Article : « À la recherche de la paix en Centrafrique. Médiations communautaires, religieuses et politiques » par Thierry Vircoulon, Notes de l’Ifri, juin 2017


 

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Article à consulter sur https://www.ifri.org/sites/default/files/atoms/files/vircoulon_recherche_paix_centrafrique_2017.pdf

Centrafrique : Accord de cessation des hostilités entre deux groupes armés


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« Le Centre pour le dialogue humanitaire (HD) salue la signature, le 15 décembre 2017, d’un accord de cessation des hostilités entre le groupe armé des Anti-Balakas et celui des 3R à Bouar dans la province de Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine (RCA).

Cet Accord, signé en présence du Ministre Conseiller, représentant la Présidence de la République, des Députés de Bouar, de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), et des citoyens de la localité, est le fruit d’une médiation menée ces 11 derniers mois par HD. Il engage les deux groupes à observer conjointement un ordre inconditionnel de cessez-le-feu ainsi qu’une cessation des hostilités et de toute agression contre les combattants armés de chacune des deux parties.

Il proscrit également l’usage des armes, ainsi que tout acte offensif tel que les incendies de villages et de greniers, le vol de bétail, le lancement de nouvelles attaques contre les civils, ainsi que tout autre acte pouvant constituer ou faciliter une violation de l’Accord.

Le pacte prévoit en outre:

  • La libre circulation des personnes et des biens y compris des organisations humanitaires dans la province de Nana-Mambéré;
  • Le libre accès aux établissements de santé, tels que les hôpitaux et les postes médicaux;
  • Le libre accès aux établissements scolaires et à tout autre édifice public;
  • L’engagement en faveur du retour de tous les déplacés qui ont fui la province suite aux hostilités entre les parties;
  • L’interdiction de toute atteinte aux biens et propriétés privés (maisons, motos, parcelles agricoles, bétails, etc.);
  • L’interdiction à toute personne de circuler dans la province en étant armé.

« Cet accord ne règle pas le conflit centrafricain. Il démontre néanmoins que des efforts de médiation entre groupes armés peuvent contribuer à pacifier des portions du territoire. Il aura des conséquences positives sur la sécurité des populations civiles et la reprise de l’activité économique de la province de la Nana-Mambéré.» a expliqué Alexandre Liebeskind, Directeur Régional pour l’Afrique francophone du Centre pour le dialogue humanitaire (HD). « Notre organisation est engagée aux côtés de toutes les parties au conflit en RCA pour multiplier ce genre d’accords afin de créer les conditions nécessaires au désarmement des groupes armés, au redéploiement de l’Etat, et au processus de réconciliation nationale.» a-t-il ajouté.

HD jouera un rôle central dans le suivi et la mise en œuvre de l’Accord. Ce dernier prévoit notamment que, dans les trente jours suivant sa date d’entrée en vigueur le 15 décembre 2017, HD appuiera la mise en place:

  • D’un réseau d’échange d’informations composé de chefs communautaires et impliquant des chefs des deux groupes armés. Ce réseau sera accompagné de la production de certificats d’origine pour les animaux en convoyage à l’intérieur de la province ou entre cette dernière et d’autres localités de la RCA. Ceci permettra de mieux contrôler le mouvement du bétail et d’éviter les cas de vol.
  • D’une cartographie détaillée qui définira les zones desquelles ou vers lesquelles les groupes armés devront se retirer. Les zones démilitarisées devront servir de zones tampons entre les combattants armés de chacun des deux groupes.

La province de la Nana-Mambéré est depuis 2015 le théâtre d’affrontements entre les groupes 3R et Anti-Balaka, chacun affirmant défendre les communautés dont ils sont issus. Cette violence a provoqué des milliers de morts, l’effondrement des structures sociales et la désorganisation profonde de l’économie locale de cette province frontalière du Cameroun, où résident environ 230,000 personnes.

Dans le cadre des efforts actuels de réconciliation et de paix à l’échelle nationale, HD a engagé, en février 2017, une série de négociations avec les deux groupes rivaux afin de les encourager à trouver une solution négociée à leurs différends.

Cette initiative de médiation menée par HD a suscité l’attention des autorités nationales au plus haut niveau ainsi que celle de la communauté internationale à travers la MINUSCA. Cette médiation est en effet apparue comme une alternative viable et crédible pour ramener la paix dans la région de Nana-Mambéré. C’est dans cette optique que la Présidence de la République et la MINUSCA se sont associées au travail de médiation de HD, qui a finalement abouti le 15 décembre 2017 à la signature de l’Accord de cessation des hostilités.

