Coût d’une médiation : inconfort des parties à l’aide juridique ? Non ! Inconfort du médiateur ! par Claude Borghetto (Actualités de la médiation)


 » Ben dites donc , Madame Borghetto , qu’est ce que c’est bien la médiation !  »  me dit un client , tombé amoureux …de la médiation.

Non , pas de moi , de la médiation , j’vous dis !

Avec une tête pareille , comment voulez- vous qu’on tombe amoureux de moi !! Pffff….

Oui , je sais. C’est pas mal.( La médiation, pas moi , vous me suivez toujours ? )

Le client : j’ai vraiment trouvé ça bien ! Et l’heure tourne….

Toujours le client : mais dites moi , ça doit être compliqué sur certaines médiations? Et l’heure tourne….

Encore le client : mais dans certains cas , le conflit peut s’envenimer , non ? Et l’heure tourne….

Le client , une bonne bouille , ne me pose aucun problème sauf que….

Sauf que je travaille en tarification horaire. Ho-rai-re , oui , vous avez bien compris.

Ce que je veux vous dire , c’est qu’il n’est pas acceptable de lire ici et là que la médiation , c’est une privatisation de la Justice  et que les populations démunies sont les premières pénalisées .

C’est tout simplement faux .

Quand vous êtes pauvre en France , vous avez un accès , par l’aide juridique ( AJ) ,à la médiation judiciaire civile et pénale  mais aussi pour une simple  homologation d’un accord en médiation conventionnelle.(https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2016/12/27/JUST1606468D/jo/texte) .

Concrètement , vous gagnez moins de 1007 euros par mois sans personne à charge , la médiation vous sera payée entièrement par le contribuable sans avance de frais .

Entre 1007 et 1190 euros par mois ,elle vous sera payée à hauteur de 55%.

Entre 1191 et 1510 , 25%.

Evidemment , si vous avez des enfants ( ou ascendants à charge) , les plafonds sont revus à la hausse, jusqu’à 2102 euros de revenus.

Vous pouvez donc , selon vos revenus , bénéficier d’une aide juridique partielle ou totale et sans avance de frais.

Par contre , le médiateur , lui , va croiser les doigts bien fort pour avoir 1 seule partie à l’AJ parce que sinon les vacances passent à la trappe , ouille ….

Ben oui , parce que la rémunération d’un médiateur si 1 partie bénéficie de l’AJ , s’élève à 256 euros HT  et ce quel que soit le temps passé . Si toutes les parties sont à l’AJ , alors là , catastrophe assurée ! 512 euros HT  maximum pour une médiation qui peut demander facilement au total  10 -15 heures de travail.

Vous voyez où je veux en venir ?

Là dessus , attention ! Faudra attendre plusieurs mois pour récupérer de l’Etat vos 256 euros sur lesquels vous payez évidemment l’Ursaff , la CFE etc….

Qu’est ce qu’on est bien chez vous , Madame Borghetto , j’adooore la médiation ! Et votre café , qu’est ce qu’il est bon !

Ben oui , c’est gratuit pour vous , mais pas pour moi ! Et croyez moi , George Clooney  me coûte cher , très cher….

Je ne suis pas une dame de compagnie. Je suis médiatrice . Une professionnelle comme les autres et s’il y a quelqu’un à plaindre,  là , tout de suite , c’est pas le client , c’est moi, médiatrice .

Une escort girl gagne 10 fois plus que moi avec 10 fois moins de diplômes.

Je vous choque ?

Oui ? Hé ben , arrêtez de me choquer en plaignant sans arrêt les parties issues des classes défavorisées et jamais le médiateur  qui bosse comme un malade , s’investit corps et âme sur sa médiation et a passé un certain temps pour se former , à ses frais .

Je suis gentille mais j’ai mes limites.

