Informations sur l’activité de l’Institut Régional Médiation Occitanie


Cameroun : La difficile médiation de l’Église catholique dans la crise anglophone au Cameroun


« Dans plusieurs messages diffusés sur les médias sociaux fin janvier, les séparatistes anglophones ont demandé aux habitants des régions du nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun de boycotter la visite, à Bamenda (sud-ouest) du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège. Pour justifier ces appels, les séparatistes ont estimé que l’Église est partisane dans la crise anglophone et qu’elle s’est rangée du côté du chef de l’État Paul Biya.

Le cardinal Tumi retenu par des troupes anglophones pendant 3 heures

Signe de ce mécontentement des troupes séparatistes, le cardinal Christian Tumi, archevêque émérite de Douala, l’un des principaux acteurs du dialogue pour résoudre lacrise anglophone, a été retenu pendant trois heures alors qu’il quittait Kumbo pour Bamenda le 30 janvier. Il est finalement arrivé à Bamenda le même jour, assez fatigué, accompagné par les forces de sécurité du Cameroun. À plus de 90 ans, l’archevêque émérite de Douala avait été enlevé pendant plusieurs heures les 5 et 6 novembre 2020 avant d’être libéré.

Ce nouvel incident révèle la complexité de la situation de l’Église, appelée à faire de la médiation entre deux camps antagonistes qui l’accusent d’être partisane. « Il arrive que les séparatistes nous accusent d’être proches du gouvernement et que le gouvernement aussi nous accuse d’être proches des séparatistes », déclarait à La Croix Africa Mgr Andrew Nkea, archevêque de Bamenda.

Vendredi 29 janvier, au cours d’une séance de travail avec le cardinal Parolin, Mgr Abraham Kome, président de la Conférence épiscopale du Cameroun, a aussi abordé les écueils des tentatives de médiation amorcées par l’Église.

Vendredi 29 janvier, au cours d’une séance de travail avec le cardinal Parolin, Mgr Abraham Kome, président de la Conférence épiscopale du Cameroun, a aussi abordé les écueils des tentatives de médiation amorcées par l’Église.

Parvenir à la paix

« S’agissant de la crise dans le nord-ouest et le sud-ouest, l’offre de médiation de l’Église catholique a été rejetée, a-t-il exposé. La demande des évêques du Cameroun de rencontrer le président de la République afin de discuter et d’envisager des pistes de sortie de crise est jusqu’ici restée lettre morte. Malgré l’organisation du “grand dialogue”, les massacres de Ngarbuh, Kumba et autres tueries sont la preuve que beaucoup reste à faire pour mettre fin à la guerre. Les évêques sont convaincus que seul un vrai dialogue incluant toutes les parties peut favoriser un retour à la paix dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest. » Pour sa part, au sortir de sa rencontre le 29 janvier avec le chef de l’État camerounais Paul Biya, le secrétaire d’État du Saint-Siège a évoqué son souci du retour à la paix dans la partie anglophone du pays. » (Extrait de la-croix.com du 01/02/2021)

En savoir plus sur https://www.la-croix.com/Religion/difficile-mediation-lEglise-catholique-crise-anglophone-Cameroun-2021-02-01-1201138287

