Livre : BRET Jean-Marc, La médiation. Un mode innovant de gestion des risques psychosociaux, Médias et Médiations, 2016, 144p.


BRET J-M, La médiation. Un mode innovant de gestion des risques psychosociaux, Médias et Médiations, 2016, 144p.

C’est le second ouvrage publié par Jean-Marc Bret chez l’éditeur Médias et Médiations, le premier s’intitulait « Le processus juridique de la médiation » et avait été publié en 2014. Ce sont des ouvrages courts à l’image de la collection des « Que sais-je » publiés par les PUF et qui font le point sur une question d’une manière pédagogique. Son dernier ouvrage porte sur le thème de la médiation et des risques psycho-sociaux, et il est écrit dans un langage clair et avec une approche axée sur la pratique avec l’insertion de cas de médiations, de textes juridiques, d’adresses d’organisation de médiateurs… La publication de ce type d’ouvrage est un bon choix de la part des éditions Médias et Médiations, car ils permettent une diffusion de l’idée de médiation auprès d’un plus large public que celui des médiateurs. De plus, la création récente de cette maison d’édition marque aussi d’une manière symbolique l’autonomisation de plus en grande de la médiation parmi les autres modes de gestion des conflits ; elle est aussi un pari sur le développement d’un marché autour de la littérature liée à la médiation qui ne se limite pas seulement aux seuls médiateurs.

Pour revenir à l’ouvrage de J-M Bret, il porte sur une question d’actualité celle des risques psychosociaux (Rps) et plus largement de la souffrance au travail qui suscite de nombreux commentaires ou réactions, comme celles sur le harcèlement moral, sexuel, le stress… L’intérêt de l’opuscule de J-M Bret, c’est qu’au-delà de l’analyse de ce phénomène, il propose des solutions, à travers la médiation, non seulement pour gérer ces risques psychosociaux mais aussi pour les prévenir. En effet, J-M Bret est médiateur, mais aussi avocat, ce qui donne une certaine tonalité à ses ouvrages, car on retrouve son « habitus juridique » dans l’analyse du phénomène de la médiation. Cette double compétence de médiateur et de juriste se révèle particulièrement judicieuse dans des domaines très techniques, comme celui du droit du travail, pour rendre compréhensibles par tous, l’ensemble des textes à la fois européen ou nationaux qui enserrent le cadre juridique des Rps (p.35).

Dans une première partie, intitulée « Les risques psychosociaux : de quoi parle-t-on » J-M Bret rappelle que l’utilisation de la terminologie même de risques psychosociaux est relativement récente et elle est aussi assez floue, car il n’y a pas de définition unique de ceux-ci. A l’instar d’autres auteurs, il considère qu’ils recouvrent « des risques professionnels qui portent atteinte à l’intégrité physique et psychique des salariés » (p.23). Ils se déclineraient le plus souvent en « stress au travail, harcèlement moral, incivilités, agressions physiques ou verbales et violence, sentiment de mal être au travail et souffrance au travail, burn out » (p.23). Ce flou dans la définition de ces risques explique qu’il existe une multiplicité de textes aussi bien européens, comme la directive européenne du 12/06/1989 sur l’amélioration de la sécurité et de la santé des salariés, que nationaux comme l’accord national interprofessionnel du 2/07/2008 sur le stress au travail.  En effet, le médiateur, même si ce n’est pas un professionnel du droit, se doit de les connaître, pour gérer le processus de médiation et de les prendre en compte dans la rédaction du contenu de l’accord de médiation.

C’est la deuxième partie ayant pour titre « La médiation, un dispositif innovant de gestion des conflits » qui m’a le plus intéressé, car elle démontre, non seulement, l’intérêt de la médiation dans la gestion de ces Rps dans les entreprises, mais elle constitue aussi une excellente illustration de ce que j’appelle « l’ingénierie de médiation, c’est-à-dire la mise en place de dispositifs de médiation dans les entreprises. C’est le cas notamment du chapitre intitulé « La médiation : un dispositif simple et rapide à mettre en œuvre » (p.70), car l’auteur souligne, par exemple que « l’entreprise qui a pris soin de sensibiliser, voire de former ses équipes à la médiation et travaille régulièrement avec des médiateurs, peut mettre en place le processus sans délai.» (p.72). Il en est de même du chapitre suivant, un peu plus technique, sur « l’obligation de sécurité, obligation de résultat ou obligation de moyens renforcée » (p.90). En effet, la connaissance de ces textes et leur interprétation, par les tribunaux s’imposent à tous ceux qui s’intéressent à l’ingénierie de la médiation. Ces « ingénieurs » ou « consultants » en médiation pourraient utiliser ces textes, qui fixent aux employeurs une obligation de garantir la sécurité au travail de ses salariés, comme un argumentaire pour promouvoir la mise en place de dispositif de médiation.