Quand  vous êtes enlisé jusqu’au cou dans un conflit, que vous avez une probabilité  réelle de condamnation,  que vous êtes à l’AJ totale  et que donc vous n’avez rien à payer et pas d’avance de frais , excusez moi mais vous dites merci à la dame et vous arrêtez de vous plaindre .

Je vous choque encore ? Pas grave .

Vous connaissez les règles d’Actu : on se parle franchement , vous et moi.

D’ailleurs , je dis merci aux avocats car la plupart du temps , ils sont d’un soutien considérable sur ces dossiers.

Contrairement à ce que je lis , on n’a pas du tout laissé démunies en Droit  les populations …démunies.

Ce sont les classes moyennes qu’on a délaissé .Oui , Môssieu !

Parce que si vous gagnez plus de 1500 euros sans personne à charge , vous n’avez pas l’AJ . Concrètement , un prof débutant , Bac + 5 et qui s’est coltiné un concours , se débrouille , lui.

Je vous énerve ? M’en fiche , suis très , très agacée…

Alors conseil aux classes moyennes et aux autres ( pour calmer vos angoisses financières)  : regardez vos contrats côté protection juridique parce que la médiation est en général prise en compte donc les honoraires du médiateur  au même titre que les honoraires d’avocat.

Et en entreprise , comment ça se passe ?

A chaque fois que je déjeune , dîne , petit -déjeune ou petit -dîne avec un directeur juridique , je le fais bien rigoler avec des honoraires entre 100 et 200 euros l’heure .

Un contentieux , monsieur , ça a un coût .Terrible, le coût .

Je ne vous parle pas du coût humain. Non ,non, suis Auvergnate !  Je vous parle bien de votre porte – monnaie .

A 400 ou 500 euros l’heure en cofinancement donc sommes réparties sur toutes les parties , of course, sur un contentieux avec des enjeux financiers importants , certaines firmes sont encore gagnantes en médiation . Largement gagnantes .Quand les grèves vous coûtent une année de bénéfices , croyez- moi , vous réfléchissez ….( http://www.huffingtonpost.fr/2016/06/06/greve-sncf-cout-benefice-dette_n_10320292.html)

Le problème pour l’entreprise n’est d’ailleurs pas de savoir si les honoraires à l’heure sont élevés ou pas .Le problème est de savoir si l’état actuel du conflit permet de faire démarrer une médiation .C’est tout.

La médiation , une affaire rentable .

Croyez-moi , chuis Auvergnate , petite – fille de paysans et la rentabilité, dans la famille, on connaît !  » (Extrait de actumediation.com du 9/07/2017)

En savoir plus sur http://www.actumediation.com/2017/07/cout-d-une-mediation.html

Liban : formation d’élèves-médiateurs au Collège Saint – Grégoire à Beyrouth


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« Mme Johanna Hawari-Bourjeily, Directrice du CPM et Mme Barakat, Directrice délégué du Collège Saint-Grégoire ont remis les attestations aux élèves-médiateurs du Collège Saint – Grégoire, mardi 6 juin 2017, en présence de Mme May Sioufi Bassil, coordinatrice du projet de médiation scolaire au CPM à Beyrouth, des responsables de cycle et des formatrices du CPM et du Collège.

Le Centre professionnel de médiation existe depuis 2006. Il a été fondé au sein de l’Université Saint-Joseph (USJ) pour promouvoir la non-violence et surtout la paix. Depuis, il collabore avec plus d’une trentaine de partenaires comme l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) ou l’Unesco » (Extrait de facebook.com/CPMUSJ du 12/06/2017)

En savoir plus sur https://www.facebook.com/CPMUSJ/photos/pcb.1132946170140727/1132946103474067/?type=3&theater

Syrie : Reprise des pourparlers de paix à Genève pour résoudre le conflit syrien


Staffan de Mistura, envoyé spécial de l’ONU, espère obtenir « certaines avancées » lors Les pourparlers de paix sur la Syrie qui ont repris lundi à Genève sous la houlette de l’ONU. PHOTO AFP

« Nous n’attendons pas une percée (…) mais certaines avancées, oui », a déclaré aux médias Staffan de Mistura, l’envoyé spécial de l’ONU en charge du dossier syrien, qui s’évertue depuis des années à trouver une solution à la crise syrienne.