Le bilan d’activité 2020 du médiateur des entreprises


« L’activité du Médiateur des entreprises a fortement augmenté en 2020. Ainsi, plus de 9600 sollicitations et
demandes de médiations ont été reçues et gérées par les équipes tout au long de l’année dernière. Cette hausse
est à mettre en lien direct avec la crise économique provoquée par l’épidémie de la Covid-19.
Face à ce grand nombre de demandes, le Médiateur des entreprises a renforcé considérablement son réseau, en
passant de 70 médiateurs délégués fin 2019 à 90 début 2021. Cette équipe est composée des médiateurs nationaux
délégués, des médiateurs régionaux placés au sein des DIRECCTE ainsi que de l’équipe centrale qui s’est également
mobilisée pour répondre de manière efficace aux problématiques exprimées par les chefs d’entreprise sur
l’ensemble du territoire français. Dans sept cas sur dix, un accord a pu être trouvé démontrant ainsi le maintien
de l’efficacité de la médiation dans ce contexte inédit.
Le Médiateur des entreprises a également mis en place un soutien spécifique pour les secteurs d’activité fortement
impactés par la crise. Ainsi, il est missionné par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la
Relance pour leur apporter un service sur mesure en assurant notamment une liaison avec les administrations en
charge de la gestion des aides. Par ailleurs, le Médiateur des entreprises accompagne plusieurs filières stratégiques
: l’automobile, l’aéronautique ou encore l’industrie agroalimentaire. Au travers du dialogue, il aide à maintenir des
relations équilibrées entre les grands clients et les fournisseurs dans ces secteurs clés en forte tension.
En outre, le Médiateur des entreprises s’engage depuis 10 ans déjà pour une économie plus responsable. Il contribue
par ses actions, à faire évoluer positivement et durablement les comportements des acteurs économiques. En 2020,
il a été missionné par la loi Anti-gaspillage et économie circulaire engagé dans l’accompagnement des filières de
recyclage. Le Médiateur a également été missionné sur le développement du Label Relations fournisseurs et achats
responsables.
Enfin, il soutient au quotidien les pratiques solidaires avec le mouvement #SolidaritesEconomiques. » (Extrait de /minefi du 2/02/2021)

En savoir plus sur https://minefi.hosting.augure.com/Augure_Minefi/r/ContenuEnLigne/Download?id=B70C560B-2E9A-47F2-8507-1E928E704809&filename=620%20-%20BILAN%20D%E2%80%99ACTIVITE%20DU%20M%C3%89DIATEUR%20DES%20ENTREPRISES%20POUR%202020.pdf

« L’écoute empathique » par Catherine EMMANUEL (intermedies-mediation.com)


INTER-médiés La revue de la Médiation

« Combien de discussions stériles où chacun défend âprement son point de vue pour s’apercevoir, in fine, qu’ils ne parlaient pas de la même chose, voire même qu’ils étaient d’accord mais ne s’exprimaient pas de la même façon. Au mieux, on pratique une écoute projective en n’entendant que ce qui résonne dans notre propre cadre de référence, ou adhésive en n’entendant que ce avec quoi l’on est d’accord ; au pire, on pratique une écoute passive du cause toujours ou évaluative propre aux attitudes de Porter (évaluation, interprétation, investigation, solution, consolation). En d’autres termes, au lieu de prendre le temps d’écouter l’autre on cherche surtout à s’en faire entendre : la communication dégénère et le conflit apparaît.

Or, il existe une manière d’écouter qui favorise l’entente dans tous les sens du terme : l’écoute empathique, conceptualisée par Carl Rogers, psychologue américain humaniste (1902–1987) dont s’est inspiré Marshall Rosenberg en modélisant la Communication non violente (CNV). Initialement technique d’accompagnement thérapeutique (1), l’écoute empathique offre un intérêt majeur pour tous ceux qui souhaitent bien communiquer et gérer au mieux les conflits. De quoi s’agit-il exactement ?

L’empathie

Du grec en-pathéia, l’écoute empathique désigne la capacité de s’inscrire dans le monde subjectif d’autrui avec sensibilité, acuité, douceur, respect, neutralité et bienveillance pour le comprendre de l’intérieur en laissant de côté ses propres valeurs, croyances et besoins : la compréhension empathique est une « compréhension avec une personne et non à son sujet » (2). Précisons que, loin de toute contagion sentimentale, l’empathie ne saurait être confondue avec la sympathie, la compassion ou la pitié : « Sentir le monde privé du client comme s’il était le vôtre, mais sans jamais oublier la qualité du comme si – telle est l’empathie » (3).

