115è Café de la Médiation : « Le bien-être du médiateur : outils et solutions » le 13 novembre de 18h à 19h30 en visioconférence


« Un moment important pour découvrir des outils qui vous aideront à mieux gérer votre stress lors de la pratique de votre métier. Les échanges seront animés par Chimène Bocquet, Directrice de l’Ifomene.
Invité
Yann Mikaeloff, Neuropédiatre, Professeur d’Université-Praticien Hospitalier/Psychothérapeute en Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC), Médiateur Santé » Extrait de

Inscription sur https://www.billetweb.fr/115e-cafe-de-la-mediation?utm_source=Sarbacane-ICP&utm_medium=email&utm_campaign=114e%20Caf%C3%A9%20de%20la%20M%C3%A9diation%20Actualit%C3%A9s%20juridiques

Webinaire : « Doser la directivité en médiation, en formation ou dans les accompagnements collectifs », organisé par Marianne Souquet, le 21 octobr1e à 18 H 30


« Entre les médiations dites « évaluative », « facilitative » ou « transformative », la directivité peut être « dosée » à des degrés divers, sur le fond ou sur la forme. Chaque médiateur recherche son propre dosage en fonction des situations et de ses préférences. Cependant, trouver l’équilibre le plus adapté est particulièrement complexe, car de nombreux paramètres interagissent.

Dans son ouvrage, et au cours de ce webinaire, Guillaume TIXIER propose d’explorer :- les enjeux et limites d’un dosage adapté,- les raisons contextuelles qui nous orientent vers plus ou moins de directivité,- les facteurs involontaires ou inconscients qui influencent le dosage,- des repères concernant la communication permettant d’ajuster le dosage,- des outils de cadrage et d’animation permettant plus ou moins de co-construction dans les échanges.

 Guillaume TIXIER est formateur à l’IFMAN-Méditerranée, Institut de Recherche et de Formation du Mouvement pour une Alternative Non violente, depuis 2001. Il est aussi cofondateur et co-animateur d’Euphorum, compagnie de théâtre créée en 1991, spécialisée dans la pratique du théâtre-forum. Titulaire d’un Master en Sciences de l’Éducation, il est l’auteur de l’ouvrage : Le théâtre-forum : Apprendre à réguler les conflits, Chronique Sociale, Lyon, 2010″ (Extrait)

Pour participer à la réunion Zoom : https://lnkd.in/dbbAhvM5
ID de réunion: 860 0868 2887

Livre : Jacques Salzer et Eric Basso, « Vingt médiations à suivre pas à pas » Médias et Médiations, 2025, 170p


Dans la littérature consacrée à la médiation, l’ouvrage de Jacques Salzer et d’Eric Basso se distingue en ce qu’il adopte la forme d’un « livre dialogue » (p.3). À ma connaissance, il s’agit du premier ouvrage à retracer un échange entre un pionnier de la médiation, Jacques Salzer, et un praticien issu d’une génération plus récente, Eric Basso, conférant ainsi à l’ensemble une tonalité particulière. Les auteurs proposent une auto-analyse approfondie de leur pratique de médiateur, faisant preuve d’un esprit critique peu commun, en n’hésitant pas à évoquer les difficultés rencontrées lors de la gestion de certaines situations.

La présentation des vingt cas, dont la majorité émane d’Eric Basso, s’appuie sur une grille d’analyse qui laisse une large place aux « questionnements du médiateur », mais aussi sur « ce qui a fonctionné » et sur « ce qui aurait pu être fait différemment ».  Les développements intitulés « pour aller plus loin » à la fin de chaque analyse s’avèrent particulièrement pertinents ; ils permettent aux deux auteurs d’approfondir le débat sur des questions centrales et parfois controversées, telles que les apartés, la visioconférence ou le rôle de l’avocat.