HD souhaite exprimer sa gratitude aux autorités de la RCA, à la MINUSCA, et aux négociateurs des deux parties pour leur confiance et leur collaboration qui ont permis l’aboutissement de cette médiation. HD demeure à la disposition des parties signataires dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord, et plus largement de l’ensemble des parties au conflit en RCA pour la mise en place d’initiatives similaires dans d’autres régions troublées du pays.

Cet Accord s’inscrit dans les efforts de médiation déployés par HD en RCA depuis 2008. L’organisation souhaite exprimer sa gratitude à  l’Union européenne pour son soutien à ses activités en RCA depuis 2014. » (Extrait de hdcentre.org du 23/12/2017)

En savoir plus sur https://www.hdcentre.org/updates/rival-armed-groups-sign-a-cessation-of-hostilities-agreement-in-the-central-african-republic/

Cour de cassation : La notion d’activité de médiation par un employeur dans le cas de conflit mettant en cause la santé physique et mentale de ses salariés (Cassation sociale, 22 juin 2017, n° 16-15507)


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REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l’arrêt suivant :

Sur le moyen unique :

Attendu, selon l’arrêt attaqué (Rennes, 17 février 2016), que Mme X…, engagée à compter du 1er octobre 2009 en qualité de médecin spécialisé par l’association Aub santé (l’association), a été en arrêt de travail pour maladie à compter du 11 mai 2012 ; que soutenant subir un harcèlement moral de la part d’une autre salariée et reprochant à l’employeur un manquement à son obligation de sécurité, elle a saisi le 11 février 2013 la juridiction prud’homale afin d’obtenir la résiliation judiciaire de son contrat de travail et le paiement de diverses sommes ; qu’elle a été déclarée inapte à son poste le 7 mai 2015 en un seul examen visant le danger immédiat, et licenciée le 25 juin suivant pour inaptitude et impossibilité de reclassement ;

Attendu qu’il est fait grief à l’arrêt de prononcer la résiliation judiciaire du contrat de travail de la salariée aux torts de l’association et de la condamner en conséquence à lui payer diverses sommes au titre de la rupture, alors, selon le moyen :

1°/ que ne méconnaît pas l’obligation légale lui imposant de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs, l’employeur qui justifie avoir pris toutes les mesures de prévention prévues par les articles L. 4121-1 et L. 4121-2 du code du travail ; qu’il résulte des propres constatations de l’arrêt qu’informée le 27 avril 2012 par le Dr. X… des difficultés que celle-ci rencontrait avec l’une de ses collègues, le Dr. Y…, qu’elle accusait de la mettre à l’écart et d’avoir un comportement déplacé à son égard à l’origine de la dégradation de son état de santé, l’association Aub santé avait aussitôt répondu à Mme X… le 30 avril suivant, l’avait invitée à prendre rendez-vous avec la médecine du travail, avait organisé une réunion le 9 mai où étaient présents la salariée ainsi que les 3 autres médecins de l’association et au cours de laquelle des propositions de modification de l’organisation du travail avaient été faites ; que la cour d’appel a aussi relevé que l’association Aub santé avait mis en place dès le mois de juin suivant un coordinateur médical élu par ses pairs chargé de régler les éventuelles difficultés au sein du personnel ainsi qu’un staff médical hebdomadaire, et qu’elle avait modifié l’organisation du travail en binôme avec l’accord de Mmes X… et Y… ; qu’il résulte encore des constatations de l’arrêt que l’associatio Aub santé avait échangé de nombreux courriers avec le médecin du travail aux fins de le tenir informé des mesures mises en place et avait sollicité son intervention en l’invitant à rencontrer l’équipe médicale, ce que ce dernier s’était abstenu de faire, reconnaissant lui-même qu’il n’y avait aucune « solution de sortie de crise » compte tenu de l’attitude adoptée par Mme X… ; que la cour d’appel a également relevé que l’association avait reçu la salariée lors d’un nouvel entretien le 7 novembre 2012 au cours duquel avait été évoquée, compte tenu du refus par le Dr. X… du moindre contact avec le Dr. Y…, l’éventualité de son affectation sur un autre site, et qu’elle avait répondu à chaque courrier de la salariée par lesquels celle-ci contestait l’action de son employeur, jusqu’à ce que cette dernière qui se trouvait en arrêt de travail depuis le mois de mai 2012, soit déclarée inapte par le médecin du travail le 7 mai 2015 ; qu’en jugeant néanmoins qu’en dépit de toutes ces mesures, l’association avait manqué à son obligation de sécurité de résultat faute d’avoir reçu Mmes X… et Y… seules aux fins de les concilier ou de les avoir séparées avant même la fin de l’arrêt de travail de Mme X…, par un changement de bureau ou l’affectation de Mme X… sur un autre site, et ce, alors même qu’elle avait elle-même exclu que la salariée ait été victime de harcèlement moral, relevant seulement l’existence de tensions entre ces deux salariées, la cour d’appel a violé les articles L. 4121-1 et L. 4121-2 du code du travail ;

