« Pour la fête d’anniversaire de ses trente ans, la Maison René-Cassin, point d’accès au droit et de médiation, a réuni le 16 octobre ses adhérents, bénévoles, partenaires et soutiens, pour une matinée spéciale à la Maison de quartier Albert-Camus.
Une cérémonie animée par la présidente, Brigitte Séguier, devant un public composé de représentants des pouvoirs publics et juridiques. Les membres fondateurs et les actuels dirigeants ont tour à tour pris le micro pour raconter ces trois décennies.
La Devèze comme racines
Le premier, Jean Pezon, a évoqué les origines : « La Maison René-Cassin a ouvert en juin 95. Elle s’est fondée autour du travail de quatre partenaires dont les trois fondateurs qui sont l’Association départementale d’information et d’aide aux victimes, le Comité biterrois d’accès au droit, et l’Association médiation dans la ville ».
Il a ensuite souligné le lien organique avec le quartier de La Devèze. « Au printemps 92, une crise provoquée par la petite délinquance a conduit à la formation d’un groupe d’expression des habitants du quartier. Ce groupe se saisira rapidement de l’idée que les citoyens ont une place dans la régulation des conflits, ce qui aboutira à la création de l’association Médiation dans la ville en août 93 ». (Extrait de midilibre.fr du 21/10/2025)
« Le constat est sans cesse répété : la justice va mal et ne répond plus à ses missions. Comment la réparer ? Peut-être d’abord en cessant de considérer l’institution judiciaire comme la seule détentrice des moyens de » faire justice « . C’est à en envisager d’autres que s’emploient les justices dites » alternatives « , parmi lesquelles la justice restaurative, qui regroupe diverses pratiques – des rencontres entre » victimes » et » auteurs » aux cercles de soutien, en passant par les jeux de rôles pour cultiver l’empathie –, afin de responsabiliser les auteurs et prévenir la récidive, prendre soin des victimes et rétablir la paix sociale. Serait-ce la clé d’une justice plus juste ? Delphine Griveaud tente de répondre à cette question en étudiant sur le terrain les pratiques de la justice restaurative qui se sont développées dans le pays depuis 2014. Elle analyse les effets de son intégration au sein d’une institution pénale contre laquelle elle s’est pourtant construite. Elle plonge dans les rouages du système judiciaire, au plus près de ses publics comme de ses professionnel.les. Loin des visions iréniques qui font de la justice restaurative une solution miracle, elle propose un tableau lucide, nuancé, d’une manière de faire justice autrement qui se heurte à la réalité de l’institution. (Extrait éditeur)
« Le secteur de l’assurance sénégalais traverse une période de fortes turbulences, comme en témoigne le rapport annuel 2024 du médiateur des assurances, Amadou Kane Diallo. L’année a été marquée par une véritable explosion des contentieux, avec une hausse spectaculaire de 92% des réclamations, principalement alimentées par les litiges automobiles.
Les statistiques de l’année 2024 révèlent une activité record pour la médiation des assurances. Avec 71 dossiers traités représentant un enjeu financier de 235,5 millions de FCFA, le médiateur a enregistré un quasi-doublement de son activité par rapport à l’année précédente (2023). Cette augmentation massive des saisines intervient dans un contexte où le secteur peine encore à retrouver son niveau d’activité d’avant la pandémie de Covid-19, ce qui rend cette explosion des litiges d’autant plus significative. » -Ndèye Khouredia Seck- (Extrait de pressafrik.com du 14/10/2025)
« Le Conseil national de la médiation souhaite promouvoir la culture de la médiation et de la gestion amiable des conflits entre les enfants au sein des écoles et établissements scolaires. La deuxième édition de son prix s’adresse aux écoles et établissements scolaires publics et privés situés sur le territoire métropolitain et dans les outremers, accueillant des élèves fréquentant les classes de CM1, CM2, 6eme.
Seront distingués les actions ou les projets conçus ou mis en œuvre de façon partenariale, ayant pour objet de développer chez les élèves, les personnels enseignants et la communauté éducative dans son ensemble, la culture de la médiation et la capacité à communiquer de façon pacifié
Peuvent ainsi être proposés des actions ou projets favorisant : • L’appréhension du conflit et sa gestion par le dialogue au sein des établissements ; • Les expériences de médiation par les pairs ; • L’apprentissage et l’acquisition, par les élèves, des compétences psycho-sociales nécessaires à la gestion de leurs émotions et de leur intelligence émotionnelle ; • Les démarches de préoccupation partagée ou méthode Pikas en matière de harcèlement scolaire ; • La sensibilisation et l’éducation des élèves aux modes amiables de prévention et de résolution des conflits.
À tous, Acteurs de l’amiable engagés dans la promotion de la médiation auprès de nos jeunes, établissements scolaires, juridictions judiciaires et administratives, conseils départementaux de l’accès au droit, barreaux, associations de médiateurs ou de conciliateurs, collectivités territoriales ou leurs groupements, chambres des notaires ou des commissaires de justice, universités, cliniques du droit …
N’hésitez pas à demander le règlement du prix et, avant le 15 décembre 2025, à nous adresser un dossier de candidature à l’adresse cnm.sadjav-sg@justice.gouv.fr avec pour objet « candidature prix CNM 2026 ».