Si la majeure partie des cas s’inscrit dans le cadre des entreprises et organisations du secteur de la santé, les auteurs prennent soin de ne pas s’enfermer dans ces contextes spécifiques. Ainsi, ils abordent tant les relations interindividuelles, à l’exemple d’un dossier de harcèlement au travail (p.15), que des dynamiques collectives, comme dans le cas d’un conflit entre un directeur d’agence et ses collaborateurs (p.43). La dimension familiale est également explorée à travers des conflits entre associés, opposant une mère à son fils (p.53) ou deux frères (p.62). Pour offrir une typologie plus complète, Salzer et Basso ne s’en tiennent pas à la « médiation  curative », mais abordent également ce que l’on nomme parfois la « médiation préventive » (p.150).

À travers ces études de cas, il convient de souligner que les auteurs ne se limitent pas à une description factuelle, mais proposent une véritable analyse approfondie, exposant non seulement les parties impliquées, mais aussi leur rôle tout au long du processus de médiation. Un soin particulier est apporté aux enjeux de gestion du processus, dans une approche résolument non dogmatique, laissant place au débat et à la réflexion critique. Ainsi, la question du recours ou non à la « médiation navette » pour surmonter les réticences à la rencontre directe (p.101) est évoquée, tout comme l’organisation d’ « apartés » et la gestion de la confidentialité des propos échangés dans ce cadre. La question du respect du principe de confidentialité est également abordée en fin de processus avec le problème de la « communication des éléments de l’accord à l’autorité qui a demandé la médiation » (p.14).

De même, la problématique de la co-médiation fait l’objet d’un examen nuancé, les auteurs proposant un comparatif des avantages et inconvénients de ce mode d’intervention (p.119), et s’interrogent sur l’intérêt d’impliquer « deux ou plusieurs médiateurs de cultures professionnelles différentes », tant pour  la compréhension d’un cas, que sa résolution (p.131). Ils confrontent également leurs perspectives sur l’adoption de nouveaux dispositifs, tels que la visioconférence, notamment depuis la crise de la COVID-19.

Enfin, la dernière partie de l’ouvrage aborde « les freins à la médiation » car comme j’ai pu maintes fois l’écrire, dans nos sociétés la médiation demeure encore une « contre-culture » et les auteurs à partir des cas présentés décrivent ces « freins » comme l’impact des « réseaux sociaux » (p.134), ou encore le refus des médiés de « continuer une médiation » (p.140) ou bien « le commanditaire qui refuse la solution des parties » (p.144).

Toutefois on peut regretter qu’aucune section spécifique ne soit consacrée à une synthèse de ces analyses, visant à dégager, au-delà des particularités, les caractéristiques communes des processus de médiation étudiés laissant présager l’existence d’un rituel commun de médiation quel que soit le champ d’intervention du médiateur ou la nature du conflit. De même, il aurait été judicieux que les auteurs insistent sur la dimension normative de la médiation qui, outre le rétablissement du dialogue entre les personnes concernées, permet d’instaurer, via l’accord final, un nouveau cadre relationnel, voire d’impulser des évolutions organisationnelles dans les institutions ou entreprises.

Malgré ces quelques réserves, , je ne peux que recommander la lecture de cet ouvrage. Fidèle à l’esprit d’ouverture des auteurs, il propose, de façon concrète, des clés de compréhension et d’action pour la gestion des différents cas de médiation, qu’ils se soldent par un succès ou par un échec. Ce livre constitue ainsi une référence précieuse en matière d’analyse des pratiques, les auteurs étant parvenus à extraire de chaque cas des enseignements pertinents pour enrichir les pratiques de médiation.

Jean-Pierre BONAFE-SCHMITT

La lettre de la Médiation

Vidéo – « Psychologie de la gestion des conflits : La régulation sociale des émotions en gestion de conflit » par Stéphanie Demoulin, professeure des Universités à l’UCLouvain (YouTube)


« Les émotions compliquent souvent la résolution des conflits… et si elles devenaient des alliées ? Découvrez dans cette vidéo comment les médiateurs transforment colère, peur et détresse en leviers de dialogue et d’entente. Un regard sur l’impact des émotions en médiation et les stratégies utilisées pour apaiser les tensions et favoriser la communication. » (Extrait)

A consulter sur https://youtu.be/hCtrAWgeWQ4?t=4

Webinaire (rediffusion) : « Les techniques de gestion de conflit en médiation sociale : Comment organiser une «médiation» ? Quelle méthodes pour arriver à un accord entre les médiés ? » organisé par l’ANCT – Agence nationale de la cohésion des territoires et France Médiation, le 6/02/2025


A consulter sur la plateforme de la Grande Équipe – « Replay Médiation sociale »
https://lnkd.in/eWD862nA

Webinaire : « Les techniques de gestion de conflit en médiation sociale : Comment organiser une «médiation» ? Quelle méthodes pour arriver à un accord entre les médiés ? » organisé par l’ANCT – Agence nationale de la cohésion des territoires et France Médiation, le 06 février de 13h30 à 14h30.


