RAPPORT ANNUEL 2016 DU MEDIATEUR NATIONAL DE L’ENERGIE


 

« L’année 2016 a pris un sens particulier, car elle consacre les dix ans
d’existence du médiateur national de l’énergie, créé par la loi du
7 décembre 2006. L’institution que je dirige depuis 2013 s’est imposée
comme un acteur incontournable du secteur, en étant à l’origine
de nombreuses initiatives qui ont renforcé les droits et la protection
des consommateurs. Elle a été confortée dans son indépendance
et son pouvoir d’influence, en étant reconnue explicitement par la
loi du 20 janvier 2017 comme une autorité publique indépendante.
Le présent rapport dresse un bilan complet de l’année écoulée, tant
sur le plan de notre activité, que des événements qui ont marqué la
vie des consommateurs d’énergie, tels que l’entrée en vigueur de la
limitation des rattrapages de facturation à 14 mois et l’expérimentation
du chèque énergie. Il offre également un regard rétrospectif sur
le chemin parcouru pendant cette décennie, qui invite à prolonger
notre action. Deux axes forts doivent mobiliser nos efforts: amplifier
la lutte contre la précarité énergétique, afin de mieux protéger nos
concitoyens les plus vulnérables, et accompagner les consommateurs
dans la transition énergétique. » (Extrait de energie-mediateur.fr)

Rapport à consulter sur http://www.energie-mediateur.fr/fileadmin/user_upload/Publications/RA_MNE_2016.pdf

Le Vatican sollicité comme médiateur entre les deux Corées


La Corée du Sud espère la médiation du pape François pour rétablir le dialogue avec la Corée du Nord. Le nouveau président sud-coréen a fait parvenir un message en ce sens au Vatican.

Le 9 mai dernier, Moon Jae-In a été élu président des Sud-Coréens autour d’une politique de dialogue et de réconciliation avec Pyongyang. Alors que la Corée du Nord multiplie les provocations, le président Moon a envoyé un émissaire spécial auprès du Saint-Siège pour demander au pape François de soutenir le processus de réconciliation dans la péninsule.

Mgr Hyginus Kim Hee-jong, 70 ans, archevêque de Gwangju et président de la Conférence des évêques catholiques de Corée (CBCK), a eu l’opportunité fin mai de s’entretenir avec le Secrétaire d’Etat du Saint-Siège d’une part ainsi qu’avec le pape deux jours plus tard. Evoquant le rôle joué par le Saint-Siège dans le cadre du rapprochement entre Cuba et les Etats-Unis d’Amérique, Mgr Kim a déclaré espérer « que le Vatican va pour agir comme médiateur » entre les deux Corées. Pour le président de la CBCK, « le dialogue constitue la seule option. Pyongyang est en train de montrer sa puissance militaire, mais nous devons poursuivre le dialogue. Si la Corée du Nord devient ouverte au dialogue, les tensions dans la péninsule coréenne diminueront« .

Mgr Kim faisait partie de la délégation de cinq évêques catholiques sud-coréens qui s’était rendue en Corée du Nord en décembre 2015, sous l’égide du « Comité spécial des évêques pour la réconciliation coréenne ». Ce n’était certes pas la première fois que des évêques se rendaient en Corée du Nord, mais ce déplacement revêtait une importance particulière, comme l’explique le porte-parole de la CBCK, le P. Lee Young-seok, car les évêques « [avaient été] invités personnellement par Kang Ji-young, le président de l’Association catholique de Corée [organe officiel du régime nord-coréen]. Jusqu’à récemment, les seules relations que nous avions avec la Corée du Nord passaient par le biais de programmes humanitaires« .

Prière pour la paix

Une première réponse symbolique ne s’est pas fait attendre. Lors de l’audience générale du 7 juin, le pape François a béni un autel destiné au sanctuaire marial de Namyang, en Corée du Sud (en photo ci-contre). C’est une initiative de l’Association Communauté Reine de la Paix de Radom, « qui, s’inspirant des 12 étoiles de la couronne de Marie, Reine de la Paix, est en train de réaliser 12 centres d’adoration eucharistique et de prière perpétuelle pour la paix dans les lieux les plus enflammés du monde« .