S’exprimant lors d’une conférence de presse à l’issue de la première journée de discussions, le diplomate italo-suédois a jugé que « les possibilités de progrès sont plus élevées que dans le passé ». « Nous assistons peut-être à une phase de simplification du conflit le plus complexe qui existe actuellement », a-t-il ajouté, mentionnant l’accord russo-américain sur un cessez-le-feu dans le sud de la Syrie et la victoire sur le groupe État islamique (EI) à Mossoul en Irak, alors qu’au même moment les forces anti-jihadistes tentent de reprendre Raqa à l’EI.

Il a espéré que cette « simplification » du conflit aboutisse à une « désescalade », suivie d’une « stabilisation » de la situation après la reconquête attendue de Raqa, principal bastion de l’EI en Syrie.

Le round, qui devrait se tenir jusqu’au 14 juillet, a commencé lundi dans la matinée par une rencontre entre M. de Mistura et la délégation du gouvernement syrien. Le médiateur de l’ONU a ensuite rencontré, lors d’un même déjeuner de travail, les différents représentants de l’opposition, dont ceux du Haut Comité syrien pour les Négociations (HCN).

Cet accord a « de fortes possibilités de devenir une vraie réalité sur le terrain », a déclaré M. de Mistura, soulignant qu’il pourrait notamment « aider à réduire la tension dans une zone qui commençait à être tendue ». Il espère qu’« un accord sera conclu dès que possible » pour les autres zones qui ont fait l’objet de discussions à Astana car « cela pourra représenter un soutien significatif au processus politique ».

Les discussions de Genève sont axées sur quatre points : la rédaction d’une nouvelle Constitution, la gouvernance (terme flou pour évoquer une transition politique), la tenue d’élections et la lutte contre le terrorisme.

Le dernier round de négociations s’était achevé en mai dernier avec peu d’avancées. Staffan de Mistura avait expliqué que « d’importants différends » persistaient sur des « questions majeures ». L’opposition syrienne a longtemps insisté sur le départ du président Bachar al-Assad dans toute solution politique au conflit. Pour le régime, il n’en est pas question.

La concurrence d’Astana

Au vu de ces profondes divergences, Yehia al-Aridi, un porte-parole du HCN qui rassemble des groupes-clés de l’opposition, a confié avoir de « modestes attentes » pour ce nouveau round. En effet, les pourparlers de Genève, qui ont débuté en 2014, se sont poursuivis depuis de façon intermittente avec de maigres résultats.

D’autant que depuis janvier, la concurrence est rude avec l’autre cycle de pourparlers organisé par la Russie, l’Iran et la Turquie dans la capitale du Kazakhstan. Ces trois pays se sont mis d’accord en mai sur la mise en place de quatre zones de « désescalade » en vue d’un cessez-le-feu durable, mais ont échoué à s’entendre sur les détails nécessaires à l’application de ce plan.

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Sur le terrain, après le calme qui a régné dimanche dans le sud de la Syrie au premier jour du cessez-le-feu conclu entre les États-Unis et la Russie, le régime syrien a lancé lundi une attaque contre les rebelles dans une province du sud du pays malgré la trêve, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Un média d’État a affirmé que l’assaut était dirigé contre des jihadistes. » (extrait de lavoixdunord.fr du 10/07/2017)

En savoir plus sur http://www.lavoixdunord.fr/190158/article/2017-07-10/reprise-des-pourparlers-de-paix-geneve-pour-resoudre-le-conflit-syrien

La médiation familiale devient obligatoire au tribunal d’Evry


 

« 

Le tribunal d’Evry fait partie des onze tribunaux de grande instance retenus pour l’expérimentation qui durera trois ans. A partir du 1er septembre, l’objectif sera de favoriser et développer les modes de règlement alternatifs pour trouver des solutions amiables.