Une écoute active

Ingrédient majeur dans le processus de communication non violent, l’écoute empathique est aussi appelée écoute active et implique huit comportements :

  1. être dans une posture d’ouverture, accueil, disponibilité et attention
  2. Faire silence pour pouvoir accueillir les mots de l’autre
  3. Donner des signes d’intérêt pour encourager la personne à poursuivre
  4. Regarder la personne et se mettre au diapason de son attitude
  5. écouter les mots clefs de la personne et les reprendre
  6. Se synchroniser avec son état émotionnel
  7. Poser des questions ouvertes de clarification
  8. Reformuler

Les vertus de l’écoute empathique

Se connecter à l’autre d’un point de vue émotionnel
Se connecter à ce qui est vivant en lui.(4)

Comprendre l’autre dans son propre cadre de référence
Entrer dans le monde personnel et intérieur de l’autre tel qu’il le perçoit. (5)

Montrer à l’autre qu’on l’a compris
Quand une personne souffre trop pour entendre les besoins de l’autre, nous lui donnons de l’empathie, en prenant tout le temps nécessaire pour qu’elle sache que sa douleur a été entendue.(6)

Clarifier les besoins profonds derrière les positions affichées
écouter le message qui se cache derrière le non nous aide à comprendre les besoins de l’autre. Quand il dit non, il dit qu’il a un besoin qui l’empêche de dire oui à ce que nous demandons. (7)

Gagner en tolérance
Ma compréhension de ces individus leur permet (…) d’accepter leurs propres craintes, leurs idées bizarres, leur sentiment du tragique de la vie et leur découragement ainsi que leurs moments de courage, de bonté, d’amour et de sensibilité. (8)

Gagner en conscience
C’est comme si la carte de l’expression des sentiments en était venue à correspondre de plus près au territoire de l’expérience émotionnelle réelle. (9)

Favoriser l’intercompréhension
Tout être est une île, au sens le plus réel du mot, et il ne peut construire un pont pour communiquer avec d’autres îles que s’il est prêt à être lui-même et s’il lui est permis de l’être. (10)

Favoriser l’auto-empathie
Mon intervention est plus efficace quand j’arrive à m’écouter et à m’accepter et que je peux être moi-même. (11)

Favoriser le changement
Quand j’ai été écouté et entendu, je deviens capable de percevoir d’un œil nouveau mon monde intérieur et d’aller de l’avant. (12)

Sortir d’une logique binaire
Lorsque les participants à une discussion se rendent compte qu’ils sont compris (…) il n’est plus nécessaire de conserver l’attitude de celui qui déclare : J’ai raison à 100 %, tu as tort à 100 %. (13)

Favoriser une solution amiable
La solution est obtenue en créant une situation dans laquelle chacune des différentes parties arrive à comprendre l’autre du point de vue de l’autre. (14)

Point de départ de toute communication réussie, l’écoute empathique est un « art de la présence » par lequel chacun peut s’inscrire dans une relation pacifiée de personne à personne : « Il n’est en aucune manière plus facile d’accepter vraiment une autre personne que de la comprendre. » (15)

Nulle surprise à ce que l’écoute empathique soit au cœur de la médiation, comme le montre le témoignage suivant : « Je voulais vous remercier pour l’importante séance de ce jour (…) parce qu’elle m’a permis de retrouver une voix, d’exprimer et de faire entendre ce qui ne l’était plus. (…) Vous avez remis en route quelque chose qui, bloqué chez moi, bloquait aussi la relation et la communication, et va redonner de la vitalité, là où je m’épuisais littéralement. Je vais pouvoir me remettre debout. »  (Extrait de intermedies-mediation du 17/01/2021)

En savoir plus sur https://intermedies-mediation.com/lecoute-empathique/

Retraite complémentaire Agirc-Arrco : un médiateur pour régler les contentieux


Capital

« La retraite complémentaire des salariés du privé Agirc-Arrco, s’est dotée, au 1er janvier 2021, d’un médiateur. Nommé à ce poste, Jean-Louis Deroussen de la CFTC explique comment il veut dénouer les situations d’incompréhension qui peuvent parfois exister entre les ressortissants du régime et les groupes de protection sociale qui composent l’Agirc-Arrco.