Le sanctuaire de Notre-Dame du Rosaire à Namyang en Corée du Sud est composé d’un « Jardin de Jésus miséricordieux », un chapelet de la Divine Miséricorde géant ainsi qu’une statue de Jean-Paul II. Le site inauguré en 1991 est construit sur le lieu du martyre de nombreux catholiques durant la persécution Byungin (1866). «En ce mois de juin dédié à la dévotion au Sacré Cœur de Jésus, que la prière de chacun pour la paix ne fasse pas défaut », a encouragé le pape. -A.-F. de Beaudrap (Extrait de cathobel.be du 7/06/2017)

En savoir plus sur http://www.cathobel.be/2017/06/07/vatican-sollicite-mediateur-entre-deux-corees/

Université Lyon 1 : un médiateur pour les étudiant·e·s à l’Université


Un exemple à suivre pour les universités françaises…

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Niger : Rencontre entre le Médiateur de la République et le Syndicat Libre des Conducteurs et routiers passagers du Niger, pour assurer une libre circulation des personnes et des biens dans l’espace UEMOA


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« Le médiateur de la République, Me Ali Sirfi Maïga, a rencontré, hier dans la matinée, à son cabinet, les membres du Syndicat Libre des Conducteurs et routiers passagers du Niger, pour échanger et chercher des solutions concernant les difficultés qui entravent la circulation sur les routes de la sous région.
Les échanges entre le médiateur de la République et les conducteurs passagers font suite à la conférence de l’Association des Médiateurs des Pays membres de l’UEMOA sur la mise en œuvre des textes relatifs à la libre circulation des biens, services et des personnes et à l’harmonisation des frais d’inscription dans les universités publiques de l’espace UEMOA tenue à Bamako au Mali du 10 au 12 septembre 2015. Lors de cette conférence des recommandations ont été formulées dont celles portant sur la mise en place effective des sanctions disciplinaires pour dissuader les agents auteurs des pratiques anormales sur les routes et corridors de l’Union et l’amélioration des conditions de travail au niveau des postes de contrôle juxtaposés déjà en service. L’Objectif assigné à cette rencontre est l’atteinte de la libre circulation des personnes et des biens et l’élimination des pratiques anormales sur les corridors de transports routiers.

Au sortir de cet entretien, le secrétaire général adjoint du Syndicat Libre des Conducteurs Passagers du Niger M. Amadou Azia a d’abord rappelé les problèmes auxquels font face les Conducteurs passagers au Niger et à l’extérieur. Il s’agit, a-t-il dit, des prélèvements illicites ; des contrôles intempestifs le long des corridors ; l’application de la TVA dans les ports de transit ; les délais dans les ports de transit etc. M. Amadou Azia s’est ensuite réjoui de l’implication personnelle du Médiateur de la République qui, a-t-il dit, a pris l’engagement de faire le plaidoyer auprès de ses pairs de l’espace UEMOA en vue de trouver des solutions à ces difficultés qui se posent au niveau national, régional et sous- régional, auxquelles sont confrontées les acteurs des transports.- Aïchatou Hamma Wakasso(onep) (Extrait de lesahel.org du 8/06/2017)

En savoir plus sur http://lesahel.org/index.php/societe/item/14283-rencontre-entre-le-m%C3%A9diateur-de-la-r%C3%A9publique-et-le-syndicat-libre-des-conducteurs-et-routiers-passagers-du-niger–pour-une-libre-circulation-des-personnes-et-des-biens-dans-lespace-uemoa

Vidéo : Des entreprises réunionnaises formées au dialogue par François Savigny, médiateur ( TV Linfo.re)


Capture 14.PNG« Cet après-midi a eu lieu une réunion les futurs médiateurs qualifiés qui auront à résoudre des conflits. En temps de crise de la filière canne, ce sujet n’a pas été abordé durant toute la conférence.