Enfin, J-P Bret, dans une dernière partie, propose une « modélisation des médiations liées à la souffrance au travail » en partant du modèle proposé par Thomas Fiutak (p.98). Tout en reconnaissant cet effort de modélisation, on peut regretter cet engouement de nombreux auteurs, autour des modèles, issus de ce que l’on appelle la « négociation raisonnée » de l’université de Harvard.  Il est un fait que l’ouvrage d’Ury et Fisher « Getting to yes » publié en 1981, a longtemps constitué la Bible de tous les médiateurs. Mais, ces modèles reposent sur un postulat, celui de l’existence d’acteurs rationnels animés par des logiques reposant sur des notions d’intérêts ou de besoins et que le rôle du médiateur serait de les faire émerger pour amener les médiés à trouver un éventuel accord. Il est vrai que la « roue » de Fiutak ou celle d’Ury et Fisher, représentent des modèles séduisants pour mener une médiation et une négociation, mais depuis cette date, d’autres modèles comme celui de l’approche « transformative » ou encore « narrative ont illustré la complexité du phénomène de la médiation qui ne peut se réduire au slogan du « win win ».

Cette critique ne doit pas occulter l’intérêt de lire cet ouvrage qui est un véritable guide pratique pour tous les professionnels, des médiateurs aux responsables RH, qui s’intéressent à la question des Rps.

Jean-Pierre Bonafe-Schmitt

 

Médiation sociale : les 4 000 adultes-relais, des locomotives du vivre-ensemble (ministère de la Ville )


La matinée d’Hélène Geoffroy : d’abord un discours d’accueil, puis une plongée dans les débats. R.A.

« Quartiers populaires : des locomotives du vivre-ensemble

« Je compte sur vous pour mettre en lumière les difficultés, il ne faut en cacher aucune, et les victoires, qui représentent l’espoir. » Hélène Geoffroy fait face à une cinquantaine de ces adultes-relais, du nom de ces personnes qui assurent des missions de médiation sociale et culturelle de proximité, dans le cadre d’un contrat d’insertion. Ils sont près de 4000 sur tout le territoire national, agissant notamment en direction des jeunes.

Leurs missions : accueillir, écouter, exercer toute activité qui concourt au lien social, informer et accompagner les habitants dans leurs démarches, faciliter le dialogue entre services publics et usagers. Mais aussi améliorer et préserver le cadre de vie, faciliter le dialogue entre les générations, aider à la résolution des petits conflits de la vie quotidienne par la médiation et le dialogue ou encore renforcer la vie associative et développer la capacité d’initiative. Bref, rien que de l’indispensable, surtout en ces périodes troublées par des paroles extrémistes. » (Extrait de lamarseillaise.fr du 1/10/20106)

En savoir plus sur http://m.lamarseillaise.fr/var/societe/52939-le-ministere-de-la-ville-a-fait-sa-rentree-citoyenne-a-la-crau

Emploi : Médiateur H/F à Mulhouse (68)


« Notre client, bailleur social recrute en CDD (remplacement de 6 mois) pour son service contentieux un(e) médiateur(trice) sur Mulhouse, avec mobilité sur le département du Haut-Rhin (68) : Vous êtes partie prenante d’un réseau interne et externe permettant de prévenir et résoudre des situations sociales de blocage dans les relations entre clients ou entre un client et le bailleur social en mettant en œuvre des actions adéquates.Vous intervenez pour : – établir ou reprendre le dialogue avec nos clients locataires (visites à domicile principalement),- accompagner socialement nos clients en difficultés,- prévenir les impayés (évaluation sociale des candidatures et diagnostic préalable des problématiques),- gérer les conflits de voisinage (recevoir, organiser des rencontres…)- recherche et fidélisation des partenaires sociaux, travail en réseau et représentation du client auprès des partenaires de l’intervention sociale (CCAS, CMS, associations…)(Extrait de indeed )