Dans le cadre de la loi de modernisation de la Justice du XXIe siècle, la médiation préalable pour les litiges concernant l’exercice de l’autorité parentale et les pensions alimentaires devient obligatoire à titre expérimental. Ainsi, du 1er septembre jusqu’au 31 décembre 2019, la saisine du juge des affaires familiales doit être précédée d’une tentative de médiation familiale dans onze tribunaux de grande instance(*), dont celui d’Evry. La signature du protocole a eu lieu le vendredi 7 juillet en présence des différents partenaires, dont Eric Lallement, procureur de la République, Hélène Moutardier, bâtonnier du barreau de l’Essonne, et les associations de médiation. « L’expérimentation a déjà eu lieu dans les tribunaux d’Arras et de Bordeaux et les résultats sont positifs. Nous rendrons régulièrement un rapport à la Chancellerie qui évaluera s’il faut rendre la médiation obligatoire ou non dans toutes les juridictions », précise Nicole Jarno, présidente du tribunal d’Evry, insistant sur le fait que sans cette procédure, les demandes des parties seront irrecevables. A noter qu’il ne s’agit pas seulement d’une obligation administrative, puisque les parties devront se rencontrer au moins une fois. « Evidemment, dans certains cas, la médiation ne fonctionnera pas et le dossier sera renvoyé devant un magistrat. Mais les parents doivent au moins tenter la démarche. »

Dans un premier temps, les parties bénéficieront d’une notice d’information préalable lors du dépôt de leur requête. Un rendez-vous devant le médiateur familiale devra ensuite être fixé aux fins d’organiser un entretien d’information, gratuit, préalable à la tentative de médiation.

Environ 672 affaires annuelles concernées

L’objectif est donc de favoriser et de développer les modes de règlement alternatifs des conflits pour trouver des solutions amiables. D’ailleurs, le barreau de l’Essonne est favorable à ces procédures puisque un quart des avocats du département sont formés aux processus collaboratif et encouragent la médiation. « Il faut que les gens se réapproprient leur vie et renouent le dialogue pour se mettre d’accord. C’est à eux de trouver des solutions sans passer par la case juge », confie Hélène Moutardier, bâtonnier de l’Essonne.

La médiation familiale pourrait ainsi concerner, en moyenne, 672 affaires annuelles. A terme, les juges des affaires familiales et les avocats espèrent voir diminuer le contentieux. Jusqu’à présent, 75% des dossiers envoyés en médiation ont trouvé une issue positive : « On a remarqué une amélioration dans les relations et les adultes étaient à nouveau capables de s’entendre sur certains points. On aimerait que la médiation familiale devienne la première option ».

 (*) Les autres tribunaux : Bayonne, Bordeaux, Cherbourg-en-Contentin,
Nantes, Nîmes, Montpellier, Pontoise, Rennes, Saint-Denis et Tours. (Extrait de le-republicain.fr du 10/07/2017)

En savoir plus sur https://www.le-republicain.fr/a-la-une/mediation-familiale-devient-obligatoire-tribunal-devry

Vidéo : Yazid Kherfi , médiateur nomade dans les banlieues (RCF.fr)


 

RCF Radio

« La parole est plus forte que la violence » : cette phrase est le leitmotiv de Yazid Kherfi, ancien braqueur, ex-taulard et aujourd’hui médiateur et consultant en prévention urbaine. Pendant sa jeunesse dans le quartier du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie (78), Yazid Kherfi tombe dans la délinquance. Suivent les cases vol, braquage, prison, fuite en Algérie, prison à nouveau. Mais à la fin de sa détention, à 31 ans, alors qu’il est sur le point d’être expulsé en Algérie, plusieurs personnes prennent sa défense au tribunal. C’est le déclic, désormais, Yazid Kherfi va devenir cette belle personne que certains ont su déceler en lui.