Capital : Pour quelles raisons l’Agirc-Arrco a décidé de mettre en place un médiateur ?

Jean-Louis Deroussen : Il existe déjà au sein de notre fédération une direction juridique qui est l’interlocuteur des retraités, des salariés, mais aussi des groupes de protection sociale et des entreprises qui estiment avoir un désaccord avec le régime de retraite complémentaire Agirc-Arrco. Chaque groupe de protection sociale dispose aussi de conciliateurs. Pour humaniser davantage la relation avec les assurés du régime, les partenaires sociaux ont décidé, dans le cadre de l’accord national interprofessionnel de 2017, de mettre en place un médiateur indépendant, qui soit extérieur à la fédération Agirc-Arrco mais aussi aux groupes de protection sociale. Ce dispositif existe déjà par exemple à la Caisse nationale d’assurance vieillesse ou encore à Pôle emploi.

Capital : Quel sera votre rôle ?

Jean-Louis Deroussen : Ces derniers mois nous avons travaillé avec les collaborateurs de la direction juridique de l’Agirc-Arrco pour construire ce nouveau dispositif. Nous avons mis en place une charte de la médiation qui précise que tout ressortissant du régime qui est en désaccord avec une décision qui le concerne peut saisir la médiation. Il peut s’agir de décisions concernant le montant des cotisations encaissées, d’un désaccord sur le montant de la pension pour un retraité qui vient de liquider sa retraite ou encore d’une entreprise qui est en désaccord avec les cotisations qui lui sont appelées. Le ressortissant doit d’abord prendre contact avec l’interlocuteur direct de son institution ou caisse de retraite complémentaire Agirc-Arrco gérée par les groupes de protection sociale (Malakoff-Humanis, Ag2r La Mondiale, Apicil, Klesia…, ndlr). Mais si le désaccord persiste ou en cas d’absence de réponse au-delà de trois mois, il peut alors faire appel au médiateur, via par exemple une adresse mail.

Capital : Quels sont vos moyens d’action ?

Jean-Louis Deroussen : Le service médiation de la fédération, composé aujourd’hui de 4 personnes, prend contact avec l’institution pour récupérer tous les éléments qui l’ont amenée à prendre sa décision. Il pèse alors le pour et le contre, regarde s’il y a un oubli, une erreur. Il ne s’agit pas de détourner ou de ne pas appliquer la législation. Le médiateur rend un avis. Il est définitif et l’institution doit mettre en œuvre la décision du médiateur. Ce n’est pas une décision unilatérale mais qui résulte d’un échange avec les juristes, l’institution elle-même. C’est un partage de compréhension. La médiation s’engage à notifier sa réponse dans un délai de deux mois après sa saisie. Il a toujours la possibilité de pourvoi juridique, mais dans ce cas, la médiation se retire. » (Extrait msn.com du 26/01/2021)

En savoir plus sur https://www.msn.com/fr-fr/actualite/other/retraite-compl%c3%a9mentaire-agirc-arrco-un-m%c3%a9diateur-pour-r%c3%a9gler-les-contentieux/ar-BB1d6qDI

Colloque en ligne/webinaire : le temps des MARCs organisé par le jeune barreau de Bruxelles, le 10/2/2021 (14:00 – 18:30)


En savoir plus sur https://www.cjbb.be/event/colloque-en-ligne-le-temps-des-marcs-2021-02-10-154/register

Création en 2020 du Centre International pour la Médiation dans les Forces Armées (CIFMA) à Genève


