Les 25 ans de la médiation à la Mutualité sociale agricole (MSA) (miroir social.com)


« La création de la Médiation à la MSA en l’an 2000, c’est le résultat de la rencontre entre un contexte et une opportunité

(…)

L’opportunité c’est un rendez-vous avec Louis Goupilleau, à l’époque directeur général de l’APCA, qui devait prendre prochainement sa retraite, et était venu me présenter son projet de développer une activité de médiation à laquelle il s’était formé auprès de Jean-François Six, théologien reconnu pour ses travaux sur le sujet (nous ne savions pas à l’époque qu’il serait aussi mis en cause plus tard pour abus sexuels) . Quand je lui ai parlé de notre projet de médiation MSA, il m’a signalé l’opposition de celui-ci aux dispositifs de médiations institutionnelles. C’est cet échange qui nous a conduit à mettre en place une médiation indépendante  pour concilier, en quelque sorte, les contraires : une médiation institutionnelle certes mais non soumise à l’autorité de l’institution. » -Daniel Lenoir – (Extrait de miroirsocial.com du 27/10)

En savoir plus sur https://www.miroirsocial.com/participatif/les-25-ans-de-la-mediation-la-msa

Les chiffres clés de la Justice pour 2024 édition 2025


En savoir plus sur https://www.justice.gouv.fr/documentation/etudes-et-statistiques/chiffres-cles-justice-2025

Côte d’Ivoire : La CEDEAO renforce les capacités de ses hauts fonctionnaires en médiation et résolution des conflits à La Haye (aip.ci)


« Abidjan, 02 nov 2025 (AIP) – Des hauts fonctionnaires, représentants spéciaux, membres du Conseil de médiation et de sécurité ainsi que du Conseil des sages de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont pris part, du 27 au 31 octobre 2025, à La Haye (Pays-Bas), à une session avancée de formation sur la médiation, la négociation et la résolution des conflits, organisée à l’Institut néerlandais des relations internationales Clingendael » (Extrait de aip.ci du2/11/2025)

En savoir plus sur https://www.aip.ci/274238/cote-divoire-aip-inter-la-cedeao-renforce-les-capacites-de-ses-hauts-fonctionnaires-en-mediation-et-resolution-des-conflits-a-la-haye/

« Avancées et limites du décret du 18 juillet 2025, pour les médiateurs » par Marion de Nervo, Jean-François Pellerin, Jean Rooy, Lettre du SYME n°63Novembre 2025


« Le décret n°2025-660 du 18 juillet 2025, en vigueur au 1er septembre 2025, recodifie le Livre V du Code de procédure civile relatif à la résolution amiable des différends. Il a été accueilli comme signe d’une réelle volonté d’assurer le développement des modes amiables en général, à travers une redéfinition du rôle du juge, des acteurs de la justice, et même du justiciable.

Dans cet article, le Syndicat professionnel des médiateurs SYME présente un commentaire des éléments de ce texte qui concernent directement les médiateurs. Il en souligne les avancées, mais aussi parfois les limites. » (Extrait de syme.eu

An savoir plus sur https://www.syme.eu/articles/190840-avancees-et-limites-du-decret-du-18-juillet-2025-pour-les-mediateurs

« La place du droit dans les médiations » par Maëva Slotine et Claude Amar, médiateurs (village-justice.com)


« La question de la place du droit dans les médiations touche à l’essence même de ce processus : la partie confidentielle qui se déroule à huis clos entre les parties, leurs conseils, et le médiateur ou les comédiateurs. Lorsqu’une partie ou son avocat invoque le droit pour affirmer que celui-ci lui donne raison : est-ce la fin de la médiation ? En réalité, invoquer le droit pour clore la discussion en médiation revient à faire appel à une autorité, ce qui est contraire à l’esprit de la médiation. En médiation, les parties ne sont pas limitées par les remèdes que le droit pourrait offrir. Elles peuvent imaginer des solutions créatives, adaptées à leurs besoins spécifiques, qui dépassent largement le cadre des sanctions ou réparations prévues par la loi.

sommaire

(Extrait de village-justice.com du 3/11/2025)

Article à lire sur https://www.village-justice.com/articles/place-droit-dans-les-mediations,54973.html

Retour sur la 18e Fête de la Médiation de l’Ifomene (10 et 11 octobre 2025) : 25 ans de l’Ifomene et la sortie d’un ouvrage de référence (icp.fr)


« Cette édition avait une résonance particulière : l’Ifomene célèbre ses 25 ans de réflexion et d’action au service de la médiation et de la négociation. Premier formateur de médiateurs en France, il forme chaque année plus de 700 professionnels dans tous les domaines de la médiation. Pour marquer cet anniversaire, l’Ifomene a publié Donner sens à la médiation – L’Ifomene : 25 ans de réflexion et d’action, ouvrage collectif, dirigé par Paul Lignières, Vice-Recteur aux Relations externes et au développement institutionnel de l’ICP, et par Laurence Villeneuve, ancienne Directrice de l’Ifomene. Cet ouvrage retrace son l’histoire de l’Institut à travers des témoignages exclusifs, notamment celui de Dominique de la Garanderie, première femme Bâtonnière du Barreau de Paris.

