Gambie : un règlement pacifique de la situation politique grâce à la médiation


 

« Voici in extenso de Guinéenews du communiqué en anglais de la CEDEAOconcernant « la situation politique en République Islamique de la Gambie » (les soulignés sont de Guinéenews)
1. À la suite de la décision du Sommet de l’Autorité de la CEDEAO prise le 17 décembre 2016 à Abuja (Nigéria), les efforts de médiation, y compris les visites à Banjul, ont été entrepris par le Président de l’Autorité des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, Sirleaf, le Médiateur, SE le Président Muhammadu Buhari et le Co-Médiateur sur la Gambie, Son ancien Président John Dramani Mahama, ainsi que SE le Président Ernest Bai Koroma pour méditer sur l’impasse politique avec le Cheikh Professeur Alhaji Dr. Yahya AJJ Jammeh.

2. Suite aux efforts de médiation de SE le Président Mohamed Ould Abdel Aziz de la République islamique de Mauritanie et SE le Président Alpha Conde de la République de Guinée Conakry avec SE le Cheikh Professeur Alhaji le Dr Yahya AJJ Jammeh, l’ancien Président de la République de Gambie , Et en consultation avec la Présidente de l’Autorité des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, la Présidente de l’Union africaine et le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, cette déclaration a pour but de parvenir à un règlement pacifique de la situation politique En Gambie. 

3. La CEDEAO, l’UA et l’ONU saluent la bonne volonté et la diplomatie de Son Excellence l’ex-Président Jammeh qui, dans l’intérêt du peuple gambien, a pour but de préserver la paix, la stabilité et la sécurité de la Gambie La souveraineté, l’intégrité territoriale et la dignité du peuple gambien, a décidé de faciliter un processus de transition pacifique et ordonné immédiat et le transfert du pouvoir au président Adama Barrow conformément à la constitution gambienne. 

4. Pour ce faire, la CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à collaborer avec le Gouvernement de la Gambie pour veiller à assurer la dignité, le respect, la sécurité et les droits de l’ancien Président Jammeh en tant que citoyen, Leader et ancien chef de l’Etat tel que prévu et garanti par la Constitution gambienne de 1997 et les autres lois de la Gambie. 

5. En outre, la CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à travailler avec le Gouvernement de la Gambie pour garantir pleinement, assurer et assurer la dignité, la sécurité et les droits de la famille immédiate du Président Jammeh, , Responsables de la sécurité et partisans et loyalistes du parti. 

6. La CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à travailler avec le Gouvernement de la Gambie pour s’assurer qu’aucune mesure législative ne soit prise par celle-ci, ce qui serait incompatible avec les deux paragraphes précédents.
7.
La CEDEAO, l’UA et les Nations unies exhortent le Gouvernement de la Gambie à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer et assurer qu‘il n’y aura pas d’intimidation, de harcèlement et / ou de chasse aux sorcières des anciens membres du régime et des partisans, conformément à la Constitution et aux autres lois De la Gambie. 

8. La CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à collaborer avec le Gouvernement de la Gambie pour empêcher la saisie des biens et propriétés appartenant légalement à l’ancien Président Jammeh ou à sa famille et à ceux de ses membres du Cabinet, En vertu de la Constitution et d’autres lois de la Gambie. 
9. Afin d’éviter toute récrimination, la CEDEAO, l’UA et l’ONU s’engagent à collaborer avec le Gouvernement de la Gambie à la réconciliation nationale pour consolider la cohésion sociale, culturelle et nationale. 

10. La CEDEAO, l’UA et l’ONU soulignent fortement le rôle important des Forces de défense et de sécurité gambiennes dans le maintien de la paix et la stabilité de la Gambie et s’engagent à travailler avec le Gouvernement de la Gambie pour prendre toutes les mesures appropriées pour Soutenir le maintien de l’intégrité des forces de défense et de sécurité et se prémunir contre toutes les mesures susceptibles de créer une division et une rupture de l’ordre. 

11. La CEDEAO, l’UA et l’ONU veilleront à ce que les pays hôtes qui offrent une « hospitalité africaine » à l’ancien président Jammeh et à sa famille ne deviennent pas des cibles indues de harcèlement, d’intimidation et de toutes autres pressions et sanctions. 

12. Afin d’aider à la transition pacifique et ordonnée et au transfert du pouvoir et à la création d’un nouveau gouvernement, l’ancien Président Jammeh quittera temporairement la Gambie le 21 janvier 2017 sans porter préjudice à ses droits de citoyen, Et un chef de parti politique. 

