Formation : DAS et CAS en médiation à l’université de Genève


 

Capture 3.PNG

« Programme : Formation modulaire alliant études de cas, pratique supervisée et enseignements interdisciplinaires
Définition et état des lieux de la médiation – Les acteurs de la médiation • Les processus de médiation: les phases préliminaires – Les processus de médiation: les rencontres de médiation – Les processus de médiation: les rencontres et les accords de médiation • Approfondissement des techniques et du cadre de médiation • Médiations spécialisées • Pratique supervisée de la médiation  et donnant lieu à la rédaction d’un mémoire pratique et d’un mémoire de recherche
Travail de fin d’études comprenant une réflexion théorique et pratique portant sur au moins six heures de séances dans le cadre d’une activité personnelle de médiation

Période : Septembre 2017 à juin 2019 – 30 crédits ECTS » (Extrait de unige.ch)

En savoir plus sur DAS http://www.unige.ch/formcont/dasmediation/

En savoir plus sur CAS http://www.unige.ch/formcont/casmediation/

Audio – Suisse : Projet pilote de médiation au Tribunal de Boudry


Le Tribunal régional de Boudry.

« La médiation, une alternative que le Tribunal régional à Boudry souhaite développer. Il lance début avril le projet pilote « Concilier d’abord, juger ensuite ». Le but est de développer cette manière de régler les conflits à l’amiable, une option qui est actuellement peu utilisée.

Pour en parler, Jan Haesler s’est entretenu avec Isabelle Bieri, juge au Tribunal régional à Boudry et présidente de l’autorité de protection de l’enfant et de l’adulte sur le site de Boudry . (Extrait de rtn.ch du 12/03/2017)

document audio à consulter sur https://www.rtn.ch/rtn/Actualite/Region/20170312-Projet-pilote-de-mediation-au-Tribunal-de-Boudry.html

Suisse : La création d’un médiateur administratif à Genève est toujours bloqué pour des raisons financières


« Selon la loi, l’élection du médiateur aurait dû avoir lieu «sans délai» en 2015. Mais, rappelle la Cour, on ignorait alors si on obtiendrait le financement nécessaire dans le cadre du budget cantonal 2016, lequel a d’ailleurs fini par capoter. Ayant estimé que la création d’un Bureau de médiation administrative nécessiterait 3,3 postes, représentant des salaires annuels de 750 000 francs, le Conseil d’Etat a proposé de confier cette mission de médiation à une instance déjà en place: le préposé à la protection des données et à la transparence. A cette fin, il a transmis en octobre un projet de loi aux députés. Réfutant la thèse du blocage intentionnel de la part du Conseil d’Etat que dénonçait le député, la Cour estime que ce sera au parlement de trancher. Elle renonce à un examen approfondi et ne voit rien d’illégal dans la situation présente.

La Cour juge en outre impossible de jauger les économies qui pourraient découler du travail d’un médiateur, comme le demandait Boris Calame. Qui dit sa déception: «Un tel organe fonctionne dans le canton de Vaud et permet d’économiser de l’argent en évitant des procédures judiciaires.» (extrait de tdg.ch du 22/2/2017)

En savoir plus sur  http://mobile2.tdg.ch/articles/58ad5275ab5c373112000001

Suisse : « I ♥ mes voisins – le guide du bon voisinage » à Lausanne


Capture1.PNG

« MIEUX VIVRE ENSEMBLE Un peu de bon sens et quelques conseils peuvent-ils améliorer la qualité de vie de chacune et chacun d’entre nous? C’est le  pari du guide que vous tenez entre vos mains. Car nous le savons tous pour le vivre au quotidien: les relations que nous entretenons avec nos voisins, dans notre immeuble comme dans le quartier, sont essentielles. Un climat de confiance, des relations harmonieuses, un lien social fort sont toujours le gage d’un cadre de vie agréable.
C’est pourquoi la Ville de Lausanne, et en particulier le Service du logement et des gérances, a pris de nombreuses initiatives pour améliorer la cohésion sociale dans les quartiers: nouvelles maisons de quartier, Fête des voisins, contrats de quartier.
Le «Guide du bon voisinage» s’inscrit dans cette logique, celle du mieux vivre ensemble. Outre des règles de conduite par le biais de gestes simples, cette brochure, fruit d’une
collaboration avec le Bureau lausannois pour l’intégration des immigrés, prône des valeurs de respect, d’ouverture et de tolérance.
Elle regorge également de renseignements pratiques en cas de problème de logement, de voisinage ou de discrimination.
(…)

