« Les émotions compliquent souvent la résolution des conflits… et si elles devenaient des alliées ? Découvrez dans cette vidéo comment les médiateurs transforment colère, peur et détresse en leviers de dialogue et d’entente. Un regard sur l’impact des émotions en médiation et les stratégies utilisées pour apaiser les tensions et favoriser la communication. » (Extrait)
« Lors de mes études en psychologie, j’ai exploré l’alliance thérapeutique, un concept clé dans la relation entre le psychologue et son client. Notre recherche portait sur les étapes nécessaires pour la construire et a montré son importance dans l’établissement de la confiance. Ce concept a également été étudié dans des contextes comme la relation médecin-patient. En médiation, j’ai souvent appliqué ces apprentissages, ce qui m’a aidé à créer des relations solides avec les parties. En le partageant avec des collègues, j’ai pu constater à quel point ce modèle était utile. Je le présente ici dans l’espoir qu’il puisse nourrir une réflexion constructive. » (Extrait de linkedin.com du 13/01/2025)
« Ce webinaire a eu lieu le jeudi 5 décembre 2024, de 18h30 à 19h30.
Il était animé par Mahé MAS-GAUCHEROT, Enseignante et chercheuse, médiatrice, co-déléguée régionale de l’ANM en région PACA, qui a échangé avec Marie-Claire BELLEAU, Professeure titulaire à la faculté de droit de l’Université de Laval, Médiatrice et arbitre accréditée sur le thème « Pourquoi et comment rendre la médiation contraignante ? Une perspective québécoise ».
Ce webinaire s’appuyait notamment sur une étude comparative menée par la Professeure Belleau, qui visait à identifier les moyens de rendre la médiation obligatoire. Il était donc question d’aborder les différentes approches en la matière, et d’échanger sur les confrontations qu’il pourrait pourtant y avoir avec la liberté d’entrer ou non en médiation. « (Extrait ANM)
« Les conflits s’avèrent souvent inégaux. Cela veut dire que les deux personnes en désaccord n’ont pas les mêmes forces ou ressources. Cette différence, qu’on appelle asymétrie, peut rendre la résolution d’un désaccord plus complexe. Le rôle du médiateur ou de la médiatrice consiste alors à intervenir pour rétablir un certain équilibre, même si l’égalité parfaite se révèle impossible.
Le premier type d’asymétrie est lié au pouvoir. Dans ce cas, une des personnes jouit d’un net avantage sur l’autre. Cette domination peut venir d’une position hiérarchique plus élevée, comme dans un conflit au travail, ou d’un accès à des ressources plus importantes. Cette inégalité devient problématique quand l’écart se révèle trop grand. L’individu en position de force peut alors refuser de négocier, pensant qu’elle peut imposer sa volonté. Le médiateur doit donc trouver des moyens de réduire cette différence de pouvoir. Cela peut inclure de donnée à la partie désavantagée plus d’outils pour davantage se défendre. Si le tiers neutre n’opère pas cet ajustement, les protagonistes éprouveront de la difficulté à trouver un compromis. »(Extrait de linkedin.com 12/12/2024)
« En gestion des conflits, les situations où l’une des parties dispose de plus de pouvoir que l’autre s’avèrent fréquentes. Cette domination peut se manifester de différentes façons. D’abord, elle peut se révéler structurelle, comme une position hiérarchique supérieure, ou encore liée aux ressources. Elle peut aussi relever de l’accès à des spécialistes ou des avocats. Finalement, elle peut résulter des différences de personnalité, avec une personne plus affirmée face à une autre plus introvertie. Dans de tels cas, le médiateur peut être tenté de contrebalancer ces dynamiques pour garantir un processus plus équitable.