Pour François Savigny, spécialiste dans ce domaine, le rôle de médiateur est important quelque soit les litiges.

« On apprend à faire en sorte que l’autre devienne fréquentable »

Il déclare :

« Le médiateur, son métier est d’aller voir ces problèmes relationnels, pourquoi les gens ne peuvent pas s’entendre et travailler ensemble. Et avec un certain nombre de techniques, on apprend à faire en sorte que les gens se retrouvent, que l’autre devienne fréquentable, que l’autre ne soit pas la personne qu’on considère comme un moins que rien. »

Dans le cadre des planteurs et des usiniers, les deux partis ont été reçues en préfecture cet après-midi, mais à tour de rôle.

« Il faut encore aller plus loin pour sortir de cette impasse. On doit prendre le temps de repérer les problématiques et les intérêts de chacun. Un médiateur peut faire la navette entre les différents protagonistes. Il est rare qu’on arrive à résoudre la totalité d’un conflit, uniquement en navette. Réunir les gens autour d’une table et arriver à faire en sorte qu’ils puissent communiquer, c’est indispensable ! », affirme François Savigny.

La médiation, mode alternatif pour l’avenir ?

Les personnes présentes à la formations, sont venus chercher des techniques d’apaisement. Un interrogé confirme qu’à l’heure actuelle, les conflits ne peuvent plus se résoudre devant les tribunaux. « Les modes alternatifs de règlement de litiges hors tribunaux, c’est l’avenir ». 

Les chefs d’entreprises ont été également nombreux à venir chercher des conseils. La formation de ces futurs médiateurs se déroulera sur 3 jours, ils accumuleront les 200 heures de formation. A l’issue de cette formation, un diplôme universitaire leur sera attribué. Ces derniers devront faire preuve de neutralité et être impartiaux. » (Extrait linfo.re/la-reunion/societe du 8/06/2017)

Formation : La médiation : un mode unique de prévention et règlement des différends à Lyon (octobre 2017- février 2018)


Alagy Bret - Avocat en médiation et conciliateur de justice Lyon

PROGRAMME

Ce cycle est composé de 8 journées de 07 heures chacune.

  • J1 – Les fondamentaux – Mardi 24 Octobre 2017 – Jean-Marc BRET
  • J2 – La négociation raisonnée – Mercredi 22 Novembre 2017 – Thierry Garby
  • J3 -L’écoute active – Mercredi 20 Décembre 2017 – Sylvie Adijes
  • J4 -Négocier avec les gens difficiles –Jeudi 21 Décembre 2017 – Sylvie Adijes
  • J5 J6 et J7 – La CNV* au service de la médiation – Lundi 15 Janvier 2018 – Mardi 16 Janvier 2018 et Mercredi 17 Janvier 2018 – Nathalie Simonnet
  • J8 Du premier coup de fil à l’accord : suivi d’une médiation dans son intégralité Vendredi 09 février 2018 – Jean-Marc BRET

TARIF

Groupe de 20 stagiaires maximum

8 séances = 2 160 € HT par stagiaire (Extrait de mediation.alagybret.com )

En savoir plus sur http://mediation.alagybret.com/details-comment+se+former+a+la+mediation+-2245.html

Formation : DAS et CAS en médiation à l’université de Genève


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« Programme : Formation modulaire alliant études de cas, pratique supervisée et enseignements interdisciplinaires

Définition et état des lieux de la médiation – Les acteurs de la médiation • Les processus de médiation: les phases préliminaires – Les processus de médiation: les rencontres de médiation – Les processus de médiation: les rencontres et les accords de médiation • Approfondissement des techniques et du cadre de médiation • Médiations spécialisées • Pratique supervisée de la médiation  et donnant lieu à la rédaction d’un mémoire pratique et d’un mémoire de recherche
Travail de fin d’études comprenant une réflexion théorique et pratique portant sur au moins six heures de séances dans le cadre d’une activité personnelle de médiation

