MARD : le CNB construit la première plateforme nationale


MARD : le CNB construit la première plateforme nationale

« Les avocats défendent leur rôle dans les procédures amiables. Dans le cadre de l’ouverture du Forum parlementaire de la Legaltech, la présidente du Conseil national des barreaux (CNB), Christiane Féral-Schuhl, a annoncé le lancement du premier portail national en ligne des Modes amiables de résolution des différends (MARD).

Un portail unique pour tous les MARD

Pour le Conseil national des barreaux, l’accès au droit est une pierre angulaire de notre démocratie.

Tous les justiciables doivent ainsi pouvoir compter sur des outils en ligne offrant les garanties des avocats pour régler à l’amiable leurs différends.
Afin de les appuyer dans cette démarche, le CNB vient de mettre en place un portail national à destination des justiciables et des avocats qui leur permettra d’accéder en ligne à différents modes alternatifs de règlement des conflits.

Pour Christiane Féral-Schuhl, présidente du CNB, « ce portail doit devenir la porte d’entrée naturelle des citoyens cherchant à résoudre leurs litiges par la voie amiable ».

Vivant avec son temps, l’instance représentative des robes noires, vient de mettre en ligne un tutoriel sur Youtube où des membres de sa commission numérique expliquent comment utiliser cette plateforme flambant neuve.

Une plateforme inédite consacrée à la procédure participative

Première étape et première ”brique” de ce portail : la mise en ligne d’une plateforme de procédure participative permettant aux avocats de proposer à leurs clients une procédure entièrement dématérialisée.

La procédure participative est « le seul mode amiable que les avocats peuvent s’approprier à titre exclusif », selon Maître Hélène Poivey-Leclercq, chantre de cette procédure. Cette dernière a participé à son élaboration il y a déjà cinq ans, en adaptant les principes du droit collaboratif aux spécificités procédurales françaises.

Pour l’avocate, cette procédure est très avantageuse car « elle offre au justiciable une économie de temps et de moyens. L’économie de temps est vraiment évidente puisqu’il y a un tempo pour arriver au terme du processus qui permet le règlement du litige. Et puis, économie de moyens parce qu’on sait exactement combien de temps on va consacrer au dossier, donc on sait ce que va coûter l’avocat et on va mutualiser le coût de tous les intervenants ».

Puisque le temps et l’argent sont les nerfs de la guerre, clients et avocats trouveront sur cette plateforme un espace d’échange virtuel et les outils numériques appropriés qui simplifieront les procédures participatives et raccourciront encore davantage les délais de traitement de leurs dossiers.

D’autres plateformes à suivre…

Le CNB est engagé vigoureusement dans la promotion des MARD. « Un des défis des années à venir est de faire de la médiation un mode de résolution des conflits naturel et évident », soulignait récemment Christiane Féral-Schuhl.

Ce portail national des MARD s’inscrit dans le plan d’investissement numérique voté en février 2018 par l’assemblée générale du CNB et piloté par la commission numérique présidée par Sandrine Vara.

Par la suite, l’instance compte développer d’autres plateformes consacrées à la médiation et l’arbitrage notamment, afin de compléter le portail. » -A. Moreaux » (Extrait de affiches-parisiennes.com du 29/06/2018)

En savoir plus sur https://www.affiches-parisiennes.com/mard-le-cnb-construit-la-premiere-plateforme-nationale-8074.html

Médiation travail : « Médiation chez Orano : en se focalisant sur le litige, le médiateur oublie de reconstruire la confiance dans le dialogue social… » par UFSN-CFDT (Miroir Social)


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« Lors d’une réunion décisive le 17 janvier 2018, la direction générale d’Orano a proposé la suspension d’un conflit exacerbé sur la remise en cause d’un usage de récupération en temps de jours fériés travaillés à l’établissement Orano de La Hague. Parmi les propositions faites par l’intersyndicale, celles de la médiation et du rétablissement du même usage pour 2018 ont été retenues.

Une médiation acceptée et soutenue

Souhaitée par les organisations CFDT, CGT et UNSA Spaen (regroupées en intersyndicale), la médiation a été validée par une très grosse majorité de salariés réunis en assemblée générale par vote à bulletins secrets. Acceptée et soutenue, elle ouvrait la voie à un règlement hors conflit du contentieux entre la direction locale et l’intersyndicale.

