Formation : MEDIATION – SANTE le 02/03/2018 à l’université de Mons (Belgique)


 

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PROGRAMME

Cette formation concerne la médiation dans le secteur des soins de santé notamment en institution hospitalière. Les points suivants seront abordés : le contexte européen, la situation en Belgique, les spécificités de la médiation dans le champ de la santé et quelques critiques et réflexions relatives au dispositif belge mis en place il y a 15 ans. La description de la fonction de médiation au sein de l’hôpital permet aussi de comprendre les difficultés auxquelles se confronte le médiateur. Le formateur propose une analyse en groupe à partir de cas concrets de médiation et présente deux outils méthodologiques : la fiche d’activité (pour évaluer la nature du contentieux traité en médiation) et le questionnaire de « satisfaction » des médiés. Enfin, pour clore le sujet, il commente les résultats d’une étude comparée avec d’autres champs de médiation. Il peut aussi organiser des jeux de rôle spécifiques au secteur de la santé.

FORMATEUR

Monsieur Grégory SIMON : médiateur agréé en matière familiale, sociale, civile et commerciale, psychothérapeute, responsable du service de médiation au CHU de TIVOLI, président de l’association des médiateurs en institution de soins.

PUBLIC CIBLE

Médiateurs, RH, managers, coachs, accompagnateurs, consultants, conseils, … qui sont quotidiennement en relation avec d’autres.

 DATE ET LIEU

Le 02.03.2018 de 14h15 à 18h15 à l’UMONS

PARTICIPATION AUX FRAIS

Membres AMF : 55 €

Non-membres AMF : 80 €

Etudiants 2017-2018 du Certificat Universitaire de médiation de l’UMONS : gratuit

Etudiants des précédentes années du Certificat Universitaire de médiation de l’UMONS : 30 €

A verser sur le compte ING n° BE21 3631 5854 2803 avec comme référence vos nom, prénom et la référence « MEDIATION SANTE».

INSCRIPTION

Par mail : info@espacifique.com avec votre nom et prénom en communication

L’inscription ne sera prise en compte qu’à la réception du versement.

ACCREDITATION

COMMISSION FEDERALE DE MEDIATION (CFM) : 4 heures

Publication de la LA LETTRE D’INFORMATION N°30 DE JANVIER 2018 du médiateur national de l’énergie


 

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Lettre à consulter sur http://www.energie-mediateur.fr/lettre-dinformation-n30-de-janvier-2018-consacree-a-mediation-secteurs-de-consommation-domaine-de-lenergie-particulier/

Vidéo : installation dans les prochains jours d’un médiateur national de l’éolien qui aura pour but de concilier dans les territoires les différentes positions (LCP 31/01/2018)


 

Capture.PNG23.PNGVidéo à consulter sur https://twitter.com/LCP/status/958714761079767040/video/1

Publication de La Voix des PIMMS N° 112 – Janvier 2018


 

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Lettre à consulter sur http://www.pimms.org/page.jsp?currentNodeId=8

Belgique : AG et conférence-débat de l’Union Belge des Médiateurs Professionnels, le 28/02/2018, Bruxelles


AG et conférence-débat de l’Union Belge des Médiateurs Professionnels afin de faire l’Etat des lieux de la médiation et de clarifier les relations entre médiateurs et les autres professionnels (avocats, notaires, travailleurs sociaux….).

Le 28/02/2018 conférence 20h précédée de l’AG + buffet dès 18h.

Lieu: Salle des fêtes 1, av. Sippelberg (métro Osseghem) – Parking aisé.

Renseignements : Hélène van den Steen, présidente de l’UBMP-BUPB-BUPM,  helene.vds@ubmp-bupb-bupm.org

Médiation familiale : Le ministère de la Justice organise une médiation internationale dans l’affaire Aude Torrent de Langeac (43)


Le ministère de la Justice intervient dans l'affaire Torrent
« L’affaire Aude Torrent vient de connaître un nouveau rebondissement : le ministère de la Justice a ordonné de surseoir à l’exécution de l’arrêt de la cour d’appel de Riom, le temps d’organiser une médiation internationale.

La Langeadoise Aude Torrent et son comité de soutien ont appris la nouvelle mardi 30 janvier au soir : le ministère de la Justice a ordonné de surseoir à l’exécution de l’arrêt de la cour d’appel, le temps d’organiser une médiation internationale.

