litige portant sur les relations au travail. En matière de relations au travail, le législateur invite au dialogue social, à la négociation collective et à la négociation d’entreprise. Dans certaines situations, la médiation est expressément prévue par les textes. Ainsi, l’article L1152-6 du code du travail dispose qu’une procédure de médiation peut être mise en œuvre par toute personne de l’entreprise s’estimant victime de harcèlement moral ou par la personne mise en cause.

Au Royaume-Uni, en 1896, l’État a institué un organisme afin d’apporter toutes les informations utiles aux salariés, syndicats et employeurs. En 1974, cette institution devenue indépendante a pris le nom de Conciliation and Arbitration Service (ACAS). Elle intervient gratuitement. Depuis 2014, les parties doivent, préalablement à la saisine du tribunal du travail, sont tenues de tenter une conciliation amiable via l’ACAS. Dans 75 % des affaires, un accord est trouvé.

Comme d’autres juridictions, la Cour d’appel de Paris est active depuis de nombreuses années dans le développement de la médiation. L’observation des  chiffres des tribunaux français permet de constater que si les juges et les avocats se déclarent globalement favorables à la mesure, le pourcentage de litiges judiciaires envoyés en médiation reste pourtant très faible, 0,6 % du contentieux fait l’objet d’injonction de médiation et/ou de médiation en première instance hors familiale (1,2 % en 2014) et 0,3 % en appel. Le législateur incite de plus en plus  à la mise en œuvre de règlements amiables avant la saisine des juridictions. Le taux très faible de conciliation (5,5 % en 2013) devant le conseil de prud’hommes et le faible recours à la médiation dans les conflits au travail nous amènent à penser que les modes de règlement amiables qui permettent au justiciable d’être acteur de l’issue de son litige ne pourront que se développer dans les années à venir.

Bâtir une solution sur mesure dans un délai raisonnable

La médiation permet une résolution des conflits dans des délais raisonnables. Elle peut se terminer par un accord dans plus de 70 % des cas. Nous le savons : le travail participe à la construction de l’identité de l’individu, à la satisfaction de ses besoins et à son bien-être. L’activité professionnelle est censée apporter une sécurité financière, un développement des connaissances, des compétences et, dans l’idéal, une certaine satisfaction morale, une forme de joie au sens d’affect positif de Spinoza. Il est naturel de rencontrer des situations conflictuelles au travail comme dans tout système où des êtres relationnels se côtoient mais il faut pouvoir les résoudre dans un temps suffisamment court afin qu’elles ne deviennent pas pathologiques. Ce qui pose problème, c’est le conflit qui perdure et entraîne une perte de sens au travail, d’estime de soi et, parfois, un sentiment de mépris très pesant dans la durée pour le salarié lorsqu’il a le sentiment que personne ne l’entend ou ne le comprend. Les gens en conflit fuient le plus souvent ce qui les fait souffrir, évitent, ou bien affrontent tant bien que mal l’origine de leur souffrance jusqu’à s’épuiser. Alors qu’il semble naturel de se parler et de dialoguer pour résoudre un problème, cela semble plus difficile à faire en situation conflictuelle ou en situation dégradée, les gens s’évitant, se prêtant des intentions malicieuses et ne se faisant plus confiance.

La médiation peut apporter des solutions dans de multiples situations :

  • blocage des négociations collectives,
  • harcèlement moral et souffrance au travail,
  • licenciement ressenti comme particulièrement injuste par le salarié qui a par exemple besoin d’explications pour rebondir,
  • réorganisation de la structure ou d’un service,
  • changement de poste conflictuel,
  • reclassement des victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles,
  • retour après un épuisement professionnel ou une maladie longue durée,
  • conflits au sein des petites entreprises et des entreprises artisanales, libérales et familiales,
  • conflits portant sur des heures supplémentaires, à la formation,
  • difficultés dans le cadre du dialogue social,
  • conflits collectifs.

Entrer en médiation, c’est accepter de suspendre la dispute pour dialoguer afin de trouver une solution, sans pour autant renoncer à ses droits. Les parties doivent se sentir en sécurité en médiation afin de se rencontrer en présence du médiateur et, le cas échéant, de leurs avocats ou conseillers. Elles pourront alors, de façon confidentielle, exprimer leurs positions, leurs besoins, leur désaccord, ce qui a pu les blesser, les contrarier ou les amener à ne plus se comprendre, à des malentendus et à des sentiments négatifs…

Le médiateur prête une grande attention à la vulnérabilité des gens. Il veille à l’équilibre et à la qualité des échanges entre les parties. Le médiateur devra mettre fin à la médiation ou refuser de la mettre en œuvre s’il estime que ces conditions ne sont réunies. Par la compréhension réciproque, les parties parviennent le plus souvent à mettre fin au conflit en proposant des solutions prennent en considération les besoins exprimés par chacune d’entre elles. Ces solutions peuvent être validées et mises en forme par les avocats ou conseillers.  Les juridictions et certains professionnels proposent régulièrement à des parties en conflit de mettre un médiation en œuvre dans les cas visés ci-dessus.