Période : Septembre 2017 à juin 2019 – 30 crédits ECTS » (Extrait de unige.ch)

En savoir plus sur DAS http://www.unige.ch/formcont/dasmediation/

En savoir plus sur CAS http://www.unige.ch/formcont/casmediation/

Afrique : Le Conseil de médiation et de sécurité planche sur les défis sécuritaires dans la CEDEAO


Marjon Kamara, présidente du Conseil des ministres de la CEDEAO

« La ministre des Affaires étrangères du Liberia et présidente du Conseil des ministres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Mme Marjon Kamara, a loué les résultats positifs enregistrés ces dernières années par l’organisation régionale en matière de consolidation de la paix et de la sécurité en Afrique de l’Ouest.

Dans son discours d’ouverture, mercredi à Monrovia, de la 38ème session ordinaire du Conseil de médiation et de sécurité de la CEDEAO (CMS), Mme Kamara, a fait état des défis sécuritaires et politiques auxquels est confronté l’espace communautaire.

Elle a cité notamment la non application de l’Accord de Conakry en Guinée-Bissau, avec ses conséquences néfastes sur la situation sociopolitique et économique du pays, les attaques terroristes dans la région du lac Tchad, les crises humanitaires, les déplacés internes et les réfugiés ainsi que la transhumance en Afrique de l’Ouest.

Auparavant, certaines de ces problématiques et bien d’autres ont largement été évoquées par le président de la Commission de la CEDEAO, Marcel de Souza. Il a rappelé les événements significatifs enregistrés depuis décembre 2016 dans la sous-région ouest-africaine, notamment au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Gambie, en Guinée, en Guinée Bissau et au Mali.

Il a évoqué, entre autres, les multiples mutineries menées en Côte d’Ivoire par certains soldats des forces armées réclamant des primes dans le cadre de l’Accord de Ouagadougou, et salué la gestion rapide et pacifique de cette crise par le président Alassane Ouattara.

Au cours de cette rencontre dont les travaux se déroulent à huis clos, les participants devront examiner un rapport et trois memoranda et suivre une série de présentations. Le Conseil de médiation et de sécurité regroupe les ministres en charge de la Défense, de la Sécurité et des Affaires étrangères des Etats membres de la CEDEAO. (AIP) – (Extrait de ladiplomatiquedabidjan.com du 2/06/2017)

En savoir plus sur http://www.ladiplomatiquedabidjan.com/index.php/integration/item/3910-le-conseil-de-mediation-et-de-securite-planche-sur-les-defis-securitaires-dans-la-cedeao

Aéroport Notre-Dame-des-Landes : qui sont les trois nouveaux médiateurs nommés par Macron ?


Notre-Dame-des-Landes : qui sont les trois nouveaux médiateurs nommés par Macron ?

« Il faut qu’il ait la sagesse de se retirer ». Le président Les Républicains de la région Pays de la Loire, Bruno Retailleau a déjà dans son viseur Gérard Feldzer, l’un des trois médiateurs nommés par le gouvernement dans le dossier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, enlisé depuis des années.

Le président du Syndicat mixte aéroportuaire (SMA) du Grand Ouest, qui regroupe les collectivités soutenant le projet de nouvel aéroport, a estimé vendredi que Gérard Feldzer, un proche du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, était « un opposant notoire à Notre-Dame-des-Landes.

« Les conditions [du succès de la médiation], c’est la neutralité, c’est l’indépendance. Sur ce plan-là aujourd’hui […] nous n’avons aucune garantie. »

La « mise en retrait » de Gérard Feldzer « est un préalable avant la prochaine étape », une « réunion de travail » qui « était prévue mardi prochain (6 juin) à Matignon avec les collectivités et le Premier Ministre, Edouard Philippe », écrit de son côté le SMA dans un communiqué.