En savoir plus sur http://www.indeed.fr/voir-emploi?jk=8a7cba08d21eb552&qd=hTiYmtPeCuN-yLrnJsUVGM5woRi_tQZnhAuvSpz9ahyk9VAl6zK0QmCt-ECxLznYr9w25d42Oe9Rp2L0P4kenm08cCF5-48UvKnr_VpOW9g&atk=1au483pdr5t9u8u8&utm_source=publisher&utm_medium=organic_listings&utm_campaign=affiliate

Emploi : Médiateur social en milieu scolaire H/F à DENAIN (59)


1Taf, Bourse d'emploi et de CV

« Dans le cadre d’un contrat adulte relais, vous prévenez et repérez les situations de harcèlement au sein et aux abords des établissements scolaires par une présence et une veille active. Vous écoutez, dialoguez, intervenez dans des situations conflictuelles en temps réel et en temps différé. Vous formez les élèves à la médiation par les pairs pour qu’ils puissent devenir, dans leur établissement, des médiateurs référents, sous la responsabilité des adultes. Vous sensibilisez les parents à la médiation et instaurez une médiation école-famille visant à faciliter ou rétablir le dialogue. Vous développez les liens entre le collège, les écoles et leur environnement et aidez à la mise en place d’actions avec les partenaires (centre social, club de sport). Vérifier votre éligibilité au Contrat ADULTE RELAIS (critère: minimum 30 ans et résidant dans un quartier prioritaire de la ville et être sans emploi ou bénéficier d’un CUI CAE ( Contrat d’Insertion Unique dans le cadre d’un CAE)

1 posteCDDDurée du contrat : 12 Mois
Expérience minimum : 1 à 2 ans (Extrait de 1taf.com )

 

 

Publication de La Voix des PIMMS N° 99 – Septembre 2016


 

 

COMMUNIQUÉ DU COLLECTIF « MEDIATION 21  » à la suite du Forum Ouvert qui s’est tenu à Bourg la Reine (92) le 15 septembre 2016.


Médiation 21

« Médiateurs issus de treize associations représentant, au plan national, plus de 3000 adhérents, nous sommes convaincus que l’essor de la médiation est une réponse particulièrement adaptée aux défis lancés par une société traversée par des tensions délétères qui se multiplient, tandis que la complexité croissante des normes constitue un frein important à leur acceptation.
Pour que le développement de la médiation produise tous les effets bénéfiques qui peuvent en être attendus, il est nécessaire que cet essor soit impulsé dans le cadre d’une large concertation impliquant tous les acteurs concernés. A l’heure où le Législateur s’apprête à encadrer la pratique de la médiation, nous souhaitons ardemment qu’il soit tenu compte par les pouvoirs publics de l’expérience acquise par celles et ceux qui sont particulièrement légitimes à éclairer leurs choix : les médiateurs.
Les diverses associations dont nous sommes membres ont su, de longue date, s’organiser par elles-mêmes, s’accorder sur les valeurs essentielles qui fondent la pratique de la médiation, et les rassembler dans un Code de déontologie au respect scrupuleux duquel elles veillent. Si cette convergence sur l’essentiel s’accommode des spécificités que les différentes organisations ont cultivées, tant il est vrai que la communauté des médiateurs est à l’image du processus même de médiation, diverse et créative, il nous apparaît que le temps est venu de nous rassembler au sein d’une organisation réflexive et agissante afin de porter haut les valeurs qui nous unissent et de peser dans le débat public.
Le Forum Ouvert « Médiation 21 » qui s’est tenu à Bourg la Reine (92) le 15 septembre 2016, organisé conjointement par l’AME (Association des Médiateurs Européens), l’ANM (Association Nationale des Médiateurs), l’APMF (Association Pour la Médiation Familiale), le CIMAE (Centre Indépendant de Médiation, d’Arbitrage et d’Expertise), le CMAP (Centre de Médiation et d’Arbitrage de Paris), le CMNP (Centre de Médiation des Notaires de Paris), la CNPM (Chambre Nationale des Praticiens de la Médiation), la FNCM (Fédération Nationale des Centres de Médiation), la FENAMEF (Fédération Nationale de la Médiation et des Espaces Familiaux), l’IEAM (Institut d’Expertise, d’Arbitrage et de Médiation), l’IFCM (Institut Français de Certification des Médiateurs), Planet’Médiation, et le RME (Réseau des Médiateurs en Entreprise) constitue tout à la fois une manifestation tangible de la capacité de ces organisations à œuvrer ensemble pour atteindre un objectif commun, et le premier jalon d’une démarche qui s’inscrit dans une perspective de plus long terme, et largement ouverte aux autres organismes représentatifs de médiateurs.

