Processus de médiation : focus sur la catharsis


Hema Médiation
« Le processus de médiation comporte plusieurs étapes qu’il convient de respecter. Ces étapes, mises en exergue par le médiateur Thomas Fiutak constituent pour le médiateur un outil que l’on nomme la « roue de Fiutak ».
Smiley, Émoticône, Colère, Anxiété
J’évoquais chacune de ces étapes dans un précédent post que vous trouverez ici
Le présent article a pour objectif de revenir sur l’une de ces étapes: la catharsis des émotions. Pour rappel, Thomas Fiutak, désigne également cette étape comme « l’expression des émotions dans la médiation ». La catharsis est donc précédée par la manifestation et l’expression par les médiés des émotions fortes qui les animes ainsi que des enjeux affectifs auxquels ils se trouvent confronté.
Cette étape est cruciale et dangereuse pour le médiateur: cruciale car les parties laissent alors libre cours à l’expression de leurs émotions, dangereuse car cette expression est susceptible de mettre en danger le processus même de la médiation. La catharsis pourrait donc être comparée à un récif que le médiateur serait contraint de contourner pour filer vers son but, sans toutefois prendre le risque de frôler le rivage de près, de crainte de s’y échouer.
Le rôle du médiateur lors de cette étape est d’accueillir les émotions des médiés et de favoriser une prise de conscience par chaque médié de la réalité vécue par l’autre médié. Le but du médiateur est clairement d’aider les médiés à dépasser la violence de leurs émotions afin de basculer dans la réflexion d’une stratégie commune, dans l’élaboration d’une solution concertée.
Souvent perçue comme accessoire ou présentant un intérêt mineur, la phase de catharsis ne peut en réalité être négligée lors du processus de médiation. Se refuser à passer par cette étape appauvrit considérablement la médiation, les médiés pouvant avoir le sentiment de ne pas être écouté et compris et se refuser à entendre l’autre ou à travailler avec lui de concert à l’élaboration d’une solution profitable à tous deux. » A. Musadi- (Extrait de /hemamediation.3/09/2018)

Paris : Regards croisés entre médiateurs européens + Brunch & Musique, le 22/09/2018


Le 22/09/2018 – 9h30 à 13h – Brunch-Echanges-Musique
c/o PLANET’MEDIATION – 5, rue de Rome – 75008 PARIS (1er étage)

En tant que Présidente de l’Union Belge des Médiateurs Professionnels, médiatrice agréée, Membre Commission fédérale de Médiation (SPF-Justice) … je répond à l’invitation de Mme MALBOSC, Présidente de PLANET’MEDIATION, asbl (Paris) afin de partager un brunch & échanger sur le thème : « REGARDS CROISÉS ENTRE MÉDIATEURS EUROPÉENS »

Je présenterai l’Union Belge des Médiateurs Professionnels, ses objectifs, ses actions…, la Commission fédérale de médiation, la loi « Promouvoir des formes alternatives de résolution des litiges » (18/06/2018 – M.B 2/07/2018) et les impacts de celle-ci pour les médiateurs, le public….
Infos seront données sur la semaine de la médiation (15 au 20/10/2018).

Musiques du monde : GJOVALIN NONAJ, accordéoniste professionnel

Inscription : contact@planetmediation.com 

INFOS : +33 1 42 66 00 47 ou +33 6 22 05 86 33

Article : « Les médiations », Jean-Pierre Bonafé-Schmitt, Communication et organisation 11, 1997, Négociation et médiation dans l’entreprise


Je suis souvent sollicité par des étudiants qui me demandent une copie de mes premiers articles pour la rédaction de leur mémoire et j’ai donc décidé de les publier sur mon blog et vous les trouverez aussi sur l’Observatoire des Médiations : https://www.observatoiredesmediations.org/Documentation/Bibliographie

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Article à consulter sur https://search.openedition.org/index.php?q=bonafe-schmitt&s=Communication+et+organisation

Agriculture : la présidente de la FNSEA demande une médiation dans le conflit du groupe Tereos.


 

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA.

