« MÉDIATION ET PÉREMPTION D’INSTANCE :UN NOUVEL ÉCLAIRAGE DE LA COUR DE CASSATION EN FAVEUR DU DÉVELOPPEMENT DE L’AMIABLE » par Fabrice Vert, magistrat (linkedin.com)


« Dans une série d’arrêts du 27 mars 2025 la deuxième chambre civile de la Cour de cassation apporte d’importants éclairages en matière de péremption d’instance

Dans ce nouvel arrêt du 27 mars 2025 , une jurisprudence très favorable à la médiation
La Cour de cassation considère que la lettre informant le juge de l’échec de la médiation est une diligence interruptive de la péremption d’instance au sens de l’article 386 du code de procédure civile et permet le rétablissement de l’affaire radiée. voir aussi Civile 2e, 27 mars 2025, numéro 22-20. » (Extrait de https://www.linkedin.com/posts/fabrice-vert-8705b8212_27-mars-2025-cour-de-cassation-pourvoi-n-activity-7312058395618865153-0I7B/?utm_source=share&utm_medium=member_android&rcm=ACoAAAI9qKIBUdrVnyHXEanNZav8WKMzIxTvR8I

Cf aussi27 mars 2025, Cour de cassation, Pourvoi n° 22-15.464 https://www.courdecassation.fr/decision/67e4f460482b9311fa9a3ec4

Audio : « La coordination parentale en France », par Sylsie Albertelli, Famille en vrac


A écouter sur https://open.spotify.com/episode/4JuYvHyhDjpziXwP9PlRtY?si=1LHXaEtSSPq-DnjjTF3KWQ&nd=1&dlsi=885c726042784a04

« La médiation progresse en Europe ! Dans son dernier rapport d’évaluation, la CEPEJ a mis en lumière des avancées significatives en la matière dans toute l’Europe » (equanim-international)


« Quelles en sont les points clés ?

1️⃣ Adoption généralisée de la médiation : La médiation existe désormais dans tous les États membres de l’UE, démontrant une reconnaissance croissante de son importance.

2️⃣ Caractère obligatoire limité : La moitié des États rendent la médiation obligatoire pour certains types d’affaires.

3️⃣ Progrès notables et initiatives innovantes : Certains pays ont mis en place des mesures novatrices (ou les envisagent), telles que des incitations fiscales (Italie), la médiation en matière pénale (Pays-Bas), ou des services de médiation intégrés aux tribunaux (Angleterre et Pays de Galles).

✅ Ces éléments soulignent une tendance unanime vers l’intégration de la médiation dans les systèmes judiciaires européens, et révèlent également des opportunités pour son développement futur. » (Extrait de equanim-international d’avril 2025)

En savoir plus sur https://www.linkedin.com/posts/equanim-international_tendances-et-conclusions2024-rapport-cepej-activity-7313134625243955200-ZC5X/?utm_source=share&utm_medium=member_android&rcm=ACoAAAI9qKIBUdrVnyHXEanNZav8WKMzIxTvR8I

Rapport de la CEPEJ à consulter sur https://www.coe.int/fr/web/cepej/special-file

Article : « Le contenu des accords de médiation » par Jean-Pierre Bonafé-Schmitt, Revue de Prévention et de Règlement des Différends, Vol.1, N°1, 2003, Faculté de Droit, Université de Sherbrooke, Editions Yves Blais


Rapport d’activité 2024 de la Médiatrice de la ville de Lyon


Rapport à consulter sur https://www.calameo.com/read/00004189750f65b4a1e28

« Le transfert et le contre-transfert dans l’espace de médiation familiale : mon expérience en tant que médiatrice » par Manon Lagrange, médiatrice familiale (linkedin.com)


 » En tant que médiatrice familiale, j’ai souvent été confrontée aux dynamiques de transfert et de contre-transfert dans l’espace de médiation. La relation entre le médiateur et les parties impliquées est essentielle pour favoriser le dialogue et l’émergence de solutions adaptées. Toutefois, ces phénomènes inconscients peuvent influencer la posture du médiateur et la qualité des échanges. Avec le temps et l’expérience, j’ai appris à identifier et à gérer ces mécanismes afin d’assurer une médiation équilibrée et professionnelle.