13. La CEDEAO, l’UA et l’ONU collaboreront avec le Gouvernement gambien pour que l’ancien président Jammeh soit libre de retourner en Gambie à tout moment de son choix, conformément au droit international des droits de l’homme et à ses droits de citoyen De la Gambie et un ancien chef de l’Etat. 

14. Conformément à cette déclaration, la CEDEAO mettra un terme à toute opération militaire en Gambie et continuera de rechercher un règlement pacifique et politique de la crise. 

Fait le 21 janvier 2017 à Banjul, en Gambie. » (Extrait de guineenews.or

En savoir plus sur http://guineenews.org/amnestie-totale-accordee-a-yaya-jammeh-la-cedeao-remercie-la-mediation-du-president-alpha-conde/

 

Chypre: les cartes du futur Etat réunifié sur la table des négociations


Le médiateur de l'ONU, le diplomate norvégien Espen Barth Eide, lors d'une conférence de presse au troisième jour des négociations sur les cartes du futur état chypriote, le 11 janvier 2017 à Genève

« Pour la première fois depuis la division de Chypre il y a 42 ans, les cartes d’un futur Etat fédéral devaient être échangées mercredi soir à Genève entre délégations rivales grecque et turque et confiées à l’ONU.

Ultime étape dans les négociations marathon entamées lundi au Palais des Nations, siège européen de l’ONU, cet échange aura lieu à huis clos, en présence seulement de cinq personnes, a annoncé le médiateur de l’ONU, le diplomate norvégien Espen Barth Eide. (…) Le médiateur, qui suit toutes les négociations depuis la relance du processus de paix en mai 2015, a toutefois précisé que ces documents ne seront pas rendus publics « en raison de l’extrême sensibilité de cette question ». (Extrait de lepoint.fr du 11/01/2017)

En savoir plus sur http://www.lepoint.fr/monde/chypre-les-cartes-du-futur-etat-reunifie-sur-la-table-des-negociations-11-01-2017-2096393_24.php

Gambie : la Cédéao poursuit sa médiation pour assurer une transition pacifique


LA CÉDÉAO POURSUIT SA MÉDIATION EN GAMBIE

« La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) poursuit sa médiation pour assurer une transition pacifique en Gambie, où le président Yahya Jammeh refuse de céder le pouvoir, a dit samedi la présidente du Liberia.

S’adressant à la presse à l’issue d’un sommet de la Cédéao à Accra, la capitale du Ghana, Ellen Johnson Sirleaf a souligné que l’institution régionale n’avait pas encore l’intention de déployer une force militaire en Gambie.

Le ministre nigérian des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama, a quant à lui annoncé la tenue d’une nouvelle réunion de la Cédéao dès lundi à Abuja. Le président nigérian Muhammadu Buhari a été désigné comme médiateur dans la crise gambienne.

Après avoir initialement accepté la victoire à l’élection présidentielle du 1er décembre de son adversaire Adama Barrow, Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 1994, refuse désormais de reconnaître sa défaite et réclame un nouveau scrutin. Son mandat expire normalement le 19 janvier.

Le président sortant, à qui l’armée a promis fidélité, a vivement réagi à la décision de la Cédéao de placer des forces militaires en état d’alerte au cas où il refuserait de quitter le pouvoir, jugeant qu’il s’agissait d’une déclaration de guerre. » (Extrait de francais-express.com du 8/01/2017)

En savoir plus sur : http://francais-express.com/actualite/monde/-33768-la-cedeao-poursuit-sa-mediation-en-gambie/

RDC: Joseph Kabila reconduit la médiation des évêques pour la mise en œuvre de l’accord


« Le président Joseph Kabila a reconduit mercredi 4 janvier la médiation de l’épiscopat congolais en vue de l’application de l’accord de cogestion de la République démocratique du Congo jusqu’à l’élection de son successeur, a-t-on appris des sources concordantes.

«Les choses sont claires après l’échange entre les évêques et le président de la République qui leur a demandé de tout faire pour mettre en application l’accord», a déclaré à l’AFP une source ecclésiastique.

«Les évêques ont été reçus en audience par le président Kabila. Mais le contenu des entretiens n’est pas destiné à la presse», a déclaré à l’AFP un proche collaborateur du chef de l’État.

Mercredi dernier en début de soirée, les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) ont présenté « en primeur » à M. Kabila l’accord de sortie de crise née du maintien du chef de l’État au-delà du terme de son mandat le 20 décembre.

