Mémoire : « Évaluation d’un projet de médiation sociale à Montréal », Luce Guité, mémoire présenté à la Faculté des études supérieures en vue de l’obtention du grade de Maître ès sciences en criminologie, Université de Montréal, 2008, 189p.


Résumé
Les conflits de voimage font très souvent partie de notre quotidien. Le partage d’un
territoire amène parfois une confrontation d’idéaux, de cultures et d’habitudes. Les conflits
non traités peuvent parfois dégénérer en violence. Dans la foulée des Contrats de ville, la
ville de Montréal conjointement avec le ministère québécois de l’Emploi et de la Solidarité
sociale ont participé en 2004-2005 à l’expérimentation de projets de médiation sociale dans
des quartiers dits sensibles à Montréal. Le but de cette étude consiste à évaluer le projet
pilote de médiation sociale dans le quartier Sainte-Marie à Montréal.
Plus spécifiquement, notre étude consiste à évaluer l’implantation du projet, à décrire et
analyser le cheminement et le profil des situations référées, à évaluer les pratiques de
médiation et finalement les effets du projet. Les méthodes qualitatives d’évaluation de
projet sont privilégiées pour l’atteinte de nos objectifs. L’analyse documentaire,
l’observation participante, un cahier des activités et des entretiens de type semi-dirigé sont
les instruments d’évaluation et les sources de données utilisées pour cette étude.
L’interprétation de nos résultats nous démontre qu’en dépit des défaillances des stratégies
et des activités d’implantation du projet, des impacts positifs ont été relevés par les
participants aux prises avec un conflit de voisinage. Ces derniers nous ont transmis avoir
vécu un état d’apaisement suite à l’intervention de la médiatrice. Les policiers rencontrés
nous ont également transmis que le service de médiation sociale du quartier était le meilleur
outil à la disposition des patrouilleurs depuis longtemps. Avec le service de médiation, les
policiers pouvaient présenter aux résidants en conflit une autre option que celle de nature
judiciaire, renforcer la responsabilité des parties quant au choix de résolution, dégager les
policiers et les résidants dù sentiment d’impuissance devant ce genre de situation et
finalement réaJJouer les ressources policières dans la lutte à la délinquance et à la
criminalité. Le service de médiation sociale est apparu pour certains citoyens et organismes
comme pouvant aiguillonner les résidants vers les services pertinents à leurs besoins. (Extrait)


Mémoire à consulter sur https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/handle/1866/7424

Québec : la Ville de Montréal a annoncé le déploiement de l’Équipe mobile de médiation et d’intervention sociale (ÉMMIS) sur l’ensemble du territoire de la métropole, dès 2025.


« Le 13 août 2024, la Ville de Montréal a annoncé le déploiement de l’Équipe mobile de médiation et d’intervention sociale (ÉMMIS) sur l’ensemble du territoire de la métropole, dès 2025.

Cet élargissement de l’offre de services de l’ÉMMIS est rendu possible grâce à des nouvelles ententes établies avec la Société de développement social (SDS) et l’organisme Équijustice. Des discussions sont également en cours avec un troisième organisme pour étendre les services à la zone du nord-est de l’île de Montréal, en 2025. Ce nouveau déploiement de l’ÉMMIS découle d’un financement de 50 M$, provenant à parts égales de la Ville de Montréal et du ministère de la Sécurité publique du gouvernement du Québec, jusqu’en 2028. » (Extrait de equijustice.ca du 14/08/2024)

En savoir plus sur sur https://equijustice.ca/fr/actualites/equipe-mobile-de-mediation-et-dintervention-sociale-emmis

Conflits entre locataires, incivilités… Les médiateurs sont mobilisés dans les quartiers de Laval (ouest-france.fr)


« À Laval, le bailleur social Mayenne habitat travaille avec le Gleam (Groupement local d’employeurs d’agents de médiation) pour assurer la médiation entre ses locataires. Illustration dans le quartier Saint-Nicolas.

L’année dernière, les médiateurs lui ont permis de régler ses « soucis de voisinage ». Elle était gênée par le bruit provenant de chez sa voisine. « Je n’arrivais pas à me reposer. Après leur intervention, on a créé un lien avec ma voisine. Maintenant, on se respecte et je profite pleinement de ma retraite. »

Le bailleur social Mayenne habitat pratique la médiation depuis 1997. « On ne fait pas que loger les gens, on les accompagne », met en avant le directeur général, Patrick Le Roux. Le dispositif a évolué en 2004 avec un partenariat avec le Gleam (Groupement local d’employeurs d’agents de médiation) de Laval pour assurer une continuité de service en soirée.