Avant de détailler les stratégies de rééquilibrage possibles, faire un lien avec les philosophies de médiation s’avère important. Certaines écoles de pensée considèrent que le tiers neutre ne doit jamais intervenir dans les dynamiques de pouvoir, au risque de compromettre son impartialité. D’autres approches, en revanche, préconisent une intervention plus engagée, où le tiers neutre agit pour garantir un dialogue ou le rapport de force est pondéré, sans pour autant prendre parti. Ici, nous ne départageons pas ces visions, mais présentons des stratégies qui visent uniquement à rééquilibrer l’équité du processus, et non les relations de pouvoir entre les parties. » (Extrait de linkedin.com du 15/12/2024)
En mars 2020, la pandémie de COVID-19 et la mise en place de mesures de distanciation physique ont changé le rapport à autrui. Progressivement, certaines rencontres virtuelles sont devenues la norme, si bien que malgré l’amélioration de la situation sanitaire, plusieurs organisations ont maintenu le télétravail. Les modes de prévention et de règlement des différends (PRD) en ligne, quant à eux, ont fait l’objet d’une attention accrue. Mais les médiations virtuelles représentent-elles un substitut adéquat aux médiations en personne? Plus spécifiquement, nous tenterons de mieux comprendre comment l’établissement du lien de confiance et la reconnaissance des émotions lors de médiations intégratives peuvent être influencés par la tenue de médiations virtuelles. Dans un premier temps, nous présentons un survol des écrits en droit et PRD au sujet de deux importants facteurs de succès de la médiation intégrative, soit l’établissement du lien de confiance et la reconnaissance des émotions. Par la suite, nous présentons l’état de la connaissance sur ces mêmes sujets, mais cette fois-ci, nous nous tournons vers la littérature scientifique sur la communication non verbale. Dans un troisième temps, nous expliquons en quoi les recherches sur la communication non verbale permettent de développer une vision globale de la médiation virtuelle. Finalement, nous posons un regard critique sur l’enjeu de la médiation virtuelle, et nous concluons en formulant des recommandations à l’intention des médiateurs (Extrait)
« Dans ce deuxième épisode du podcast, j’ai eu le plaisir de recevoir Sylvie ADIJES, médiatrice et associée au sein de l’entreprise INTERSTICES MEDIATION, spécialistes de la prévention et du traitement des conflits au travail.
Ancienne avocate, formatrice en médiation et négociation raisonnée, consultante, Sylvie nous partage son parcours et cheminement professionnel.
Venue à la médiation après une carrière d’avocate contentieuse en droit des affaires, Sylvie revient sur ses premières expériences de médiation en matière pénale en 1995.
Elle nous raconte ensuite sa volonté de rationnaliser le processus de médiation pour l’adapter aux domaines du droit des affaires dans lequel elle évoluait.
Elle nous partage son approche et sa conception de la médiation par le corps, la résonnance et la réflexivité.
Sylvie livre aussi son regard sur le conflit au sein des organisations collectives de travail, son plaisir jamais altéré après 30 ans de médiation.
Nous évoquons le développement à encourager de la médiation préventive en entreprise et sa croyance en la médiation comme une vision long terme de la vie.
Sylvie partage aussi son propre rapport au conflit, son expérience des arts martiaux et le parallèle avec le métier de médiateur.
Enfin, nous évoquons la préparation pour ce curieux métier de médiateur toujours prêt à aller au conflit. »
« Les mots deviennent pensée, deviennent réalité… Les mots sont l’outil principal du médiateur, sans oublier la force du silence et tout ce qu’il y a entre les deux. Christel Schirmer de la revue INTER-médiés (https://intermedies-mediation.com/) et Pascal Gemperli discutent de l’impact des mots sur la réalité, la relation et ainsi sur les réalités des parties en conflit. Prends garde à tes pensées ; elles deviennent tes paroles ; Prends garde à tes paroles ; elles deviennent tes actions ; Prends garde à tes actions ; elles deviennent tes habitudes ; Prends garde à tes habitudes ; elles deviennent ta destinée. » (Extrait de youtube.com)