La principale association pro-aéroport, Des ailes pour l’Ouest, a annoncé jeudi qu’elle ne participerait pas à la médiation, la qualifiant de « mascarade ». Elle a dénoncé la nomination de « deux opposants notoires comme médiateurs », en référence à Gérard Feldzer et Michel Badré, et renouvelé « sa demande d’entretien de toute urgence avec le Premier ministre ».

 Les anti-aéroport se sont eux montrés plus partagés sur le choix des médiateurs. « Il y a une préfète, je suis toujours méfiant sur les préfets qui sont aux ordres », a réagi jeudi Dominique Fresneau, membre de l’Acipa, principale association d’opposants. « Quant au contenu de la mission, on essaye de faire confiance à Nicolas Hulot qui connaît très bien le dossier. Si l’intérêt de cette mission est d’étudier toutes les alternatives possibles à Notre-Dame-des-Landes, bien sûr qu’on les étudiera comme on le fait déjà », a-t-il ajouté.

Un pilote de ligne, un ingénieur et une préfète

Spécialiste de l’aéronautique, Gérard Feldzer est un proche du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, qu’il a rencontré dans les années 1990. En 1993, ils tentent tous deux de traverser l’Atlantique sur un dirigeable à pédales. L’aventure se termine au large du Cap-Vert.

Consultant TV sollicité sur les antennes après chaque catastrophe aérienne, cet ancien pilote d’Air France est aussi ingénieur aéronautique, inventeur, entrepreneur et aventurier écolo.

Agé de 73 ans, il a commencé sa carrière de pilote en Algérie. Il s’est exercé à piloter par tous les temps à la Postale entre 1974 et 1976. Il a ensuite vu sa carrière consacrée comme commandant de bord chez Air France entre 1976 et 2002.

Gérard Feldzer figurait parmi les signataires d’un appel lancé en 2011 par des écologistes pour soutenir la candidature de Nicolas Hulot à l’élection présidentielle de 2012.

L’ancien pilote a lui-même été conseiller régional d’Ile-de-France sur la liste Europe Ecologie de 2010 à 2015.

Préfète et ancienne représentante de l’Etat en Polynésie française, Anne Boquet, 65 ans, diplômée de l’ENA, est une haut fonctionnaire avec une carrière particulièrement riche allant du ministère de l’Agriculture à la direction générale des services à la métropole Nice Côte d’Azur.

Elle est nommée préfète de l’Indre en juin 2000 puis devient pendant trois ans Haut-commissaire de la République en Polynésie entre 2005 et 2008 alors que l’indépendantiste Oscar Temaru et le proche du président Jacques Chirac, Gaston Flosse se succèdent à la tête du territoire.

Elle devient ensuite préfète des Yvelines, puis préfète de la région Bourgogne et de la Côte-d’or. Elle occupe entre 2011 et 2014 le poste de directrice générale de la première métropole créée en France, celle de Nice, avec sous sa responsabilité 11.000 agents.

Mais que va faire Nicolas Hulot de Notre-Dame-des-Landes ?

Michel Badré a quant à lui consacré sa carrière à la question de la protection de l’environnement, en particulier à l’Office national des forêts (ONF) : ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, ce polytechnicien de 69 ans est membre depuis 2015 du Conseil économique social et environnemental (Cese) comme représentant des associations de défense de la nature. Il y a été désigné par l’association Humanité et Biodiversité où il occupe les fonctions d’administrateur bénévole.

Il a également dirigé l’Institut pour le développement forestier de 1998 à 1999 et a été membre de l’Inspection générale de l’Environnement de 2003 à 2008.