Une décision de justice avait été prise en avril 2017 par la cour d’appel de Riom, qui enjoignait à Aude Torrent de ramener ses garçons chez leur père, en Irlande, pays qu’elle a quitté avec eux il y a un an et demi. Depuis quelques jours déjà, les soutiens à Aude Torrent étaient mobilisés car ils avaient appris une mise en application imminente de cette décision, sur requête du parquet.

La mère stoppe sa grève de la faim

Mais si les gendarmes se sont bien rendus chez Aude Torrent mardi soir, c’était pour une toute autre raison. En effet, « le ministère de la Justice a ordonné de surseoir à l’exécution de l’arrêt de la cour d’appel et il a décidé d’organiser une médiation internationale. La Chancellerie doit désormais contacter Mme Torrent », expliquait, ce mercredi 31 janvier, l’avocat de la jeune femme, Jean-Hubert Portejoie. « Le sursis est valable jusqu’à cette médiation. Le souhait de ma cliente étant qu’ensuite, il soit prolongé jusqu’au résultat du pourvoi en cassation. »

Aude Torrent a mis un terme à la grève de la faim qu’elle avait entamé le 20 janvier dernier. Mercredi 31 janvier, elle se déclarait « satisfaite de cette décision du ministère de la Justice. Et j’espère qu’enfin, un accord sera trouvé dans l’intérêt des enfants. »

La Chancellerie est intervenue rapidement

« La cellule de médiation internationale dépend du ministère. Cette médiation devrait se faire dans le mois », expliquait pour sa part le parquet.

Cette décision du ministère, le comité de soutien, coprésidé par Guy Vissac, l’espérait : « Nous sommes contents. Aude va pouvoir, nous l’espérons, vivre une vie normale jusqu’à la décision de la Cour de cassation. Car nous savons qu’il est possible d’obtenir une suspension jusque-là. Nous avons fait beaucoup de démarches, y compris auprès de personnalités. La Chancellerie a été sollicitée en début de semaine, sa réponse est arrivée très rapidement. Et cela soulage tout le monde. » – P. Hébrard – (Extrait de lamontagne.fr du 31/01/2018)

En savoir plus sur https://www.lamontagne.fr/langeac/justice/haute-loire/2018/01/31/le-ministere-de-la-justice-intervient-dans-l-affaire-torrent_12722798.html

Conflit dans les Ehpad : l’ inspecteur général des affaires sociales, Pierre Ricordeau, prochainement nommé médiateur par la ministre de la Santé


Photo AFP / Christophe Archambault

« Cette réforme, qui vise à faire converger progressivement, de 2017 à 2023, les budgets des Ehpad publics et privés sur les enveloppes « soins » et « dépendance », sera accompagné d’une augmentation des « crédits alloués aux soins de 400 millions d’euros », a rappelé la ministre.

« Adapter la réforme aux réalités de terrain »

En outre, « je nommerai très prochainement un inspecteur de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales), monsieur Pierre Ricordeau, médiateur », a annoncé Agnès Buzyn. Il sera chargé d' »expertiser les appréciations divergentes entre certains départements, certaines fédérations, et les services du ministère, sur les conditions de déploiement et les conséquences budgétaires de la réforme », a expliqué la ministre.

« Je propose que ce médiateur examine la situation effective rencontrée dans quelques départements (…) qu’il me fasse remonter ses remarques, les difficultés, et surtout des propositions pour adapter la réforme aux réalités de terrain », a-t-elle développé. » (Extait de .letelegramme.fr du 30/1/2018)

En savoir plus sur http://www.letelegramme.fr/france/ehpad-pierre-ricordeau-prochainement-nomme-mediateur-30-01-2018-11833447.php#OtqILU0SRzJgLSaM.99
© Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/france/ehpad-pierre-ricordeau-prochainement-nomme-mediateur-30-01-2018-11833447.php#OtqILU0SRzJgLSaM.99

Médiation santé : « Instaurer un dialogue constructif entre les patients et l’Institut Gustave Roussy à Villejuif »


 

