Guinée : intervention du Médiateur de la République dans le conflit relatif à la concession du Port Autonome de Conakry


« L’assemblée générale extraordinaire des travailleurs du PAC (Port Autonome de Conakry) a été empêchée ce lundi 10 septembre par les forces de l’ordre à l’aide des tirs de gaz lacrymogènes.  Conséquence, la délégation syndicale n’a pas pu livrer à ses membres ce qui a filtré sa rencontre avec le Médiateur de la République, Mohamed Saïd Fofana, a-t-on constaté sur place.

S’exprimant devant la presse, le Secrétaire général du bureau de la délégation syndicale du Port de Conakry, Cheick Touré a rappelé qu’ils ont été bien reçus par Mohamed Saïd Fofana. Celui-ci nous a dits qu’il jure sur le Coran, qu’il est toujours du côté de la vérité.

« Mohamed Saïd Fofana nous a dit qu’il a gravi tous les échelons de l’administration publique avant d’être Premier ministre et aujourd’hui Médiateur de la République. Il a dit qu’il va écouter aussi les explications de la direction générale du port de Conakry ainsi que du ministère des Transports avant de tirer une conclusion», a-t-il fait savoir.

C’est suite à cette rencontre que la délégation syndicale a voulu rencontrer les travailleurs ce lundi 10 septembre pour leur faire ce compte rendu. «Pendant que nous étions réunis dans l’enceinte de la  cour de la direction générale du Port, nous avons été surpris de voir les forces de l’ordre nous bombarder de gaz. Elles sont même rentrées dans les bureaux. Il y a certaines femmes parmi nous qui ont été déshabillées avant d’être bastonnées, d’autres ont été victimes de tentative de viol. C’est une violation flagrante des normes internationales du travail. Nous réclamons simplement et purement l’annulation du contrat de concession du port de Conakry», a-t-il martelé.  »  -S. Sanoh-(Extrait de guineenews.org du 10/09/2018)

En savoir plus sur https://www.guineenews.org/crise-de-la-concession-du-port-ce-que-le-mediateur-de-la-republique-et-le-syndicat-se-sont-dit/

Québec : Nomination d’un médiateur pour les négociations entre la STM et le syndicat des employés d’entretien


STM

« Comme elle en avait fait la demande le 4 septembre dernier auprès de la ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité Sociale, Mme Dominique Vien, la Société de transport de Montréal (STM) se réjouit de la nomination d’un médiateur dans le processus de négociation du renouvellement de la convention collective des employés d’entretien. En effet, M. Mathieu Lebrun a été nommé par la ministre pour accompagner les parties dans cette nouvelle phase de négociation. La STM réitère sa volonté d’en venir, dans les meilleurs délais, à une entente avec ce syndicat dans l’objectif premier qu’elle soit bénéfique pour les clients. De ce fait, la STM s’engage à collaborer pleinement aux travaux menés par le médiateur, comme elle l’a fait au cours des 91 rencontres de négociation tenues jusqu’à présent avec les représentants syndicaux. La période de médiation de 60 jours, prescrit par la Loi, doit s’amorcer au moment où les discussions auront débuté avec le médiateur. À cet effet, la STM a fait savoir que ses représentants seraient pleinement disponibles dès le 12 septembre, tel que demandé. (Extrait de lelezard.com du 7/09/2018)

En savoir plus: http://www.lelezard.com/communique-18055592.html

Transport : KLM aussi recourt à la médiation avec les pilotes


« La compagnie aérienne KLM Royal Dutch Airlines et le syndicat de pilotes VNV ont appelé à la rescousse une agence spécialisée dans la médiation pour tenter de résoudre le conflit sur la future convention collective.

Les deux se sont entendues le 24 aout 2018 pour mettre les négociations sous la coupe de ReulingSchutte, une agence spécialisée dans la médiation commerciale. Selon la compagnie nationale néerlandaise, la convention collective actuelle spécifie que l’engagement d’un médiateur devrait être privilégié comme « étape suivante dans le cas où les parties ne parviendraient pas à un accord ». KLM considère donc cette « étape logique et souhaitable » comme une « ultime opportunité » de parvenir à un accord et une convention « pérenne » pour les pilotes. Selon VNV, la médiation doit aboutir d’ici le 6 septembre.

