COVID19 : À Lorient, l’association de médiation Ambo reste mobilisée mais à distance


Les médiateurs de l’association Ambo restent mobilisés en cette période de confinement. Leurs permanences au tribunal judiciaire de Lorient sont provisoirement suspendues mais leur activité continue à distance.

Comme cela avait déjà été le cas lors du premier confinement, l’Association des médiateurs de Bretagne ouest (Ambo) continue à se mobiliser pour aller dans le sens d’une voie alternative pour le règlement des conflits, afin d’éviter une judiciarisation de ceux-ci.

Depuis cette semaine, les permanences physiques au tribunal judiciaire de Lorient n’étant plus assurées, Ambo a remis en place des permanences téléphoniques. Pas question, en effet, pour le secrétaire de l’association, Thierry Noëllec, de laisser les gens sans réponse face à des difficultés auxquelles ils peuvent se trouver confrontés dans leur quotidien.

Le confinement peut attiser les conflits

« Avec le retour du confinement, les tensions peuvent se révéler génératrices de différends conflictuels, c’est pourquoi l’Association des médiateurs de Bretagne Ouest (Morbihan, Finistère) va proposer un entretien à distance, avec l’une ou l’un de ses médiateurs, de façon à aider quiconque le souhaite au sein des familles, entreprises ou associations », souligne Thierry Noëllec.

Ces rendez-vous d’écoute s’effectueront à raison d’une durée d’une heure, par téléphone ou en visioconférence. « L’objectif est de permettre de soulager les tensions et d’accompagner les personnes dans la clarification de leurs besoins et de leurs attentes », précise le secrétaire d’Ambo. L’association intervient aussi bien dans la sphère familiale, (modalités de garde d’enfants au sein du couple ou de maintien d’un lien avec les grands-parents…), que dans les conflits dans le monde du travail (difficultés avec l’employeur ou entre salariés…), différends de voisinage ou liés à la consommation, l’urbanisme, la santé… (Extrait de letelegramme.fr du 3/11/2020)

En savoir plus sur https://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/a-lorient-l-association-de-mediation-ambo-reste-mobilisee-mais-a-distance-03-11-2020-12650771.php?RelatedContentIds=Video-BB1as1Qf,Article-BB1ar292,Article-BB1aqcZt,Article-BB1apOLx,Article-BB1andLm,Article-BB1alYn2,Article-BB1afPIB

Webinaire du CEMA : « Les écrits en Médiation » avec Natalie FRICERO, professeure à l’université de Nice-Côte d’Azur, le 28/11/2020, de 18h à 19h30


Bien que la Médiation soit un processus oral, les médiateurs sont régulièrement confrontés à différents écrits, depuis la signature de la Convention d’engagement à la Médiation jusqu’à la signature de l’accord de Médiation.
C’est dire que tous les médiateurs se sont un jour posé la question de la valeur juridique des écrits en médiation, et ont été peu ou prou confrontés aux problèmatiques déontologiques qu’ils soulèvent, notamment au regard du principe de confidentialité.
Le CEMA souhaite participer à cette réflexion en conviant Madame la Professeure Natalie FRICERO pour un Webinaire dans lequel elle tentera de répondre à ces différentes questions et à celles que vous pourrez lui poser directement.
Pour l’accompagner, un magistrat, un avocat et un médiateur participeront à la réflexion en questionnant notre invitée. (Extrait de us02web.)
Inscription sur : https://us02web.zoom.us/webinar/register/WN_M1AtedYfRC2SR0-h8iugZQ

Vidéo : La chronique de Miss utopie n°11: « Neutralité et Médiation » par Cécile Lapierre, Médiatrice (YouTube.com)


Video à consulter sur https://lnkd.in/dhXdUd5

« POURQUOI ET COMMENT RECOURIR À LA MÉDIATION ADMINISTRATIVE ? » par David Taron, Avocat (village-justice.com)


retour accueil village

« La déjudiciarisation d’une partie significative du règlement des conflits est un objectif poursuivi depuis de nombreuses années par le législateur. Encombrement des juridictions, coût de l’accès au droit, volonté d’apaiser les rapports sociaux : les raisons de cette désescalade juridictionnelle sont multiples et, à dire vrai, parfaitement légitimes.

Déjà en 1993 le Conseil d’Etat s’était penché sur la problématique du règlement alternatif des litiges dans son rapport public [1]. Dans son titre, ce rapport évoquait la conciliation, la transaction et l’arbitrage en matière administrative. La médiation n’était alors pas envisagée en tant que concept.