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« Depuis une quinzaine d’années, la pratique de médiation introduite dans les hôpitaux vise à améliorer les relations avec les usagers lorsque ces derniers estiment avoir été lésés ou victimes d’un préjudice médical, plus ou moins grave, lors de leur prise en charge.
À Gustave Roussy, depuis juillet 2017, c’est le Dr Bernard Escudier qui assure le rôle de
médiateur médical. Il chapeaute l’ensemble des demandes, assisté de deux médecins pour les réclamations médicales et d’un adjoint pour les questions d’ordre administratif. Après plus de quarante ans consacrés à la médecine à l’Institut, Bernard Escudier a accepté d’ajouter cette mission à ses consultations quotidiennes en urologie. L’un de ses atouts majeurs est d’avoir une parfaite connaissance de Gustave Roussy et d’en connaître bon nombre de ses professionnels.

ÉCOUTE ET DIALOGUE, DEUX MAÎTRES MOTS POUR AVANCER
Le premier rôle du médiateur est d’installer un dialogue avec le patient ou les proches en
leur apportant de l’écoute, des réponses et des solutions, tout en évitant, lorsque cela est possible, un recours judiciaire. Les rencontres avec les usagers se font dans le bureau du médiateur, au niveau de la direction générale de Gustave Roussy : la distinction avec les services de soins est aussitôt faite et, symboliquement, cela permet de prendre de la hauteur, aussi bien dans les étages que sur les sujets traités. « Je suis un vieil oncologue mais un jeune médiateur, ironise le Dr Escudier, j’ai beaucoup à apprendre de ce nouveau rôle au cours des années à venir. » Un rôle passionnant mais pas toujours facile, d’autant plus qu’il faut savoir concilier les attentes des personnes qui le sollicitent avec ce qu’il est en mesure de leur proposer.

Actuellement, la plainte la plus fréquente concerne l’attente en hôpital de jour, «Quelques patients ont lancé une pétition pour protester contre l’attente dans ce service, explique le nouveau médiateur. Je les ai rencontrés en septembre dernier et leur ai présenté les mesures que la direction met en place progressivement. Je leur ai proposé de faire des bilans d’étape pour voir si elles se traduisaient par une amélioration de l’attente et de la satisfaction des patients. Nous sommes en contact régulier depuis. »
Depuis sa prise de fonction, le Dr Escudier a déjà traité près de 70 demandes. Cette montée en puissance témoigne de la notoriété croissante de ce service. « L’augmentation du nombre de prises de contact traduit la variété de domaines dans lesquels l’Institut peut s’améliorer, souligne Bernard Escudier. L’un des rôles du médiateur est donc d’en faire part à la direction mais aussi aux personnes des services concernés de manière à ce que ces dysfonctionnements soient pris en compte. Le bien-être de nos patients sera toujours au coeur des mesures mises en place. »(Extrait de gustaveroussy.fr de janvier 2018)

En savoir plus sur https://www.gustaveroussy.fr/fichiers-statiques/flipbooks/gustave-07/10/

Médiation sociale : les quartiers nord de Roubaix ont désormais leurs médiateurs jusqu’à minuit


Vivien, Mehdi, Farid et Malik ont été retenus pour faire de la médiation dans les quartiers nord.

« L’expérimentation lancée en juin 2016 a fait ses preuves au Trichon, à l’Épeule ou au Fresnoy-Mackellerie. Et la ville de Roubaix a rapidement souhaité recruter quatre autres médiateurs pour couvrir les quartiers nord (Alma-Gare, Cul-de-Four, ECHO, Hommelet). «  On a très vite constaté que les choses étaient conformes à nos attentes  », explique Guillaume Delbar, le maire, à propos d’un dispositif encadré par la préfecture.

Cet automne, la municipalité, certaine de vouloir une nouvelle vague de recrutement, hésitait encore sur le lieu d’implantation. Les quartiers nord ont finalement été privilégiés aux quartiers est, en particulier parce qu’y figure le nouveau campus Gare. L’est de Roubaix aura néanmoins ses médiateurs au printemps. «  On a un accord de principe de la préfecture  », assure le maire.