Lien de connexion : https://urlr.me/qz5Hy

Extrait de https://www.linkedin.com/posts/france-m%C3%A9diation_webinaire-activity-7288114493086171136-9mpX/?utm_source=share&utm_medium=member_android

« L’alliance thérapeutique comme levier en médiation (partie 1) » par Jean Poitras, Psychologue et expert en gestion de conflits


« Lors de mes études en psychologie, j’ai exploré l’alliance thérapeutique, un concept clé dans la relation entre le psychologue et son client. Notre recherche portait sur les étapes nécessaires pour la construire et a montré son importance dans l’établissement de la confiance. Ce concept a également été étudié dans des contextes comme la relation médecin-patient. En médiation, j’ai souvent appliqué ces apprentissages, ce qui m’a aidé à créer des relations solides avec les parties. En le partageant avec des collègues, j’ai pu constater à quel point ce modèle était utile. Je le présente ici dans l’espoir qu’il puisse nourrir une réflexion constructive. » (Extrait de linkedin.com du 13/01/2025)

En savoir plus sur https://www.linkedin.com/pulse/lalliance-th%C3%A9rapeutique-comme-levier-en-m%C3%A9diation-partie-jean-poitras-mp0de/?trackingId=5VPYQRbwQzSioUJfeYhxzQ%3D%3D

Webinaire ANM (rediffusion): « Pourquoi et comment rendre la médiation contraignante ? Une perspective québécoise » par Marie-Claire BELLEAU, Professeure à l’Université de Laval, Médiatrice et arbitre accréditée, le 5/12/2024


« Ce webinaire a eu lieu le jeudi 5 décembre 2024, de 18h30 à 19h30.

Il était animé par Mahé MAS-GAUCHEROT, Enseignante et chercheuse, médiatrice, co-déléguée régionale de l’ANM en région PACA, qui a échangé avec Marie-Claire BELLEAU, Professeure titulaire à la faculté de droit de l’Université de Laval, Médiatrice et arbitre accréditée sur le thème « Pourquoi et comment rendre la médiation contraignante ? Une perspective québécoise ».

Ce webinaire s’appuyait notamment sur une étude comparative menée par la Professeure Belleau, qui visait à identifier les moyens de rendre la médiation obligatoire. Il était donc question d’aborder les différentes approches en la matière, et d’échanger sur les confrontations qu’il pourrait pourtant y avoir avec la liberté d’entrer ou non en médiation. « (Extrait ANM)

Webinaire à consulter surhttps://anm-mediation.com/page-contenu-categorie.php?id=432155

« Pourquoi traiter différemment les parties est-il nécessaire en gestion de conflits ? » par Jean Poitras, psychologue et expert en gestion de conflits (conflits-strategies.com)


« Les conflits s’avèrent souvent inégaux. Cela veut dire que les deux personnes en désaccord n’ont pas les mêmes forces ou ressources. Cette différence, qu’on appelle asymétrie, peut rendre la résolution d’un désaccord plus complexe. Le rôle du médiateur ou de la médiatrice consiste alors à intervenir pour rétablir un certain équilibre, même si l’égalité parfaite se révèle impossible.