« La FNSEA effectuait ce jeudi matin sa rentrée syndicale après un été difficile sur le plan climatologique (sécheresse) et la focalisation de l’opinion publique sur le glyphosate. En marge de cette conférence de presse à Paris, la présidente du premier syndicat agricole de France, Christiane Lambert, a commenté la situation de blocage chez Tereos, le groupe betteravier aux milliers de planteurs dans les Hauts-de-France. « Je suis attristée par ces tensions. Ce sont des bagarres fratricides. La coopération doit être un lieu de dialogue », a déclaré Christiane Lambert, alors que trois membres du conseil de surveillance ont été exclus, et que 70 des 73 administrateurs des sections Picardie Ouest, Nord Littoral et Nord ont démissionné au début de l’été, dénonçant une « opacité des comptes. »

« J’ai eu au téléphone toutes les personnes concernées par ce conflit. Puis j’ai rencontré hier (ce mercredi, NDLR) la direction. J’ai demandé la paix des braves avec la mise en place d’une médiation le plus vite possible. Le principe a été accepté par le président de Tereos », a ajouté Christiane Lambert. Il y a quatre jours, le ministre de l’Agriculture avait de son côté fait une offre de service en se disant « prêt à proposer une médiation »…

Gilles Bollé, producteur dans l’Oise, avait toutefois indiqué au Courrier Picard que le groupe devrait « d’abord réintégrer les exclus » avant qu’une médiation soit envisageable. » (Extrait de courrier-picard.fr/ du 30/08/2018)

En savoir plus sur http://www.courrier-picard.fr/132574/article/2018-08-30/tereos-la-presidente-de-la-fnsea-demande-une-mediation

ONU : Le secrétaire général, Antonio Guterres, a appelé les Etats à investir dans les efforts de médiation pour régler de manière pacifique les conflits à travers le monde.


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Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé les Etats à investir dans les efforts de médiation pour régler de manière pacifique les conflits à travers le monde, à l’occasion d’un débat au Conseil de sécurité.

M. Guterres a rappelé qu’il a fait de « la montée en puissance de la diplomatie pour la paix » l’une de ses priorités. La prévention des conflits, qui inclut des investissements dans la médiation, la consolidation de la paix et le développement durable, doit être notre priorité, a-t-il déclaré devant les membres du Conseil, cité dans un communiqué publié mercredi.

Il a passé en revue les instruments de médiation à disposition de l’ONU, tels que les bons offices de ses représentants et envoyés spéciaux, qui peuvent conduire des processus de paix comme en Libye ou diriger des opérations complexes comme au Mali.

Il s’est félicité de deux récents succès de médiation. A Madagascar, l’envoyé spécial du secrétaire général a aidé à faciliter les négociations pour l’organisation d’élections libres et justes. Et en Gambie, l’ONU, en coordination avec des organisations et pays partenaires, a réussi à éviter une crise politique majeure.

Un engagement discret peut jouer un rôle important, a poursuivi le secrétaire général, en prenant l’exemple des pourparlers qui se poursuivent avec les talibans en Afghanistan malgré des années de guerre, à l’écart du grand public, permettant aux positions de se clarifier.

« Une médiation réussie et le règlement pacifique des différends exigent une compréhension profonde des dirigeants et de leurs groupes – et une volonté politique forte », a noté le chef de l’ONU.

Selon lui, il faut à l’avenir impliquer davantage les femmes dans les processus de paix, ainsi que les jeunes, qui sont « des agents cruciaux du changement et des avocats pour la paix ».

Enfin, le secrétaire général a insisté sur le rôle central du Conseil de sécurité, qui peut signaler aux parties belligérantes qu’elles doivent régler pacifiquement leurs différends. « Lorsque ce Conseil n’est pas uni, nos efforts de médiation en pâtissent », a-t-il constaté. Il a appelé le Conseil à s’engager « davantage en faveur d’une utilisation plus efficace de la médiation ». (Extrait de french.xinhuanet.com du 29/08/018)

En savoir plus sur http://french.xinhuanet.com/2018-08/30/c_137429977.htm

Mayotte : exploration de la méthode médiation Nomade, pour l’inclusion des publics en errance


 

« A l’initiative de l’association MAN, Yazid Karfi, professeur d’université et fondateur de la médiation Nomade, sera prochainement à Mayotte pour expliquer et tenter de décliner sa méthode.

