« Dans de nombreuses situations, l’entretien d’information en médiation familiale ne débouche pas sur l’entrée en médiation. En espace de rencontre, les résistances peuvent freiner l’évolution des situations.
👉 Comment accompagner ces dynamiques sans confrontation ni injonction ?
L’entretien motivationnel apporte des outils concrets pour travailler l’ambivalence, sécuriser l’expression des freins et favoriser une implication plus constructive des parents.
Ce webinaire propose de découvrir comment les principes et techniques de l’entretien motivationnel peuvent être transposés en médiation familiale et en espace de rencontre, afin de soutenir le passage de l’information à l’engagement et d’accompagner plus efficacement les situations marquées par la résistance.
🎙️ Avec Laurent MONY, Médiateur D.E., Directeur de la filière protection de l’enfance à la Fondation Normandie Générations, et Patricia MÉNARD, infirmière au sein de l’association Addictions France.
Dans un monde de plus en plus multiculturel et polarisé, les récits identitaires et culturels façonnent la manière dont les individus perçoivent les conflits. Ces divergences peuvent exacerber les tensions et rendre le dialogue difficile. Comment la médiation peut-elle aider à créer un espace d’échange qui favorise la compréhension mutuelle et la cohésion sociale ?
Lors de cet échange, Joanna Kalowski partagera son expertise sur :
✔️ Déconstruire les récits opposés : Comment les histoires que nous racontons influencent les conflits et comment les redéfinir pour favoriser le dialogue. ✔️ Prendre en compte l’impact de la culture et de la diversité en médiation : Comment adapter les processus de médiation pour éviter les biais et intégrer des perspectives interculturelles. ✔️ Favoriser une approche inclusive : Outils et techniques pour créer un terrain commun et restaurer la confiance entre des parties issues d’horizons variés.
À travers des exemples concrets tirés de ses nombreuses médiations à travers le monde, Joanna Kalowski nous fera découvrir comment le dialogue peut devenir un levier puissant pour construire des ponts dans une société de plus en plus fragmentée.
🎯 Une médiatrice internationale reconnue Joanna Kalowski est une médiatrice, facilitatrice et formatrice judiciaire australienne de renom. Diplômée de l’Université de Sydney, elle possède plus de 30 ans d’expérience en médiation interculturelle et en gestion des conflits complexes.
🎯 Une expertise globale en médiation interculturelle ✔️ Elle a mené plus de 300 médiations, touchant des sujets aussi variés que les revendications territoriales autochtones, les conflits environnementaux, les projets d’infrastructure publique, les litiges commerciaux et académiques. ✔️ Elle a formé des médiateurs en Australie, Europe et Asie, et a dirigé une université d’été pour le Centre de Médiation et d’Arbitrage de Paris (CMAP) en 2005. ✔️ Co-présidente de la task force sur la médiation interculturelle de l’International Mediation Institute (IMI), elle a contribué à l’élaboration de standards internationaux dans ce domaine.
« Avocat associé, médiateur, formateur et Ambassadeur de l’Amiable parmi tant d’autres expériences, Hirbod s’engage depuis de nombreuses années en faveur des modes amiables de résolution des différends, en France comme à l’international.
Ancien membre du Conseil de l’Ordre des Avocats à la Cour d’appel de Paris et du CNB Conseil national des barreaux – les avocats, Lauréat du Prix de la Laïcité 2023 (catégorie internationale) et classé incontournable depuis 2017, il œuvre activement à la diffusion d’une culture du dialogue, de la négociation et de la médiation au sein des institutions et des organisations.
Fort d’un parcours atypique et inspirant il accompagne aujourd’hui acteurs publics et privés dans la gestion de projets, la conduite du changement et la gestion des situations de crise, en mobilisant notamment les outils de la négociation et de la médiation.
À travers cet échange, Hirbod partage sa vision engagée de l’amiable, son expérience de terrain et une conviction profonde : le dialogue comme levier de transformation des conflits. » (Extrait de smartlink.ausha.co)
« Carole Friedrich et Alain Roy partageront leur expérience puis nous débattrons sur le sujet de la créativité en médiation
Chaque mois, les palabres réunissent des médiateurs et des professionnels de l’amiable de plusieurs continents pour nous enrichir mutuellement sur un thème donné. » (Extrait de eventbrite.fr)
« Avocate spécialisée en droit public, médiatrice en litiges publics près les juridictions administratives et formatrice en médiation administrative, Véronique s’engage pleinement en faveur des modes amiables de règlement des différends.