Depuis, Yazid Kherfi a fondé l’association « Pouvoir d’agir », rebaptisée aujourd’hui « Médiation nomade« . Avec son camping-car, il occupe l’espace public la nuit, au pied des immeubles de banlieue, musique et thé à la menthe compris. L’objectif : créer une atmosphère bienveillante là où sont les jeunes, et surtout aller à leur rencontre pour éviter qu’ils ne basculent dans la délinquance.

Les 4 et 5 juillet 2017, le camping-car de Médiation nomade est de passage en région lyonnaise. Yazid Kherfi s’installe aux Minguettes, à Saint-Fons et Vénissieux.  » (Extrait de rcf.fr/actualite du 5/07/2017)

Vidéo à consulter sur https://rcf.fr/actualite/yazid-kherfi-de-la-detention-la-mediation-dans-les-

 

 

Emploi : Médiateur pénal H/F à ANGERS


Offre d'emploi

« Le pôle sociojudiciaire de l’association Médiations 49 recherche pour son service basé au Tribunal de Grande Instance d’Angers, un(e) intervenant(e) sociojudiciaire. Les missions confiées entrent dans le cadre de mesures pré-sententielles dont la préparation et l’animation de stages – stages Infraction à la Législation des Stupéfiants, stages violences conjugales et stages citoyenneté -, les médiations pénales autres que celles à caractère familial, les auditions d’enfants, la mise en ?uvre de notification d’ordonnances pénales et autres mesures alternatives aux poursuites Le profil et les compétences des candidats sont : – Diplôme éducateur spécialisé ou psychologue. – Qualités de rigueur, organisation, autonomie et négociation. – Expérience de travail en équipe et conduite d’entretiens. – Qualités relationnelles et capacité à animer un groupe, adaptation au public. – Aisance rédactionnelle, capacité d’analyse, maitrise des logiciels Word et Excel. – Conduite de projets

1 posteCDDDurée du contrat : 6 Mois
Expérience minimum : 1 à 2 ans
Précision sur la rémunération : CCN 66 éducateurs spécialisés

Divers Services, Aide et médiation judiciaire, Médiateur / Médiatrice pénal

ANGERS, 49 Maine et Loire , Pays de Loir (Extrait de 1taf.com )

En savoir plus sur http://www.1taf.com/annonce/offre-emploi-cdd/mediateur-penal-h-f/maine-et-loire-49/AN2689953

Emploi : Médiateur social (H/F) à Angers (45)


ouestfrance-emploi.com, trouvez un emploi, pas un job

Médiateur social (H/F)

Date de publication : 07 juillet 2017
Entreprise : CCAS d’Angers
Référence : 4504936
Nombre de postes :1
Localisation : Angers (49)
Contrat : CDD 4 mois
Expérience : 0 – 2 ans (débutant)
Niveau d’études : bac+2

Le poste

Vous serez placé sous la responsabilité hiérarchique du responsable de cette structure
et interviendrez au sein d’une équipe pluridisciplinaire. Vous articulerez votre action avec ses membres et contribuerez à intégrer des apports éducatifs dans les différentes perspectives d’intervention.

Vous interviendrez dans différents domaines :

– L’espace collectif : contribuer à assurer un accueil convivial, intervention au sein de l’équipe d’accueil social avec une attention toute particulière pour les nouveaux usagers, faciliter l’accès des services aux usagers…

– La permanence sociale : en relation individuelle avec des personnes en difficultés en assurant leur information, leur orientation au sein du réseau de partenaires et, le cas échéant, en les accompagnant dans les premières démarches à entreprendre (dans les secteurs de la santé, de l’urgence, de l’accès aux droits et de l’insertion)… (Extrait de ouestfrance-emploi.com)