Le 114e Café de la Médiation a été l’occasion de présenter ce livre lors d’une interview animée par Hirbod Dehghani-Azar et l’équipe d’INTER-médiés (Joëlle Dunoyer et Marion Delisse), avec comme invités Stephen Bensimon, Président-Fondateur de l’Ifomene, et Chimène Bocquet, Directrice de l’Ifomene.

Une remise de diplômes en présence de personnalités du monde juridique

La cérémonie de remise des diplômes des étudiants de l’Ifomene s’est déroulée en présence d’Emmanuel Petit, Recteur de l’Institut Catholique de Paris, et de Carine Denoit-Benteux, Vice-Bâtonnière élue au Barreau de Paris. Leur présence témoigne de la reconnaissance institutionnelle dont bénéficie aujourd’hui la formation à la médiation.
Un programme articulé autour des familles

Le programme de ces deux journées a permis d’aborder différentes facettes de la médiation à travers conférences et ateliers, avec un focus particulier sur le thème « Familles et médiation ».

Deux conférences ont traité de questions essentielles :

  • « Quand l’enfant prend la parole : les enjeux en médiation », avec Jocelyne Dahan, Barbara Régent, Sébastien Dupont et Caroline Blondeau, animée par Muriel Picard Bachelerie ;
  • et « La médiation aidant-aidé : la place de nos aînés en médiation familiale », avec Nancy Khawam et Danièle Henrie, animée par Lara Ladonne Devillers et Agathe Daime.

Trois ateliers ont permis d’approfondir des problématiques concrètes : « Les familles au cœur de la médiation » (Thomas Pretot, Susanne Schueler, Anne Eveillard), « Les enjeux financiers dans les médiations » (Benoit Lassara, Anne-Marion de Cayeux), et un atelier de théâtre forum sur la médiation scolaire animé par Johanna Hawari Bourgély et la troupe de Parenthèse Médiation, qui a offert un plaidoyer vivant pour la médiation en milieu scolaire.
Un espace de rencontres avec les acteurs de la médiation

L’après-midi du 11 octobre a été consacré aux rencontres.

  • Au Duplex, les auteurs et maisons d’édition présents ont proposé des séances de dédicaces, et une vente de livres.
  • Au Réfectoire, les associations, centres de médiation et fédérations ont tenu leurs stands, permettant au public de découvrir la diversité des pratiques et des initiatives menées sur le terrain. »

(Extrait de https://www.icp.fr/a-propos-de-licp/actualites/retour-sur-la-18e-fete-de-la-mediation-de-lifomene )

Ouvrage « Donner sens à la médiation  » sous la direction de Paul Lignières et Laurence Villeneuve à commander sur https://www.medias-mediations.fr/le-catalogue/donner-sens-%C3%A0-la-m%C3%A9diation/

Conflit entre la Ville d’Argentan et le cinéma : la médiation va démarrer en novembre (ouest-france.fr)


« En juin 2025, le tribunal administratif de Caen a proposé une médiation pour tenter de régler les litiges entre la Ville d’Argentan (Orne) et le cinéma le Normandy. Les deux parties ayant accepté, elle devrait durer plusieurs mois.

Les deux protagonistes vont-ils voir bientôt la fin du film à Argentan (Orne) ? En tout cas, le cinéma Le Normandy et la Ville ont tout deux accepté la médiation proposée par le tribunal administratif de Caen, en juin 2025.  Un médiateur a été nommé par ce tribunal, et chacune des parties doit désigner un représentant, précise Philippe Lenoir, responsable du service communication municipal. Les rencontres vont commencer en novembre. C’est un cadre et non un élu qui va représenter la cité. La médiation doit durer trois mois renouvelables et doit se passer dans le secret absolu. Aucune des parties ne pourra communiquer sur le sujet.  » (Extrait de ouest-france.fr du 23/10/2025)

En savoir plus sur https://www.ouest-france.fr/normandie/argentan-61200/conflit-entre-la-ville-dargentan-et-le-cinema-la-mediation-va-demarrer-en-novembre-436ac2ee-af40-11f0-ad64-c51ff7d9b96e

« La pratique de la conciliation dans la justice civile, une révolution silencieuse en marche » par Grégoire Biseau (lemonde.fr)


« En ce jour de fin septembre, dans une petite salle de réunion, au deuxième étage du tribunal de justice de Paris, Daniel (il n’a pas souhaité donner son nom), 85 ans, tient table ouverte. A la retraite, ce pharmacien de formation, devenu sur le tard juge de tribunal de commerce, est désormais conciliateur de justice. Son activité est de tenter de mettre d’accord deux parties adverses afin de leur éviter un long et parfois onéreux procès. De 9 heures à 18 heures, Daniel traite toutes sortes de conflits de la vie quotidienne : des histoires de copropriété, de succession, de voisinage, de contentieux divers et variés… » (Extrait de lemonde.fr du 30/10/2025)

En savoir plus sur https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/10/30/justice-civile-apres-des-annees-de-tatonnements-la-revolution-silencieuse-de-l-amiable-est-en-marche_6650236_3224.html?random=912323537

La médiation est-elle une forme de justice privée ne protégeant pas suffisamment les intérêts de la « partie faible » ? par Maïyadah Bashmilah, avocat et Rim Souissi, médiateure (village-justice.com)


« À l’heure où les incitations au recours aux modes amiables sont de plus en plus fortes, avec encore récemment le décret du 18 juillet 2025, il nous a semblé d’autant plus important d’essayer d’apporter notre réflexion au questionnement suivant qui apparaît souvent, notamment en matière sociale.

