IXes assises internationales de la médiation – Discours du Garde des Scaux, Ministre de la justice


Discours d’Éric DUPOND-MORETTI,

Garde des Sceaux, ministre de la justice

— Assises internationales de la médiation judiciaire –

25 mai 2023

Seul le prononcé fait foi

Madame la préfète,

Madame l’ambassadrice,

Monsieur le président d’honneur, madame la présidente,

Mesdames et messieurs les présidents de cours,

Mesdames et messieurs les magistrats,

Maîtres,

Mesdames et messieurs,

C’est un véritable plaisir pour moi d’être présent parmi vous à l’occasion des 9èmes assises internationales du « Groupement Européen des Magistrats pour la Médiation ».

Le sujet de réflexion qui sera le vôtre au cours de ces deux journées de colloque est particulièrement d’actualité : « Le développement de la médiation dans les 5 continents : rêve ou réalité ? »

Interrogation que je reformulerai de manière plus générale, en parlant d’amiable et non simplement de médiation.

La question est donc : « Le développement de l’amiable dans les 5 continents : rêve ou réalité ? »

Eh bien, ne cherchez plus ! J’ai la réponse à votre questionnement, du moins pour la France : car je me suis précisément engagé à ce que l’amiable au sein des juridictions françaises passe du rêve à la réalité.

Je remercie donc vivement l’association GEMME- France pour cette invitation qui me donne l’occasion de vous partager l’engagement qui est le mien depuis le lancement de la politique de l’amiable, le 13 janvier dernier.

Qu’il me soit d’abord permis souligner l’investissement remarquable de l’association GEMME en la matière.

Votre organisation a vu le jour en 2003 grâce à l’impulsion, et je dirais même l’intuition, d’un grand magistrat, Guy Canivet, à qui je veux rendre ici un hommage appuyé.

Depuis lors, depuis 20 ans, votre association se mobilise, à l’échelle nationale et européenne, pour promouvoir l’amiable, notamment dans le cadre des travaux de la Commission européenne pour l’efficacité de la justice.

GEMME est désormais un acteur incontournable en la matière, reconnu pour son expertise et régulièrement consulté par les institutions nationales et internationales.

C’est donc tout naturellement que GEMME s’est portée candidat afin de siéger au sein du premier Conseil national de la médiation qui verra le jour dans les prochaines semaines. Et nous en sommes très heureux car vous apporterez toute la richesse de vos perspectives aux travaux du Conseil.

Je signerai à cet égard dans les prochains jours l’arrêté fixant la composition du premier Conseil national de la médiation.

S’il est présent dans les hautes instances, GEMME est aussi au cœur de la pratique professionnelle des magistrats, qui constituent la grande majorité de ses 800 adhérents.

Vous offrez ainsi aux juges des espaces de discussions et des trames qui facilitent leur quotidien et contribuent ainsi au développement d’une nouvelle culture de l’amiable.

Si je parle de culture, c’est à dessein. Car oui, la politique de l’amiable est un véritable changement de culture, une révolution des pratiques pour les magistrats, mais aussi pour les avocats et les justiciables pour qui nous travaillons tous.

Certes, en la matière, nous ne partons pas de rien et l’amiable n’a pas vu le jour en janvier dernier.

Depuis la loi du 8 février 1995, premier texte d’envergure sur l’amiable, de multiples textes législatifs ont témoigné du volontarisme du ministère en la matière.

Qu’il me soit par exemple permis de citer la loi du 23 mars 2019 qui est venue consacrer l’obligation de tenter une démarche amiable préalable à la saisine des juridictions. Ce texte a également permis au juge d’enjoindre aux parties de rencontrer un médiateur pour lever, par une information adaptée, les réticences à s’engager dans un processus amiable.

On peut citer aussi, plus récemment, l’apport de la loi pour la confiance dans l’institution judiciaire qui a créé le Conseil National de la Médiation, que j’ai évoqué tout à l’heure, et développé des services en ligne de conciliation, médiation, arbitrage, dans l’objectif de rendre le recours aux modes amiables plus simple et plus sûr.

Mais nous allons aller plus loin.

Car la pratique de l’amiable ne doit pas être limitée à quelques contentieux.