Convaincue que les litiges publics peuvent – et doivent – être abordés autrement, elle accompagne les parties avec rigueur, pédagogie et sens de l’écoute, en conciliant les exigences du droit public avec les apports de la médiation.
« Lors de cette 33e Master Class, vous y découvrirez l’ouvrage L’Art d’accommoder la Médiation de Dominique Retourné.
Elle s’appuie sur son parcours varié pour nous présenter sa démarche médiatrice, nous invitant à explorer la dimension interculturelle de la gestion des conflits.
Sa méthode repose sur la rencontre authentique. Comment faire émerger un terrain d’entente entre deux protagonistes opposés, entre deux apprenants en médiation ? Comment cultiver en chacun cette disposition intérieure qui favorise la véritable rencontre ? » (Extrait ifomen)
Invitée
Dominique Retourné, Avocate et Médiatrice et après des études de coaching, elle devient aussi Superviseure et formatrice en médiation entre autres à l’Ifomene. Elle anime des groupes d’analyses de pratique. Dominique a une grande connaissance des pratiques de la médiation interculturelle et principalement africaine. Son livre L’Art d’accommoder la médiation a été publié chez Médias & Médiations.
Séance animée par Laurence Villeneuve et Antoine Rouher.
« Dans cet épisode captivant de Perspectives de Médiation, nous recevons l’incontournable Alain Lempereur, expert international en négociation et médiation, pour parler de son ouvrage Méthode de médiation. Avec plus de 35 ans d’expérience, Alain partage avec passion les clés d’une médiation réussie, depuis la préparation jusqu’à l’attitude du médiateur face aux imprévus. Découvrez les fondements de la fameuse méthode PORTE : une approche concrète pour structurer efficacement les premières étapes d’une médiation. On aborde aussi les dilemmes du métier, l’équilibre entre impartialité et proximité, et les pièges de la routine pour les médiateurs expérimentés. Un épisode riche en anecdotes, réflexions et outils pratiques, à écouter absolument si vous êtes médiateur·rice, juriste ou simplement curieux·se du pouvoir du dialogue. » (Extrait de youtube.com)
« Un moment important pour découvrir des outils qui vous aideront à mieux gérer votre stress lors de la pratique de votre métier. Les échanges seront animés par Chimène Bocquet, Directrice de l’Ifomene.
Invité
Yann Mikaeloff, Neuropédiatre, Professeur d’Université-Praticien Hospitalier/Psychothérapeute en Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC), Médiateur Santé » Extrait de
« Entre les médiations dites « évaluative », « facilitative » ou « transformative », la directivité peut être « dosée » à des degrés divers, sur le fond ou sur la forme. Chaque médiateur recherche son propre dosage en fonction des situations et de ses préférences. Cependant, trouver l’équilibre le plus adapté est particulièrement complexe, car de nombreux paramètres interagissent.
Dans son ouvrage, et au cours de ce webinaire, Guillaume TIXIER propose d’explorer :- les enjeux et limites d’un dosage adapté,- les raisons contextuelles qui nous orientent vers plus ou moins de directivité,- les facteurs involontaires ou inconscients qui influencent le dosage,- des repères concernant la communication permettant d’ajuster le dosage,- des outils de cadrage et d’animation permettant plus ou moins de co-construction dans les échanges.
Guillaume TIXIER est formateur à l’IFMAN-Méditerranée, Institut de Recherche et de Formation du Mouvement pour une Alternative Non violente, depuis 2001. Il est aussi cofondateur et co-animateur d’Euphorum, compagnie de théâtre créée en 1991, spécialisée dans la pratique du théâtre-forum. Titulaire d’un Master en Sciences de l’Éducation, il est l’auteur de l’ouvrage : Le théâtre-forum : Apprendre à réguler les conflits, Chronique Sociale, Lyon, 2010″ (Extrait)
Dans la littérature consacrée à la médiation, l’ouvrage de Jacques Salzer et d’Eric Basso se distingue en ce qu’il adopte la forme d’un « livre dialogue » (p.3). À ma connaissance, il s’agit du premier ouvrage à retracer un échange entre un pionnier de la médiation, Jacques Salzer, et un praticien issu d’une génération plus récente, Eric Basso, conférant ainsi à l’ensemble une tonalité particulière. Les auteurs proposent une auto-analyse approfondie de leur pratique de médiateur, faisant preuve d’un esprit critique peu commun, en n’hésitant pas à évoquer les difficultés rencontrées lors de la gestion de certaines situations.