« Le Centre International pour la Médiation dans les Forces Armées (CIMFA) est une association non-gouvernementale sans but lucratif créée en 2020. Située à Genève, en Suisse, elle cherche à promouvoir et à développer la médiation dans les Forces armées en conformité avec les droits de l’Homme portés par les institutions internationales telles que l’ONU et la Croix-Rouge. Depuis cinquante ans, la médiation s’est développée et étendue à tous les champs de l’activité humaine. La vie militaire a échappé, longtemps, à ce phénomène en raison de sa spécificité par rapport à la vie civile. Le but poursuivi par le CIMFA est de proposer, par l’élaboration d’un guide de bonnes pratiques, un modèle répondant au plus près aux exigences du modèle idéal de médiation, adapté aux impératifs du commandement et aux droits des militaires. L’Association propose aussi la mise en œuvre de programmes de formation destinés aux représentants des Etats souhaitant développer la médiation dans leurs Forces armées. » (Extrait de icmaf.ch )

En savoir plus sur https://www.icmaf.ch/statutes/

« Pour la qualité de la médiation: la formation avant toute chose » par Michèle Guillaume-Hofnung, Professeure émérite des Facultés de Droit, Directrice de l’Institut de médiation IMGH (Cercle K2)


Pour la qualité de la médiation : la formation avant toute chose - publication Cercle K2

« Cet article complète deux vidéos du Cercle K2 (lien de la première vidéolien de la seconde vidéo) présentant la médiation « comme un processus de communication éthique reposant sur la responsabilité et l’autonomie des participants, dans lequel un tiers – impartial, indépendant, neutre, avec la seule autorité que lui reconnaissent les médieurs – favorise par des entretiens confidentiels l’établissement, le rétablissement du lien social, la prévention ou le règlement de la situation en cause ».

À un moment où la nécessité de développer la médiation fait l’objet d’une prise de conscience grandissante, la question de la démarche-qualité qui doit l’entourer s’impose. La formation des médiateurs, mais aussi l’initiation des prescripteurs, au premier rang desquels les magistrats des deux ordres, les acteurs publics de sa diffusion méritent une attention particulière.

Les lacunes actuelles

La formation des médiateurs et l’initiation de leurs partenaires seraient gages de sérieux et de sincérité des promoteurs de la médiation. Elles témoigneraient d’une réflexion préalable, là où prévaut encore trop souvent le réflexe de facilité qui n’apporte qu’une réponse de façade. L’action combinée du syndrome de Monsieur Jourdain, qui conduisait certains professionnels ou certains élus à croire qu’ils avaient toujours fait de la médiation sans le savoir, et du syndrome du médiateur naturel, qui conduisait les mêmes à croire que leur métier ou leur position socio-professionnelle les désignait naturellement  comme médiateurs a beaucoup retardé la conscience de la nécessité d’une formation.

Les pouvoirs publics, tant nationaux qu’européens, commencent à prendre conscience de sa nécessité. La résolution du Parlement européen du 13 septembre 2011 sur la mise en œuvre de la directive relative à la médiation dans les États membres y prête attention.

L’exigence primordiale de formation

Primordiale aux deux sens du terme, de première importance et qui doit venir en premier chronologiquement. On pense bien sûr à la formation des médiateurs qui garantit la qualité de leur intervention, mais aussi à l’initiation de leurs partenaires, tout aussi décisive pour ne pas créer de rupture dans sa mise en œuvre. Au stade où en est le développement de la médiation contemporaine, c’est-à-dire à ses débuts, n’est-il pas vital de former ou au moins d’initier les décideurs publics et privés  à ce qu’elle est avant qu’ils ne légifèrent ou tentent de l’instaurer et de la normaliser ? La médiation est fragile car convoitée pour des raisons souvent contradictoires. Les responsables économiques, politiques, nationaux, locaux et européens ont-ils la même  médiation en tête lorsqu’ils propagent le mot ? Pire est-on sûr que ce ne soit pas en réalité de la conciliation ou de la régulation ou du traitement massif de réclamations ? Chacun s’en fait sa propre idée mais, faute de formation ou d’initiation, ils ne perçoivent même pas qu’ils confondent médiation, conciliation et arbitrage. Ils dotent ainsi la médiation d’un régime juridique inadapté et placent les médiateurs dans l’incapacité de mettre en œuvre un authentique processus de médiation. Ils ne les mettent  pas non plus en position de tiers, vraiment extérieurs indépendants, impartiaux et sans pouvoir. Ils privent ainsi la société d’une véritable innovation.