Elle ne doit pas non plus être pratiquée par quelques initiés qui acceptent de prendre sur leur temps de travail pour monter des projets pilotes ou des bonnes pratiques. Elle ne doit pas enfin se traduire pour le magistrat par une augmentation de son stock car oui, faire de l’amiable, cela prend du temps.

Tout cela, vous le savez d’expérience, Mesdames et Messieurs les magistrats, vous qui êtes des praticiens de l’amiable convaincus.

Je vous propose donc de mettre au vert, tous ensemble, les feux de l’amiable.

Comment donc allons-nous procéder et par quels moyens allons-nous mettre en œuvre cette politique ?

Le premier levier que je souhaite mobiliser est celui de la formation, depuis l’université jusqu’à l’ENM et les écoles d’avocats.

Je le dis sans ambages : depuis la première année de faculté, nous avons été biberonnés à la culture du contentieux. Nous avons étudié des arrêts de cour suprême, nous maitrisons la procédure judiciaire ou administrative, bref, nous pensons qu’un bon litige se résout par un beau jugement.

Nous en oublions parfois que la justice peut se rendre, et bien se rendre, en dehors des prétoires. Ce changement de culture commencera donc par la formation de nouvelles générations de juristes, d’avocats et de magistrats, à l’amiable.

Le second levier vous concerne plus directement : il s’agit d’inciter les magistrats, les avocats, mais aussi des justiciables, à avoir recours à l’amiable. L’amiable doit être payant pour tous.

Payant pour l’avocat, qui fera évoluer des pratiques, sera mieux rétribué et qui verra sa clientèle attirée par la promesse d’un litige résolu de manière collaborative et maîtrisée.

Payant pour le magistrat dont l’investissement en la matière sera valorisé lors de son recrutement, de son évaluation et même dans ses statistiques.

Payant pour le justiciable enfin qui se réappropriera son procès et verra son litige tranché rapidement.

Troisième levier : incarner cette politique de l’amiable dans notre code de procédure civile.

Pour donner davantage de visibilité et de lisibilité aux modes de règlements amiables, nous allons tout d’abord réunir les dispositions éparses qui régissent la matière au sein d’un même livre du code de procédure civile qui leur sera exclusivement consacré.

Nous allons également introduire le principe de coopération des acteurs du procès civil et celui de proportionnalité procédurale, qui découlent de notre droit actuel et que l’on trouve déjà dans les règles européennes de procédure civile.

Cela va conduire à repenser la mise en état. Les parties, assistées de leurs avocats, décideront de l’orientation de la procédure, soit vers une voie amiable courte, soit vers une voie contentieuse nécessairement plus longue. Si la voie de l’amiable réussit, l’accord ainsi obtenu sera homologué dans le mois de sa réception au tribunal.

Pour compléter l’offre déjà existante en matière de règlement amiable, j’ai enfin souhaité l’instauration de deux nouveaux outils procéduraux : la césure et l’audience de règlement amiable.

La césure va consister à faire trancher par le juge les points nodaux du litige pour permettre, ensuite, la résolution des points subséquents par le biais d’une médiation.

L’audience de règlement amiable, d’inspiration québécoise, donnera aux parties, assistées de leurs avocats, la possibilité de dialoguer directement avec leur juge.

Cette ARA se distingue des autres modes alternatifs de règlement des différends par le rôle central du juge qui, en rappelant les grands principes de droit applicables à la matière, va permettre aux parties d’affiner leurs positions et de les faire converger.

Les retours de consultations témoignent de l’intérêt des professionnels à l’égard de ces nouveaux dispositifs. Et nous avons largement pris en compte les remarques formulées à l’égard du projet de décret qui a été transmis cette semaine au Conseil d’Etat.

Dernier axe de notre politique : la mise en place d’outils de pilotage et d’évaluation.

Ces derniers seront opérationnels dès l’automne ainsi que les outils informatiques nécessaire à la mise en place de la césure et de l’audience de règlement amiable. C’est ainsi que nous accompagnerons et feront vivre dès maintenant la culture de l’amiable.

Mesdames et Messieurs, j’en terminerai en vous disant que j’y crois.

Je crois que l’amiable est en train de passer du rêve à la réalité.

Je crois que nous pouvons faire advenir cette révolution culturelle que d’autres pays européens ont faites avant vous.

Je crois à votre mobilisation en tant que magistrats, à la mobilisation des avocats mais aussi à celle des conciliateurs et des médiateurs.