Le premier type d’asymétrie est lié au pouvoir. Dans ce cas, une des personnes jouit d’un net avantage sur l’autre. Cette domination peut venir d’une position hiérarchique plus élevée, comme dans un conflit au travail, ou d’un accès à des ressources plus importantes. Cette inégalité devient problématique quand l’écart se révèle trop grand. L’individu en position de force peut alors refuser de négocier, pensant qu’elle peut imposer sa volonté. Le médiateur doit donc trouver des moyens de réduire cette différence de pouvoir. Cela peut inclure de donnée à la partie désavantagée plus d’outils pour davantage se défendre. Si le tiers neutre n’opère pas cet ajustement, les protagonistes éprouveront de la difficulté à trouver un compromis. »(Extrait de linkedin.com 12/12/2024)

En savoir plus sur https://www.linkedin.com/pulse/pourquoi-traiter-diff%C3%A9remment-les-parties-est-il-en-gestion-poitras-balpe/

« Le défi d’équilibrer une relation de pouvoir en médiation » par Jean Poitras, psychologue et expert en gestion de conflits


« En gestion des conflits, les situations où l’une des parties dispose de plus de pouvoir que l’autre s’avèrent fréquentes. Cette domination peut se manifester de différentes façons. D’abord, elle peut se révéler structurelle, comme une position hiérarchique supérieure, ou encore liée aux ressources. Elle peut aussi relever de l’accès à des spécialistes ou des avocats. Finalement, elle peut résulter des différences de personnalité, avec une personne plus affirmée face à une autre plus introvertie. Dans de tels cas, le médiateur peut être tenté de contrebalancer ces dynamiques pour garantir un processus plus équitable.

Avant de détailler les stratégies de rééquilibrage possibles, faire un lien avec les philosophies de médiation s’avère important. Certaines écoles de pensée considèrent que le tiers neutre ne doit jamais intervenir dans les dynamiques de pouvoir, au risque de compromettre son impartialité. D’autres approches, en revanche, préconisent une intervention plus engagée, où le tiers neutre agit pour garantir un dialogue ou le rapport de force est pondéré, sans pour autant prendre parti. Ici, nous ne départageons pas ces visions, mais présentons des stratégies qui visent uniquement à rééquilibrer l’équité du processus, et non les relations de pouvoir entre les parties. » (Extrait de linkedin.com du 15/12/2024)

En savoir plus sur https://www.linkedin.com/pulse/le-d%C3%A9fi-d%C3%A9quilibrer-une-relation-de-pouvoir-en-jean-poitras-duaue/?trackingId=7c4iswySTbq8a2%2FKHtaznw%3D%3D

Article : « Confiance, émotion et communication non verbale en médiation, le virtuel est-il à la hauteur? » par Annie LEBEAU et Vincent DENAULT, Revue de droit de l Université de Sherbrooke, N°53, Novembre 2024, pp. 259-365


Résumé :

En mars 2020, la pandémie de COVID-19 et la mise en place de mesures
de distanciation physique ont changé le rapport à autrui. Progressivement,
certaines rencontres virtuelles sont devenues la norme, si bien que malgré
l’amélioration de la situation sanitaire, plusieurs organisations ont maintenu
le télétravail. Les modes de prévention et de règlement des différends (PRD)
en ligne, quant à eux, ont fait l’objet d’une attention accrue. Mais les
médiations virtuelles représentent-elles un substitut adéquat aux médiations en
personne? Plus spécifiquement, nous tenterons de mieux comprendre comment
l’établissement du lien de confiance et la reconnaissance des émotions lors
de médiations intégratives peuvent être influencés par la tenue de médiations
virtuelles. Dans un premier temps, nous présentons un survol des écrits en
droit et PRD au sujet de deux importants facteurs de succès de la médiation
intégrative, soit l’établissement du lien de confiance et la reconnaissance des
émotions. Par la suite, nous présentons l’état de la connaissance sur ces mêmes
sujets, mais cette fois-ci, nous nous tournons vers la littérature scientifique sur
la communication non verbale. Dans un troisième temps, nous expliquons en
quoi les recherches sur la communication non verbale permettent de développer
une vision globale de la médiation virtuelle. Finalement, nous posons un regard
critique sur l’enjeu de la médiation virtuelle, et nous concluons en formulant
des recommandations à l’intention des médiateurs (Extrait)



Article à consulter sur https://www.researchgate.net/publication/385629204_Confiance_emotion_et_communication_non_verbale_en_mediation_le_virtuel_est-il_a_la_hauteur