Un état des lieux extensif

La médiation a rapidement été lancée, cadrée dans un protocole « de fin de conflit », par l’intermédiaire du cabinet Dialogues qui a pratiqué une analyse de la situation sur l’établissement. Après avoir écouté la direction puis les organisations syndicales, le cabinet a ensuite auditionné une trentaine de salariés, seuls ou en collectif de travail, sur leur perception de la situation. Il dresse une série de constats « sans appel » sur les problématiques sociales du moment regroupant les préoccupations des salariés telles que le gréement des effectifs, la pression financière, les transferts de compétences, la valorisation des métiers… Les nombreux points énumérés reprennent bien l’analyse et les revendications portées de longue date par l’intersyndicale qui valide donc parfaitement cette partie de l’intervention du cabinet Dialogues. L’état des lieux est extensif, complet, réaliste…

Mais la médiation oublie le cœur de la médiation…

Le cabinet oublie de se focaliser sur le cœur d’une médiation, à savoir permettre aux parties prenantes de retrouver confiance dans le dialogue social et assumer leurs missions respectives en se saisissant de la négociation comme d’un moyen privilégié pour régler les différends liés aux logiques d’intérêts divergents entre les salariés et l’entreprise. L’action de médiation est par nature la remise en place d’un dialogue loyal et respectueux entre les parties, la valorisation des rôles de chacun et la mise en place d’une reconnaissance mutuelle, seul moyen de régler un désaccord sans recourir à l’épreuve de force systématique. De ce point de vue, l’intervention du médiateur est insuffisante sur l’analyse du développement du conflit, notamment le refus de la direction locale de négocier en première intention, sur les mécanismes qui ont exacerbé une grève largement suivie par les salariés.

Un rapport qui reste néanmoins exploitable

Si l’intersyndicale CGT, CFDT et UNSA Spaen est confortée dans son analyse des causes du conflit, que le retour à un dialogue social constructif doit être encore rétabli, le rapport reste néanmoins exploitable. Après tout, rien n’empêche les parties de prendre en mains elles-mêmes cette notion de médiation pour reconstruire le dialogue social qu’elle souhaite sur l’établissement Orano de La Hague… Portée par une direction fénérale du groupe Orano, qui aura à cœur de transformer l’essai de la médiation en succès de la négociation, il est encore possible de reprendre le sujet central de cette dernière en main : échanger, convaincre, négocier, contractualiser…

Une intersyndicale responsable prête « à faire le boulot »

Comme le souligne le rapport du cabinet, les salariés attendent un système qui permette de récupérer ou de faire payer les jours fériés effectués sur le principe du volontariat et de manière totale ou partielle, selon les besoins du salarié. Cette possibilité n’est ouverte que si les effectifs nominaux sont gréés par avance dans tous les ateliers de l’usine de La Hague. Une assemblée générale s’est tenue le 19 juin, prenant acte de ce constat. L’intersyndicale soutient donc que les négociations doivent débuter après le recouvrement à l’effectif nominal. Elle propose un relevé de conclusions permettant de stabiliser les récupérations de jours fériés pour l’année 2019. L’intersyndicale CFDT, CGT et UNSA Spaen est prête à « faire le boulot » en toute responsabilité. Reste à savoir si la direction locale d’Orano de La Hague saisira cette opportunité.

Ce serait une chute positive à une médiation incomplète mais nécessaire. L’acceptation par les deux parties du dispositif participait déjà d’un processus de résolution du conflit. C’est aussi la preuve qu’aucune solution n’est envisageable sans l’implication de tous les partenaires sociaux dans l’entreprise. » (Extrait de miroirsocial.com du 25/06/2018)

En savoir plus sur www.miroirsocial.com/actualite/16062/mediation-chez-orano-en-se-focalisant-sur-le-litige-le-mediateur-oublie-de-reconstruire-la-confiance-dans-le-dialogue-social

Emploi : Un.e médiateur.rice social.e à Saint-Etienne (42)


Contexte

La Médiathèque-Cinémathèque de Saint-Étienne a pour missions d’acquérir, gérer et prêter des documents tous supports. Elle assure la promotion d’actions en faveur de la lecture, et propose une programmation culturelle et cinématographique.

La Médiathèque développe et entretient la politique de médiation dans le cadre de la politique culturelle.