Notre dessein est :
 De servir l’intérêt commun des juridictions, des administrations, des organisations, quelle qu’en soit la forme, de tout individu désireux de s’engager dans un processus de médiation, et enfin des médiateurs eux-mêmes, par une promotion de la qualité de la médiation, dans une optique de professionnalisation de ceux qui la pratiquent,
 De constituer et structurer un espace pérenne d’expression commune, aussi ouvert que possible, qui soit à la fois le reflet de la diversité des médiateurs et le témoin de leur unanimité dans leur adhésion aux conditions nécessaires à l’exercice de la médiation, notamment en termes de diligence et de formation initiale et continue, et à ses valeurs essentielles : libre engagement, confidentialité, neutralité, indépendance, impartialité, bienveillance. Ces valeurs se traduiront dans le mode de gouvernance, inspiré de la démocratie participative, que nous souhaitons donner au collectif « Médiation 21 »,
 D’être un interlocuteur référent, légitime, représentatif et réactif, pour tous ceux qui souhaitent engager un dialogue avec la communauté des médiateurs ou appréhender leur pratique, dans un souci de clarification et de prévention de toute ambiguïté ou de tout amalgame, et dans le but de convaincre les décisionnaires, au sein de quelque instance que ce soit, des atouts de la médiation,
 De recenser sur l’ensemble du territoire et hors de France, avec l’aide de toute personne désireuse de contribuer à l’action du Collectif « Médiation 21 », les pratiques pertinentes mises en œuvre (relations entre médiateurs et prescripteurs de médiation, conduite du processus…) afin de permettre à chacun de bénéficier de ce retour d’expérience, dans une dynamique d’amélioration continue.
C’est sur ces fondements, et animés par la volonté de prendre ensemble des initiatives ayant un effet bénéfique dans les différents champs d’action ainsi identifiés, que nous voulons inscrire dans la durée la coopération indispensable au développement, dans notre société, de ce mode de prévention, d’apaisement et de résolution des conflits qu’est la médiation.
Le comité de pilotage de Médiation 21 »

Communiqué à consulter sur http://www.mediation21.fr/communique-20160929.pdf

Québec : Le service de médiation de quartier de l’OJA « L’autre Avenue », recherche des bénévoles


« Parce que les conflits font et feront toujours partie de la vie, nous croyons que les individus doivent apprendre à composer avec ces situations et à s’outiller pour être en mesure de mieux les régler. Voilà pourquoi nous avons mis sur pied Médiation de quartier!

Ce service d’accompagnement en gestion des conflits et médiation est offert par un groupe de citoyens bénévoles formés par L’Autre Avenue et qui se montrent disponibles pour accompagner leurs concitoyens qui souhaitent tenter de résoudre une situation conflictuelle. » (Extrait de lautreavenue.com )

En savoir plus sur http://www.lautreavenue.com/service-de-mediation-de-quartier/

Gabon : Le médiateur de la République, Laure Olga Gondjout, regrette de n’avoir pas été écouté par la classe politique


Refusant de s’exprimer jusque-là sur la situation qui prévaut actuellement au Gabon, notamment après les résultats du scrutin présidentiel du 27 août ayant entrainé une vague de viole…

Source : Gabon : Le médiateur de la République, Laure Olga Gondjout, regrette de n’avoir pas été écouté par la classe politique

Appel : Une médiation pour Vincent Lambert ?


L’appel a été publié, il y a juste un an dans le journal Libération du 13/09/2015.