Si le syndicat de pilotes n’a pas encore déposé de préavis de grève malgré ses menaces et un précédent ultimatum fixé au 17 aout, le conflit autour de la future convention collective semble coincer sur un problème de date. Une augmentation de 4% sur le nombre de jours de congés pour un salaire inchangé a fait l’objet d’un accord selon VNV, mais c’est la date de mise en valeur qui coince : en septembre 2019 propose KLM, dès le mois prochain exige le syndicat représentant 98% de ses 2200 pilotes. Une éventuelle grève ne sera de toute façon pas être organisée moins de quatre semaines après la prochaine proposition de convention collective, le temps pour le syndicat de consulter les pilotes qui doivent se prononcer à deux tiers en faveur d’un arrêt de travail.

Rappelons que chez Air France, le SNPL avait prévenu que le futur dirigeant du groupe Air France-KLM devrait reprendre les négociations, sinon il y aura « quinze jours de grève » en plus des quinze déjà organisés depuis février dernier. C’était avant la nomination de Benjamin Smith au poste de CEO du groupe, une nomination mal accueillie par les syndicats français – qui ne peuvent toutefois que s’indigner pour l’instant, le nom du DG d’Air France avec qui ils négocieront n’ayant pas encore été révélé… » (Extrait de air-journal.fr du 27/08/2018)

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Transport : Accord dans le conflit entre Ryanair et le syndicat Forsa


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« La direction de la compagnie aérienne à bas coûts a amorcé un accord avec le syndicat Forsa. L’annonce a fait grimper l’action du groupe irlandais.

Ryanair est-elle sur le point de faire la paix avec ses pilotes? En Irlande, pays d’origine de la compagnie, la médiation, mise en place au début du mois après cinq jours de grève, semble porter ses fruits. Les pilotes irlandais réclamaient un meilleur système de promotion et de congés annuels ainsi qu’une voix au chapitre concernant leur affectation.

Jeudi, la direction de Ryanair et le syndicat Forsa ont annoncé avoir trouvé un compromis après une réunion marathon de 22 heures. Un vote doit encore entériner les propositions dont le détail n’a pas été rendu public. Le médiateur a en effet demandé aux deux parties de s’abstenir de tout commentaire avant la proclamation du résultat du scrutin dans une quinzaine de jours. » – V. Collet- (Extrait de lefigaro.fr du 23/08/2018)

En savoir plus sur http://www.lefigaro.fr/societes/2018/08/23/20005-20180823ARTFIG00229-paix-en-vue-entre-ryanair-et-ses-pilotes-irlandais.php

Sénégal : La médiation réussie des chefs religieux à l’Hôpital de Saint-Louis :


« Les Imams et Oulémas de Saint-Louis sont finalement parvenus à gérer la crise qui a paralysé pendant plusieurs jours le fonctionnement de l’hôpital régional de Saint-Louis. Ils ont amené les responsables syndicaux et la Direction Générale de ce centre hospitalier régional à se retrouver autour de l’essentiel. Cette médiation a permis ainsi aux syndicalistes de revenir à de meilleurs sentiments et d’accepter de suspendre la grève qu’ils avaient décrétée pour se faire entendre.

Avec cette mission fructueuse du ministère de la santé, qui a séjourné récemment dans la ville pour examiner les dessous de ce bras de fer, un processus de résolution de cette crise est enclenché. Le collectif des associations des malades de Saint-Louis et autres patients qui fréquentent cette structure sanitaire, ont salué ces avancées significatives notées dans la recherche de la paix à l’hôpital de Saint-Louis. » (Extrait de dakaractu.com du 18/08/2018)

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Québec : La STM demande l’intervention d’un médiateur pour régler le conflit qui l’oppose au syndicat du personnel d’entretien.


« La Société de transport de Montréal (STM) a annoncé jeudi qu’elle réclamera au gouvernement l’intervention d’un médiateur pour régler le conflit qui l’oppose au syndicat du personnel d’entretien.

Dans un communiqué publié jeudi, la STM juge que cette action est nécessaire «malgré l’augmentation du rythme des rencontres depuis la fin juin et la mise en place d’un comité restreint (…) pour faciliter la négociation».

Depuis le début des négociations, la STM estime qu’il y a eu 77 rencontres entre les deux parties. Si certaines ententes sur des points précis ont pu être conclues, l’évolution des négociations n’est pas «à la hauteur» de ses attentes. La direction veut obtenir plus de flexibilité dans la gestion du travail.

Ce n’est pas la première fois que la direction du service public de transport en commun annonce une demande de recours à un médiateur. Elle l’avait également fait à la fin du mois de mai. »

La STM dit que les répercussions de la grève des heures supplémentaires déclenchées en mai se font encore ressentir.