En pratique, les avancées des modes de règlements alternatifs des litiges sont restées bien timides dans la sphère administrative.

C’est à la faveur d’évolutions législatives concernant la procédure civile que la médiation a commencé à faire l’objet d’une véritable reconnaissance institutionnelle.

S’il n’existe pas encore de véritables statistiques au niveau national (on parle de quelques dizaines de médiations pour les tribunaux les plus importants), les praticiens ont pu néanmoins constater que la médiation connaît un développement intéressant, tant les parties que les juges s’appropriant ce mode de règlement des conflits.

Il était donc dans la logique des choses que le législateur ait étendu le recours à la médiation à la sphère du contentieux administratif. Tel a été l’objet de la loi du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIème siècle dans son titre consacré au développement des modes alternatifs de règlement des litiges à présent codifié dans le Code de justice administrative [2].

Ce rappel opéré, il convient de s’entendre sur le sens du terme médiation. Celui-ci fait l’objet de la définition légale suivante : « La médiation régie par le présent chapitre s’entend de tout processus structuré, quelle qu’en soit la dénomination, par lequel deux ou plusieurs parties tentent de parvenir à un accord en vue de la résolution amiable de leurs différends, avec l’aide d’un tiers, le médiateur, choisi par elles ou désigné, avec leur accord, par la juridiction ».

A la lumière de cette définition il peut être observé que la médiation se caractérise par l’intervention d’un tiers dont le rôle consiste à faciliter la négociation entre les parties afin de faciliter un règlement amiable. Ce « tiers média » est donc au cœur du dispositif.

Chose importante : il n’est pas nécessaire que la médiation débouche sur un résultat qui satisfasse chacune des parties. La discussion n’obéit pas à une obligation de résultat, ce qui est évidemment une des conditions de réussite de la médiation.

Cette définition posée, demeurent des interrogations quant au régime juridique applicable à la médiation et ce, compte tenu de certaines particularités du contentieux administratif. Le sujet a d’ailleurs pu être abordé en détail lors des premières assises nationales de la médiation administrative qui se sont tenues en décembre 2019 [3].

Aussi, et afin d’expliciter le régime de la médiation administrative et de tenter de lever certaines zones d’ombre, nous nous proposerons d’en examiner successivement le champ d’application (1) et les modalités de mise en œuvre d’une action de médiation (2). » (Extrait de village-justice.com du 20/07/2020)

En savoir plus sur https://www.village-justice.com/articles/pourquoi-comment-recourir-mediation-administrative,36131.html?RelatedContentIds=Article-BB16Jmpi,Article-BB16INB5,Article-BB16ISQA,Article-BB16Z4Di,Article-BB16ZbvS,Article-BB16VKOj

« La nouvelle médiation normale : un guide d’utilisation » Quadrant Chambers (traduction Google)


Quadrant Chambers logo

« La médiation jouera un rôle important dans le règlement des nombreux différends qui suivront la récession déclenchée par Covide-19. La flexibilité des solutions qu’elle offre signifie que les parties peuvent trouver des solutions créatives plus rapidement, moins chères et plus larges qu’un simple jugement d’argent. Mais de la même manière que les entreprises et la société ont et devront s’adapter davantage à la suite de la pandémie, la médiation doit aussi l’être. L’occasion pour les clients est de s’adapter pour tirer le meilleur parti de la médiation qui émergera dans la « nouvelle normalité ».

En ligne tout le temps?

Les médiateurs se sont rapidement adaptés pour offrir la médiation en ligne. Zoom semble être l’outil de choix avec l’avantage des salles d’évasion pour les sessions privées, mais les équipes Microsoft et d’autres plates-formes sont des options: et les clients l’aiment. Comme ils se sont adaptés pour travailler en ligne, la commodité de la médiation de la maison a sans aucun doute été considéré comme un bonus. Il ya des réserves qu’une réunion 2D peut signifier que le langage corporel et l’humeur peut être plus difficile à ramasser et les préoccupations au sujet de la « atigue de l’écra », mais la boîte de Pandore a été ouvert et, alors qu’il va certainement y avoir un retour à la médiation traditionnelle en personne, en ligne restera et deviendra une partie de plus en plus importante du processus de médiation.