« Le cas de Vincent Lambert illustre les difficultés inextricables auxquelles on arrive quand les divisions familiales sont portées sur la scène publique en utilisant tous les moyens possibles (tribunaux et médias) et qu’au risque d’oublier le principal concerné, tout le monde interfère dans cette affaire qui devient le lieu d’affrontements idéologiques.

Le devenir de Vincent Lambert est renvoyé une fois de plus au judiciaire, et c’est le juge des tutelles qui est maintenant saisi afin de lui désigner un représentant légal. Ce magistrat pourrait-il proposer une médiation pour Vincent Lambert, comme les signataires de ce texte le suggèrent ? D’aucuns diront qu’il est trop tard, et qu’une médiation n’aurait eu des chances d’aboutir que si elle avait été initiée avant. Toutefois, au lieu de déclarer que les jeux sont faits, il faut se demander pourquoi aucune médiation n’a été tentée à ce jour. Les plus naïfs ne sont pas forcément ceux que l’on croit. Car il était peu probable que les parents de Vincent Lambert s’en remettent à l’autorité d’instances censées apporter des arguments rationnels motivant une décision de limitation ou d’arrêt des traitements. Au contraire, la médiation permet à des personnes qui s’opposent violemment de se reparler pour arriver à un accord, comme dans tout contentieux (famille, travail, etc.). Il nous faut, cependant, préciser ce qu’est cette pratique, qui ne saurait être confondue avec l’intervention de quelqu’un de bonne volonté qui s’efforcerait de réconcilier des individus ou de faire le lien entre le personnel médical et les patients – comme le font certaines personnes, notamment des médecins, médiateurs à l’hôpital pour les conflits avec les usagers.

Née aux Etats-Unis dans les années 70, la médiation familiale a été introduite en France en 1988. Elle facilite la résolution des conflits dans des domaines variés, comme la famille, l’entreprise, le monde du travail, le commerce et les relations internationales. Le droit français la reconnaît depuis la loi de 1995, qui a introduit la médiation dans le code de procédure civile, puis les lois de 2002 et de 2004 qui l’ont inscrite dans le code civil, et enfin l’ordonnance de 2011 transposant la directive du Parlement européen. Depuis le début, elle peut intervenir en dehors de toute procédure judiciaire, avant ou pendant celle-ci. Selon son mode d’utilisation, elle est qualifiée de médiation conventionnelle ou de médiation judiciaire.

La médiation est une pratique spécifique qui exige des compétences particulières. Ce processus encadré par un professionnel impartial aide les personnes à s’exprimer en toute liberté, ensemble ou séparément, et à s’écouter les unes les autres. Elles sont ainsi amenées à formuler leurs points de vue et à exprimer leurs émotions en sachant que le principe de confidentialité sera respecté. Plusieurs étapes sont nécessaires dans ce travail, qui contribue à créer un climat propice à des échanges apaisés.

Il ne saurait être question de rechercher à tout prix le consensus. Loin de gommer les divergences, la spécificité de cette approche est de faire de la crise le point de départ permettant de percer les non-dits et de dissiper les quiproquos. Il est alors possible de rechercher des options pouvant, dans l’idéal, aboutir à des décisions, partielles ou globales, prenant en compte les besoins de chacun et répondant à l’intérêt commun.

 Une médiation qui serait mise en place pour Vincent Lambert exigerait non seulement que les médiateurs soient des professionnels, mais qu’ils soient également sensibilisés à ce sujet complexe. Compte tenu de la singularité, voire du caractère exceptionnel du cas de Vincent Lambert, elle pourrait faire intervenir plusieurs médiateurs travaillant de concert. Le représentant légal désigné, la famille et les proches de Vincent Lambert participeraient aux séances animées par les médiateurs, séances qui pourraient s’ouvrir à la présence de l’équipe médicale le suivant actuellement ou à toute autre personne utile à la résolution du conflit. Ces séances de médiation suivraient un calendrier adapté et se dérouleraient dans tout lieu approprié réunissant, dans les meilleures conditions possibles, l’ensemble des personnes concernées.