2°/ qu’aucune obligation de reclassement ne pèse sur l’employeur préalablement au constat de l’inaptitude du salarié au poste qu’il occupait ; qu’en reprochant à l’association d’avoir laissé sans réponse le courrier de Mme X… du 29 novembre 2012 l’interrogeant sur ses perspectives professionnelles au sein de l’association et de ne pas justifier n’avoir pas disposé en 2014 d’un poste similaire au sien à Quimper lorsqu’il résultait de ses propres constatations que le Dr. X… n’avait été déclarée définitivement inapte que le 7 mai 2015, la Cour d’appel a violé l’article L 1226-2 du code du travail par fausse application ;

Mais attendu qu’après avoir constaté que la relation de travail de la salariée avec une collègue avait entraîné chez l’intéressée une vive souffrance morale ayant participé de façon déterminante à la dégradation de son état de santé, la cour d’appel a relevé que l’employeur n’avait pas pris toutes les mesures utiles pour régler avec impartialité par sa médiation, le conflit persistant qui les opposait et permettre ainsi à la salariée de réintégrer son poste ou à défaut, pour séparer les deux protagonistes, en lui proposant, sans attendre la fin de son arrêt de travail pour maladie, soit un changement de bureau comme préconisé par le médecin du travail, soit un poste disponible dans un autre centre à proximité, et qu’il avait laissé sans réponse le courrier de la salariée du 29 novembre 2012 l’interrogeant sur ses perspectives professionnelles au sein de l’association ; que sans reprocher à l’employeur un manquement à son obligation de reclassement, la cour d’appel a pu déduire de ses constatations l’existence d’un manquement de cet employeur à son obligation de sécurité, rendant impossible la poursuite des relations contractuelles ; que le moyen n’est pas fondé ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;

Condamne l’association Aub santé aux dépens ;

Vu l’article 700 du code de procédure civile, rejette la demande de l’association Aub santé et la condamne à payer à Mme X… la somme de 3 000 euros ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-deux juin deux mille dix-sept.

le president et rapporteur (Extrait de legifrance.gouv.fr)

Arrêt à consulter sur https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000035007871&fastReqId=355538807&fastPos=1

Etude : « Rapprochement et partenariat entre médiation sociale et prévention spécialisée » par Guillaume Ma Mung et Say Sirisouk


 

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« Si les médiateurs sociaux et les éducateurs « de rue » travaillent souvent à proximité dans l’espace public, il est encore rare qu’ils avancent main dans la main. En cause : une grande méconnaissance du métier de l’autre et beaucoup de craintes. Grâce à une étude de terrain menée par un géographe et présentée le 12 décembre, le Réseau des villes correspondants de nuit et de la médiation sociale entend jeter des ponts entre ces professionnels.

L’enquête intitulée « Rapprochement et partenariat entre médiation sociale et prévention spécialisée » a été réalisée par Guillaume Ma Mung, docteur en géographie et Say Sirisouk, éducateur spécialisé.

Six territoires (La Rochelle, Le Treil, Limoges, Lorient, Marseille et Orléans) ont été passés à la loupe entre 2016 et 2017. Dans ces villes, les éducateurs de « la Prèv » et les médiateurs se côtoient de manière plus ou moins formelle. Pas simple en effet de faire « converger » au quotidien ces deux métiers du social « dont l’un a comme axe majeur l’éducatif et la Protection de l’enfance, alors que le second travaille sur le lien et la tranquillité publique » constate Florent Montillot, maire-adjoint d’Orléans et président du Réseau des villes correspondants de nuit, qui se réunissait le 12 décembre à Paris.