Le/ la médiateur/trice travaille de manière transversale avec les différents services de la médiathèque-cinémathèque, pour le développement de la lecture et l’autonomie des usagers, notamment pour le public jeune et adolescent. Travaillant en partenariat avec les structures-ressources, il/ elle propose et met en œuvre au sein de la médiathèque-cinémathèque et hors les murs des actions de médiation culturelle.

Missions :

Suivi des relations avec le public :

– Assurer une présence et une veille préventive dans les espaces publics « sensibles »,

– Écouter, orienter et accompagner le public exprimant des demandes spécifiques vers les structures ressources,

– Gérer par le dialogue et la médiation les situations de crise,

– Participer aux accueils de classe et aux plages de service public : accueil du public, inscriptions des usagers, renseignements et prêt retour des documents.

Développement des partenariats :

– Mettre en place des actions de médiation culturelle en priorisant les projets sur le long terme et en développant les partenariats,

– S’impliquer dans des groupes de travail transversaux visant à mettre en œuvre des actions collectives sur le quartier,

– Suivre de manière méthodique les actions de partenariats (rédaction de tableaux de bord, compte-rendus et rapport annuel), et en rendre compte auprès de sa hiérarchie,

– Travailler de manière concertée avec l’équipe de la médiathèque en relayant les informations.

Profil :

– Être titulaire du diplôme d’éducateur spécialisé ou du diplôme de moniteur éducateur ou du diplôme d’animateur territorial,

– Être en mesure de repérer les situations à risques et les situations de stress,

– Savoir dialoguer et réguler les tensions,

– Savoir rédiger un rapport administratif.

Recrutement titulaire ou contractuel (CDD 1 an)

Merci d’adresser votre candidature en format PDF (lettre de motivation et CV) en ligne sur www.saint-etienne.fr/offres-emploi.

Date limite pour envoyer les candidatures : 6 juillet 2018 (Extrait de biblioemplois.wordpress.com )

En savoir plus sur https://biblioemplois.wordpress.com/2018/06/21/un-e-mediateur-rice-social-e-saint-etienne-42/

Cour de Cassation : Fixation des honoraires de l’avocat : la justification de diligences pour un règlement amiable n’est pas requise


« C’est à bon droit que le premier président rejette la demande de la cliente tendant à voir prononcer l’annulation de la décision du bâtonnier de l’ordre des avocats l’ayant condamnée à payer à l’avocat la somme de 20 601,45 euros au titre des honoraires et frais dus, dès lors que la réclamation soumise au bâtonnier en matière d’honoraires, prévue par l’article 175 du décret n° 91-1197 du 27 novembre 1991 qui instaure une procédure spécifique, échappe aux prévisions de l’article 58 du Code de procédure civile.

Emploi : EXPERT MÉDIATION JURISTE, H/F A LA BNP-PARIBAS


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Pendant la durée de sa mission, l’expert médiation est détaché de BNP Paribas et se met au service du médiateur.

Il doit à ce titre respecter les principes fondamentaux d’indépendance et d’impartialité de la médiation.

Missions :

– Recueillir auprès de la banque et auprès des clients l’ensemble des éléments permettant au médiateur de se

positionner

– Appuyer le médiateur dans l’exercice de sa mission

– Respecter les règles applicables à la procédure de médiation

Activités principales

– Il constitue les dossiers relatifs au litige : recueil des informations auprès du service réclamations de la

Banque et auprès du client

– Il étudie, en liaison avec le médiateur, le différend qui oppose le client à la banque

– Il consulte les experts si nécessaire

– Il analyse les dossiers et apporte sur le litige une expertise en droit et en équité

– il prépare pour le médiateur une note de synthèse et un projet d’avis

– Il est responsable du suivi administratif du dossier jusqu’à sa clôture

Compétences

– Connaître l’environnement de la médiation

– Connaître les produits et services proposés par la banque

– Formation juridique

– Qualités rédactionnelles

– Capacité d’analyse et de synthèse

– Etre capable de proposer des solutions équitables de nature à résoudre un litige.

Posture, savoir être

– Neutralité

– Impartialité

– Empathie

– Ecoute

Expérience

– Expérience réussie dans l’expertise des litiges soumis à la médiation bancaire

Lieu principal : FR-Île-de-France-PARIS

Type d’emploi : CDD

Domaine d’activité : GESTION DE LA RELATION CLIENT  Secteur d’activité: Fonctions support  (Extrait de bnpparibas )

 

En savoir plus sur https://bnpparibasgt.taleo.net/careersection/gt/fra_rhg_fr/jobdetail.ftl?lang=fr_FR&portal=2170452134&job=939608&src=JB-11363

Café Médiation à Lyon 7 juin : Les limites entre la médiation et la thérapie : dans le domaine de la famille ou du travail.


café médiation

 

«  :  Brasserie FOLLIET, 211 rue Duguesclin Lyon 3ème.