L’ONG France Nature Environnement s’est félicitée de la désignation de la mission de médiation et de « la complémentarité des profils des trois personnes désignées », en demandant à « être reçue rapidement » par les médiateurs. – M.G. (avec AFP) (Extrait de nouvelobs.com du 2/06/2017)

En savoir plus sur http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20170602.OBS0239/notre-dame-des-landes-qui-sont-les-trois-nouveaux-mediateurs-nommes-par-macron.html

Liban : REMISE DES DIPLÔMES AUX ÉLÈVES MÉDIATEURS – PROMO 2017 du Lycée Lamartine de Tripoli


« C’est dans une ambiance enthousiaste et joyeuse que le proviseur et la Directrice du Centre Professionnel de Médiation, Mme Johanna Hawari Bourgeily, ont remis les diplômes d’élèves médiateurs à la promotion 2017 des classes de 5ème.

Dans leurs discours, le Proviseur ainsi que Mme Bourgeily, ont félicité les élèves et insisté sur l’importance du climat pacifique que la médiation peut instaurer dans un établissement scolaire. » (Extrait de lycee-tripoli.edu.lb)

En savoir plus sur http://www.lycee-tripoli.edu.lb/2017/05/29/remise-des-diplomes-aux-eleves-mediateurs-promo-2017/

Médias : compte-rendu de la réunion des médiateurs de médias publics francophones à Paris


De gauche à droite : Raymonde Richter, de la Radio Télévision Suisse (RTS), Guy Gendron, de Radio Canada, et Louise Monaux, de la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF)

« Pour la première fois, les médiateurs de médias publics francophones se sont réunis à Paris pour évoquer leurs expériences. L’occasion de mieux comprendre comment Suisses, Belges et Canadiens créent des liens avec leurs auditeurs et téléspectateurs, et comment ils considèrent le dispositif français.

C’est à la Maison de la radio, hier et aujourd’hui, que se sont réunis pour la première fois les médiatrices et médiateurs de médias publics francophones (MFP). Des échanges sur leurs pratiques et sur les évolutions des médias et de leurs publics du haut de la tour de Radio France. Les représentant(e)s de Radio Canada, de la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF), et de la Radio Télévision Suisse (RTS) ont répondu à nos questions.

Au Canada, un « ombudsman » inamovible

Guy Gendron insiste d’entrée sur son titre d' »ombudsman » : « c’est un mot suédois, et pas anglais. Car ils sont les inventeurs du concept. En fait, c’est un intermédiaire. A l’époque, au début du XIXe siècle, c’était entre le gouvernement et les citoyens. » Radio Canada a son ombudsman depuis 1991, quand le premier médiateur français a été nommé en 1994 au quotidien Le Monde. Journaliste de longue date dans le groupe, régional, provincial, national puis international, Guy Gendron a été nommé pour 5 ans. Il est inamovible, « un peu comme un juge« , et à la fin de son mandat tout ombudsman doit quitter l’entreprise, pour apporter une autre garantie d’indépendance.

Au Canada, contrairement au médiateur français, l’ombudsman est totalement indépendant car c’est « une instance d’appel, il ne répond pas au nom de l’organisme. C’est comme la Cour de cassation pour les plaignants qui n’ont pas obtenu satisfaction à leur plainte auprès de Radio Canada« . Une fois saisi, celui qui a pratiqué l’investigation pendant dix ans mène l’enquête, peut réécouter les enregistrements du journaliste concerné, voir ses notes et peut consulter des experts pour trancher.

Première critique adressée par le public : l’exactitude des informations, y compris sur les premiers pas de l’homme sur la Lune. Puis viennent l’impartialité et « le manque d’équilibre » plus difficile « à mesurer, à jauger« . Dans la dizaine de courriels quotidiens, certains se plaignent aussi d’un manque de respect dans les images diffusées : choquantes ou stéréotypées. Et Guy Gendron intervient sur celles de la télévision comme celles du web. Avec deux périodes particulièrement sensibles, d’après celui qui s’inquiète de l’accélération du processus rédactionnel et du mélange public-privé sur les réseaux sociaux des journalistes : les campagnes électorales et les moments de forte actualité dans le conflit israélo-palestinien.