Il est commun de parler de la “partie faible” comme de celle qui se sent en position de faiblesse dans un conflit.

La médiation est parfois perçue comme une forme de justice privée, qui serait susceptible de fragiliser la protection de la « partie faible » dans un conflit.

Le droit du travail a en effet été créé à l’origine dans un objectif de protection des salariés vis-à-vis de leurs employeurs, jugés tous puissants. En raison du lien de subordination inhérent au contrat de travail, le salarié tend à se considérer comme la partie vulnérable. C’est ce qui peut induire chez le salarié la perception d’être la partie faible.

Le juge prud’homal de son côté est perçu comme le garant du respect des règles protectrices.

C’est dans ce contexte qu’apparaît la crainte que la médiation puisse priver la partie supposée faible, de la protection judiciaire.

Il nous semble que c’est toutefois méconnaître le processus de médiation qui présente des garanties propres, susceptibles de renforcer l’autonomie du salarié. » (Extrait de village-justice.com du 20/10/2025)

En savoir plus sur https://www.village-justice.com/articles/vous-vous-etes-peut-etre-deja-dit-que-mediation-etait-une-forme-justice-privee,54881.html

La Maison René-Cassin a fêté ses 30 ans : retour sur l’histoire d’une association venant en aide aux Biterrois depuis 1995 (midilibre.fr)


« Pour la fête d’anniversaire de ses trente ans, la Maison René-Cassin, point d’accès au droit et de médiation, a réuni le 16 octobre ses adhérents, bénévoles, partenaires et soutiens, pour une matinée spéciale à la Maison de quartier Albert-Camus.

Une cérémonie animée par la présidente, Brigitte Séguier, devant un public composé de représentants des pouvoirs publics et juridiques. Les membres fondateurs et les actuels dirigeants ont tour à tour pris le micro pour raconter ces trois décennies.

La Devèze comme racines

Le premier, Jean Pezon, a évoqué les origines : « La Maison René-Cassin a ouvert en juin 95. Elle s’est fondée autour du travail de quatre partenaires dont les trois fondateurs qui sont l’Association départementale d’information et d’aide aux victimes, le Comité biterrois d’accès au droit, et l’Association médiation dans la ville ».

Il a ensuite souligné le lien organique avec le quartier de La Devèze. « Au printemps 92, une crise provoquée par la petite délinquance a conduit à la formation d’un groupe d’expression des habitants du quartier. Ce groupe se saisira rapidement de l’idée que les citoyens ont une place dans la régulation des conflits, ce qui aboutira à la création de l’association Médiation dans la ville en août 93 ». (Extrait de midilibre.fr du 21/10/2025)

En savoir plus sur https://www.midilibre.fr/2025/10/21/la-maison-rene-cassin-a-fete-ses-30-ans-retour-sur-lhistoire-dune-association-venant-en-aide-aux-biterrois-depuis-1995-13006030.php

Livre : Delphine Griveaud « Réparer la justice. Enquête sur les pratiques restauratives en France » La Découverte, 2025, 256p.


« Le constat est sans cesse répété : la justice va mal et ne répond plus à ses missions. Comment la réparer ? Peut-être d’abord en cessant de considérer l’institution judiciaire comme la seule détentrice des moyens de  » faire justice « .
C’est à en envisager d’autres que s’emploient les justices dites  » alternatives « , parmi lesquelles la justice restaurative, qui regroupe diverses pratiques – des rencontres entre  » victimes  » et  » auteurs  » aux cercles de soutien, en passant par les jeux de rôles pour cultiver l’empathie –, afin de responsabiliser les auteurs et prévenir la récidive, prendre soin des victimes et rétablir la paix sociale. Serait-ce la clé d’une justice plus juste ?
Delphine Griveaud tente de répondre à cette question en étudiant sur le terrain les pratiques de la justice restaurative qui se sont développées dans le pays depuis 2014. Elle analyse les effets de son intégration au sein d’une institution pénale contre laquelle elle s’est pourtant construite. Elle plonge dans les rouages du système judiciaire, au plus près de ses publics comme de ses professionnel.les. Loin des visions iréniques qui font de la justice restaurative une solution miracle, elle propose un tableau lucide, nuancé, d’une manière de faire justice autrement qui se heurte à la réalité de l’institution. (Extrait éditeur)

En savoir plus sur https://www.editionsladecouverte.fr/reparer_la_justice-9782348083488