L’entrée est libre et informelle : l’objectif est de permettre aux médiateurs et professionnels de tous horizons de mieux se connaître et de nouer des relations de confiance, en partageant leur pratique, leur problématique …

C’est une initiative des médiateurs de Médiation du Rhône, qui souhaitaient au départ rapprocher les médiateurs des avocats et des professionnels du droit, et les aider à travailler ensemble et communiquer pour le bien des personnes et la facilitation des procédures.

Le Café médiation est désormais a ouvert à tous professionnels intéressés par la pratique de la médiation. (Extrait de mediation-a-lyon.fr )

En savoir plus sur http://mediation-a-lyon.fr/cafe-mediation-a-lyon/

« Les avocats défendent leur médiation » par Anne Moreaux (Affiches Parisiennes)


« Le gotha parisien de la médiation s’est réuni récemment au Conseil national des barreaux (CNB) pour assister à la signature d’un partenariat avec la Clinique de médiation de l’Université de Montréal et débattre de l’encadrement de la médiation en ligne.

La “grande famille de la médiation ” s’est rassemblée boulevard Haussmann, entre les nouveaux murs du CNB, accueillie avec enthousiasme par Christiane Féral-Schuhl, sa présidente.

Cette réunion s’est déroulée en présence du directeur des Affaires civiles et du Sceau, Thomas Andrieu, et de l’ancien Premier ministre québécois, Pierre Marc Johnson, désormais avocat « venu en tant que mari d’Hélène de Kovachich, qui agit dans le secteur de la médiation depuis plus de 25 ans ». Pour ce dernier et son épouse, présidente de la Clinique de la médiation de l’Université de Montréal, la médiation est « un fabuleux moyen de favoriser l’accès à la justice et l’accélération de la résolution des conflits ».

Promouvoir la médiation

« Un des défis des années à venir est de faire de la médiation un mode de résolution des conflits naturel et évident », a souligné Christiane Féral-Schuhl dans son discours introductif, avant de signer la convention de partenariat aux côtés d’Hélène de Kovachich.

La médiation est un mode de résolution des différends protéiforme et efficace. Le problème qui inquiète les avocats est qu’il existe de plus en plus de médiateurs (familiaux, interentreprises, des notaires, des agriculteurs…), sans parler des médiateurs en ligne, ce qui est une source de confusion pour le public.

© A.P.

Dans la médiation professionnelle, ce sont les parties qui arrivent à une solution négociée dans un processus de rétablissement de la communication entre elles, pas un algorithme qui propose une solution. « L’élaboration du code de déontologie des médiateurs a marqué une prise de conscience », a souligné la spécialiste Michèle Guillaume-Hofnung dans une intervention pleine de sagacité, critiquant le flou autour de l’encadrement des modes alternatifs de règlement des différends (MARD).

Christiane Féral-Schuhl en a profité pour remercier Sophie Henry, présidente du CMAP, qui l’a motivée à se former à la médiation où « rien ne s’improvise » et « où il y a une véritable technicité ».

« Nous voulons promouvoir une médiation extrêmement qualitative pour le justiciable », a-t-elle souligné. C’est pourquoi le CNB a voté en 2015 la création du Centre national de médiation des avocats (CNMA), « le centre d’information et de recherche du CNB dédié à la promotion de la médiation », pour promouvoir la médiation, mettre des outils à disposition des avocats et être force de proposition auprès des Pouvoirs publics afin de faire valoir cette procédure et les qualités des avocats médiateurs.

Défendant leur pré carré, ces derniers peuvent désormais se référencer facilement sur l’annuaire du CNMA. « Cette plateforme va promouvoir l’avocat médiateur, qui justifie d’une formation complète et solide. 432 avocats sont déjà inscrits », précise la présidente du CNB.