En mai, les 2400 employés d’entretien de la STM, représentés par le Syndicat de transport de Montréal, avaient refusé d’effectuer des heures supplémentaires en guise de moyen de pression. Le syndicat déplorait alors des «demandes de reculs importants» de la part de la partie patronale dans le cadre du renouvellement de la convention collective des employés d’entretien. » (Extrait de journalmetro.com du 9/08/2018)

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Transport : Ryanair propose une médiation au 4e jour de grève des pilotes irlandais


La compagnie aérienne à bas coûts Ryanair fait face vendredi à un quatrième jour de grève de ses pilotes irlandais, qui sera suivi d'un cinquième la semaine prochaine

« La compagnie aérienne à bas coûts Ryanair a demandé vendredi une médiation pour résoudre le conflit l’opposant à des pilotes irlandais, qui mènent leur quatrième jour de grève et entendent poursuivre le mouvement.

Dans un communiqué, Ryanair précise que 24 vols sont annulés vendredi au départ ou à destination de l’Irlande, sur les 300 prévus, affectant 3.500 passagers, à qui la compagnie a proposé une solution de rechange.

Ryanair dit avoir tenu déjà deux réunions avec le syndicat irlandais Forsa dont la compagnie regrette qu’elles n’ont pas été fructueuses.

Compte tenu de l’échec des négociations et des grèves à répétition, « Ryanair estime désormais que la seule manière d’introduire du bon sens passe par la médiation d’une tierce partie », comme l’a proposé Forsa, souligne Eddie Wilson, responsable du personnel de la compagnie cité dans le communiqué.

Ryanair avance le nom de Kieran Mulvey, ancien responsable d’une commission indépendante sur le travail en Irlande.

Les pilotes irlandais, qui ont déjà mené trois jours de grève en juillet, réclament de meilleures conditions de travail mais le conflit s’est envenimé depuis que Ryanair a annoncé la semaine dernière vouloir transférer des avions de Dublin vers la Pologne, ce qui pourrait coûter leurs emplois à 300 personnes, dont 100 pilotes.

Jeudi soir, les pilotes ont prévenu qu’il y aurait un cinquième jour de grève vendredi 10 août, alimentant un mouvement plus vaste en Europe. Ce jour-là, les pilotes belges et suédois de Ryanair seront en grève et ceux en Allemagne et aux Pays-Bas envisagent de rejoindre l’action.

Le malaise au sein du groupe a éclaté au grand jour à la suite d’un sérieux problème de planning de pilotes en septembre 2017, qui a entraîné un grave conflit social et des annulations portant au total sur 20.000 vols dans les mois qui ont suivi.

Cette crise a poussé Ryanair à négocier un virage à 180 degrés en entamant des négociations avec des syndicats dans plusieurs pays, alors que la compagnie avait toujours refusé de les reconnaître.

En raison de la crise et des annulations de vols, le directeur général du groupe Michael O’Leary a renoncé à son bonus au titre de 2018, qui aurait pu atteindre un million d’euros. » (Extrait de msn.com du 3/08/2018)

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Suisse : première séance de médiation à Tamedia


Tamedia: fin de la première séance de médiation

« Un périodique sportif est à l’étude, mais Tamedia ne vend pas la marque «Le Matin» qui se transforme en version numérique.

Entamée à 14h00, la première séance de médiation entre Tamedia et les représentants de son personnel s’est achevée lundi en milieu d’après-midi. Aucun commentaire n’a été fait, y compris sur le projet de périodique sportif envisagé avec Christian Constantin.

«Le dialogue a été rétabli. Les travaux vont se poursuivre durant les semaines à venir», indique le communiqué de l’Etat de Vaud. «Aucune information ne sera transmise sur le contenu et le calendrier de travail.

Aller au-delà du plan social

Interrogée lundi matin, Nuria Gorrite a parlé plus généralement de l’intervention de l’Etat sur des dossiers économiques sensibles ou lors de véritables crises.

Dans le cas de Tamedia, de la fin prochaine du Matinpapier et des 36 licenciements annoncés, la présidente du gouvernement vaudois a dit espérer »l’élargissement d’un périmètre de négociations, qui aille au-delà du plan social qui accompagne juste les licenciements«. La semaine dernière, le personnel s’est mis en grève durant trois jours pour protester contre les décisions de l’éditeur.

Périodique sportif

Alors que la confidentialité est de mise sur la médiation placée sous l’égide du Conseil d’Etat, Tamedia a tenu malgré tout à »clarifier la situation« à propos des récentes rumeurs concernant un partenariat avec le président du FC Sion, Christian Constantin.

Un périodique baptisé Le Matin Sports est à l’étude, mais Tamedia ne vend pas la marque Le Matin qui se transforme en version numérique, souligne le communiqué diffusé à 8h00.