Il s’agit d’ouvrir “un espace convivial en soirée au cœur des quartiers afin d’accueillir des publics parfois en errance, notamment des jeunes, afin d’impulser des dynamiques préventives prenant en compte les difficultés de ces territoires.
Médiation Nomade installe ainsi son véhicule utilitaire de 10 m³ ( en lieu et place du camping car, trop coûteux) au sein des villes, villages et des quartiers difficiles, sur la place principale, au plus près des habitants entre 18h et 21h, à l’heure où les « institutions » classiques ne sont plus présentes.
Une terrasse de café, thé s’improvise alors en vue d’instaurer un espace de partage et de rencontre :
◆ retisser les liens,
◆ provoquer les rencontres,
◆ rapprocher des mondes qui ne se connaissent pas et qui parfois se méprisent,
◆ instaurer le dialogue avec les habitants permettant de désamorcer certaines tensions,
◆ valoriser et instaurer un climat convivial et de confiance.
◆ Animer des jeux coopératifs, des ateliers slam pour la citoyenneté, spécifiques aux jeunes”

L’article Exploration de la méthode médiation Nomade, pour l’inclusion des publics en errance est apparu en premier sur Le journal de Mayotte. » (Extrait de mayotte.orange.fr du 2/09/2018)

En savoir plus sur https://mayotte.orange.fr/actu/mayotte/exploration-de-la-methode-mediation-nomade-pour-l-inclusion-des-publics-en.html

Médiation scolaire : un projet de médiation par les pairs au collège La Chaussonnière à Avranches


photo guy landragin, principal du collège la chaussonnière et murielle hartereau, principale adjointe, à la veille de la rentrée 2018-2019. © ouest-france

Cette année scolaire 2018-2019, le collège La Chaussonnière propose un projet pour « améliorer le climat scolaire ».

La médiation par les pairs a pour but de « former les élèves à gérer les petits conflits entre eux », explique Guy Landragin, principal du collège La Chaussonnière, à Avranches. Les élèves volontaires seront formés à la médiation par un organisme agréé qui va leur « donner un savoir-faire. Un protocole sera mis en place. Une formation de trois jours sera proposée en octobre ou en novembre 2018 pour les élèves souhaitant devenir médiateur. »

« C’est un projet important pour améliorer le climat scolaire » dans un établissement qui bénéficie d’une « forte mixité scolaire » . Le but est de régler les conflits autrement que par la violence, au travers de discussions entre les élèves en conflit et l’élève-médiateur. – Marine DELATOUCHE.  – (Extrait de cherbourg.maville.com du 2/09/2018)

En savoir plus sur https://cherbourg.maville.com/actu/actudet_-un-projet-de-mediation-par-les-pairs-au-college-la-chaussonniere_loc-3520979_actu.Htm

Ouvrage : NEUTRALITE AU PLURIEL – Quand les médiateurs s’interrogent, COREM, Médias§Médiations, 2018,132p., 15€


 COREM - Neutralité au pluriel - Quand les médiateurs s'interrogent.

« NEUTRALITE AU PLURIEL – Quand les médiateurs s’interrogent

COllectif de REcherche sur les pratiques de Médiation / COREM

Neutralité au pluriel nous invite à une réflexion constructive sur les pratiques, les concepts, les règles et les codes de la médiation. Une douzaine de membres du COllectif de REcherche sur les pratiques de Médiation (COREM) s’interrogent sur la manière dont la neutralité traverse l’espace de médiation, et la posture devant garantir leur éthique professionnelle.

En publiant leurs travaux, ils choisissent de partager plus largement leur questionnement, leurs expériences et leurs échanges. Et relancent un débat toujours vif chez tous les professionnels.

« Cette expérience de recherche collective s’appuyant sur des aspects théoriques et conceptuels de la médiation s’est révélée très impliquante personnellement et émotionnellement. La tâche a parfois été rude, exigeante, longue, fastidieuse et aussi enthousiasmante. »

(Extrait du préambule)

Coordination : Hélène Lesser – Préface : Dominique Lecoq

Auteurs : Kadhidja Amiti, Claire Bonnelle, Alix Bouche, Bernard Cortot,
Claire Denis, Danièle Garin, Maïté Lassime, Hélène Lesser, Anne-Laure Petitjean, Hélène Schwartz, Laura Cardia Vonèche, Emile Ricard (Extrait de

En savoir plus et commande sur https://www.medias-mediations.fr/nos-ouvrages/neutralite-au-pluriel-1/