COUT ET DUREE D’UNE MEDIATION Bien qu’il n’existe aucune recommandation à ce sujet, le montant courant d’une médiation oscille entre 150 CHF et 300 CHF de l’heure. Il est généralement admis que la charge financière d’une médiation est assumée à parts égales par les deux parties. Les personnes ayant contracté une assurance juridique peuvent solliciter la prise en charge des coûts. La durée d’une médiation est variable et dépend directement de la complexité du cas. La plupart des médiations nécessitent entre deux et cinq séances et le taux de réussite se situe aux alentours de 70%.
ASSOCIATION vAUDOISE pOUR LA MÉDIATION DE vOISINAGE (ASMED-vD) Case postale 2, 1066 Epalinges, tél. 0848 844 948 info-vd@mediation-de-voisinage.ch, http://www.mediation-de-voisinage.ch  » (Extrait de .lausanne.ch )

En savoir plus sur http://www.lausanne.ch/lausanne-officielle/administration/sports-et-cohesion-sociale/secretariat-general-scs/bureau-lausannois-pour-les-immigres/a-propos-du-bli/publications-du-bli/i-love-mes-voisins-guide-du-bon-voisinage.html

Audio-Suisse : L’Acte de Médiation de Napoléon-Bonaparte, naissance de la Suisse contemporaine (émission RTS)


Helvetica - L’Acte de Médiation, naissance de la Suisse contemporaine (2/5)

Le passage des Alpes
Lors de sa guerre d’Italie pour écraser les Autrichiens à Marengo, près de Milan, Bonaparte traversa le col du Grand-Saint-Bernard en 1800 et réalisa l’importance stratégique de la Suisse. C’est par souci d’une protection rapprochée des cantons en consolidant les liens fédéraux qu’il élabora un Acte de Médiation pour réconcilier les divisions. (Extrait de radio/helvetica )

A écouter sur http://www.rts.ch/play/radio/helvetica/audio/helvetica-lacte-de-mediation-naissance-de-la-suisse-contemporaine-25?id=8313602

Suisse : création d’un master en médiation internationale à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ)


Capture9.PNG« L’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) et le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) vont lancer dès la rentrée 2017 un master international en médiation, a appris la RTS. Il s’agit d’une première mondiale.

Les conflits en Ukraine, en Syrie et en Colombie, entre autres, ont un point commun: la Suisse y a pratiqué une médiation. Une tradition de bons offices que le chef de la diplomatie helvétique Didier Burkhalter compte développer.

La décision de principe de lancer un master international en médiation a été prise par l’EPFZ, en collaboration avec le DFAE. Dès septembre, 24 personnes au maximum pourront être formées pendant 18 mois en cours d’emploi.

Financièrement, la Confédération va payer un tiers des coûts. L’EPFZ compte aussi sur des Etats partenaires pour mettre la main au portemonnaie. La formation va se répéter en 2019 et 2021, assure Didier Burkhalter, qui compte travailler à assurer son succès sur la durée.

« Un rêve qui devient réalité »

Avec ce master, le chef du DFAE entend professionnaliser le métier de médiateur et ainsi contribuer à la résolution de conflits dans le monde. Interrogé par la RTS, il insiste d’ailleurs sur l’importance des « bonnes compétences » dans le domaine.

Cette nouvelle formation en médiation des conflits vient ainsi combler un manque: aucune université au monde ne la propose, et ce depuis la fermeture de la formation canadienne de médiation en 2012.