Serpent de mer, l’articulation entre ces deux familles de travailleurs sociaux pose question depuis de nombreuses années. En mars 2016, déjà, le comité national des acteurs de la prévention spécialisée (CNLAPS) et France médiation avaient signé une convention de partenariat pour mieux définir la complémentarité des deux acteurs. -E. Denètre- » (extrait de lagazettedescommunes.com du 13/12/2017)

En savoir plus sur http://www.lagazettedescommunes.com/540261/comment-rapprocher-educateurs-de-rue-et-mediateurs/

Article : « La médiation du pape François entre La Havane et Washington : rupture ou continuité dans la diplomatie pontificale ? » par Marie Gayte, IdeAs – Idées d’Amériques, 10, Automne 2017 / Hiver 2018


 

Capture.PNG45.PNGRésumé : L’annonce du rôle joué par François, premier pape des Amériques, dans le rapprochement cubano-américain de décembre 2014, soulève plusieurs questions. Sollicité par les deux parties, le pape a exhorté Barack Obama et Raul Castro à surmonter l’obstacle des prisonniers politiques qui obérait la négociation et s’est porté garant de l’accord signé par les deux parties en accueillant une de leurs ultimes séances de négociation au Saint-Siège. Outre une première ébauche de la chronologie de la médiation pontificale, des motivations qui ont conduit Washington et La Havane à se tourner vers le Vatican, ainsi que de l’effet de cette médiation, cet article a pour objectif de replacer cette intervention dans le contexte plus large des priorités de la diplomatie papale, notamment vis-à-vis de Cuba, depuis le pontificat de Jean-Paul II qui fut le théâtre d’un premier dégel entre Rome et La Havane.
Le fait que l’Église catholique, devenue interlocutrice privilégiée du régime, accepte d’assurer une médiation, après des années passées à ignorer les exhortations de Washington à jouer un rôle de catalyseur de la transition démocratique, sur le modèle de la Pologne des années 1980, ne signifie pas un changement de priorités au Vatican. Si François souhaite par son action replacer le Saint-Siège sur le devant de la scène diplomatique, c’est bien pour y porter les préoccupations − défense des chrétiens menacés, maintien d’un espace pour l’exercice de la mission ecclésiale et promotion du dialogue entre États − qui sont celles de l’Église depuis la fin du XIXe siècle, moment à partir duquel elle exerce un rôle actif sur la scène internationale.  » (Extrait de journals.openedition.org )

Article à consulter sur http://journals.openedition.org/ideas/2191

Emploi : Médiateur adulte relais (H/F) à OPTIMA, Saint-Herblain (44)


Société OPTIMA

L’entreprise

OPTIMA

Le poste

Médiateur / Médiatrice adulte relais

Poste ouvert au public éligible en contrat adulte relais vous devez OBLIGATOIREMENT répondre aux critères : – Avoir plus de 30 ans – Résider en quartier politique de la ville Vous travaillez en binôme et en lien avec le Responsable de secteur. Vous avez pour mission, sur l’espace d’un quartier ciblé de la ville d’Orvault : – Faire de la médiation préventive par une présence vigilante et active, – Effectuer des actions de prévention et de médiation auprès de groupes de jeunes, – Aider, conseiller et orienter les habitants, – Participer à des manifestations ou actions ponctuelles pour promouvoir la médiation sociale, – Réguler par la médiation des situations de dysfonctionnement. Le planning : 1 semaine à 39h sur 5 jours, 1 semaine à 31h sur 4 jours
Salaire mensuel : 1489,4€
35h / semaine
Avantages : Chèque repas et Mutuelle
Déplacements quotidiens au niveau départemental

Le profil

Qualification du poste : Employé non qualifié
Diplôme exigé Niveau 4 (Bac), domaine Action sociale
Diplôme exigé Niveau 4 (Bac), domaine Santé secteur sanitaire
Permis B – Véhicule léger exigé (Extrait de ouestfrance-emploi.com du 23/12/2017)

Une «médiation par les pairs» au collège Louis-Pasteur de Graulhet (81)


 

201712212110-full.jpg« La «médiation par les pairs» est en train de s’installer au collège Louis-Pasteur. Ce dispositif permet aux élèves de gérer leurs conflits. Il consiste à former une équipe de médiateurs élèves qui aura pour mission de recevoir leurs camarades en conflit avec d’autres.