Chronique d’une médiation réussie

Ainsi, Madame X a saisi le CPH afin de contester son licenciement fondé sur la désorganisation du service suite à son absence prolongée pour maladie due, selon la salariée, à un harcèlement moral. Cette dernière a été déboutée de l’ensemble de ses demandes et a relevé intertjeter appel. L’attention de la chambre sociale a été attirée par l’ancienneté (20 ans) de la salariée dans cette association. Les parties ont accepté la proposition de se rencontrer en médiation qui doit être achevée dans les 3 mois ; elles se sont présentées en médiation assistées de leurs avocats. En médiation, Madame X a expliqué qu’elle avait travaillé avec joie et intérêt durant plus de 17 ans en qualité d’assistante administrative. Mais, depuis 3 ans, un nouveau bureau avait été constitué, les nouveaux dirigeants de l’association sportive venaient au siège à l’heure à laquelle les permanents s’en allaient. Madame X a souvent été obligée de rester très tard (20h00) et a commencé à être fatiguée et stressée par toutes les demandes. Elle s’en est plaint au président (Monsieur Z) qui est devenu très agressif et se moquait d’elle publiquement. Elle a commencé à avoir peur en venant au travail, à ne plus dormir comme avant. Un jour, après une énième remarque du président, elle a ouvert la fenêtre et enjambé la rambarde ; une collègue qui avait heureusement oublié ses clefs et avait dû revenir au bureau l’a retenue et l’a raccompagnée chez elle. Madame X n’a jamais pu reprendre le travail et est encore en arrêt maladie. Elle a pleuré en évoquant cet épisode. Elle a trouvé injuste que le CPH n’ait pas tenu compte de tout cela. Elle n’a pas compris. Elle a réclamé 60 000 € pour licenciement sans cause réelle et sérieuse (2 ans de salaire) et la prise en charge des honoraires de son avocat. Son avocat a précisé qu’elle ne la représentait pas à l’époque et qu’il était regrettable qu’aucun accident de travail n’ait été déclaré. L’association était représentée par un nouveau président récemment élu, Monsieur V,  qui connaît Madame X. Il était manifestement ému par ce qu’elle a décrit avoir vécu. Il a précisé qu’il n’appréciait pas Monsieur Z car ils avaient des divergences concernant la gestion et le développement du club. Il connaissait le fils de Madame X qui faisait partie des jeunes espoirs du club.

Après une bonne heure de dialogue, les besoins de Madame X ont été identifiés :

  • retrouver une sérénité,
  • suivre une formation d’artisan d’art qui coûte un peu cher  (8 000 euros) afin de travailler librement car l’idée de travailler sous la subordination de quelqu’un l’effraie désormais,
  • que l’association reconnaisse sa souffrance.

Monsieur V a précisé les besoins de l’association :

  • comprendre ce qui s’est passé il y a trois ans,
  • terminer ce procès dans de bonnes conditions,
  • retrouver une bonne ambiance au sein du club.

Monsieur V a spontanément présenté ses excuses à Madame X au nom du club. Puis les parties se sont entretenues séparément avec leurs avocats et se sont retrouvées après 15 minutes. Monsieur V a proposé de demander au bureau de l’association devant se réunir le lendemain, de donner son accord pour :

  • rédiger une lettre d’excuse qui devra rester confidentielle et entre les mains des avocats,
  • verser à Madame X 15 000 € de dommages intérêts,
  • prendre en charge les frais et honoraires de son avocat (5 500 €) et sa part d’honoraires du médiateur (700 € versés à titre de provision).

Madame X a dit que cela pourrait la satisfaire et allait bien prendre le temps de réfléchir. Une seconde réunion de médiation a été fixée 15 jours plus tard. Entre-temps, les avocats ont dû échanger sur les termes de l’accord. Au moment de partir, Monsieur V a précisé à Madame X qu’il était attristé à l’idée qu’elle ne vienne plus aux matchs et aimerait savoir si elle  accepterait de venir avec lui au prochain match. Elle a répondu qu’elle ne saivait pas car cela remuait beaucoup d’émotions en elle. À l’entretien suivant, Madame X et Monsieur V ont signé l’accord préalablement rédigé par leurs avocats. Elle est allée voir un match avec son mari et Monsieur V et a précisé qu’elle sentait qu’elle reprenait enfin sa vie en main. Les parties ont décidé de ne pas revenir devant la juridiction et se sont désistées de leur instance et action.