Formation (Québec) : Formation de base pour devenir médiateur familial – 60 heures dont 15 heures reconnues par le Barreau du Québec -12-13-14 OCTOBRE 2017


Quand: Les 12-13-14 OCTOBRE 2017 (jeudi, vendredi, samedi) – Les 26-27-28 OCTOBRE (jeudi, vendredi, samedi) Les 9-10-11 NOVEMBRE (jeudi, vendredi, samedi) de 9 h à 17 h
Par: Carmen Cameron, travailleuse sociale et médiatrice – Celine Vallières, avocate et médiatrice

Pour obtenir des informations supplémentaires, veuillez consulter le site web du Centre de médiation Iris.

Les états africains invités à avoir recours à la médiation dans la résolution des conflits


« Les Etats africains sont appelés au renforcement du statut et du rôle des institutions nationales de médiation dans la résolution des conflits en général et particulièrement en Afrique, ont recommandé jeudi 06 juillet, à Bujumbura les assises d’une conférence internationale.
La conférence, portant sur « La paix et le rôle des institutions nationales de médiation dans la prévention des conflits à travers le monde », est rehaussées par la présence de Fozia Amin, présidente de l’Association des Ombudsman et médiateurs africains.
Elle a réuni des délégations des ombudsman/médiateurs ressortissants de dix pays de la région centrale d’Afrique : Burundi (pays hôte), Afrique du Sud, Angola, République centrafricaine, Congo-Brazzaville, Tchad, Ethiopie, Soudan, Côte d’Ivoire et Gabon.

Dans son discours de circonstance, l’ombudsman du Burundi, Edouard Nduwimana, a déclaré que le choix de l’intitulé de cette conférence n’est point le fait du hasard.
« Il est le fruit du questionnement sur le paradoxe qui naît du constat que lorsque la communauté internationale s’engage à contribuer à la résolution pacifique de quelque conflit dans un pays qui en a besoin, elle fait recours tantôt à des hommes politiques, tantôt à d’anciens chefs d’Etat, voire même des chefs d’Etat en exercice, et jamais à un médiateur ou ombudsman attitré », a fait remarquer Nduwimana.

Cette pratique, a-t-il ajouté, a comme inconvénient le fait de renfermer des limites au niveau de l’efficacité de ces facilitateurs ou médiateurs porteurs de casquette de politiciens si bien que leur médiation internationale se solde, parfois, par des « résultats biaisés ».

Pour Nduwimana, le risque encouru par certains pays africains en crise et engagés dans des processus de paix sous l’égide d’une facilitation internationale ou régionale, est que ces médiations « imposées et non sollicitées » sont celles de ceux qui veulent « imposer leurs points de vue ou donner des directives aux parties en conflit ».

Face à cette situation, il a estimé qu’il faut promouvoir des facilitations menées sous l’égide d’un ombudsman/médiateur, dans la mesure où celui-ci est rompu à l’expertise « d’écoute empathique, souple, flexible et accessible ».

Selon lui, c’est dans le souci de renforcer le statut et le rôle de l’ombudsman/médiateur dans le monde en général et en Afrique en particulier, que l’Institution de l’ombudsman du Burundi a initié cette conférence, afin que les institutions de médiation puissent s’impliquer davantage dans des missions de médiation internationale et de prévention des conflits.

Dans « la déclaration de Bujumbura » sortie au terme des cette conférence internationale, les participants ont recommandé aux gouvernements de « décourager le recours d’office aux médiations extérieures, sauf en cas de conflits entre Etats ».
Aux partenaires internationaux, en l’occurrence l’Organisation des Nations unies et l’Union africaine, ces assises ont demandé d’élargir le champ d’action des institutions nationales de médiation.