La Clinique de l’Université de Montréal poursuit le même objectif, c’est pourquoi le CNB a signé ce partenariat. « La clinique est un lieu de convergence d’expertise mise à disposition des citoyens par les étudiants et les avocats, avec pour objectif la promotion de la médiation pour contribuer à l’accès à la justice », précise Hélène Kovachich. « Elle a trois objectifs : l’accès à la justice, l’excellence et l’innovation. »

Les étudiants le font en bénévolat et sans gain de crédits universitaires, mais sont « heureux de mettre le droit à la portée des citoyens grâce aux outils numériques ». Ils y découvrent différents types de médiation et l’utilisation d’une plateforme digitale d’intermédiation. Un modèle qui semble séduire le CNB.

Forum mondial des centres de médiation au Val d’Europe

L’Union internationale des avocats (UIA), organise le 25e Forum Mondial des centres de médiation les vendredi 22 et samedi 23 juin prochain au Val d’Europe. Cet événement, qui a lieu tous les neuf mois, rassemblera les meilleurs praticiens de la médiation commerciale et centres ADR (alternatives disputes resolution), du monde entier, ainsi que des entrepreneurs, universitaires, enseignants, formateurs, jeunes praticiens, étudiants et tous ceux intéressés pour en apprendre plus sur la médiation et le développement de l’ADR.

Encadrer la médiation

La réunion s’est poursuivie par un débat sur la médiation à l’épreuve de l’article 3 du projet de loi de programmation pour la Justice « qui entend réguler une offre sauvage », selon Thomas Andrieu.

Catherine Peulvé a d’abord brossé en quelques minutes l’évolution de la médiation en droit français, du « paléolithique » à « l’âge d’or ». Après une arrivée discrète dans les années 1980, la renaissance s’est faite en 2011, avec la transposition de la directive européenne du 21 mai 2008, qui crée le livre V du code de procédure civile intégrant un ensemble de dispositifs de modes alternatifs de règlement des différends (MARD). Ensuite, la célèbre loi J21 portée par Christiane Taubira leur accorde une place particulière, avec un titre 2 pour en faire la promotion. Annoncée par les chantiers de la Justice, la dernière loi concernant la médiation est en pleine rédaction.

Son article 3 qui cristallise les débats confirme l’obligation de tenter un mode de processus amiable avant de se lancer dans une procédure judiciaire. Au départ, il visait exclusivement la conciliation, ce qui ne plaisait pas au CNB dont les efforts de lobbying ont abouti à y ajouter la médiation et la procédure participative.

« Ce qui nous avait aussi chiffoné était l’obligation de passer par une plateforme numérique avec le risque que des grands du digital comme Amazon puissent traiter les processus amiables de façon totalement dématérialisée et de voir des algorithmes se développer dans le privé », a explicité Christiane Féral-Schuhl.

Carine Denoit-Benteux a alerté Thomas Andrieu sur le fait que « les plateformes feront de l’amiable d’adhésion et pas du vrai amiable de gré à gré » car les algorithmes proposeront des solutions aux parties alors que les médiateurs ne le font jamais.

L’article 1532 du code de procédure civile impose que la médiation soit réalisée par une personne physique, a rappelé Thomas Andrieu, assurant que l’humain sera toujours présent derrière les plateformes.

Aujourd’hui, la discussion se poursuit avec la Chancellerie qui propose désormais de certifier les plateformes de règlement des litiges. Le CNB suggère ainsi de se charger de cette certification ou labélisaton. « L’enjeu est considérable pour la garantie des droits du citoyen », a souligné sa présidente.

Le directeur des affaires civiles et du Sceaux a pu conclure ce débat en éclairant l’assistance sur le projet de loi Justice et en répondant à diverses questions. « Les échanges sont toujours riches avec le CNB », même lorsqu’il existe des divergences d’opinion. « On se cogne mais on se parle », a-t-il plaisanté.

Partant du constat qu’il y a déjà sur le marché des offres de conciliation et d’arbitrage privées, comme e-just, fast-arbitre et autres, les Pouvoirs publics doivent éclaircir ce marché pour informer les citoyens.

La Chancellerie a ainsi choisi l’outil de labellisation pour informer les citoyens et « mettre un doigt dans la régulation de ce secteur » en écartant la solution de proposer une plateforme nationale. Là où le bât blesse est que le choix a été fait d’une certification, ou labellisation, incitative, donc non obligatoire, ce qui courrouce les avocats.

Par ailleurs, tous les médiateurs inscrits sur les listes des cours d’appel, les conciliateurs et les médiateurs de la consommation, seront dispensés de certification.