Le périodique serait publié 18 fois par an pour un tirage de 100’000 exemplaires. Pour l’heure, Tamedia ne donne pas de budget, de calendrier ou de conséquences pour le personnel.

Tout est à faire

Deux pistes sont envisagées pour Le Matin Sports. Dans la première, Christian Constantin gère l’ensemble du projet, fixe la ligne éditoriale, alors que Tamedia est prestataire de services. L’éditeur met à disposition la marque et imprime le périodique.

Dans la seconde hypothèse, Tamedia garantit la ligne éditoriale du journal, alors que Christian Constantin apporte le sponsoring nécessaire  pour financer le titre. Contacté par Keystone-ATS, le président du FC Sion a répondu qu’il était à l’étranger.

Rencontre à Sion

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«On en est au stade du projet, c’est tout frais, c’est né le 21 juin lors d’une rencontre à Sion entre Christian Constantin et Pietro Supino, président de Tamedia», a expliqué Patrick Matthey, porte-parole du groupe zurichois. » (Extrait de msn.com/fr du 9/07/2018)

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Québec : le Syndicat des Métallos d’ABI fera le point sur les orientations à donner au comité de négociation pour la poursuite de la médiation dans le cadre du lock-out de 1030 travailleurs prononcé par la direction de l’Aluminerie de Bécancour.


Négociations chez ABI: le Syndicat fera le point

« LOCK-OUT. Le syndicat des Métallos fera le point sur les négociations en cours avec les quelques 1030 travailleurs qui ont été mis en lock-out par la direction de l’Aluminerie de Bécancour.

Ceux-ci ont été convoqués à une assemblée générale qui se tiendra à huis clos, le 3 juillet prochain, à 18h30, à l’Hôtel Delta de Trois-Rivières, où ils devront se prononcer sur les orientations à donner au comité de négociation pour la poursuite de la médiation.

Le lendemain, en avant-midi, les représentants de la section locale 9700 des Métallos feront le point sur la négociation et divulgueront les résultats lors d’une conférence de presse.

Rappelons que les négociations achoppaient sur le financement du régime de retraite et le respect de l’ancienneté dans les mouvements de main-d’œuvre lors du déclenchement du lock-out.

La direction a par la suite retirée son offre globale et finale avant de revenir à la table de négociation après que le gouvernement ait mandaté l’ancien premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, à titre de médiateur spécial. » -S. Lacroix- (Extrait de lecourriersud.com du 29/06/2018)

En savoir plus sur https://www.lecourriersud.com/negociations-chez-abi-le-syndicat-fera-le-point/

GUINEE : une médiation dans le conflit des greffiers en grève depuis de 8 juin.


« Réunis en assemblée générale ce vendredi 29 juin à la mairie de Matoto, les greffiers en grève depuis le 8 juin, ont annoncé la suspension du mot d’ordre de grève. Selon eux, ils reprendront sur l’ensemble du territoire national leur travail. Ils décident d’observer une trêve de trois mois pour permettre aux autorités d’appliquer leur statut particulier.

Cette décision intervient suite à une rencontre qu’ils ont eue avec le nouveau médiateur de cette crise.

« Nous avons rencontré cette semaine, un facilitateur en la personne de  Mohamed Aly Thiam, le président de l’association des magistrats, qui s’est porté volontaire dans la médiation pour une sortie de crise. Et nous avons estimé qu’il était nécessaire de donner une chance à cette médiation, en accordant une trêve de 3 mois, comme l’a d’ailleurs souhaité le médiateur et le ministre de la justice. Nous pensons qu’au terme de trois mois, les choses pourront changer », a  déclaré à la presse Mamadou Dian Diallo, le porte-parole des grévistes.

Il a également dit qu’ils n’ont pas obtenu pour l’instant l’application du statut particulier des greffiers, mais une commission paritaire a été mise en place pour réfléchir sur la fixation des indemnités et primes. « Il faut donc donner la chance à cette commission », a rassuré M. Diallo.

« Nous avons cependant obtenu un arrêté de reclassement de nos aînés qui étaient de la hiérarchie B qui se sont retrouvés à la hiérarchie A. Ça c’est une bonne chose ! », s’est félicité  Mamadou Dian Diallo. » – Léon KOLIE – (Extrait de justinmorel.info du 1/07/2018)

En savoir plus sur http://justinmorel.info/2018/07/01/revendication-syndicale-greffiers-suspendent-greve/

Médiation travail : « Médiation chez Orano : en se focalisant sur le litige, le médiateur oublie de reconstruire la confiance dans le dialogue social… » par UFSN-CFDT (Miroir Social)


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« Lors d’une réunion décisive le 17 janvier 2018, la direction générale d’Orano a proposé la suspension d’un conflit exacerbé sur la remise en cause d’un usage de récupération en temps de jours fériés travaillés à l’établissement Orano de La Hague. Parmi les propositions faites par l’intersyndicale, celles de la médiation et du rétablissement du même usage pour 2018 ont été retenues.