Didier Burkhalter veut pallier ce manque et avoir un réservoir de médiateurs internationaux prêts à être sollicités « au moment où on en a besoin », indique-t-il. « C’était un rêve il y a quelques temps, et ça devient une réalité », conclut le chef de la diplomatie helvétique. » (Extrait de rts.ch/info/suisse )

En savoir plus sur https://www.rts.ch/info/suisse/8318946-un-master-en-mediation-internationale-cree-a-l-epfz-en-premiere-mondiale.html

La Charte relative aux processus de médiation familiale internationale – Un processus collaboratif


International Family Mediation

Préambule
Cette Charte concerne le contexte particulier de la médiation lors de conflits familiaux transfrontières. Sa raison d’être est de rassembler et d’engager les professionnels de la médiation issus de différentes cultures et nations autour de dix principes qu’il est nécessaire d’accepter et de respecter dans le cadre d’une médiation familiale internationale. Son objectif est d’aider les familles qui se trouvent dans des situations de conflit familial de nature internationale, tels un conflit ou une séparation pouvant donner lieu, ou ayant donné lieu, à un départ à l’étranger.

Elle a été rédigée dans le souci de protéger les enfants qui vivraient séparés et loin de l’un de leurs parents. Ces dix principes sont mis en pratique par des médiateurs convaincus de la richesse d’une éducation et d’un environnement multiculturels, pour permettre aux enfants de maintenir leurs relations avec chacun de leurs parents et d’autres membres de la famille, et de développer l’affection qu’ils éprouvent pour eux.

Il est aujourd’hui admis au niveau mondial que la médiation est un moyen efficace de gestion et de régulation des conflits. Tout en préservant les droits des personnes concernées, la médiation familiale internationale donne aux participants les moyens de s’approprier et de gérer leur conflit, de discuter de la garde et de l’éducation des enfants, et de s’accorder sur des arrangements qui peuvent être rendus juridiquement contraignants et exécutoires. L’efficacité de ce processus repose sur la création d’un espace de discussion neutre et sûr, où les participants peuvent « faire leur récit », partager leurs expériences et reconnaître les efforts que chacun fait pour continuer à jouer son rôle de parent. Le dialogue ouvert et l’expression libre sont essentiels à l’ensemble de ce processus.

Les dix principes de la Charte constituent les prérequis fondamentaux pour mener des médiations familiales internationales et sont d’égale importance. Étant tous interdépendants, ils forment une base solide pour le cadre de médiation plus large dans lequel ils seront utilisés et mis en pratique. Cette Charte ne remplace ni ne prévaut sur les standards, les bonnes pratiques ou les codes de déontologie nationaux ou régionaux existants1. Elle vise au contraire à les valoriser et à y adjoindre un cadre professionnel et éthique spécifique transrégional pour la médiation familiale internationale. Durant leur pratique, les médiateurs familiaux internationaux sont censés respecter les principes présentés dans cette Charte, en plus des codes de pratique nationaux, s’il en existe.

Les dix principes reflètent et précisent les valeurs fondamentales promues et défendues par les médiateurs praticiens dans le monde entier : 1. Participation volontaire 2. Pertinence de la médiation 3. Décisions prises par les participants 4. Accès pour chaque participant à un conseil juridique indépendant 5. Confidentialité 6. Indépendance 7. Impartialité 8. Prise en compte des droits et du meilleur intérêt des enfants 9. Qualifications des médiateurs familiaux internationaux 10. Conscience et sensibilité interculturelles des médiateurs  » (extrait de iss-ssi.org )

En savoir plus sur http://www.iss-ssi.org/index.php/fr/que-faisons-nous/mfi#3-1-projet-3-charte-relative-aux-processus-de-m%C3%A9diation-familiale-internationale

 

Audio : « Pratiques de médiation (1/1) » émission RTS (Suisse)


La1ere2016 [RTS]
« On assiste ces dernières années à une éclosion des pratiques de médiation dans divers domaines : social, familial, scolaire, professionnel, thérapeutique ou culturel pour ne pas tous les nommer. Du lundi 9 janvier au vendredi 13 janvier, la Ligne de Cœur entend interroger ces pratiques.