« A terme, une certification unique sera envisagée pour les médiations physiques ou en ligne », a toutefois précisé Thomas Andrieu.

S’il y a consensus sur la question de la confidentialité du processus de médiation (rappelée par Claude Duvernois, président de la Fédération des médiateurs), il y a opposition sur la responsabilité et le secret professionnel, défendus par les avocats. Répondant à une question soulevée par Louis Degos, Thomas Andrieu a confirmé que le secret professionnel cité dans l’article 3 est général et « ne vise pas celui de l’avocat ».

Confiant sur la nécessité d’une régulation légère qui laisse se développer les offres privées, Thomas Andrieu n’y voit pas une réduction de l’encadrement mais une expansion de l’accès au droit. Le barreau reste de son côté très inquiet quant à l’absence de régulation en ligne et tient à une labellisation obligatoire.  » (Extrait de affiches-parisiennes.com du 29/05/2018)

Article à consulter sur https://www.affiches-parisiennes.com/les-avocats-defendent-leur-mediation-7993.html

Colloque : « L’accord amiable : et après ? » à Aix-en-Provence le 8 juin 2018


Les « Modes Amiables de Résolution des Conflits » (MARC) représentent toutes les méthodes qui permettent de résoudre un différend sans recours au juge, telles que la médiation, la conciliation, la négociation, la négociation raisonnée, la transaction, la procédure participative, l’avis technique ou juridique amiable, procès simulé, etc. Aujourd’hui, dans la pratiques des affaires, tant en France qu’à l’international, les MARC ont le vent en poupe.

Le colloque s’adresse aux professionnels du droit, aux chercheurs, aux juristes d’entreprise et aux PME qui sont souvent tentés par le recours aux MARC et souhaitent connaître avec précision le régime et l’effet des accords amiables.

L’objectif du colloque « L’accord amiable : et après ? » est d’explorer toutes les questions qui se posent lorsque les parties à un différend économique l’ont résolu au moyen d’un accord amiable, au moment où elles doivent concrètement mettre en oeuvre cet accord. En particulier, comment rédiger l’accord et comment garantir son exécution ? (Extrait de cde.univ-amu.fr )

Information et inscription sur  https://cde.univ-amu.fr/fr/colloque-laccord-amiable-apres

 

La médiation du crédit sera adossée à la Banque de France


« Fabrice Pesin vient de quitter, selon son souhait, ses fonctions de Médiateur national du crédit. Depuis sa nomination début 2015, la Médiation a facilité l’accès au crédit des entreprises, et en particulier des petites et moyennes entreprises (PME) : plus de 3 000 entreprises ont ainsi été confortées dans leur activité et près de 600 millions d’euros de crédit ont été débloqués. La diminution considérable du recours à la médiation du crédit depuis sa création confirme par ailleurs l’amélioration de la situation des entreprises, et le bon fonctionnement du système bancaire français.

La Médiation du crédit, ainsi que l’Observatoire du financement des entreprises, qui est présidé par le Médiateur national du crédit, doivent demeurer des acteurs efficaces à la disposition des entreprises et des PME françaises. C’est pourquoi l’accord de place qui préside au fonctionnement de la médiation du crédit aux entreprises sera reconduit d’ici à fin juin avec l’accord des signataires.

Pour simplifier le dispositif et optimiser son articulation avec les médiateurs territoriaux que sont déjà les directeurs départementaux de la Banque de France et les directeurs des agences de l’Institut d’Émission des Départements d’Outremer et de l’Institut d’Émission d’Outremer, la Médiation nationale sera adossée à la Banque de France. Celle-ci veillera à en assurer la souplesse de fonctionnement qui a été l’une des clés du succès.

A l’occasion de la signature du prochain accord de place, un nouveau Médiateur national sera nommé par le ministre de l’Economie et des Finances, en lien avec le gouverneur de la Banque de France et en accord avec les signataires de l’accord, pour remplacer Fabrice Pesin.