Médias : Emmanuelle Daviet promue médiateur des antennes à Radio France


« Emmanuelle Daviet, jusqu’alors déléguée à l’Education aux Médias, à la Diversité et à l’Egalité des chances de France Inter et responsable de son programme citoyen d’éducation aux médias « InterClass’ » depuis sa création en 2015, est promue médiateur des antennes de Radio France. Elle succédera ainsi à Bruno Denaes le 3 septembre. Mme Daviet débute sa carrière de journaliste en presse écrite à Centre Presse avant de se lancer en radio en tant que reporter, présentatrice de journaux et de magazines à Poitiers. Correspondante de Radio France dans la Vienne, elle rejoint ensuite France Info en tant que chroniqueuse consommation et société. Elle intègre, en 2004, la rédaction en chef des chroniques. En 2007, chez France Inter, elle est journaliste spécialiste consommation puis journaliste spécialiste éducation au service des informations générales puis au service société. Elle devient chef du service société de la rédaction en 2012. En mars dernier, elle est nommée par le CSA, membre de l’Observatoire Education et Médias, lieu de réflexion et de préconisations pour l’instance en matière d’évolution des usages informationnels et des technologies numériques. Elle est en outre membre du Comité diversité et citoyenneté de Radio France depuis 2015 et membre du Comité pour la diversité de l’Institut de pratique du journalisme Paris-Dauphine. » (Extrait de cbnews.fr du 29/08/2018)

En savoir plus sur http://www.cbnews.fr/mouvements/radio-france-emmanuelle-daviet-promue-mediateur-des-antennes-a1044446

Médiation scolaire : de futurs médiateurs au collège Aragon de Jarny (54)


Pour former les citoyens de demain, l’équipe éducative du collège Louis-Aragon, à Jarny, va continuer à écouter et guider les élèves. Entre aide aux devoirs et incitation à la médiation.

Réunie autour de la principale Christelle Waselinck, l’équipe pédagogique du collège Louis-Aragon affichait un dynamisme communicatif, jeudi matin à Jarny, à quelques jours de la rentrée scolaire. Photo D.V.Photo HDRéunie autour de la principale Christelle Waselinck, l’équipe pédagogique du collège Louis-Aragon affichait un dynamisme communicatif, jeudi matin à Jarny, à quelques jours de la rentrée scolaire. Photo D.V.

Une certaine effervescence règne depuis une dizaine de jours au collège Louis-Aragon de Jarny. « Pour bien préparer la rentrée scolaire, le personnel administratif et de maintenance a déjà repris le travail », annonce Christelle Waselinck, Madame la principale. Tout sourire à l’idée de présenter son équipe et les challenges à mener en 2018-2019 !

Trois nouvelles têtes

Les effectifs augmentent légèrement cette année au sein de l’établissement scolaire jarnysien. « Les inscriptions se font encore. Pour l’heure, nous devrions accueillir 680 élèves venant de toute la campagne autour de Jarny – Doncourt, Batilly, Chambley… – soit une dizaine de plus que l’an dernier. Notre équipe d’enseignants est stable avec une cinquantaine de membres, dont deux nouveaux », chiffre-t-elle. Longtemps enseignante en Segpa, Nathalie Muratori y fait cette fois son entrée en tant que directrice de la Section d’enseignement général et professionnel adapté. Ravie de continuer à œuvrer dans un collège où elle a aussi étudié, gamine, avant d’y être surveillante. Autant dire qu’elle en connaît les moindres recoins !

Après trois ans à Ancemont (Meuse), Élise Liotard est la nouvelle conseillère principale d’éducation. Originaire de la Drôme, elle assumera cette fonction importante aux côtés d’Aurélie Lhuillier, déjà en place. Quant à Sandrine Beck, l’ancienne militaire en reconversion sera un des nouveaux éléments du secrétariat du service “intendance”.

Pour dissiper les conflits

« À retravailler cette année », le projet d’établissement mêlera toujours « culture, pédagogie et éducation », assure Christelle Waselinck. Notamment quand il s’agira de former des élèves médiateurs. « Volontaires, ils seront amenés à gérer, de façon extrêmement encadrée, des conflits mineurs concernant d’autres élèves », dévoile la principale-adjointe Cécile Urban-Choisel. « Cette idée entre dans le projet citoyen de l’adolescent qui pourra le présenter à l’oral au brevet des collèges. En tant qu’adultes, nous serons également formés par l’association nationale Aroven, en lien avec l’Académie. » Comme l’équipe de direction, les jeunes gens vont devoir apprendre à « écouter, argumenter, rester neutre ». Tout un programme !

D’autant que cette année, ceux de cycles 3 et 4 ont été révisés et que le téléphone portable n’aura plus le droit de sonner au collège. « Les jeunes vont à nouveau devoir se parler ! », apprécie Nathalie Muratori tandis que le dispositif “devoirs faits” est reconduit afin d’épauler les collégiens qui en éprouvent le besoin dans l’apprentissage de leurs leçons.

Rentrée en chanson des 6es  !