1. Définition du transfert et du contre-transfert

Le transfert se manifeste lorsque les parties projettent sur moi des émotions et des attentes issues de leurs expériences passées. Par exemple, il m’est arrivé qu’un parent en détresse me perçoive comme une figure de soutien maternelle, ou qu’un autre me considère inconsciemment comme une juge décidant de son sort.

Le contre-transfert, quant à lui, correspond à mes propres réactions face à ces projections. J’ai parfois ressenti une empathie particulière pour une personne dont l’histoire résonnait avec mon vécu, ou au contraire, une forme de malaise face à certaines attitudes. Ces réactions, si elles ne sont pas conscientisées, peuvent altérer mon impartialité.

2. Manifestations en médiation familiale

Avec l’expérience, j’ai observé plusieurs situations où ces phénomènes se manifestaient :

Un sentiment d’agacement ou de rejet face à certains comportements, révélant un contre-transfert que je devais analyser et réguler.

Un parent en grande détresse cherchant un soutien affectif et me plaçant dans un rôle de protectrice.

Une réaction émotionnelle intense de ma part face à une histoire qui faisait écho à des expériences personnelles. » (Extrait .linkedin.com du du 27/03/2025)

En savoir plus sur https://www.linkedin.com/pulse/le-transfert-et-contre-transfert-dans-lespace-de-mon-en-lagrange-cdmde/?trackingId=xx57PJpCQIe5bHIOlYyPEQ%3D%3D

Formation à la médiation humaniste avec Guy Escalettes


En savoir plus sur https://www.linkedin.com/posts/alain-deluze-033b4247_plusieurs-dates-de-stages-en-ile-de-france-activity-7309866634695901185-JLZd/?utm_source=share&utm_medium=member_android&rcm=ACoAAAI9qKIBUdrVnyHXEanNZav8WKMzIxTvR8I

Médiation administrative : une convention inédite signée à Nancy par le CHRU, la CAA et le TA (ici-c-nancy.fr)


« Dans le cadre des réformes récentes de la justice administrative, la Cour administrative d’appel (CAA) de Nancy, le Tribunal administratif (TA) de Nancy et le Centre hospitalier régional et universitaire (CHRU) de Nancy ont posé un jalon important en signant mercredi 16 avril 2025 une convention commune. L’objectif, promouvoir la médiation comme mode de résolution prioritaire des litiges opposant l’administration aux usagers, entreprises ou agents publics. Avec à la clé, une alternative plus rapide et plus souple aux procédures contentieuses traditionnelles tout en renforçant la coopération entre magistrats et acteurs de santé.

Souvent formelle, coûteuse et longue, la procédure contentieuse, cède ainsi le pas à une médiation « précontentieuse » encouragée avant toute saisine du juge. Le CHRU de Nancy s’engage à proposer systématiquement cette voie amiable à ses interlocuteurs, qu’il s’agisse de différends relatifs aux soins, aux marchés publics ou aux contrats de travail. 

La convention introduit également la possibilité pour le magistrat administratif de suggérer une médiation à tout stade d’une procédure déjà engagée. Si les parties acceptent cette proposition, un médiateur impartial est désigné et dispose de trois mois, renouvelables une fois, pour conduire les discussions et faciliter un accord. Ce mécanisme vise à réinstaurer le dialogue et à privilégier une approche globale des conflits, tout en désengorgeant les tribunaux administratifs. » (Extrait de .ici-c-nancy.fr du 19/04/2025)

En savoir plus surhttps://www.ici-c-nancy.fr/sante/17133-mediation-administrative-une-convention-inedite-signee-a-nancy-par-le-chru-la-caa-et-le-ta.html

LES GRANDS ENTRETIENS JUSTICE INFO : « La voie restaurative ou l’âme de la justice » par Clémentine Méténier, entretien avec Antoine Garapon, auteur de « Pour une autre justice – la voie restaurative » (justiceinfo.net)


JUSTICE INFO : Vous venez de signer un ouvrage intitulé « Pour une autre justice – la voie restaurative », pourquoi maintenant ?

ANTOINE GARAPON : J’ai mis des années à l’écrire car il récapitule un peu ma carrière. J’ai été juge des enfants pendant 12 ans, j’ai été très engagé dans la lutte contre les atrocités de masse, et aujourd’hui, j’ai retrouvé mes premières amours, si je puis dire, en étant proche des victimes dans le cadre de la Commission reconnaissance et réparation (CRR). J’ai appris à leur contact qu’elles se sentaient coupables. On rencontre des situations révoltantes de personnes agressées quand elles avaient 9, 10, 14 ans devenues des adultes en grande difficulté et qui s’estiment responsables de ce qui leur est arrivé ; ce sentiment est extrêmement répandu parmi les victimes de violences sexuelles. C’est pour cela que certaines s’appliquent à rater leur vie, comme si elles voulaient se punir. Le viol est le seul crime dont l’auteur se sent innocent et la victime coupable.