Je crois que nous pouvons proposer à nos concitoyens une justice plus proche, plus rapide, plus humaine.

Alors retroussons-nous les manches et avançons ! La politique de l’amiable c’est maintenant, avec vous !

Je vous remercie.

Discours_GDS_assises_internationales_GEMME_VF

Discours à consulter sur https://gemme-france-mediation.fr/2023/06/03/ixes-assises-internationales-de-la-mediation-discours-du-garde-des-scaux-ministre-de-la-justice/

Sénat : dispositif « médiateur à l’école » Question de M. DAGBERT Michel (Pas-de-Calais – RDPI) publiée le 22/06/2023


« M. Michel Dagbert attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur le dispositif « médiateur à l’école ».

Celui-ci, mis en place en 2012, vise à développer la présence de médiateurs sociaux en milieu scolaire, pour écouter, dialoguer, prévenir et gérer les situations conflictuelles et accompagner des projets.

Les médiateurs sociaux, présents sur le terrain dans une démarche « d’aller vers » et de « faire avec », jouent un rôle majeur et ont obtenu de réels résultats en matière de prévention et gestion des violences et du harcèlement, lutte contre l’absentéisme et la création d’une culture du dialogue et de la tolérance.

Coordonné par France Médiation, le dispositif « médiateur à l’école » a connu un réel succès : l’objectif initial fixé de 55 projets développés a été largement dépassé, avec 117 projets au total. Ces projets se déploient sur des territoires cibles, au sein des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), des réseaux d’éducation prioritaire REP et REP+, dans les cités éducatives ainsi que dans les départements et régions d’outre-mer (DROM).

Par ailleurs, deux évaluations (l’une par le laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques de Sciences Po Paris en 2014, la seconde par le cabinet TransFormation en 2023) ont confirmé l’intérêt de ce type d’approche et souligné ses résultats dans la lutte contre le harcèlement et les violences ainsi que sur le développement des compétences psychosociales des enfants.

Alors que l’engagement de l’État à financer le projet durant trois ans arrive à son terme, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si le Gouvernement entend le prolonger et les mesures qu’il entend mettre en oeuvre afin que cette mission de médiation sociale à l’école perdure.

Publiée dans le JO Sénat du 22/06/2023 – page 3865

En attente de réponse du Ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse. (Extrait de senat.fr du 24/06/2023)

En savoir plus sur https://www.senat.fr/questions/base/2023/qSEQ230607452.html

Québec : Les médiateurs familiaux se désengagent du système de médiation gratuite.


« L’auteure Claudine Cusson Présidente de l’Association des médiateurs familiaux du Québec (AMFQ), et trois autres signataires s’adresse au ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette. »

« Monsieur le Ministre de la Justice, la médiation familiale subventionnée se porte mal. Ce programme de médiation familiale permet aux couples en contexte de séparation de recevoir les services gratuits d’un médiateur accrédité pour un certain nombre d’heures.

Notre constat est accablant : les médiateurs familiaux se désintéressent de la pratique de la médiation familiale en général. Plus particulièrement, ils quittent le système de médiation gratuite.

Les causes de cette désaffection sont nombreuses. Si la médiation est gratuite pour les familles, les honoraires des médiateurs payés par le gouvernement n’ont pas été augmentés ni indexés depuis 2012. En même temps, le niveau de difficulté des cas de médiation a augmenté considérablement.

Actuellement, les revenus provenant de la médiation familiale ne permettent pas aux médiateurs familiaux d’assurer leur subsistance de base.

Les nouveaux médiateurs peuvent encore moins couvrir les frais de supervision, de formation et de spécialisation requis pour se développer adéquatement et durablement dans cette pratique.

Devant l’absence d’une volonté gouvernementale pour régulariser la situation, le Regroupement des animateurs des séances de parentalité après la rupture a décidé de suspendre les séances gratuites prévues jusqu’au 1er septembre 2023. Ce sont environ 1100 parents qui seront touchés par la suspension de ces séances.

L’Association des médiateurs familiaux du Québec (AMFQ) recommande d’ailleurs à ses membres de ne plus accepter la médiation sous le programme de gratuité, mais plutôt de facturer leurs propres honoraires et de ne pas quitter la pratique. C’est à contrecœur, et parce qu’il n’existe aucune autre option, que les médiateurs accrédités en viennent à cette solution de dernier recours, sachant que cela aura une conséquence sur les familles à faible revenu.