Les quatre hommes embauchés pour faire le lien entre les habitants du quartier et les institutions sont Roubaisiens, sélectionnés parmi 70 à 80 candidats. Ils connaissent parfaitement ce secteur. Vivien N’Daw, 33 ans, qui habite l’Épeule, avait déjà postulé la première fois. Il a joué dans les deux clubs de football du coin (Roubaix SC et Barbe d’Or). Parcours sportif également pour Farid Lakhdar Chaouche, 32 ans, ancien éducateur sportif à Roubaix Futsal et Barbe d’Or qui a grandi à l’Alma.

« L’idée, c’est d’être là au bon endroit au bon moment. On va essayer d’être l’homme qui tombe à pic. »

Malik Labreche, 40 ans, vient d’Oran-Cartigny. Il a participé, il y a 20 ans, à l’aventure « Basket en liberté » portée par le regretté Jean-Pierre Rousselle, ce qui lui a permis d’être au contact de la population et des acteurs de terrain. Le voilà donc très heureux de retourner dans les quartiers. Mehdi Ben Sadok, 34 ans, est aussi originaire de l’Alma-Gare. Il y a travaillé dans la sécurité, notamment pour Transpole. Son truc à lui, c’est plutôt la médiation, le contact humain.

Engagés en contrat adulte-relais pour une période de trois ans renouvelable une fois, ces quatre Roubaisiens marcheront en binôme du mercredi au dimanche, de 14 heures à minuit. Le maire précise : « On ne leur demande pas de faire la police à la place de la police.  » Repérables à leur gilet violet, ils ont pour mission d’assurer une présence, d’aller à la rencontre des habitants ou de renouer le dialogue avec les jeunes. «  L’idée, c’est d’être là au bon endroit au bon moment. On va essayer d’être l’homme qui tombe à pic  », résume Mehdi.

Des secteurs particulièrement ciblés

Comme dans les quartiers ouest, des secteurs sont particulièrement ciblés par le dispositif. Un premier binôme circulera à l’Alma, à la Fosse-aux-Chênes ainsi qu’au Cul-de-Four. Bien sûr, assurer une présence près de l’université et de la gare est une priorité. Le reste de la rue de l’Alma et la rue de Flandre sont aussi des endroits compliqués.

L’autre binôme couvrira les secteurs de l’Hommelet et d’Oran-Cartigny. Deux places posent de réels problèmes de tranquillité publique dans ces quartiers : la place des Bourles et la place Audenaerde. Il faut s’attendre à voir des médiateurs passer régulièrement dans ces coins-là.

Plus généralement, renouer le contact avec des jeunes déscolarisés traînant les rues est une des missions des médiateurs. «  Ces jeunes de 17 ans, ils ont aussi besoin d’être pris par la main,estime Mehdi Ben Sadok, l’un des médiateurs. Ils disent qu’il n’y a rien pour eux, mais ça n’est pas une fatalité. Et on peut leur servir d’exemple.  » -C-O Bourgeot – (Extrait de lavoixdunord.fr du 13/01/2018)

En savoir plus sur http://www.lavoixdunord.fr/102948/article/2017-01-13/apres-l-ouest-les-quartiers-nord-ont-desormais-leurs-mediateurs-jusqu-minuit#

Journée Européenne sur la Médiation et la Radicalisation Violente, le 2 février 2018 à Liège (Belgique)


 

Capture.PNG58.PNG« La Journée Européenne sur la Médiation et la Radicalisation Violente le 2 février 2018 à la Haute Ecole de Liège, de 9h30 à 17h30, qui a pour objet d’aborder la recrudescence des violences de nature extrémiste dans différentes villes européennes et leur médiatisation du point de vue des inquiétudes, des peurs, de tensions et des fractures que ces violences suscitent un peu partout en Europe. Ces inquiétudes interpellent les acteurs de la médiation et impliquent leurs publics à divers titres. Il s’agit donc de s’interroger : en quoi la médiation et ses espaces peuvent-ils contribuer à la prévention des processus de radicalisation ? Ce questionnement sera alimenté par la présentation de cas concrets qui impliquent des acteurs de la médiation, tant en Belgique que dans d’autres pays partenaires du réseau CreE.A (notamment France et Allemagne) et il aura vocation à déboucher sur un débat qui se poursuivra sur un forum virtuel sur le site du CréE.A www.cree-a.eu. (Extrait de cree-a.eu )