Ces assises ont recommandé également à l’ombudsman burundais, de rapatrier le dialogue politique interburundais d’Arusha en cours depuis janvier 2016 et placé sous l’égide d’une facilitation régionale de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) conjointement par l’ancien chef d’Etat tanzanien Benjamin Mkapa (médiateur adjoint) et le chef d’Etat ougandais Yoweri Kaguta Museveni (médiateur en chef).
Au cours des trois sessions déjà tenues pour ce dialogue politique interburundais d’Arusha, le facilitateur Mkapa a laissé entendre qu’il espérait le conclure fin juin dernier avec un accord politique entre les protagonistes ad hoc. » (Extrait de journaldekin.com du 7/07/2017)

En savoir plus sur http://www.journaldekin.com/article.php?aid=8128

Le médiateur des gens du voyage sollicité pour débloquer la situation sur les parkings de l’Arena Sud de France de Montpellier


« Quelque 200 caravanes et véhicules utilisés pour les tracter, soit un millier de gens du voyage ont envahi ce dimanche vers 20h les parkings de l’Arena Sud de France de Montpellier, sur la commune de Pérols.

Le convoi s’est installé illégalement, après que des gens du voyage aient volontairement cassé le portail principal. Ces évangélistes arrivent de Marseille, selon nos informations. Les services de police -municipale de Pérols, de Montpellier, Sécurité publique de Montpellier- sont sur place. Le maire de Pérols, Jean-Pierre Rico a été alerté. Des discussions sont en cours avec le médiateur des gens du voyage pour qu’ils quittent les lieux rapidement.

Des parkings déjà occupés

Régulièrement, des convois de gens du voyage squattent des terrains privés ou des collectivités à Montpellier et dans les communes de la métropole. Récemment, le maire de Saint-Brès, Laurent Jaoul et les gendarmes de Castries avaient réussi à faire quitter le parking du supermarché discount Lidl, les évangélistes ayant pris la direction de Marsillargues, dans le Lunellois pour occuper le stade municipal.

Des parkings proche du rond-point du Grand M. à Montpellier et dans le hameau de Maurin, à Lattes sont actuellement occupés par des caravanes d’évangélistes-  Jean-Marc Aubert  » (Extrait de e-metropolitain.fr du 9/07/207)

En savoir plus sur http://e-metropolitain.fr/2017/07/09/arena-de-perols-200-caravanes-et-un-millier-de-gens-du-voyage/

Liban : « vendetta et médiation », un article d’Ornella ANTAR publié dans l’Orient-Le jour


 

« La même tradition qui régit le « droit » de la vengeance dicte, parallèlement, les rituels et protocoles de la médiation et de la réconciliation entre les familles en conflit. Comme beaucoup de sociétés traditionnelles de la Méditerranée, la société libanaise, dans certaines régions du pays, compte toujours sur un réconciliateur pour mettre fin au cycle infernal de « reprise de sang ». Voici un portrait d’un médiateur libanais de la Békaa.
« Il y a quelques années, plus de dix victimes sont tombées entre les familles Jaafar et Zeaïter avant qu’une tentative de médiation entre les deux tribus n’ait été entamée. Tout ça pour une histoire de dérapage volontaire de voitures ! » s’indigne Talal Chreif, médiateur réputé entre les familles en conflit dans la région de la Békaa.
Tout le monde ne peut pas être médiateur. Autrement dit, n’importe quel homme ne saurait jouer le rôle de Talal Chreif entre les familles impliquées dans des crimes de vendetta. Il s’agit de répondre à une longue liste de critères avant d’accéder à ce statut.

C’est un profil bien précis que Talal Chreif s’efforce de dresser à L’Orient-Le Jour: « Un médiateur est un homme appartenant à une famille respectée de tous, connue pour son histoire irréprochable, que le sang n’est jamais venu tacher. Il doit être respecté au sein de sa propre famille, voire même être une personnalité qui susciterait l’admiration de tous. Populaire et connu dans la région, son statut social est censé être élevé. N’oublions pas aussi le facteur de l’âge, mais surtout celui de l’expérience. »
Âgé lui-même de 65 ans et deux fois président de la municipalité békaaiote de Yammouné, Talal Chreif a sur son compteur environ 60 réconciliations réalisées entre des familles de la Békaa. « La tâche n’a jamais été facile. Pourtant, la plupart des fois, les litiges reposent sur des banalités, telles que des affaires commerciales ou des accidents de voiture, même lorsque tout le monde s’en sort intact », se désole-t-il.