Au-delà des conflits de voisinage, qui sont souvent liés à des nuisances sonores, les médiateurs interviennent pour « les défauts d’entretien, le non-respect des espaces extérieurs, des jets (d’objets) par les fenêtres, des dépôts d’ordures », liste Guy-Bertrand Kameni, médiateur de Mayenne habitat. Ils usent de pédagogie, rappellent le règlement intérieur. « Les médiateurs se déplacent à pied dans les quartiers, ils peuvent être interpellés facilement par les locataires », souligne Marine Lemoine, coordinatrice du pôle de médiation urbaine du Gleam. » (extrait de ouest-france.fr du29/07/2024)

En savoir plus sur https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/laval-53000/conflits-entre-locataires-incivilites-les-mediateurs-sont-mobilises-dans-les-quartiers-de-laval-1c71f696-4b58-11ef-b8ce-b2976298b162

Vidéo : « Avec l’alcool, ça peut vite déborder »: à Lyon, des médiateurs maraudent pour prévenir les conflits (BFM.TV)


« Même l’été, les médiateurs sociaux arpentent les rues du Vieux-Lyon et de la Croix-Rousse pour aider les riverains et veiller à la tranquillité de ces quartiers touristiques.

Avec leurs polo couleur pomme, les méditeurs sociaux de l’agence Lyon tranquillité médiation (ALTM) ne passent pas inaperçus dans les rues du centre historique. Travaillant avec la ville de Lyon, ils effectuent des tournées au contact de la population.

« On échange, on va comme ça, au hasard, rencontrer les gens, échanger avec eux, les orienter, les informer, les accompagner », explique Youssouf. Dans certains cas, les médiateurs doivent aussi gérer des situations plus difficiles.

« Si nous rencontrons par exemple des personnes qui occupent d’une façon inappropriée l’espace public, en général relativement alcoolisées, nous échangeons avec eux et nous allons essayer de les raisonner », poursuit-il. » -Lauriane Pelao et Jade Theerlynck avec Florent Bascoul) Extrait de msn.com/fr du 21/072024)

vidéo à consulter sur https://www-bfmtv-com.cdn.ampproject.org/c/s/www.bfmtv.com/amp/lyon/replay-emissions/bonsoir-lyon/lyon-les-mediateurs-sociaux-au-service-de-la-tranquillite-cet-ete_VN-202407200316.html

Logiciel : Médios, l’application des professionnels de la médiation sociale développée par France Médiation


« France Médiation, tête de réseau associative des acteurs de la médiation sociale en France propose à ses adhérents une solution de reporting terrain appelée Medios : un outil constitué d’une application mobile et de son pendant pour ordinateur de bureau, développé initialement depuis le début des années 2000 : 

Medios est un outil d’aide à la décision et de reporting développé par France Médiation pour ses adhérents ainsi que leurs commanditaires et partenaires. Cette application a été spécialement conçue pour répondre aux besoins du secteur. Sa vocation est de valoriser l’action des médiateurs sociaux.

Performant, Medios permet de recevoir et d’analyser chaque jour les données sur des activités de médiation sociale. Avec Medios, il est possible d’accompagner les équipes, de suivre, organiser et optimiser l’activité, d’enrichir les bilans et évaluations du service de médiation sociale, de disposer d’informations pertinentes et fiables pour en repenser des orientations stratégiques. Medios devient vite l’outil du quotidien des médiateurs, des managers d’équipe et des directeurs. L’application m’offre également la possibilité de contribuer à l’Observatoire national de la médiation sociale dans un cadre sécurisé. Cet observatoire vise à améliorer la visibilité du secteur de la médiation sociale et à mieux faire reconnaître sa contribution aux politiques publiques.

Enfin, si je suis commanditaire ou partie prenante d’une activité de médiation sociale, en accord avec la structure qui intervient, je peux obtenir un accès, bénéficier de la richesse des informations, statistiques et cartographiques, passer et suivre des demandes d’intervention. Medios permet de visualiser et de valoriser l’expertise de terrain des médiateurs sociaux au plus près des exigences de la norme AFNOR, médiation sociale. » (Extrait de https://www.francemediation.fr/logiciel-de-reporting-medio)

Présentation de Médios sur https://www.youtube.com/watch?v=7d5_kVwg0fg

« La médiation sociale au Mali : Atout ou handicap ? » (malijet.com)


La médiation sociale est un processus de création et de réparation du lien social et de règlement des conflits de la vie quotidienne, dans lequel un tiers impartial et indépendant tente, à travers l’organisation d’échanges entre les personnes ou les institutions, de les aider à améliorer une relation.

Dr. Moussa Coulibaly, professeur de sociologie à l’Ecole normale supérieure (EN Sup), affirme que dépositaire d’une autorité morale en général, le médiateur social intervient très souvent à la demande d’une ou des deux parties en conflit ou par le truchement d’une entité qui décide de mettre fin à un conflit. “Il facilite le dénouement du conflit en créant les conditions d’une résolution temporaire ou définitive d’un conflit. Par conséquent, le rôle de la médiation se met en place lorsque les possibilités d’un dialogue fécond entre les belligérants ou les parties en conflit n’existent plus. Quand les parties en conflit ne s’écoutent plus, la médiation donne une chance à un règlement du conflit de manière à dégeler les tensions en trouvant une solution dans laquelle les parties en conflit se reconnaissent”, dit-il.