«Le dispositif de la médiation par les pairs débute par une formation proposée par l’association Co-Opérons qui a déjà prodigué cette formation au collège de Réalmont. Une quinzaine de collégiens de Réalmont est venue avec leur conseiller principal d’éducation et leur professeur référent pour apporter des témoignages sur cette expérience», explique Valérie Charpin, principale du collège Louis-Pasteur.

Le dispositif et les médiateurs sont placés sous l’autorité d’une équipe d’adultes formés également. Aussi une dizaine d’adultes volontaires (enseignants, CPE, assistants éducation, assistants pédagogiques et assistant prévention sécurité) a pris part à la première partie de cette matinée d’information sur le dispositif.

Du côté des élèves, ce sont ceux de cinquième, intéressés par le dispositif, qui ont été conviés. «Le principe est de les former lors du second trimestre de cinquième et qu’ils puissent exercer cette fonction jusqu’à la fin de la troisième sur un cycle de trois ans», souligne Valérie Charpin.

Les collégiens pourront intervenir dans des situations repérées par les enseignants ou le CPE lorsqu’il y a un conflit entre deux élèves. «Dans certains cas, on peut faire l’hypothèse que les choses peuvent avancer plus facilement entre pairs qu’avec des adultes. Il faut deux adultes référents, en général CPE ou un professeur, qui proposent aux élèves en conflit une médiation. S’ils acceptent, ils vont ensuite solliciter les médiateurs», détaille Valérie Charpin. Durant la réunion d’échange, les collégiens ont pu poser toutes les questions qu’ils souhaitaient à leurs homologues venus de Réalmont avant de s’engager dans cette démarche novatrice pour diminuer les conflits au sein de l’établissement scolaire. -J-C Clerc- (Extrait de ladepeche.fr du 21/12/2017)

En savoir plus sur https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/21/2708835-une-mediation-par-les-pairs-au-college-louis-pasteur.html

Association des Médiateurs des Collectivités Territoriales


 

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« Le 16 mai 2013, au cœur de cette prestigieuse institution qu’est le Sénat, est née l’Association des Médiateurs des Collectivités Territoriales (AMCT).

Claire BRISSET, Médiatrice de la Ville et du Département de Paris de 2008 à 2014, est à l’origine de la création de cette association. Elle a initié et développé un réseau dense et diversifié de Médiateurs de service public dans les collectivités territoriales. Elle a présidé l’AMCT jusqu’à la fin de son mandat.

Martine NADEAU, alors Médiateure du Conseil général de l’Ille-et-Vilaine, lui a succédé lors de l’Assemblée générale du 12 juin 2014 qui a eu lieu à Angers, à l’invitation du Maire et du Médiateur de cette ville.

Suite à la fin de son mandat de Médiateure en 2015 dont elle n’a pas souhaité le renouvellement, impliquant de ce fait la fin de sa présidence de l’AMCT, Eric FERRAND, nommé Médiateur de la Ville et du Département de Paris en juillet 2014, a été élu Président de l’Association lors de l’Assemblée générale du 10 avril 2015 à Lille.

L’action de l’AMCT, est d’autant plus importante dans un contexte mouvant, où la notion de lien et de relation apaisante au « citoyen usager » prend une dimension toute particulière.

L’association poursuit quatre objectifs définis dans ses statuts :

  • Promouvoir la médiation institutionnelle auprès des collectivités territoriales
  • Developper le partage d’expériences entre les membres, et plus généralement, contribuer à la diffusion et à l’évolution des pratiques de médiation
  • Devenir une structure de référence et d’accompagnement professionnalisante, proposant de multiples services à ses membres
  • Construire des partenariats actifs avec d’autres structures de médiation

L’AMCT s’est dotée d’une charte des Médiateurs des collectivités territoriales énonçant un ensemble de valeurs et de pratiques. Ces dernières constituent le socle de l’engagement des Médiateurs, qui démontrent au quotidien combien la médiation est un facteur d’humanité et de construction d’espérance, montrant ainsi que l’administration sait écouter, que les inégalités et les iniquités peuvent être combattues. » (Extrait de amct-mediation.fr )

En savoir plus sur http://www.amct-mediation.fr/amct

Rencontre avec Jean-Charles Bron, Médiateur de la ville de Bordeaux


Dès sa prise de fonction en 1995, Alain Juppé a mis en place un service de médiation, délégation bénévole qui s’est structurée de plus en plus au fil du temps et dont le titulaire et responsable est aujourd’hui Jean-Charles Bron.