Une justice différente de celle du juge

Le juge n’a pas le pouvoir de contraindre une partie à formuler des excuses.

Ce que les parties peuvent mettre en œuvre en médiation constitue une justice différente de celle du juge. La justice doit être rendue mais elle doit également paraître comme étant rendue, affirmait Lord Hewart. Il doit statuer en toute impartialité, se devant d’appliquer aux faits la règle de droit pertinente sans autre considération. Il peut constater qu’une règle de droit a été violée par l’une des parties et la condamner à réparer le préjudice subi par l’autre partie par le paiement de dommages-intérêts.

Le juge peut, si la loi le permet, condamner une partie à exécuter son obligation sous astreinte. Mais il ne peut condamner sous astreinte une partie à dire « je regrette », « tu as été un excellent salarié durant 20 ans mais la faute que tu as commise m’empêche de te garder, les autres salariés ne comprendraient pas » ou « je suis désolé et te demande de me pardonner ». Le juge n’a pas le pouvoir de contraindre une partie à formuler des excuses.

L’expérience nous fait dire que les modes amiables ne sont pas la panacée car tous les conflits n’ont pas pour vocation de trouver une solution amiable, certaines parties ne sont pas capables de dialoguer ou n’ont aucune envie de mettre fin à leur conflit. S’il est essentiel de tenter de s’accorder, il n’est aucunement obligatoire d’y parvenir. La médiation permet une réponse simple, rapide et adaptée aux besoins et intérêts des parties qui souhaitent  résoudre un conflit déjà né mais aussi prévenir un conflit qui s’annonce. Le législateur incite à une négociation régulière entre les acteurs au sein des entreprises. Cette négociation doit être loyale. En cas d’échec des négociations, les textes prévoient qu’un procès verbal de désaccord doit être établi. Dans ce cas, on ne peut que s’interroger sur les effets de ce désaccord. En effet, si l’une des parties accuse l’autre de déloyauté ou de comportements nocifs à la réussite de la négociation, cela peut entraîner des tensions au sein de l’organisation. Il est regrettable de ne pas avoir prévu de mettre en place un processus de médiation avant de dresser un constat de désaccord des négociations. Pour que la médiation se développe dans la confiance, l’éthique et la compétence du médiateur sont essentielles, autant que celles des autres acteurs. Le médiateur doit veiller à sa posture de tiers impartial, neutre et diligent. Les avocats et autres conseillers doivent occuper leur juste place auprès de leurs clients dans ce processus global de justice amiable.

Les modes de règlement amiable des différends (MARD) recentrent le débat sur la compétence des parties à entrer et sortir du conflit, à bâtir une paix sociale durable avec l’aide du médiateur et des acteurs judiciaires. Ils posent la question de la liberté des parties de mettre en œuvre la voie amiable dans un délai et à un coût raisonnables et maîtrisés par elles. Le citoyen en conflit a donc le droit et le pouvoir d’agir dans un temps raisonnable et d’être pleinement acteur de la justice.

Les modes amiables se développeront dans les années à venir et constitueront une compétence précieuse chez les professionnels qui devront se former afin de bien s’approprier ce processus dans l’intérêt de leurs clients. Ces compétences relationnelles et stratégiques seront de plus en plus recherchées chez les praticiens du droit du XXIème siècle déjà confrontés à la concurrence de robots dotés de l’intelligence artificielle qui « exercent » déjà aux États-Unis et dans l’Hexagone. Ces avocats-robots sont particulièrement compétents en technique du droit, recherche de jurisprudence et l’évaluation des chances de gagner un procès. Mais ils ne sont pas encore dotés d’intelligence émotionnelle telles que l’empathie, la bienveillance et l’altérité, qualités humaines difficiles à programmer. » (Extrait de miroirsocial.com du 28/04/2017)

En savoir plus sur http://www.miroirsocial.com/actualite/14563/le-travail-en-2022-retrouver-la-serenite-par-les-modes-de-reglement-amiable-des-conflits

 

Consommation : Liste des médiateurs de la consommation par secteurs professionnels établie par la Commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation (liste à jour au 28/04/2017)


 

 

Capture31.PNG(Extrait de economie.gouv.fr )

Liste à consulter sur https://www.economie.gouv.fr/mediation-conso/saisir-mediateur