« Chaque année, plus d’une centaine d’étudiants s’affrontent dans une série de médiations simulées, dans lesquelles ils jouent le rôle du médiateur (chaque session dure 1 heure).
Les étudiants sont jugés par des professionnels issus des mondes juridique, économique et judiciaire (deux représentants du monde de l’entreprise, avocats, magistrats, experts-comptables, médiateurs du CMAP, jouant les parties en conflit; et un troisième professionnel rompu aux techniques de médiation, observateur du processus).
🗓️ Du lundi 30 mars au jeudi 2 avril 2026. ⚠️ Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 janvier 2026.
« À l’occasion de la semaine mondiale de la médiation, la Cour d’appel de Paris a organisé une conférence le 13 octobre 2025 en partenariat avec le Conseil National de la Médiation, le Groupement Européen des Magistrats pour la Médiation, l’ESSEC Business school, et Paris Place du Droit, sur le thème de la médiation et du devoir de vigilance, mettant en exergue le rôle dans ce secteur du dialogue, de l’amiable et de la médiation. En effet, le décret n° 2025 2025-660 du 18 juillet 2025, portant réforme de l’instruction conventionnelle et recodification des modes amiables de résolution des différends, incite à approfondir les bases et les apports de la médiation préventive (avant tout contentieux) dans le développement de la politique de vigilance.
Trois questions se posent. Premièrement, comment le système juridique national et le système juridique européen posent les fondements de la prévention des conflits à travers la médiation comme outil de dialogue avec les parties prenantes dans le cadre de la politique de vigilance ? Deuxièmement, quels sont les intérêts du développement de la médiation préventive dans la politique de vigilance ? Troisièmement, quels sont les enjeux du développement de la médiation préventive dans la politique de vigilance ? » (extrait de actu-juridique.fr du 22/10/2025)
(Un article à lire qui va dans le sens de l’action menée depuis de nombreuses années par les associations qui appartiennent au RENADEM (Réseau National d’Accès au Droit et à la Médiation), comme AMELY à Lyon ou la Maison René Cassin à Béziers, et qu’il conviendrait de développer, car ces associations mettent en place une véritable médiation citoyenne en impliquant des habitants comme médiateurs. – J-P Bonafé-Schmitt – Lettre des médiations)
« Pour passer du droit DE la médiation au droit À la médiation, prolongeons la politique de l’amiable dans la gouvernance des Conseils départementaux de l’accès au droit (CDAD).
Du droit de la médiation au droit à la médiation.
Depuis plus de trente ans, la médiation s’est affirmée comme un outil incontournable du règlement amiable des différends, tant dans la sphère judiciaire que sociale, scolaire, familiale ou professionnelle.
Mais si le droit de la médiation s’est progressivement consolidé, par la reconnaissance des dispositifs, y compris en justice au travers de différents codes, des formations et des obligations d’information, le droit à la médiation, c’est-à-dire la possibilité effective pour tout citoyen d’y accéder, reste encore à construire.
Le moment est venu d’opérer ce passage. » (Extrait de village-justice.com du 21/10/2025)
Au cœur de l’impasse politique française actuelle, ce qui frappe les médiateurs que nous sommes, c’est la difficulté à reconnaître que nous faisons face à un conflit majeur. Chaque jour, des positions antagonistes se cristallisent. Dans les médias comme à l’Assemblée nationale, le désaccord n’est plus un espace de débat, mais un champ de confrontation où chacun cherche à disqualifier l’autre autant qu’à défendre ses convictions.
Ce que beaucoup nomment «crise» – comme s’il s’agissait d’un état passager – a pourtant toutes les caractéristiques d’un conflit : affaiblissement de la reconnaissance mutuelle, manque de confiance et enfermement dans des logiques de camp.
Et la situation présente tous les marqueurs d’un conflit collectif dur : désaccord sur le pouvoir et la légitimité, émotions collectives fortes (méfiance, colère), tentatives de dialogue souvent plus stratégiques que sincères, et refus partagé d’assumer sa part de responsabilité.
Parler de «crise», de «blocage» ou de «fracture», c’est éluder cette responsabilité commune .Nous comprenons que étant pris entre tensions internes, affrontements interpartis et attentes de leurs électeurs, les élus et les responsables politiques peinent à maintenir un dialogue constructif. Pourtant, nos expériences montrent que la médiation, en offrant un espace sécurisé et la présence d’un tiers neutre et impartial, permet d’échanger sans perdre la face et d’ouvrir des issues possibles. (Extrait liberation.fr du 21/10/2025)
Texte de la tribune transmis par Jacques Salzer, un des signataires
Au cœur de l’impasse politique française actuelle, ce qui frappe les médiateurs que nous sommes, c’est la difficulté à reconnaître que nous faisons face à un conflit majeur. Chaque jour, des positions antagonistes se cristallisent. Dans les médias comme à l’Assemblée nationale, le désaccord n’est plus un espace de débat, mais un champ de confrontation où chacun cherche à disqualifier l’autre autant qu’à défendre ses convictions.