C’est ce qui fait la différence entre la victime et l’offensé. L’offensé, c’est quelqu’un à qui on a fait du mal, mais qui tient debout. La victime, c’est celle que le mal a complètement détruite. La justice restaurative, c’est donc penser la justice à partir de cette expérience éthique négative de la victime qui ne rentre pas dans les catégories de la loi. D’où le projet de ce livre, qui est de penser la justice au-delà de la loi et de la justice dite « ordinaire ». (Extrait de justiceinfo.net du 11/02/2025)

En savoir plus sur https://www.justiceinfo.net/fr/141453-voie-restaurative-ame-justice.html

,

« L’essor du coaching coparental au Québec : un tournant avec le Code de procédure civile de 2016 et la justice participative » par Sylsie Albertelli, Avocate(village-justice.com)


« Le coaching coparental a connu une ascension remarquable au Québec depuis l’entrée en vigueur du nouveau Code de procédure civile en 2016. Ce dispositif, qui s’inscrit dans une philosophie de justice participative, met l’accent sur la coopération entre les parents et favorise les modes alternatifs de résolution des conflits afin de protéger l’intérêt de l’enfant.

Un cadre juridique favorable au coaching coparental.

Le fondement légal du coaching coparental repose sur plusieurs textes majeurs du droit québécois. La Charte des droits et libertés de la personne du Québec, à son article 39, affirme que tout enfant a droit à la protection, à la sécurité et à l’attention de ses parents ou des personnes en charge de son bien-être. Cette disposition est reprise dans le Code civil du Québec à l’article 32.

L’article 33 du Code civil précise quant à lui que toute décision concernant un enfant doit être prise dans son intérêt supérieur en prenant en compte des éléments tels que son âge, sa santé, son milieu familial et la présence éventuelle de violences conjugales ou sexuelles. Ce cadre pose ainsi les bases d’une prise en charge adaptée aux besoins de l’enfant, directement en lien avec les objectifs du coaching coparental. » (Extrait de village-justice.com du 17/02/2025)

En savoir plus sur https://www.village-justice.com/articles/essor-coaching-coparental-quebec-tournant-avec-code-procedure-civile-2016,52441.html

Colloque: La place de la médiation dans la justice des mineur, le 24 juin 2025, Université de Fribourg (Suisse)


« A l’occasion des 20 ans d’existence du Bureau de la médiation pénale pour mineurs de Fribourg (BMPM), cette journée propose un arrêt sur images de cette pratique de justice restaurative. Elle se conjuguera sur une base d’intervenant-e-s du terrain (médiateurs/trices, juges), avec des témoignages de médiant-e-s ayant participé à des processus, mais se nourrira aussi d’exposés en lien avec cette pratique en Suisse et à l’étranger, en Belgique notamment. » (Extrait)

Intervenant·e·s

Antonio Buonatesta, membre du Board du Forum européen de Justice restaurative, Belgique
Tania Casa, médiatrice au BMPM
Caroline Chavaillaz, intervenante en protection de l’enfant, SEJ, Fribourg
Pascale Coquoz, spécialiste en santé sexuelle, Fribourg
Gérard Demierre, médiateur au BMPM, responsable du CAS en justice des mineurs, Université de Fribourg
Sandra Dietsche, médiatrice au BMPM
Pierre-Laurent Dougoud, juge au Tribunal pénal des mineurs de Fribourg
Fabien Gasser, procureur général du canton de Fribourg
Marie-José Lacasa Diaz, spécialiste en psychothérapie, reconnue au niveau fédéral, superviseuse, Genève
Michel Lachat, ancien juge des mineurs, Fribourg
Camille Perrier Depeursinge, professeure de droit pénal et présidente de l’AJURES, Lausanne
Nicolas Queloz, professeur émérite de droit pénal et de criminologie, directeur du CAS en justice des mineurs, Université de Fribourg

Programme et inscription sur https://www.unifr.ch/formcont/fr/formations/detail.html?cid=3533