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Jean-Charles Bron

Jean-Charles Bron, élu municipal de 1989 à 2014, puis en charge de la médiation, suite à sa nomination par le Conseil Municipal sur proposition du maire Alain Juppé, est le quatrième médiateur de la ville de Bordeaux succédant dans l’ordre à Françoise Massie (1995), Jacques Lahon (2001) et Henri Pons (2007).

D’année en année, le nombre d’affaires traitées progresse régulièrement : « On traite les litiges et les différents entre les citoyens de Bordeaux et la municipalité, lorsque celle-ci semble soit ne pas respecter certains arrêtés, soit en faire un peu trop, etc … La loi du 18 Novembre 2011 (loi de modernisation de la justice) a fait une plus grande part à la médiation d’autant plus que les tribunaux sont encombrés, depuis quelques mois des saisines sont adressées au médiateur par le greffe du tribunal d’Instance », Jean-Charles Bron ajoute : « Le juge tranche le droit mais souvent crée de l’insatisfaction, de nombreuses fois la loi est prononcée mais le conflit n’est pas réglé. »

« Aviseur » et « accoucheur » …

Toujours selon le médiateur en exercice, en période de grande défiance, le besoin de médiation est fondamental, il faut « militer » pour l’apaisement, la confiance et la réconciliation. Le médiateur « aviseur » et « accoucheur » doit amener les parties à trouver un terrain d’entente sans passer par un juge. L’an passé, suite à une augmentation de 30% des « affaires », 210 dossiers ont été traités, dont 50% ont été résolus dans l’année.

Entre nuisances sonores et olfactives, droit des sols, travaux de rénovation non conformes, problèmes de circulation, état-civil, terrasses, propreté, stationnement, etc …. La variété des problèmes est grande et Jean-Charles Bron d’insister sur la neutralité, la confidentialité et la gratuité de la médiation tout en précisant avec conviction : « Je ne suis pas le médiateur municipal, mais le médiateur de la ville de Bordeaux ». (Extrait de bordeaux-gazette.com du 20/12/2017)

En savoir plus sur http://www.bordeaux-gazette.com/rencontre-avec-jean-charles-bron-mediateur-de-la-ville-de-bordeaux.html#l6Yy2ArlehWwtJeW.99

Belgique : Le conseil des ministres a approuvé un avant-projet de loi en matière de justice visant à privilégier la médiation


Sudinfo

« Le conseil des ministres a approuvé vendredi un avant-projet de loi en matière de justice. Le texte vise notamment à favoriser le recours à la médiation puisque les juges pourront contraindre les parties à un litige à tenter d’abord cette procédure. Les médiateurs devront être reconnus et à cette fin passer un examen et une épreuve d’aptitude. De leur côté, les huissiers et avocats devront informer les justiciables des possibilités de médiation.

Actuellement, le nombre de médiations tourne autour des 5.000 par an alors que plus d’un million de jugements et d’arrêts sont rendus chaque année. Le règlement d’un litige de cette manière prend en moyenne 83 jours.  » (Extrait de sudinfo.be du 22/12/2017)

En savoir plus sur http://www.sudinfo.be/2020695/article/2017-12-22/justice-privilegier-la-mediation-et-diverses-dispositions

Article : « La médiation de la consommation a tissé sa toile » par Raphaëlle Rivais ( SOS Conso)


Capture.PNG 21.PNG« Que vous soyez mécontent de votre boulanger, de votre magasin de bricolage, de votre installateur de piscine, de votre centre de bronzage, de votre pressing, de votre garagiste, de votre service de pompes funèbres, de votre prestataire de soutien scolaire, de votre agence de rencontres, de votre auto-école, ou de votre organisme HLM, vous avez désormais un nouvel interlocuteur : le médiateur.
Depuis le 1er janvier 2016, tous les professionnels de la consommation (même ceux qui tiennent des éventaires sur les marchés !) doivent en effet permettre aux consommateurs d’accéder gratuitement à une médiation.