Ce que beaucoup nomment «crise» – comme s’il s’agissait d’un état passager – a pourtant toutes les caractéristiques d’un conflit : affaiblissement de la reconnaissance mutuelle, manque de confiance et enfermement dans des logiques de camp.
Et la situation présente tous les marqueurs d’un conflit collectif dur : désaccord sur le pouvoir et la légitimité, émotions collectives fortes (méfiance, colère), tentatives de dialogue souvent plus stratégiques que sincères, et refus partagé d’assumer sa part de responsabilité.
Parler de «crise», de «blocage» ou de «fracture», c’est éluder cette responsabilité commune.
Nous comprenons que étant pris entre tensions internes, affrontements interpartis et attentes de leurs électeurs, les élus et les responsables politiques peinent à maintenir un dialogue constructif. Pourtant, nos expériences montrent que la médiation, en offrant un espace sécurisé et la présence d’un tiers neutre et impartial, permet d’échanger sans perdre la face et d’ouvrir des issues possibles.
Reconnaître sa part de responsabilité et écouter l’autre
Ses principes sont simples : reconnaître sa part de responsabilité, écouter l’autre et rechercher une sortie mutuellement acceptable. Trois conditions suffisent pour initier le processus : accord sur les médiateurs (ou sur un comité impartial chargé de les mobiliser), objectifs clairs et méthode acceptée par tous, et engagement sincère de chaque partie.
Nous pratiquons cette méthode chaque jour dans des conflits sociaux, familiaux, de voisinage, et même internationaux. En France, législateur et magistrats encouragent son utilisation dès lors qu’une solution commune est possible et souhaitable. Et la médiation collective contribue déjà à résoudre des différends et à relancer les processus décisionnels au sein des collectivités locales.
Pourtant, elle reste largement absente de la sphère politique nationale, alors même que la violence verbale et symbolique s’y banalise et que de nombreux débats à venir s’annoncent particulièrement tendus.
Le projet de loi de finances 2026 promet des affrontements, notamment autour de la fiscalité des plus riches, de la transition écologique et du pouvoir d’achat, des sujets à la fois chargés de valeurs et fortement liés à l’identité politique des différents groupes.
Dans ce contexte, la médiation pourrait intervenir par des manières complémentaires : en amont, au sein des commissions parlementaires pour clarifier les objectifs de chaque groupe et anticiper les points de friction ; ou en cas de blocage avéré en cours de discussion, à la demande des parties, pour désamorcer les tensions et rétablir un cadre propice à des échanges constructifs.
La relation, enjeu central
En tant que médiateurs, notre sujet, c’est la relation. La médiation ne vise pas seulement une solution à un problème, mais la reconstruction d’un lien, d’une capacité à interagir sans s’abîmer, voire à collaborer de nouveau malgré les désaccords.
Or, en observant l’extrême difficulté des acteurs politiques à s’écouter, à se parler autrement qu’à travers le prisme de la confrontation, une inquiétude plus profonde s’impose : la relation qui nous préoccupe aujourd’hui, c’est celle entre les citoyens et le monde politique.
Les postures de rejet et la perte de respect mutuel menacent la cohésion sociale et l’engagement démocratique. Quand la parole politique ne parvient plus à relier, elle fragilise le socle même de notre vivre-ensemble.
Aucune sortie durable de ce conflit ne viendra de la défaite de l’un ou de l’usure de l’autre. Elle exige un retour à la responsabilité partagée et à l’écoute dans le dialogue.
La médiation offre un cadre propice : elle ne gomme pas les oppositions ni n’impose de compromis artificiel, mais recrée un désaccord fructueux, où chacun garde ses convictions tout en ouvrant un espace pour de nouvelles voies de passage.
Si une rupture sur le fond des problèmes reste l’affaire des décideurs, nous proposons une rupture sur la méthode et restons collectivement à leur disposition.
Signataires : Eric Blanchot Directeur général de Promédiation ; France Charlet Médiatrice ; Gabrielle Planès ; Présidente d’honneur de l’Association nationale des médiateurs et présidente de Promédiation ; Jacques Salzer Spécialiste de la communication interpersonnelle et entre organisations, des conflits et de la médiation, en France et à l’international et Dominique Weber Présidente de l’Association nationale des médiateurs.
« En clôture de la Semaine de la Médiation, AmiaLib, la première plateforme 360° à mission d’intérêt général dédiée à la promotion des modes amiables, a été officiellement présentée à Panthéon-Assas université, lors du colloque organisé sur « la déontologie du médiateur en pratique » en partenariat avec le CONSEIL NATIONAL DE LA MEDIATION et le Centre de Recherche sur la Justice de Panthéon-Assas.
(…)
Les inscriptions des professionnels de l’amiable sont désormais ouvertes pour rejoindre ce qui deviendra la plus grande plateforme des modes amiables en France, rassemblant médiateurs, conciliateurs et tous les acteurs quels que soient leur secteur d’activité ou leurs domaines de compétences, juristes ou non juristes, engagés les règlements amiables des différends (MARD), ou des litiges (MARL) ou encore des conflits (MARC)