« Mon travail premier est d’aiguiller les plaignants au bon endroit : vers les rédacteurs en chef ou directions de service concernées. Pour que eux offrent la première réponse, en disant à la fin « si vous n’êtes pas satisfait de cette réponse, vous pouvez demander à l’ombudsman de se prononcer ». Et à partir du moment où un plaignant me demande d’intervenir, je DOIS le faire. J’ai un compte Twitter, mais les plaintes arrivent essentiellement par courriel. Et une des particularités chez nous est que toutes les décisions sont rendues publiques, y compris les blâmes. Donc avec le nom du plaignant et le nom du journaliste. Cela a une certaine résonance, avec parfois des commentaires dans les autres médias. Parce que le média public est en vue, et tous les contribuables paient pour lui. Même si l’ombudsman ne peut pas prendre de mesure disciplinaire. Mais il peut recommander à la direction de l’information des excuses, un retrait, une modification du texte de reportage. »

En revanche, Guy Gendron n’a pas de rendez-vous à l’antenne pour intervenir publiquement. Seuls les textes de l’ombudsman parlent pour lui. Et pas question de répondre par « le mode trop primitif et sans nuances » de Twitter. Pourtant, alors que Radio Canada ne propose plus d’émission sur les médias, Guy Gendron conclut par une remarque partagée autour de la table :

« J’ai noté comme tous mes collègues qu’il y a une dégradation du discours du public, probablement attribuable aux réseaux sociaux, où on dit un peu n’importe quoi, et où on s’envoie promener. Le ton des plaintes est très dur, très critique, souvent très grossier. »

En Belgique, médiation et éducation aux médias

Comme l’impose légalement le contrat de gestion de l’entreprise, Louise Monaux est « chargée de la médiation et des relations avec les publics » à la RTBF. Avec deux assistantes, cette historienne de formation traite 300 courriers et courriels par mois et organise des ateliers d’immersion, d’éducation aux médias et des visites guidées thématiques dans le groupe audiovisuel public belge

« Ce n’est pas de plus en plus critique. Par contre, c’est l’information qui rassemble le plus d’interpellations. C’est là que l’on a le plus de questions de fond. Et c’est particulièrement au sujet du journal télévisé. Donc ce sont les choix éditoriaux, le sujet qui a ouvert le JT, la manière dont on a traité l’info, la qualité des interviews ou des traductions. Comment les journalistes ont couvert un événement. Et toutes les questions liées à la désinformation sont plus fréquentes qu’avant, ainsi que les interrogations sur la publicité dans l’info. »

S’ajoutent les classiques « vous êtes trop de gauche, de droite, pro israélien, pro palestinien, anti Trump ou anti Marine Le Pen. » « Tout ce qui touche à l’équilibre et à l’objectivité, c’est qui fait réagir le plus téléspectateurs et auditeurs », résume celle qui était auparavant chargée de la communication corporate du groupe. « Les réactions et thématiques qui reviennent sont vraiment très similaires à la France : les questions par rapport à l’info, au sensationnalisme, à la diversité. »

Il n’existe pas encore de compte Twitter ni de page Facebook pour répondre aux publics, mais « la réflexion est en cours, et on doit, on doit y être« . Mais depuis vingt ans la RTBF a des émissions de médiation. Le contrat de gestion du groupe en impose au moins dix par an. Et l’émission « Medialog » propose ainsi chaque mois en 45 minutes d’éduquer aux médias, avant de développer le ou les principaux thèmes évoqués par les téléspectateurs et auditeurs. « On en fait un débat avec des gens en interne et des experts » autour du reportage contesté, et avec des téléspectateurs ou auditeurs, « s’ils acceptent de venir, parce que ce n’est pas toujours évident d’en avoir sur le plateau« , explique Louise Monaux. » (Extrait de franceculture.fr du

En savoir plus sur https://www.franceculture.fr/medias/mediateurs-publics-comment-travaillent-les-arbitres-de-linfo