Si ce sujet vous interpelle, nʹhésitez pas à nous téléphoner au 021 653 70 70, nous écrire ou nous envoyer un SMS au 939. En parallèle à ce thème, l’émission reste ouverte à toutes interventions spontanées liées à vos expériences de vie, vos réflexions comme aux témoignages et aux récits de vie.

La médiation se dessine comme un nouveau mode de régulation sociale et un nouveau modèle de relation entre les hommes. Dans un monde en mutation, les sociétés doivent composer avec des phénomènes nouveaux comme le pluralisme, lʹexplosion des modes communication et lʹattention portée à lʹindividu au sein de la collectivité. Dans ce contexte sont nées diverses pratiques de médiation susceptibles de désamorcer des conflits professionnels, interrelationnels, rassembler des citoyens autour dʹune cause commune ou créer des passerelles entre des univers parfois cloisonnés.

Invité.es

  • Vincent Lechaire . Educateur spécialisé de formation, Vincent Lechaire est le responsable de lʹéquipe des médiateurs de nuit de Lausanne depuis octobre 2015. Ces correspondants de nuit sillonent la capitale et font de la médiation. La mission de cette unité est de désamorcer les conflits, sensibiliser les fêtards aux effets de l’alcool notamment et réduire les incivilités. Après presque 15 mois, quels sont les résultats? La médiation reste-t-elle un outil de régulation sociale et une mesure susceptible de pacifier les nuits lausannoises parfois agitées?
  • Christine Servais . Docteure en Sciences de l’information et de la communication de l’Université Lyon 2, Christine Servais est professeure au Département des Arts et Sciences de la communication de l’Université de Liège et directrice du laboratoire d’étude sur les médias et la médiation (Lemme). Elle travaille, notamment, sur la notion de médiation et sur la réception des oeuvres et des discours médiatiques. Auteure de plusieurs articles sur le sujet, l’ouvrage collectif  » La médiation. Théorie et terrains » paraît sous sa direction, en automne 2016, aux Editions deboeck. » (Extrait de rts.ch)

En savoir plus sur http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/la-ligne-de-coeur/8267062-la-ligne-de-coeur-du-09-01-2017.html

Sports : La FIFA nomme deux médiateurs POUR RÉSOUDRE DES CONFLITS INTERNES


L'Expression - Le Quotidien

« La Fédération internationale de football (Fifa) a nommé deux médiateurs pour régler des conflits internes, liés à la gestion du personnel, a indiqué l’instance hier. Les médiateurs en question sont deux juristes, basés à Zurich et spécialisés dans le droit du travail, à savoir Nirmala Dias et Andreas Blattmann, qui selon la même source «ont pris leurs fonctions mardi». Ces deux juristes sont chargés de «travailler avec les employés de la FIFA pour déterminer des options afin de résoudre des conflits et des questions posant problème», selon un porte-parole de la FIFA. En plus de leur mission au sein de la FIFA, «Dias et Blattmann poursuivront leur collaboration au sein de leurs cabinets d’avocats respectifs», ajoute la FIFA. Depuis l’élection de son nouveau président Gianni Infantino en février dernier, la FIFA s’est séparée de plusieurs cadres de haut niveau, écartés parfois «sans ménagement», selon une autre source proche de l’instance. Fin octobre, le directeur médical Jiri Dvorak, en charge de l’antidopage, a dû vider son bureau. «Il n’était pas dans mon intention de quitter la FIFA de façon aussi abrupte», a réagi ensuite le Tchèque. Parmi les autres évictions, celles de plusieurs responsables du développement ou des relations avec les fédérations et de l’Allemand Ralf Mutschke, responsable de la sécurité et ancien d’Interpol ou encore du directeur du musée de la FIFA, Stefan Jost. Egalement congédiés, deux chefs de service, qui selon des sources concordantes, avaient informé la Commission d’éthique de présumées violations du code d’éthique par Infantino à travers notamment l’utilisation de jets privés. Des informations à l’origine de l’ouverture d’une enquête finalement classée sans suite. De son côté, la FIFA a expliqué ces départs par «des restructurations». » (Extrait de lexpressiondz.com du 5/01/2017)

En savoir plus sur http://www.lexpressiondz.com/sports/257665-la-fifa-nomme-deux-mediateurs.html