La formation préalable est une exigence éthique qui fonde la légitimité des médiateurs et de leurs formateurs ainsi que la fiabilité de ses promoteurs

La perception de l’importance de la formation ouvre un vaste chantier. Des enjeux de pouvoirs et financiers troublent la réflexion. Il faut traiter le thème sans naïveté en mesurant bien les conséquences des choix entre options apparemment anodines, comme par exemple la question de savoir s’il faut traiter de la formation à la médiation ou de celle des médiateurs. Ce n’est pas tout à fait pareil. On peut se former ou s’initier à la médiation sans pour autant vouloir exercer le métier de médiateur. Le souci louable de savoir ce qu’on ordonne, ce qu’on finance, de quoi il s’agit lorsqu’on légifère constitue en soi une justification suffisante pour s’initier. Lorsque le législateur adopte une loi, rendant selon un oxymore létal la médiation obligatoire, n’apporte-t-il pas involontairement et a contrario la preuve que l’onction du suffrage ne vaut pas initiation, encore moins formation. Le singulier qui prévaut, lorsqu’on forme à la médiation, insiste à la fois sur l’identité singulière de la médiation et sur son unité fondamentale. Au contraire, le pluriel inscrit dans la formation des médiateurs ouvre la voix à l’atomisation de la médiation par des formations spécialisées et au risque de perte de sens commun. Ces considérations valent aussi bien pour les initiations que pour la formation à la médiation.

Qu’est-ce qu’une formation à la médiation ?

Pour que la formation constitue une garantie fondamentale, elle doit répondre à des critères essentiels et, pour commencer, être une formation. Elle doit porter sur la médiation et rien que la médiation. La formation avant toute chose mais par sur n’importe quelle base, à  n’importe quoi, n’importe comment et par n’importe qui.

La formation des médiateurs doit être une formation. Il faut beaucoup de lucidité et de détermination pour résister à la tentation de diplômes ou de certificats obtenus rapidement. Les médiateurs qui acceptent l’effort d’une formation consistante sont de plus en plus nombreux. La formation requiert un étalement dans le temps pour permettre les transformations, les mises en perspectives des formations précédentes, l’assimilation en profondeur de données nouvelles et l’établissement de liens entre les membres du groupe. Il faut se départir des déformations professionnelles initiales pour se recomposer une identité de médiateur. La médiation n’étant ni une branche du travail social ni une variante de la thérapie ni une province du travail juridictionnel, elle requiert un travail personnel approfondi pour trouver et construire la posture juste.  » (Extrait de cercle-k2.fr/etudes

En savoir plus sur https://www.cercle-k2.fr/etudes/pour-la-qualite-de-la-mediation-la-formation-avant-toute-chose-477?s=03

FORMATION initiale à la MEDIATION de l’IEAM Mediation Expertise Arbitrage


« Une formation de 10 jours, répartie sur 10 journées (5 fois 2 jours), étalée sur 3 à 4 mois.
=> Avec une formation théorique (processus, textes en vigueur, …)
=> Avec l’étude d’une dizaine de cas, jeux de rôle en situation de médiation

OBJECTIFS DE LA FORMATION :
– Une première sensibilisation, formation à la pratique de la Médiation.
– La découverte du processus de Médiation, des « outils » de la Médiation.
– L’approche du conflit, le déroulement d’une médiation et la posture du médiateur.

MODALITES PEDAGOGIQUES :
– Une alternance d’exposés théoriques et de mises en situation de Médiation.
– Des Débriefings et apports développés.