 Programme et inscription sur https://www.cree-a.eu/

Médiation sociale : deux médiateurs accompagnent les gens de la rue à Dinan


Depuis un mois, Sandrine et Didier vont à la rencontre des personnes fragilisées en centre-ville. Ce nouveau dispositif les aide à trouver un toit, une aide médicale, un début d’insertion sociale…

  • Sandrine Le Torriellec et Didier Roquet sont médiateurs sociaux au CCAS. Ils travaillent en partenariat avec la police municipale, les associations et établissements sociaux pour venir en aide aux personnes en situation de précarité dans les rues de Dinan.
    Sandrine Le Torriellec et Didier Roquet sont médiateurs sociaux au CCAS. Ils travaillent en partenariat avec la police municipale, les associations et établissements sociaux pour venir en aide aux personnes en situation de précarité dans les rues de Dinan. 

Depuis un mois, Sandrine et Didier vont à la rencontre des personnes fragilisées en centre-ville. Ce nouveau dispositif les aide à trouver un toit, une aide médicale, un début d’insertion sociale…

Sandrine Le Torriellec et Didier Roquet ne passent pas inaperçus dans les rues du centre-ville. Dans le dos de leur manteau en polaire et imperméable, on lit « Médiateur social » écrit en lettres orange. « Cela veut dire que nous accompagnons les personnes en précarité vers la réinsertion sociale », explique Didier, engagé comme Sandrine, au centre communal d’action social (CCAS). Le dispositif est né il y a un mois.

Le couple travaille en partenariat avec les associations locales (Croix-Rouge, Restos du coeur, Secours populaire…) et la police municipale pour orienter, du mieux possible, vers les établissements adaptés.

« Le plus souvent vers le centre d’hébergement d’urgence (CHU) et le centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) », poursuit Didier. L’objectif est de connaître les besoins individuels pour tendre vers un accompagnement personnalisé.

Accompagner au quotidien

Du mardi au vendredi et de 10 h 30 à 17 h, Didier et Sandrine arpentent 12 kilomètres par jour de macadam pour rencontrer ces femmes et hommes souvent sans domicile fixe. « Nous allons à la gare, car beaucoup d’entre eux sont seulement de passage à Dinan. »

Parmi les « sédentaires » de la ville, le binôme recense une quinzaine d’individus rencontrée du côté du cinéma, de l’église Saint-Malo et sur la place Duclos. « Ils sont, pour la plupart, en rupture professionnelle, familiale voire atteints de troubles psychiatriques. »

L’équipe dispose d’une voiture pour accompagner les plus vulnérables chez le médecin ou à l’hôpital, si besoin.

Les premiers pas sont « difficiles », reconnaissent les médiateurs. « Les personnes croient que nous allons les dénoncer à la police municipale », parce qu’ils gênent les entrées de commerces, notamment rue Carnot, ou sont alcoolisés. « Nous avons l’impression de les faire fuir alors que nous essayons de créer un climat de confiance en les prenant en considération. »

Certains ne donnent pas leur nom, alors Didier trouve des parades : « J’appelle l’un d’eux Monsieur Barbe. » Sandrine a repéré le talent musical chez quelqu’un et lui a prêté une guitare. Un humour et une bienveillance qui rompt la glace.

Pas que la répression

Le dispositif porte déjà ses fruits. « La semaine dernière, nous avons réussi à convaincre quelqu’un d’intégrer le CHRS. L’homme vit désormais en maison de retraite. » Mais il y a toujours des réticences compréhensibles. « Des couples refusent d’être séparés et certains considèrent le CHU comme une prison, car il y a des horaires à respecter. »

Le maire, Didier Lechien, appuie ce nouveau dispositif : « Il ne s’agit pas d’apporter qu’une réponse répressive envers les gens de la rue. » Il rappelle que la consommation d’alcool sur la voie publique, l’amoncellement des détritus et le rassemblement devant les entrées d’immeuble nécessitent l’intervention de la police municipale. « Il faut aussi un accompagnement vers la voie de la réinsertion. »  – P. Péan- (Extrait de .ouest-france.fr du 18/01/2018)

En savoir plus sur https://www.ouest-france.fr/bretagne/dinan-22100/deux-mediateurs-accompagnent-les-gens-de-la-rue-5499335