Les élèves de 6e  effectueront leur rentrée au collège Aragon ce lundi 3 septembre à 8h. À 12h, ils pourront déjeuner dans l’enceinte de leur nouvel établissement avec leurs parents. Ces derniers seront également accueillis de 13h30 à 17h par l’équipe pédagogique avant l’interprétation d’un titre du chanteur Grégoire par ces pré-ados, dans la cour, à 16h. À noter que mardi, les 6es  resteront à la maison, le temps de terminer les derniers préparatifs avant d’attaquer leur année scolaire mercredi.

Les élèves de 5e , 4e  et 3e  reprendront, de leur côté, les cours ce mardi 4 septembre à 8h avant de débuter leur nouvel emploi du temps dès 13h. »- D. V.- (Extrait de republicain-lorrain.fr du 31/08/2018)

En savoir plus sur https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-briey/2018/08/31/au-college-aragon-de-futurs-mediateurs

Centrafrique : Signature d’un document harmonisé de 14 groupes armés centrafricains avec l’UA


Les habitants du quartier majoritairement musulman du PK5 manifestent devant le siège de la MINUSCA, la mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine, à Bangui, le 11 avril 2018.

« Les émissaires des 14 groupes armés centrafricains et de l’Union africaine (UA), chargée de mener la médiation soutenue par Bangui et l’ONU, ont achevé jeudi soir une « réunion positive » dans l’ouest de la Centrafrique, selon l’UA.

La « réunion positive de Bouar (ouest) s’est achevée hier avec la signature du document unique des revendications par les représentants des 14 groupes armés », a indiqué vendredi à l’AFP Francis Che, porte-parole du panel de l’UA en Centrafrique.

Ce document a été remis vendredi au gouvernement comme « base de négociations entre les deux parties », selon M. Che.

Après avoir rencontré tous les groupes armés opérant en Centrafrique depuis plus d’un an, le panel de l’UA a regroupé leurs revendications dans un document qui a été « harmonisé » jeudi entre les différentes parties.

Le document de synthèse signé des 14 groupes armés, obtenu par l’AFP, contient 104 revendications, plus que le document initial « non harmonisé » qui en contenait 97.

Le quartier à majorité musulmane PK5 de Bangui, au lendemain d'une opération militaire menée par la force de maintien de la paix de l'ONU, la MINUSCA, contre des groupes d '"autodéfense", le 9 avril 2018.
Lire aussi :

Crise en Centrafrique : médiation parallèle au Soudan sous l’égide de Moscou

Cinq points ont cependant été mis en « réserve » par le panel de l’UA, dont l’amnistie générale réclamée par les groupes armés.

Cette amnistie, récemment jugée « impensable » par plusieurs ONG, est un point crucial de cette médiation: demandée par les groupes armés, elle a toujours été refusée par Bangui sous la pression de l’ONU et de ses partenaires.

Une Cour pénale spéciale (CPS) a été créée pour juger les crimes commis dans le pays depuis 2003, et plusieurs chefs de groupes armés sont cités dans des rapports d’enquête de l’ONU quand d’autres sont sous la menace d’un mandat d’arrêt.

Cette médiation africaine, lancée en juillet 2017 et soutenue par l’ONU ainsi que par les principaux partenaires de la Centrafrique, est critiquée par les diplomates et les observateurs pour sa lenteur et son manque d’efficacité.

Une médiation parallèle a été initiée par la Russie et son allié soudanais mardi à Khartoum (Soudan), avec la signature d’une « déclaration d’entente » entre quatre groupes armés.

Affrontements meurtriers entre groupes armés à Bria

Dans un courrier au président russe Vladimir Poutine obtenu vendredi par l’AFP, le président centrafricain Faustin-Archange Toudaéra l’a remercié pour cette réunion à Khartoum.

« Mon pays est rassuré par votre présence à ses côtés dans la poursuite des actions devant conduire à un accord de paix », a déclaré M. Touadéra à M. Poutine.

De nombreuses tentatives de médiation ont eu lieu en Centrafrique depuis le début de la crise en 2012, et sept accords de paix ont été signés, sans qu’aucun ne parvienne à un retour au calme.

Ce pays est ravagé par des combats incessants entre des groupes armés qui combattent pour le contrôle des territoires et leurs ressources. Impuissant, l’Etat n’a de contrôle que sur une très maigre partie du pays. » (Extrait de voaafrique.com du 31/08/2018)

En savoir plus sur https://www.voaafrique.com/a/r%C3%A9union-positive-entre-groupes-arm%C3%A9s-centrafricains-et-l-ua-/4552088.html