Le constat qu’il partage est glaçant: « La famille du mort ne pourra pas trouver la sérénité avant d’avoir vengé son fils. » Cette coutume, selon laquelle la vengeance devrait avoir lieu le plus tôt possible, fait en sorte que les médiateurs interviennent souvent un peu trop tard. « Nous ne cessons de répéter aux familles concernées qu’il ne faudrait pas attendre que le nombre de victimes s’élève à sept ou dix avant qu’elles ne fassent appel à un médiateur », reprend M. Chreif. « Pourquoi ne nous mettons-nous pas à table dès le premier incident ? Pourquoi ne mettons-nous pas fin à cet échange de morts dès le début de ce chemin sanglant ? » s’interroge-t-il avec amertume.

Tout un rituel…
Souvent, les médiateurs n’attendent l’appel de personne. Ils se rassemblent et décident d’embarquer sur une nouvelle aventure, parce que « chaque cas est différent de l’autre et chaque tribu a ses propres considérations. C’est par amour pour notre région et dans son pur intérêt que nous intervenons », affirme Talal Chreif, conscient de l’importance de la fonction qu’il remplit au sein de sa région.
Tout un rituel accompagne les tentatives de réconciliation. À force d’œuvrer pour la paix entre les familles de sa région, M. Chreif connaît par cœur toutes ses règles d’or. Cependant, une seule est primordiale à l’entame du processus: « Toutes les parties concernées par une vendetta doivent respecter les médiateurs. Il ne faudrait en aucun cas tirer profit de la trêve pour assassiner un membre de la famille opposée. »

Une fois respectée, cette clause du « droit de la vendetta », appellation adoptée par Massoud Younès en fonction des traditions et des coutumes qui régissent cette pratique, ouvre la porte aux autres directives suivies par les médiateurs dans leur aventure. Un autre facteur de réussite de la médiation est le nombre du groupe intervenant. « Plus les médiateurs sont nombreux, plus la pression sur les deux familles peut être fructueuse », dit-il. Mais le nombre seul n’est pas suffisant, selon M. Chreif, qui insiste encore une fois sur les qualités requises chez les intervenants et leur statut social, qui contribuent à convaincre les deux parties de déposer leurs armes.
Parfois, les pourparlers s’étalent sur quelques jours, ou quelques mois, et parfois même sur de très longues années. « Tout dépend de la gravité du conflit et du nombre de victimes tombées », souligne le médiateur.

Afin de régler le litige, les médiateurs se réunissent alternativement avec les deux parties concernées. M. Chreif énumère les principales étapes de la médiation: « Nous essayons tout d’abord de convaincre les parties que l’incident relève désormais du passé, que rien ni personne ne pourrait être récupéré et qu’il est temps de tourner la page, de trouver une solution, ou d’indemniser la famille de la victime, et donc de se mettre d’accord sur un chiffre. »
Une fois l’accord bouclé, le criminel se livre à la tribu du défunt. « La tribu de la victime a le devoir de pardonner au criminel une fois qu’il est entre ses mains », révèle M. Chreif. Dès que le criminel est sous la garde de la tribu, celle-ci est censée lui assurer la plus grande protection. « Le droit de la vendetta comprend sa part d’éthique », conclut-il. (Extrait de lorientlejour.com du 6/07/2017)

En savoir plus sur https://www.lorientlejour.com/article/1061281/iii-toutes-les-parties-concernees-par-une-vendetta-doivent-respecter-les-mediateurs-.html