La présentation des vingt cas, dont la majorité émane d’Eric Basso, s’appuie sur une grille d’analyse qui laisse une large place aux « questionnements du médiateur », mais aussi sur « ce qui a fonctionné » et sur « ce qui aurait pu être fait différemment ». Les développements intitulés « pour aller plus loin » à la fin de chaque analyse s’avèrent particulièrement pertinents ; ils permettent aux deux auteurs d’approfondir le débat sur des questions centrales et parfois controversées, telles que les apartés, la visioconférence ou le rôle de l’avocat.
Si la majeure partie des cas s’inscrit dans le cadre des entreprises et organisations du secteur de la santé, les auteurs prennent soin de ne pas s’enfermer dans ces contextes spécifiques. Ainsi, ils abordent tant les relations interindividuelles, à l’exemple d’un dossier de harcèlement au travail (p.15), que des dynamiques collectives, comme dans le cas d’un conflit entre un directeur d’agence et ses collaborateurs (p.43). La dimension familiale est également explorée à travers des conflits entre associés, opposant une mère à son fils (p.53) ou deux frères (p.62). Pour offrir une typologie plus complète, Salzer et Basso ne s’en tiennent pas à la « médiation curative », mais abordent également ce que l’on nomme parfois la « médiation préventive » (p.150).
À travers ces études de cas, il convient de souligner que les auteurs ne se limitent pas à une description factuelle, mais proposent une véritable analyse approfondie, exposant non seulement les parties impliquées, mais aussi leur rôle tout au long du processus de médiation. Un soin particulier est apporté aux enjeux de gestion du processus, dans une approche résolument non dogmatique, laissant place au débat et à la réflexion critique. Ainsi, la question du recours ou non à la « médiation navette » pour surmonter les réticences à la rencontre directe (p.101) est évoquée, tout comme l’organisation d’ « apartés » et la gestion de la confidentialité des propos échangés dans ce cadre. La question du respect du principe de confidentialité est également abordée en fin de processus avec le problème de la « communication des éléments de l’accord à l’autorité qui a demandé la médiation » (p.14).
De même, la problématique de la co-médiation fait l’objet d’un examen nuancé, les auteurs proposant un comparatif des avantages et inconvénients de ce mode d’intervention (p.119), et s’interrogent sur l’intérêt d’impliquer « deux ou plusieurs médiateurs de cultures professionnelles différentes », tant pour la compréhension d’un cas, que sa résolution (p.131). Ils confrontent également leurs perspectives sur l’adoption de nouveaux dispositifs, tels que la visioconférence, notamment depuis la crise de la COVID-19.
Enfin, la dernière partie de l’ouvrage aborde « les freins à la médiation » car comme j’ai pu maintes fois l’écrire, dans nos sociétés la médiation demeure encore une « contre-culture » et les auteurs à partir des cas présentés décrivent ces « freins » comme l’impact des « réseaux sociaux » (p.134), ou encore le refus des médiés de « continuer une médiation » (p.140) ou bien « le commanditaire qui refuse la solution des parties » (p.144).
Toutefois on peut regretter qu’aucune section spécifique ne soit consacrée à une synthèse de ces analyses, visant à dégager, au-delà des particularités, les caractéristiques communes des processus de médiation étudiés laissant présager l’existence d’un rituel commun de médiation quel que soit le champ d’intervention du médiateur ou la nature du conflit. De même, il aurait été judicieux que les auteurs insistent sur la dimension normative de la médiation qui, outre le rétablissement du dialogue entre les personnes concernées, permet d’instaurer, via l’accord final, un nouveau cadre relationnel, voire d’impulser des évolutions organisationnelles dans les institutions ou entreprises.
Malgré ces quelques réserves, , je ne peux que recommander la lecture de cet ouvrage. Fidèle à l’esprit d’ouverture des auteurs, il propose, de façon concrète, des clés de compréhension et d’action pour la gestion des différents cas de médiation, qu’ils se soldent par un succès ou par un échec. Ce livre constitue ainsi une référence précieuse en matière d’analyse des pratiques, les auteurs étant parvenus à extraire de chaque cas des enseignements pertinents pour enrichir les pratiques de médiation.