Ils ont dû faire agréer des médiateurs par la Commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation. La liste de ceux-ci, que l’on peut trouver en cliquant sur ce lien, ressemble désormais à un inventaire à la Prévert.

Les secteurs professionnels ont été ainsi découpés:A titre d’exemple, dans le secteur « Bricolage, jardinage, animaux », on trouve les rubriques suivantes :

Le consommateur qui a un litige avec un professionnel doit trouver les coordonnées du médiateur ad hoc dans les conditions générales de vente, en ligne. Par exemple, Bricorama indique que son médiateur est  « Medicys ».

Les principales plateformes

La plateforme Medicys a été créée par la Chambre nationale des huissiers de justice, comme nous l’avions annoncé dans l’article intitulé les huissiers veulent investir le marché de la médiation. Medicys, association loi 1901, présidée par Me Christine Valès, huissier à Toulouse, compte actuellement 130 médiateurs (des huissiers qui font cela, en plus de leur travail). On ne trouve pas encore, hélas, sur le site de Medicys, la liste de la trentaine de secteurs pour lesquels cette plateforme travaille, ni celle des enseignes ou des fédérations professionnelles qui l’ont désignée.

On peut citer, pèle-mêle, les secteurs suivants : commerce alimentaire spécialisé, équipement de la personne, équipement de la maison, horlogerie-bijouterie, vente en ligne, promotion-construction, administration de biens immobiliers, déménagement…

Elle indique avoir été choisie comme médiatrice pour des enseignes comme Ikea, Lapeyre, Jardiland, Kiloutou, Karcher, Gîtes de France, Foncia, Crédit Agricole Immobilier, Laforêt Immobilier,Samsung, Acer, HP, Zara, Pixmania, les Folies Bergères, UGC ou Casino de Paris, et même L’UFC-Que Choisir, pour son service de fourniture d’énergie.

Elle est aussi la médiatrice de l’Union sociale de l’habitat (litige entre les habitants et le bailleur, à propos de décompte de charges, de travaux non effectués, de problèmes de bruit…)

La Fédération du Commerce Coopératif et Associé a mis en place une plateforme,  MCCA, qui couvre une quarantaine de secteurs (commerce alimentaire, équipement, transactions immobilières, syndics de copropriété, aménagement de l’habitat, réparation de matériels, entretien de véhicules, auto-écoles, services funéraires…) Son site donne la liste des enseignes adhérentes (E.Leclerc, Intermarché, Optic 2000, Lissac…)

Le Centre de médiation et d’arbitrage de Paris (CMAP) couvre une vingtaine de secteurs. Il donne sur son site la liste de ses médiateurs (avec leur CV) et leurs compétences. Il donne aussi la liste des conventions qu’il a passées avec des enseignes (Bayard-Presse, Hermès, Nestlé, Whirlpool, Seb France) ou des fédérations (Fédération Autonome Générale de l’Industrie Hôtelière Touristique, Fédération des Cristalleries Verreries à la Main et Mixtes, Fédération des Entreprises de la Beauté…)

La voyance
Peu de secteurs ne sont pas encore couverts, tels la livraison de repas à domicile, le séjour en temps partagé, le cinéma, les jeux de hasard et d’argent, la commercialisation d’animaux, les crèches et assistantes maternelles, la blanchisserie-teinturerie, les commissaires priseurs, les mandataires et administrateurs judiciaires, les agences de travail temporaire, ainsi que l’astrologie et la voyance…

A propos du secteur bancaire, vous pouvez lire les articles de Sosconso intitulés Un litige avec la banque? Pensez au médiateur !   Transférer son PEA dans une autre banque : une course d’obstacles

Rappelons que si le professionnel a l’obligation de désigner un médiateur, sous peine d’amende, il n’a pas l’obligation d’entrer en médiation. Or, la prescription (pour que le client saisisse la justice) n’est suspendue que lorsque la médiation est acceptée. Une société de déménagement ayant désigné Medicys comme médiateur a ainsi refusé d’entreprendre une médiation, après avoir reçu toutes les pièces du client. Dans ce cas, Medicys donne au client une attestation, faisant état du refus du professionnel, à remettre au juge qu’il saisira. » (Extrait de sosconso.blog.lemonde.fr du 14/12/2017)

En savoir plus sur http://sosconso.blog.lemonde.fr/2017/12/14/la-mediation-de-la-consommation-a-tisse-sa-toile/