Il est déjà clair que le fait d’être en ligne a changé la nature de la médiation. La médiation traditionnelle a eu lieu, les parties étant présentes en même temps au même endroit. En ligne a changé cela. Les éléments d’une médiation qui a eu lieu « le jour » commencent maintenant plus tôt dans le processus dans le processus d’engagement préalable à la médiation avec chaque partie ou avec les membres des conseillers de cette partie. Il y a un élément de la médiation « navette » qui se déroule actuellement dans cette phase de prémédiation. La médiation progresse donc sans que l’autre partie (ou les parties) n’attende le coup du médiateur à la porte. La médiation ne se limite plus à ce que les parties soient présentes en même temps, on peut donc dire qu’elle est asynchrone avec les parties qui se réunissent à des moments différents. De plus, la phase d’exploration du processus de médiation commençant par les réunions préalables à la médiation, elle est également asymétrique et n’a plus lieu à la fin du processus.

Médiation asynchrone

La souplesse et la commodité offertes par la médiation en ligne signifient qu’il y a de plus grandes possibilités pour le médiateur d’avoir un engagement précoce avec les parties. Cela découle en partie de la nécessité de s’assurer que les parties développent la confiance dans la plate-forme en ligne. Il est essentiel que les parties se sentent en sécurité en ligne sans aucune préoccupation au sujet de la vie privée ou de la confidentialité.

Il y a un certain nombre d’avantages à un engagement antérieur. Premièrement, il est beaucoup plus efficace qu’une réunion préliminaire avec une partie ait lieu avant toute réunion plénière ou conjointe. En plus de s’assurer que les parties ont la possibilité de voir et d’utiliser les fonctionnalités de la plate-forme en ligne, il permet également au médiateur d’établir des relations avec tous les participants et pas seulement l’équipe juridique chargée. Deuxièmement, le processus d’exploration des questions peut avoir lieu à un stade plus précoce sans que les autres parties aient à attendre dans leur chambre privée comme c’est le cas actuellement dans le cadre d’une médiation traditionnelle. Par conséquent, le processus de médiation commence plus tôt et les commentaires initiaux des médiateurs confirment que la médiation elle-même est plus courte.

Médiation asymétrique

Avec le processus de médiation qui commence maintenant avant la « journée » de médiation, il existe des options pour un contact productif entre le médiateur, non seulement avec les parties collectivement, mais aussi avec des participants différents. Il pourrait s’agir d’une réunion avec les avocats des parties pour discuter des aspects juridiques ou procéduraux du différend et de leurs perceptions respectives des obstacles au règlement, d’un ordre du jour préliminaire et de la question de savoir si des experts pourraient participer à la médiation elle-même ou à une réunion préliminaire. En ligne signifie maintenant que le processus de médiation peut et sera étalé sur peut-être une semaine avec des réunions préliminaires qui auront lieu avec les parties les jours séparés avant qu’elles ne se réunissent pour la réunion conjointe.

Médiation plus rapide

Un processus de médiation plus souple dans le calendrier et le contenu des réunions et des participants signifie qu’il est possible de raccourcir le processus de médiation. La recherche de la « date disponible » pour chaque participant est un enjeu majeur, même dans le cas d’une médiation bipartite, mais surtout dans tout différend multipartite complexe. Une réunion en ligne qui évite le temps de déplacement étendu ouvrira des options pour les participants avec des journaux intimes occupés. La souplesse et le gain de temps découlant du fait du tirage à la phase d’exploration actuellement menée le jour de la médiation aux réunions préliminaires peuvent également signifier qu’il est également moins nécessaire de participer à la médiation ou qu’il n’est pas nécessaire d’y assister à distance. Et comme mentionné la médiation prévue peut en fait être plus courte. Tous ces facteurs ouvriront des journaux intimes et aboutiront à des médiations et à une résolution antérieures.

Hybride

Quitter le confinement, comme le constate le gouvernement, est plus difficile que d’y aller. La médiation s’est adaptée rapidement et s’est déplacée en ligne et cela restera sans aucun doute une option. La flexibilité d’être en ligne et l’expérience acquise par les médiateurs, les clients et les conseillers peuvent même servir de catalyseur pour amener la médiation dans les domaines et les valeurs de litige où la médiation a été rarement utilisée. Il y aura des défis pour les médiateurs et la médiation à mesure que nous entrerons dans la nouvelle normalité. La seule certitude est qu’elle sera différente – parce que les clients exigeront qu’elle le soit et parce que les médiateurs novateurs l’offriront.