D’ici à cette date, Raymond de Pastor et Jean-Michel Pourchon, médiateurs délégués auprès du Médiateur national, assureront à titre intérimaire la direction de la Médiation. « (Extrait de economie.gouv.fr)

En savoir plus sur https://www.economie.gouv.fr/mediateurcredit/nouveau-cap-pour-mediation-credit

Emploi en Belgique : Médiateur (m/f/x) pour le Service de médiation de l’Energie


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« Les médiateurs sont chargés des missions suivantes :

  • Examiner toutes les plaintes des clients finaux ayant trait aux activités d’une entreprise d’électricité et/ou de gaz naturel.
  • Faciliter les compromis à l’amiable entre un client final et l’entreprise d’électricité et/ou de gaz naturel.
  • Formuler des recommandations aux entreprises d’électricité ou de gaz naturel lorsqu’un compromis à l’amiable ne peut être trouvé.
  • Emettre de leur propre initiative ou à la demande du Ministre qui a l’énergie dans ses attributions des avis dans le cadre de leurs missions.

Les médiateurs agissent en collège. Néanmoins, ils peuvent s’accorder des délégations par décision collégiale, approuvée par le Ministre qui a l’énergie dans ses attributions.

  • Les membres du service de médiation ne peuvent pas délibérer d’une affaire dans laquelle ils ont eu ou ont encore un intérêt direct ou indirect.
  • La fonction de médiateur énergie est incompatible avec un mandat public rémunéré, un mandat public conféré par les élections, la profession d’avocat, la fonction de notaire, magistrat ou huissier de justice, un mandat ou une fonction au sein d’une entreprise d’électricité ou d’une entreprise liée. » (Extrait de selor.be du

En savoir plus sur http://www.selor.be/fr/emplois/job/AFE18002/M-diateur-m-f-x-pour-le-Service-de-m-diation-de-l-Energie

Belgique : Rapport annuel 2017 du Médiateur fédéral


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« Les citoyens éprouvent des difficultés à faire valoir leurs droits. C’est le constat du Médiateur fédéral qui a rendu public, ce lundi 23 avril, son rapport annuel 2017 dans lequel il pointe certaines réalités vécues. Pour le Médiateur fédéral, « accorder des droits aux citoyens est une chose, mais il faut tout mettre en œuvre pour qu’ils bénéficient réellement de ces droits ».

Manque d’information et complexité

Les citoyens manquent tout d’abord cruellement d’information sur  certains droits. Et lorsqu’ils connaissent leurs droits, ils ne parviennent pas toujours à en bénéficier réellement. Pour Catherine De Bruecker et Guido Herman : « Ce sont surtout les personnes vulnérables qui éprouvent le plus de difficultés. Les démarches administratives peuvent être lourdes, il n’est pas simple de trouver la bonne information, identifier le service compétent ou fournir les bons documents. Pour bénéficier réellement d’un droit, il faut parfois traverser un parcours semé d’embûches, ce qui en décourage plus d’un ».

Conséquences inattendues de la cohabitation légale

Les cohabitants légaux pensent souvent pouvoir bénéficier des mêmes droits que les couples mariés, mais ce n’est pas le cas. Certains droits, comme l’indemnité en cas de décès du partenaire lié à un accident de travail, nécessite d’autres démarches que la simple déclaration à la commune. Pour les cohabitants légaux, il est particulièrement compliqué de connaître précisément les conséquences de leur statut. L’impact de celui-ci varie selon les domaines et les droits qui en découlent varient donc aussi. Le Médiateur fédéral demande au Parlement de revoir la définition de la cohabitation légale et de mieux informer les citoyens.

A côté du manque d’information, le Médiateur fédéral s’inquiète des procédures standardisées qui ne tiennent pas suffisamment compte de certaines catégories de citoyens ou rognent leurs droits.

82% des plaintes fondées obtiennent une solution

En 2017, le Médiateur fédéral a reçu 6.169 nouveaux dossiers,  dont 4.589 plaintes et 1.582 demandes d’information. Dans 82% des plaintes fondées, la personne a obtenu une solution à son problème. Les plaintes concernent principalement la sécurité sociale (handicap, maladie, chômage avec 28%), l’asile et la migration (visa, titre de séjour avec 25%) et la fiscalité  (impôts, TVA avec 17%). Les citoyens se plaignent surtout de la lenteur des administrations, de la mauvaise qualité de leurs réponses et de la manière dont elles traitent leur demande.  (Extrait de http://presscenter.org/fr/pressrelease/20180423/dans-son-rapport-annuel-2017-le-mediateur-federal-pointe-la-difference-entre-a

Rapport à consulter sur http://mediateurfederal.be/sites/default/files/jaarverslag_2017_-_rapport_annuel_2017_0.pdf