Même si la médiation suit une méthodologie qui a fait ses preuves, son issue n’est jamais certaine, et les solutions ne sont pas faciles à élaborer. Pourtant, elle témoigne d’une éthique reconstructive où l’on redonne la parole aux individus, qui sont ainsi responsabilisés au lieu de s’arc-bouter les uns contre les autres en défendant des positions unilatérales qu’ils justifient avec le concours d’experts ou de sages. Il nous semble pertinent que la médiation soit étendue au domaine spécifique de la santé, où l’avis des proches est souvent sollicité. A une époque caractérisée par l’érosion de la confiance dans la parole des médecins et par les divisions familiales, elle pourrait accompagner des prises de décision difficiles dans des situations douloureuses comme celle que connaissent les proches de Vincent Lambert pour les apaiser ou, pourquoi pas, les résoudre.

Jean-François Mattéi membre de l’Institut et de l’Académie nationale de médecine , Pierrette Aufiere avocate honoraire et médiatrice à Toulouse , Annie Babu infirmière, assistante sociale et pionnière de la médiation familiale en France , Alain Girot magistrat à Amiens , Rabia Hamidi titulaire d’une thèse en médiation familiale dans le domaine de la santé publique , Thierry Marmet médecin, professeur associé de médecine palliative à l’université de Toulouse-III-Paul-Sabatier , Marie-Josée Mathieu médecin gériatre, responsable de l’Espace éthique méditerranéen , Corine Pelluchon philosophe, professeure à l’université de Franche-Comté (Extrait de liberation.fr 13/09/2015)

Appel à consulter sur  http://www.liberation.fr/debats/2015/09/13/une-mediation-pour-vincent-lambert_1381694

Guinée-Bissau: la médiation de la Cédéao propose un plan de sortie de crise


« Les acteurs de la crise politique qui secoue la Guinée-Bissau depuis plus d’un an ont accepté une proposition de sortie de crise soumise par des dirigeants ouest-africains en visite de médiation à Bissau ce samedi 10 septembre. La délégation de la Cédéao s’est entretenue avec le président bissau-guinéen José Mario Vaz, des membres de son gouvernement, des membres de partis représentés à l’Assemblée nationale et divers acteurs.

La Guinée-Bissau traverse une crise politique très profonde suite au limogeage en août 2015 par le président José Mario Vaz de son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, qui appartiennent tous deux au PAIGC, le parti historique de l’indépendance.

Le professeur Alpha Condé, médiateur de la crise bissau-guinéenne, et son homologue du Sierra Leone Ernest Baï Koroma ont obtenu, après huit heures de négociations, un compromis politique paraphé par toutes les parties.

Le document est axé sur six points, notamment la mise en place d’un cadre permanent de dialogue permettant de réfléchir ensemble sur la crise, la formation d’un gouvernement consensuel inclusif. Il reste à définir le format et celui qui le dirige.

Pour éviter tout blocage à ce sujet, les chefs d’Etats ont suggéré la mise en place d’un système de suivi pour appuyer le travail du représentant-résident de la Cédéao. Naby Youssouf Bangoura, ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de Guinée, explique que la « mise en place d’un système de suivi renforcé de la Cédéao » se fera « avec le renforcement du bureau de la représentation de la Cédéao à Bissau, qui devient un bureau permanent, plus étoffé en équipe de suivi. » (Extrait de rfi.fr 11/09/2016)

En savoir plus sur http://www.rfi.fr/afrique/20160911-guinee-bsisau-mediation-cedeao-sortie-crise

 

Emploi : Médiateur de ville H/F à Blois (41)


Offre d'emploi

« Votre mission : Vous interviendrez dans les espaces publics en vue de créer, d’entretenir et de restaurer les liens entre les habitants et les institutions, de maintenir une bonne ambiance, de gérer les conflits, de rassurer les personnes, d’assurer une mission d’information auprès des habitants. Expérience appréciée dans le milieu éducatif, la médiation ou l’animation. Connaissance d’une autre langue souhaitée Travail selon équipe de 14h30 à 21h30 ou de 17h30 à 24h et en binôme

Posséder le permis B.

Durée du contrat : 12 Mois » (Extrait de 1taf.com )

En savoir plus sur http://www.1taf.com/annonce/offre-emploi-cdd/mediateur-de-ville-h-f/loir-et-cher-41/AN1628898