« n lign » va à tout le moins faire partie du processus parce qu’il ajoute de la valeur – pour le médiateur et donc le client et ses conseillers. Où se trouve l’équilibre sera déterminé par le cas: certains resteront entièrement en ligne, mais d’autres seront un mélange de en ligne pour certaines réunions avec un réduit « journée de médiation » qui se passe plus tôt avec moins de participants – et peut-être comme une demi-journée. Il y aura aussi des possibilités d’économies, mais les avantages découleront de l’avantage de certains des points discutés. Il sera différent et il sera mieux, offrant une résolution créative pour les clients à un stade précoce avec des économies de temps et de coûts. » (Extrait de lexology.com du

En savoir plus sur https://www.lexology.com/library/detail.aspx?g=ac617137-d8a5-47c0-8dd4-f63822aa4be5&MvBriefArticleId=12535

ouvrage : »Pourquoi la médiation? Des réponses à vos interrogations, » par Dominique Barras, Ed. L’Harmattan, 120 pp.


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« Le nouveau livre de Dominique Barras entend rendre la médiation plus accessible à tous les publics

Fribourgeoise d’origine, Dominique Barras vient de publier un livre d’introduction particulièrement clair et accessible sur la médiation, ses pratiques et ses nombreux avantages dans la résolution de conflits. «Le sujet est particulièrement d’actualité: à la suite du confinement que nous avons tous traversé, des conflits tant privés que professionnels ont émergé et la médiation pourrait être une réelle plus-value», plaide l’ancienne présidente de l’association Médiation Solution. » – G Labarthe- (Extrait de laliberte.ch du 01/07:2020)

En savoir plus sur https://www.laliberte.ch/news/magazine/societe/l-ecoute-pour-resoudre-les-conflits-568666?up=true

« Médiation et confinement : bas les masques et hauts les cœurs ! » Interview de Danièle Ganancia et d’Isabelle Copé-Bessis (AJ famille-Dalloz, mai 220)


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Article à consulter sur https://www.boutique-dalloz.fr/aj-famille-p.html?campaign=732601&campaign=732601&gclid=CjwKCAjw_qb3BRAVEiwAvwq6Vm_-9AoP-YqTlRu-ao5TsGBeB4WZ88Y8ceBKjCJnD1ugYQfR6dX-4xoC6dIQAvD_BwE

« Médiation judiciaire en temps d’urgence sanitaire … du nouveau ! » (Suite) par Pierrette AUFIERE, Françoise HOUSTY Marie-Laure VANLERBERGHE (forum-famille.dalloz.fr)


Capture.PNG 125« Nous écrivions récemment sur le thème explicitant le mécanisme de prorogation de l’échéance du terme du délai des médiations judiciaires en cours à la suite de la promulgation de la loi sur l’état d’urgence sanitaire du 23 mars 2020 (cf. notre brève du 14 avr. 2020).

Le principe posé par l’ordonnance subséquente du 25 mars 2020 est à nouveau modifié.

L’ordonnance n° 2020-560 du 13 mai 2020 (v. brève du 14 mai 2020) et l’ordonnance n° 2020-595 du 20 mai 2020 (v. brève du 21 mai 2020) révisent l’ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d’urgence sanitaire et à l’adaptation des procédures pendant la même période et porte dès lors de nouveaux délais pour les médiations judiciaires en cours :

L’article 1er nouveau de l’ordonnance du 25 mars 2020 modifié par l’ordonnance du 13 mai 2020 dispose que les délais et mesures qui ont expiré ou qui expirent entre le 12 mars 2020 et le 23 juin 2020 inclus sont prorogés.

L’article 3e nouveau de l’ordonnance du 25 mars 2020 modifié par l’ordonnance du 20 mai 2020 dispose que les mesures de médiation judiciaire dont le terme vient à échéance au cours de la période définie à l’article 1er précité sont prorogées de plein droit jusqu’à l’expiration d’un délai de trois mois suivant la fin de cette période.