Selon lui, il existe fondamentalement deux types de médiation. L’une plus ancienne existant dans nos sociétés depuis des temps immémoriaux pouvant être classée dans le rang de la médiation volontaire et l’autre médiation qui est née avec le droit moderne qui donne la possibilité aux parties en conflit la possibilité d’un règlement à l’amiable qui est la médiation judiciaire ». – Bintou Diawara -(Extrait de malijet.com du 21/07/2024)

A consulter sur https://malijet.com/la_societe_malienne_aujourdhui/293037-la-mediation-sociale-au-mali–atout-ou-handicap-y.html

Rencontre : La médiation sociale dans les Hauts-de-France – « La participation des habitants/les initiatives citoyennes et coopérations territoriales» le 24/09/2024 à 59100 Roubaix


En savoir plus sur https://x.com/FranceMediation/status/1811415090576716239?t=UUhSOwMCjap13x0HNGNAAA&s=09

Webinaire : « Médiation sociale et prévention de rue : comment coopérer, travailler ensemble, quelle articulation dans l’intervention » ANCTerritoires & France Médiation le 13 juin de 13h30 à 14h30.


Inscription sur https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdKptahreD_aMfI8D9UKRDdoDTdH-Opv3yt28yQpTHkBxB3wg/viewform

DOSSIER – Médiation sociale : une présence qui retisse les liens à Villeurbanne (69) (viva.villeurbanne.fr)


« Dans un contexte urbain où les tensions et les incivilités peuvent parfois se multiplier, la médiation sociale se présente comme une solution précieuse pour apaiser les relations et favoriser le vivre-ensemble. À Villeurbanne, cette approche humaine et constructive est en plein développement, avec des résultats concrets sur le terrain.

Concrètement, les médiateurs sociaux sont des professionnels formés pour intervenir dans des situations conflictuelles ou de tension. Ils agissent comme des intermédiaires neutres et impartiaux, à l’écoute de toutes les parties impliquées. Leur objectif : favoriser le dialogue et la compréhension mutuelle afin de trouver des solutions concertées et durables, par une présence quotidienne sur le terrain.

Un rôle essentiel à Villeurbanne

À Villeurbanne, depuis 2019, la médiation sociale est déployée dans différents quartiers, en lien avec les bailleurs sociaux, les structures et associations locales et les services de la Ville. Les médiateurs interviennent ainsi dans les espaces publics, les halls d’immeubles, les établissements scolaires… A Cusset, à la Ferrandière, au Tonkin, aux Brosses, prochainement à Saint-Jean, adossée à des structures de proximité, leur présence sur le terrain porte ses fruits.de leur territoire. Un altruisme qui semble profiter à tous, en témoignent les bénéficiaires comme les porteurs de ces projets, et que la Ville a à cœur d’accompagner. » (Extrait de viva.villeurbanne.fr du 15/04/2024)

En savoir plus sur https://viva.villeurbanne.fr/l-essentiel/2024/avril/mediation-sociale-une-presence-qui-retisse-les-liens

PIMMS : Entre Valdegour et Pissevin, à Nîmes, la médiation sociale, passerelle indispensable pour recréer du lien (midilibre.fr)


« Rencontre avec les médiateurs du Pimms, Point information médiation
multiservice, qui officie depuis 1998 pour recréer de la proximité entre
administration française et habitants.

Dans les locaux du Pimms, au cœur du quartier de Valdegour à Nîmes, Djamila et Mohamed ne veulent clairement pas baisser les bras. Alors que cette zone et celle de Pissevin toute proche sont surtout connues pour leurs faits de délinquance et forts trafics, eux voient avant tout, et notamment à Pissevin, un quartier où, sur « les 15 000 habitants, 98 % aspirent à vivre tranquillement », avance Mohamed. « Beaucoup de choses positives se font, beaucoup d’initiatives sont portées et de belles réussites existent, malgré un climat qui s’est durci. À nous aussi, de participer à mieux les faire connaître », soutient Cécile Barde, directrice du Point information médiation multiservice (Pimms) où quinze médiateurs officient. » – E. Bec -(Extrait de midilibre.fr du 12/04/2024)

En savoir plus sur https://www.midilibre.fr/2024/04/12/entre-valdegour-et-pissevin-a-nimes-la-mediation-sociale-passerelle-indispensable-pour-recreer-du-lien-11884809.php

Médiation sociale : après l’Assemblée nationale, la loi Vignal devrait être portée en octobre au Sénat (midilibre.fr)


« Une loi transpartisane

« Aujourd’hui, 12 000 environ exercent dans différents domaines en France, sans une réelle reconnaissance. Après cette étape de l’Assemblée, c’est au Sénat que sa loi doit passer. « J’espère que cela pourra être porté à la rentrée, vers octobre, pourquoi pas par le groupe RDPI (Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants) ou pourquoi pas, mes anciens collègues du PS. » (Extrait de midilibre.fr du 12/04/2024)

En savoir plus sur https://www.midilibre.fr/2024/04/12/mediation-sociale-apres-lassemblee-nationale-la-loi-vignal-devrait-etre-portee-en-octobre-au-senat-11885789.php