Une médiation acceptée et soutenue

Souhaitée par les organisations CFDT, CGT et UNSA Spaen (regroupées en intersyndicale), la médiation a été validée par une très grosse majorité de salariés réunis en assemblée générale par vote à bulletins secrets. Acceptée et soutenue, elle ouvrait la voie à un règlement hors conflit du contentieux entre la direction locale et l’intersyndicale.

Un état des lieux extensif

La médiation a rapidement été lancée, cadrée dans un protocole « de fin de conflit », par l’intermédiaire du cabinet Dialogues qui a pratiqué une analyse de la situation sur l’établissement. Après avoir écouté la direction puis les organisations syndicales, le cabinet a ensuite auditionné une trentaine de salariés, seuls ou en collectif de travail, sur leur perception de la situation. Il dresse une série de constats « sans appel » sur les problématiques sociales du moment regroupant les préoccupations des salariés telles que le gréement des effectifs, la pression financière, les transferts de compétences, la valorisation des métiers… Les nombreux points énumérés reprennent bien l’analyse et les revendications portées de longue date par l’intersyndicale qui valide donc parfaitement cette partie de l’intervention du cabinet Dialogues. L’état des lieux est extensif, complet, réaliste…

Mais la médiation oublie le cœur de la médiation…

Le cabinet oublie de se focaliser sur le cœur d’une médiation, à savoir permettre aux parties prenantes de retrouver confiance dans le dialogue social et assumer leurs missions respectives en se saisissant de la négociation comme d’un moyen privilégié pour régler les différends liés aux logiques d’intérêts divergents entre les salariés et l’entreprise. L’action de médiation est par nature la remise en place d’un dialogue loyal et respectueux entre les parties, la valorisation des rôles de chacun et la mise en place d’une reconnaissance mutuelle, seul moyen de régler un désaccord sans recourir à l’épreuve de force systématique. De ce point de vue, l’intervention du médiateur est insuffisante sur l’analyse du développement du conflit, notamment le refus de la direction locale de négocier en première intention, sur les mécanismes qui ont exacerbé une grève largement suivie par les salariés.

Un rapport qui reste néanmoins exploitable

Si l’intersyndicale CGT, CFDT et UNSA Spaen est confortée dans son analyse des causes du conflit, que le retour à un dialogue social constructif doit être encore rétabli, le rapport reste néanmoins exploitable. Après tout, rien n’empêche les parties de prendre en mains elles-mêmes cette notion de médiation pour reconstruire le dialogue social qu’elle souhaite sur l’établissement Orano de La Hague… Portée par une direction fénérale du groupe Orano, qui aura à cœur de transformer l’essai de la médiation en succès de la négociation, il est encore possible de reprendre le sujet central de cette dernière en main : échanger, convaincre, négocier, contractualiser…

Une intersyndicale responsable prête « à faire le boulot »

Comme le souligne le rapport du cabinet, les salariés attendent un système qui permette de récupérer ou de faire payer les jours fériés effectués sur le principe du volontariat et de manière totale ou partielle, selon les besoins du salarié. Cette possibilité n’est ouverte que si les effectifs nominaux sont gréés par avance dans tous les ateliers de l’usine de La Hague. Une assemblée générale s’est tenue le 19 juin, prenant acte de ce constat. L’intersyndicale soutient donc que les négociations doivent débuter après le recouvrement à l’effectif nominal. Elle propose un relevé de conclusions permettant de stabiliser les récupérations de jours fériés pour l’année 2019. L’intersyndicale CFDT, CGT et UNSA Spaen est prête à « faire le boulot » en toute responsabilité. Reste à savoir si la direction locale d’Orano de La Hague saisira cette opportunité.

Ce serait une chute positive à une médiation incomplète mais nécessaire. L’acceptation par les deux parties du dispositif participait déjà d’un processus de résolution du conflit. C’est aussi la preuve qu’aucune solution n’est envisageable sans l’implication de tous les partenaires sociaux dans l’entreprise. » (Extrait de miroirsocial.com du 25/06/2018)

En savoir plus sur www.miroirsocial.com/actualite/16062/mediation-chez-orano-en-se-focalisant-sur-le-litige-le-mediateur-oublie-de-reconstruire-la-confiance-dans-le-dialogue-social