Cela signifie que les médiations en cours depuis le 12 mars 2020 sont désormais prorogées jusqu’au 23 septembre 2020. (Extrait de forum-famille.dalloz.fr du 27/05/2020)

Article à consulter sur http://forum-famille.dalloz.fr/2020/05/27/mediation-judiciaire-en-temps-durgence-sanitaire-du-nouveau/

Coronavirus : « L’incidence de la loi d’urgence du 23 mars 2020 et de l’ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 sur la prorogation des délais en médiation judiciaire » par Marie-Laure VANLERBERGHE Huissier – Médiateur, Pierrette AUFIERE Avocat honoraire – Médiateur, Françoise HOUSTY Jursite- Médiateur (Forum Famille – Dalloz 25/3/2020)


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  • quid de l’application de ces délais aux mesures de médiation judiciaire mises en place avant le 12 mars 2020

Textes du Code de procédure civile articles 131-1,  131-3, 131- 6 et 131-10 :

Art. 131-1. – Le juge saisi d’un litige peut, après avoir recueilli l’accord des parties, désigner une tierce personne afin d’entendre les parties et de confronter leurs points de vue pour leur permettre de trouver une solution au conflit qui les oppose.
 Art. 131-3. – La durée initiale de la médiation ne peut excéder trois mois. Cette mission peut être renouvelée une fois, pour une même durée, à la demande du médiateur
Art. 131-6. – La décision qui ordonne une médiation mentionne l’accord des parties, désigne le médiateur et la durée initiale de sa mission et indique la date à laquelle l’affaire sera rappelée à l’audience.
Elle fixe le montant de la provision à valoir sur la rémunération du médiateur à un niveau aussi proche que possible de la rémunération prévisible et désigne la ou les parties qui consigneront la provision dans le délai imparti ; si plusieurs parties sont désignées, la décision indique dans quelle proportion chacune des parties devra consigner.
La décision, à défaut de consignation, est caduque et l’instance se poursuit.
 Art. 131-10. – Le juge peut mettre fin, à tout moment, à la médiation sur demande d’une partie ou à l’initiative du médiateur.
Le juge peut également y mettre fin d’office lorsque le bon déroulement de la médiation apparaît compromis.
Dans tous les cas, l’affaire doit être préalablement rappelée à une audience à laquelle les parties sont convoquées à la diligence du greffe par lettre recommandée avec demande d’avis de réception.

Détermination de la date du terme de la durée de la mesure de médiation judiciaire

Il s’agit de la date de l’échéance des premiers trois mois de l’article 131-1 du CPC : son point de départ va découler de la date de commencement de la mesure de médiation.

Le terme légal, tel qu’il ressort des dispositions de l’art 131-6 du CPC

Le commencement du délai  initial de trois mois se décompterait à partir de la date (ou les successives) de la consignation de la provision à valoir sur la rémunération du médiateur, car le défaut de consignation entraîne de facto la caducité de la mesure de médiation.

Le contenu différent des mesures de médiation

Ce commencement du délai  initial de trois mois n’est pas identiquement rédigé selon les tribunaux, il conviendra de s’en remettre à la lecture de la décision de justice qui mentionne la date de départ du délai de la mission de médiation. Selon les juridictions ce pourra être :
– au jour de la décision désignant le médiateur, selon la qualification appropriée, par ordonnance, jugement ou arrêt
– au jour de la consignation au greffe de ladite provision(s)
– au jour de la signification au médiateur du dépôt de la provision(s) au greffe
– au jour de la première réunion de médiation.

En cas d’aide juridictionnelle pour l’ensemble des parties, il n y a alors pas lieu à consignation et la date serait-elle :
– celle de la décision de justice
– celle de l’envoi de la décision au médiateur par le greffe
– celle de son acceptation de la mission
– celle de la première réunion de médiation. (Extrait de forum-famille.dalloz.fr )

Article à consulter sur http://forum-famille.dalloz.fr/2020/03/30/lincidence-de-la-loi-durgence-du-23-mars-2020-et-de-lordonnance-2020-306-du-25-mars-2020-sur-la-prorogation-des-delais-en-mediation-judiciaire/

Ouvrage à paraître : La comédiation. Mode d’emploi. Clés, témoignages et expériences, par Hélène ABELSON GEBHARDT, Médias et médiations, 2020


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Bon de commande sur https://www.medias-mediations.fr/nos-ouvrages/la-comediation-mode-d-emploi/

« Le TEMPS SUSPENDU de la MEDIATION l’article 2238 du code civil » par Claude BOMPOINT LASKI, Avocat honoraire Vice Présidente de la F.N.C.M. Présidente de BAYONNE MEDIATION (2008, révisé en 2014)


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En savoir plus sur : https://documentcloud.adobe.com/link/track?uri=urn%3Aaaid%3Ascds%3AUS%3Acd159ac8-e281-4fc2-b54c-77ceb3673cc1