Monsieur le Ministre, nous sommes des professionnels spécialisés dans le dialogue et la recherche de solutions satisfaisantes pour les deux parties. Nous occupons une place essentielle dans une justice que l’on veut plus accessible et davantage orientée sur la médiation que sur le litige.

Malheureusement, les médiateurs n’ont plus les moyens économiques d’attendre. Il est urgent d’agir. »

* Cosignataires, du Regroupement des animateurs des séances de parentalité : Lorraine Filion, Shirley Kennedy, Marie-Hélène Lecompte (Extrait de lapresse.ca du 21/06/2023)

Lettre à consuler sur https://www.lapresse.ca/debats/opinions/2023-06-21/mediation-gratuite/les-mediateurs-familiaux-se-desengagent-du-systeme.php

Belgique : médiation entre le TEC et le consortium privé chargé du chantier du tram à Liège


« La médiation entre le TEC et le consortium privé chargé du chantier débouche sur un accord coûteux pour la Région : 79 millions. C’est le prix à payer pour que les travaux débouchent un jour sur une mise en service effective.

De station en station, le dossier du tram de Liège s’apparente à un interminable chemin de croix. Initialement prévue pour octobre 2022, la mise en service s’est heurtée à une multitude d’obstacles techniques et/ou budgétaires. Les retards s’accumulent. Mais voici l’information du jour : l’accès au public est désormais fixé au 31 janvier 2025. Trois ans plus tard que prévu.

Aux dernières (et lointaines) nouvelles, l’échéance était prévue pour avril 2024. Mais quatre mois de médiation entre le groupe TEC et le consortium privé Tram’Ardent ont permis d’officialiser, ce vendredi à Liège, le nouveau terminus du chantier, définitif cette fois, espèrent les Liégeois : le mois d’août 2024 pour une « marche à blanc », avec la fin effective des travaux au centre-ville (de trottoir à trottoir sans les rails) dès novembre 2023, hors finitions. » – Eric Deffet – (Extrait de lesoir.be du 23/06/2023)

En savoir plus sur https://www.lesoir.be/521388/article/2023-06-23/pas-de-passagers-pour-le-tram-de-liege-avant-le-31-janvier-2025

Colloque : Magistrats, entreprises et résolution amiable des conflits. Rencontres franco-argentine-brésiliennes sur l’arbitrage et les modes amiables de règlement des conflits, du 26 au 29/06/2023 à Paris


Programme sur https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/48743-magistrats-entreprises-et-resolution-amiable-des-conflits

Québec : les tarifs d’aide juridique en contexte de médiation en protection de la jeunesse


A consulter sur https://www.csj.qc.ca/IntranetUploads/CSJ/Francais/Communiques/2023%2006%2012_Communique_CSJ_Tarifs%20d’aide%20juridique.pdf

Rapport annuel 2022 du Médiateur pour le Groupe ENGIE


« Depuis le 25 février 2016, le Médiateur pour le Groupe ENGIE est agréé Médiateur de la
Consommation par la Commission d’Evaluation et de Contrôle de la Médiation de la Consommation
(CECMC). Cette commission d’État indépendante garantit l’indépendance du médiateur. En février
2021, elle a renouvelé pour cinq ans, l’agrément de Jean-Pierre Hervé, ainsi inscrit sur la liste
des médiateurs de la consommation en France, et notifié à cet effet auprès de la Commission
Européenne.
Par ailleurs, Jean-Pierre Hervé est médiateur conventionnel indépendant, pour le traitement de
litige entre un professionnel ou une entreprise et le Groupe ENGIE.
Les 3 missions principales du Médiateur ENGIE en 2022 étaient :
– traiter les litiges éligibles à la médiation en France ;
– émettre des recommandations de progrès aux entités concernées du Groupe ENGIE pour
améliorer les processus générateurs de réclamations et contribuer ainsi indirectement à
la boucle d’amélioration de leur qualité de service. Le Médiateur effectue le suivi de la
mise en œuvre effective de ces recommandations ;
– s’assurer de la conformité avec la Directive Alternative Dispute Resolution1 (ADR) des
entités du Groupe intervenant sur le marché des particuliers en Europe (concernant
l’information obligatoire des consommateurs), et développer l’intérêt des autres entités
pour la médiation.