ATOUTS de la FORMATION IEAM :
– Des formateurs, praticiens très expérimentés en Médiation, de profils différents pour une large vision de la Médiation.
– Un nombre restreint de participants, environ 15, pour une participation et une relation plus approfondie. Ceci permet un meilleur suivi individuel.
– L’absence de redondances inutiles puisqu’un formateur est présent tout au long de la formation.
– L’aspect extrêmement pratique de la formation avec de nombreuses mises en situation et des débriefings étayés.
– Le pragmatisme de l’enseignement.
– La possibilité d’échanger avec des médiateurs qui se proposent de venir partager avec vous leurs expériences.

LIEU de la FORMATION :
– PARIS (début de la formation à 10 h pour accueillir les participants de province), ou en Région, selon la demande.

FORMAT de la FORMATION :
– Dix jours sur cinq fois deux jours
– Prochaine session les 4 et 5 février, 4 et 5 mars, 8 et 9 avril, 6 et 7 mai, 10 et 11 juin 2021

PARTICIPANTS :
– Chefs d’Entreprise, Avocats, Notaires, Experts, Architectes, DRH, …….

PRIX :
– 3 900 € pour la formation initiale de 10 jours soit 70 heures
– 4 600 € pour la formation initiale de 70 heures et la formation complémentaire.
– Formation Datadockée » (Extrait de ieam.eu)

En savoir plus sur https://www.ieam.eu/presentation-formations/formation-initiale-a-la-mediation

Webinaire : « La médiation à distance dans ses aspects pratiques » par Céline Vallières, médiatrice et formatrice (Québec) , le 2/02/2021 de 11h30 à 12h30 (Québec) de 17h30 à 18h30 (Paris)


                                           

La médiation à distance dans ses aspects pratiques

En savoir plus sur https://celinevallieres.com/tc-evenements/la-mediation-a-distance-dans-ses-aspects-pratiques/

Appel à manifestations d’intérêt de l’AUF ; initiation à la médiation dans les universités


« Dans le cadre de la mise en œuvre de son projet « Dialogue interculturel au Moyen-Orient », l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) au Moyen-Orient considère les actions de sensibilisation et de formation à la médiation comme pertinentes pour restaurer le dialogue et créer une dynamique de renforcement de capacités dans ce domaine au sein des établissements universitaires.

Dans cette perspective, l’AUF Moyen-Orient s’associe au Centre professionnel de Médiation (CPM) de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ), premier centre universitaire de médiation au Liban, pour offrir aux étudiants, enseignants ou cadres administratifs de ses universités membres des activités de sensibilisation à la médiation, en mode virtuel en raison de la crise sanitaire mondiale.

L’objectif principal de cette action d’initiation à la médiation est de développer chez le public universitaire une écoute active et une capacité à mieux communiquer, mais aussi de diffuser une culture de paix et de dialogue dans les universités.

L’AUF Moyen-Orient publie cet appel à candidatures, qui a pour finalité d’identifier les établissements intéressés à co-organiser ce type d’atelier en ligne au profit de leur public estudiantin et académique.

Les demandes d’appui doivent être présentées dans le cadre d’un dossier rempli conformément au calendrier de l’appel à manifestations d’intérêt, téléchargeable depuis le site internet de l’AUF Moyen-Orient (www.auf.org/moyen-orient).

Calendrier

  • 20 janvier 2021 : Lancement, mise en ligne et diffusion de l’appel à candidatures par l’AUF
  • 25 février 2021 : Clôture de l’appel à candidatures
  • mi-mars 2021 : Sélection des demandes, publication des résultats
  • À partir de fin mars 2021 : Mise en œuvre des ateliers de formation jusqu’à fin 2021 (Extrait de auf.org/nouvelles du 20/01/2021)

En savoir plus sur https://www.auf.org/nouvelles/appels-a-candidatures/appel-manifestations-dinteret-initiation-la-mediation-dans-les-universites-2/