P’tit Déjeuners de la Médiation (Genève) : les modes alternatifs de résolution des différends dans les métiers du bâtiment


 

Capture2.PNG« Sous les auspices de la CSMC Chambre Suisse de Médiation Commerciale, Section Romande   (www.csmc.ch)

*En partenariat avec CCIG Chambre de Commerce et d’Industrie de Genève (www.ccig.ch) et SCAI (www.swissarbitration.org)

Pour commencer en beauté l’année 2017, le cycle des P’tit Déjeuners de la Médiation 2017, vous invite à rencontrer Claude Amar, le  mercredi 11 janvier 2017, de 8h15 à 9h30, à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Genève (4 bd du Théâtre, 2e étage).

Claude Amar est architecte et médiateur certifié IFCM. Il s’est spécialisé dans le développement d’hôtels à travers le monde. Il jouit également d’une grande expérience et il travaille activement et régulièrement comme médiateur dans le cadre de la résolution de litiges complexe.

Le thème de son intervention qui introduira la première discussion de l’année sera le suivant :

Les modes alternatifs de résolution des différends dans les métiers du bâtiment.

  • La Médiation,
  • Les Dispute Boards,
  • Le fonctionnement et la mise en œuvre des CRD (conseil en résolution des différends) et des DRA (dispute resolution adviser) qui offrent la certitude d’une résolution dans un délai très court.  » (Extrait de ifcm.cc )

En savoir plus sur https://www.ifcm.cc/modes-alternatifs-de-resolution-differends-metiers-batiment/

Suisse : « La médiation pour éviter la sentence du juge » par Alexandre Willemin, Migros Magazine N°50 décembre 2016


Guy Zen Ruffinen en séance de médiation

« Le nombre de médiateurs actifs en Suisse a doublé au cours des dix dernières années. Divorces, conflits de voisinage, commerciaux ou encore administratifs… Cette pratique basée sur le dialogue se veut une alternative au système juridique classique.

Ils sont actuellement environ 1200 médiateurs inscrits sur les registres de la Fédération suisse des associations de médiateurs (FSM) et de la Chambre suisse de médiation commerciale. Soit près du double par rapport aux statistiques d’il y a dix ans.

«L’une des explications est notamment à chercher du côté du nouveau code de procédure civile, mis en place en 2011 et qui permet aux magistrats de proposer à tout moment une médiation aux parties en présence», indique Anne Catherine Salberg, présidente de la commission de reconnaissance de la FSM.

En ce qui concerne les affaires pénales, l’option est également possible au niveau fédéral, mais uniquement pour les cas qui mettent en jeu des mineurs. Certains cantons, comme Genève en Suisse romande, sont allés plus loin en ouvrant cette procédure aux délits sans gravité commis par des adultes. «La solution pourrait être adaptée par exemple lors d’un conflit familial, puisque dans un tel cas le but est de réinstaurer le dialogue entre les différents acteurs et de parvenir à rétablir un lien de confiance, estime la médiatrice genevoise. Au contraire d’un procès au tribunal, qui souvent ne suffit pas à rétablir la paix au sein d’une famille…»

L’un des principaux atouts de la médiation est son coût, qui s’élève en moyenne à 200 francs par séance et est largement inférieur aux honoraires d’un avocat. Cette procédure a aussi l’avantage d’être généralement plus rapide que les affaires amenées devant la justice. «Cela peut être intéressant en cas de litiges commerciaux, ajoute Anne Catherine Salberg, les entreprises étant souvent pressées de résoudre leurs conflits.»

La médiation touche aujourd’hui des champs très larges. Mais a-t-elle vraiment sa place partout? «Ce n’est pas une baguette magique, elle n’est pas la solution à tous les problèmes, poursuit-elle et qu’il s’agit de déterminer au cas par cas s’il est envisageable de parvenir à un accord à l’amiable entre les parties. Il arrive aussi que l’on recoure à la médiation après un jugement, par exemple pour régler les conflits concernant la garde des enfants suite à un divorce.» (Extrait de migrosmagazine.ch N°50/2016)