Faits notables sur l’année 2022
Dans un contexte de crise énergétique et de volume élevé de médiations, le Médiateur consolide
le taux d’acceptation par les parties des solutions de médiation (87%) ainsi que la satisfaction
des requérants (91%).

Quatre points notables en 2022 :
– une baisse des saisines des particuliers de 30% ;
– une légère baisse des médiations des particuliers (-2%) ;
– une forte augmentation des médiations des professionnels (+167 %) ;
– un renforcement de la sécurité du portail de saisie par internet.

Maintien du taux de satisfaction des requérants dans un contexte de crise
énergétique et de volume élevé des médiations

En 2022, le nombre total de saisines réelles de particuliers reçues par le Médiateur, au sens du
code de la consommation, a fortement diminué (-30% par rapport à 2021), atteignant 1 772
demandes. Corrélativement, le nombre de médiations reçues pour les particuliers a légèrement
baissé, avec 393 demandes éligibles en 2022 (-2% par rapport à 2021).
Augmentation de 10% du nombre global de médiations
En revanche, le portefeuille global des médiations, incluant particuliers et professionnels, a
augmenté de 10% passant de 441 dossiers à 473. Le nombre de dossiers des professionnels a
en effet augmenté de 167% (80 vs 30 en 2021). La crise énergétique et la non-applicabilité du
bouclier tarifaire pour les professionnels en sont les premières causes.
Malgré tout, l’équipe de la Médiation a réussi à maintenir un processus rapide et efficace : la
durée moyenne de traitement d’une médiation de la consommation est de 58,7 jours en 2022.
54 % des médiations ont fait l’objet d’une proposition de solution rendue sous moins de 60 jours,
et 86 % sous moins de 90 jours (exigence de la loi – ordonnance du 20 août 2015 en France –
traiter en moins de 90 jours), délai à comparer avec celui d’une procédure judiciaire.
Pour le portefeuille global de médiations, incluant les litiges avec les professionnels, la durée
moyenne d’instruction d’un dossier est de 60,7 jours. L’écart s’explique en grande partie par les
montants en jeu et le recours à des tierces parties lors des médiations conventionnelles.
Cette année encore, les médiations les plus nombreuses concernent les filiales ENGIE de
fourniture d’énergie (en offre tarif réglementé, Direction des Tarifs Réglementés – DTR ou en offre
de marché, Direction Grand Public – DGP ou ENGIE Happ-e en offre totalement digitalisée) qui
gèrent plusieurs millions de clients et de contrats d’énergie. Elles sont fortement représentées :
80,2 % des médiations des particuliers reçues par le Médiateur les concernent. Les 19,8%
restants se répartissent entre les filiales ENGIE Home Services, Entreprises & Collectivités (offre
FideloConso) et celles gérant les Certificats d’Economie d’Energie. Et les dossiers liés à
l’électricité restent majoritaires.
En dépit de la crise énergétique où les prix pour certains requérants ont fortement augmenté,
conduisant à des dossiers plus complexes, le taux d’acceptation des solutions proposées s’est maintenu à un très haut niveau. Il en est de même pour la satisfaction des requérants qui sont
pourtant devenus plus exigeants :
– 87 % des propositions de solution émises lors des médiations ont été acceptées par
les parties et mises en œuvre ;
– 91% des demandeurs sont satisfaits de l’action du Médiateur. Ce niveau de satisfaction
s’explique essentiellement par la forte et constante implication de la Médiation pour
dénouer les demandes, alors que le niveau d’exigence des requérants s’élève. » (Extrait du communiqué de presse du 14/06/2023)

Rapport à consulter sur https://www.engie.com/news/rapport-activites-mediateur-engie-2022

Médiation scolaire : la médiation par les pairs pour éviter les conflits (La république du Centre)


« La médiation par les pairs permet, sinon d’éviter des conflits, au moins de les atténuer. Au collège Alain-Fournier, tous les élèves à partir de la cinquième participent à une formation obligatoire de médiation.

Pour la seconde année consécutive, les élèves de cinquième ont découvert la médiation par les pairs.

Chloé Delmas, professeure de français et référente de ce dispositif au collège Alain-Fournier avec plusieurs de ses collègues, a formé ces jeunes au cours de quatre demi-journées obligatoires. Le but : « empêcher les violences morales et physiques. Nous leurs apprenons d’abord à mettre des mots sur leurs émotions, à se mettre à nu, pour bien comprendre nos valeurs et les valeurs des autres et comment ils fonctionnent. La communication non-violente, surtout verbale, est très importante pour échanger dans la sérénité. On touche à l’humain ». Parmi ces jeunes, une dizaine d’entre eux a été volontaire pour devenir médiateur avec une demi-journée de formation complémentaire. « La médiation commence avec les élèves de cinquième, qui connaissent bien l’établissement. Avec cette seconde promotion, tous les élèves du collège auront appris la médiation en 2024. » (Extrait de larep.fr 20/06/2023)

En savoir plus sur https://www.larep.fr/orleans-45000/actualites/la-mediation-par-les-pairs-pour-eviter-les-conflits_14329161/

« Les médiateurs à l’école ont des résultats spectaculaires contre le harcèlement scolaire » Entretien avec le président du réseau France Médiation, Xavier Rochefort par Hervé Jouanneau (lagazettedescommunes.com)


« La lutte contre le harcèlement scolaire, « priorité absolue » de la rentrée 2023 ? Un mois après le suicide de la jeune Lindsay, cette adolescente de 13 ans harcelée par des camarades de classe dans un collège du Pas-de-Calais, la Première ministre, Élisabeth Borne, affiche sa fermeté et annonce « une réponse interministérielle d’ici juillet ».

Mais avec quels moyens ? Si les premières mesures présentées par le ministère de l’Éducation nationale ont provoqué la déception parmi la communauté éducative et les associations de parents d’élèves, le président du réseau France Médiation, Xavier Rochefort, interrogé par la Gazette, souligne, chiffres à l’appui, l’utilité et l’efficacité de la médiation à l’école. Un dispositif qui avait été encouragé par le gouvernement et qui est aujourd’hui implanté dans 384 établissements scolaires mais dont les financements expirent à la fin du mois de juin.

Suite à l’affaire Lindsay, vous interpellez Élisabeth Borne sur les moyens à mettre en œuvre contre le harcèlement scolaire. Quel est votre message ?

Notre réseau pilote depuis 2012 un projet de médiation sociale en milieu scolaire à l’échelle nationale. Ce dispositif représente 196 postes répartis dans 384 établissements scolaires sur l’ensemble du territoire, soit une couverture de 185 000 élèves.

’un des objectifs prioritaires de ces médiateurs est de prévenir et de gérer les violences à l’école, au premier rang desquelles le harcèlement et le cyberharcèlement. Et les résultats sont spectaculaires.

C’est pourquoi, nous appelons la Première ministre à soutenir ce dispositif et à y mettre les moyens. D’autant plus qu’une partie des aides de financement arrivent à terme à la fin du mois de juin. » (Extrait de lagazettedescommunes.com du 19/9/2023)

En savoir plus sur https://www.lagazettedescommunes.com/873151/les-mediateurs-a-lecole-ont-des-resultats-spectaculaires-contre-le-harcelement-scolaire/

Conciliation (audio) : témoignage de Christiane, ancienne avocate et conciliatrice de Justice dans une mairie de Lyon.


A écouter sur https://www.instagram.com/reel/CteZcCxtBjy/?igshid=MzRlODBiNWFlZA%3D%3D

Quel bilan pour la médiation africaine en Ukraine et en Russie? (rfi.fr)


« Si Macky Sall, Cyril Ramaphosa, Hakainde Hichilema et Azali Assoumani ont réussi à aller sur place malgré les conditions de sécurité et à la rencontre de leurs homologues, à Kiev, Volodymyr Zelensky a rejeté toute volonté de médiation et à Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine a salué une approche équilibrée. Alors quel bilan diplomatique tirer des visites en Ukraine puis en Russie de la délégation africaine ?

Au sein de la société civile africaine, des voix se font critiques. Le Gabonais Marc Ona Essangui, président de l’organisation Tournons la page internationale, estime que les chefs d’État qui ont mené cette mission sont trop clivants et que l’Afrique dispose d’instances qui sont les seules habilitées à mener des médiations. » (Extrait de msn.com du 19/06/223)

En savoir plus https://www.msn.com/fr-fr/actualite/world/quel-bilan-pour-la-mdiation-africane-en-ukraine-et-en-russie/ar-AA1cIylC?ocid=sapphireappshare