Mardi, la majorité au pouvoir en RDC avait conditionné sa participation aux négociations sur les modalités d’application de l’accord du 31 décembre à la reconduction du mandat des évêques par M. Kabila. L’accord entérine une décision de la Cour constitutionnelle autorisant M. Kabila à demeurer à la tête du pays, en contrepartie de la création d’un conseil de surveillance de l’accord et la désignation d’un Premier ministre de l’opposition. » (Extrait de radiookapi.net du 5/01/2017)

En savoir plus sur http://www.radiookapi.net/2017/01/05/actualite/politique/rdc-joseph-kabila-reconduit-la-mediation-des-eveques-pour-la-mise-en

Audio : la médiation des évêques a permis de trouver un accord politique en République démocratiques du Congo (Radio Vatican)


Entretien – Heureux, soulagés mais vigilants… En République démocratiques du Congo, les évêques se sont félicités de l’accord politique trouvé samedi soir, sous la supervision de leur conférence épiscopale, la Cenco. Il prévoit le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila qui ne pourra pas se représenter aux élections présidentielle et législatives de fin d’année. Il devra entre temps nommer un premier ministre issu de l’opposition et le processus sera supervisé par un Conseil national de transition présidé par l’opposant historique Étienne Tshisekedi.

Reste maintenant à convaincre la population du bien-fondé de l’accord. Le père Jean-Pierre Bodjoko, sj, a interrogé Mgr Marcel Utembi Tapa, archevêque de Kisangani et président de la Conférence épiscopale nationale du Congo.

(Extrait de radiovaticana.va du 2/1/2017)

Entretien à consulter sur http://fr.radiovaticana.va/news/2017/01/02/rdc__la_m%c3%a9diation_des_%c3%a9v%c3%aaques_a_permis_un_accord_politique/1283205

République démocratique du Congo : protocole d’accord proposé par les évêques pour sortir le pays de la crise.


« Dans la nuit de vendredi à samedi et jusqu’au petit matin, les différentes parties prenantes aux négociations étaient toujours en train d’examiner en plénière le protocole d’accord proposé par les évêques et destiné à organiser la vie politique du pays dans les prochains mois et sortir le pays de la crise. A 6h locales, on apprenait que la pléinière s’interrompait quelques heures, pour reprendre à 11h. Il reste toujours quelques divergences, comme celle portant sur le gouvernement de transition : le Rassemblement souhaiterait prendre la primature.

Les évêques devront trancher dans les prochaines heures. Dans le cas contraire, il y aurait un plan B, les évêques ne laisseront pas cette situation en suspens. L’optimiste reste toutefois de mise. » (Extrait de rfi.fr du 23/12/2016)

En savoir plus sur http://www.rfi.fr/afrique/20161223-dialogue-politique-rdc-protocole-accord-negociations-joseph-kabila-eveques

Burundi : le CNARED récuse « officiellement » le co-médiateur Mkapa


« Le Conseil national pour le respect de l’Accord d’Arusha et la restauration de l’Etat de droit (CNARED, opposition), récuse « officiellement » le co-médiateur dans le dialogue politique inter-burundais et l’ancien président tanzanien, Benjamin William Mkapa, a indiqué mardi dans un communiqué de presse Jean Minani, président du CNARED.

Le CNARED est une plate-forme politique qui regroupe la quasi-totalité de l’opposition burundaise en exil.

En effet, le président ougandais, Yoweri Kaguta Museveni, est le médiateur en chef dans le dialogue inter-burundais pour trouver une solution durable à la crise politico-sécuritaire burundaise consécutive au « contentieux électoral » burundais de 2015.

Le CNARED, dont l’acte constitutif remonte au 1er août 2015 à Addis-Abeba, en Ethiopie, est composé aujourd’hui de six formations politiques d’opposition, dont les dirigeants ont appelé en avril 2015 à des manifestations contre un autre mandat présidentiel de l’actuel chef d’Etat burundais, Pierre Nkurunziza.

« Le président Mkapa s’est disqualifié de fait dans sa fonction de facilitateur dans la résolution du conflit burundais né de la crise électorale burundaise d’avril 2015, pour avoir pris position pour la violation de la Constitution burundaise et de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi au cours de sa dernière visite au Burundi, en affirmant que le mandat du président Nkurunziza était légitime et légal », a accusé M. Minani. » (Extrait de french.peopledaily.com.cn du 14/12/2016)

En savoir plus sur http://french.peopledaily.com.cn/Afrique/n3/2016/1214/c96852-9154603.html

Burundi : le gouvernement burundais demande à l’ONU de remplacer son médiateur


Le Burundi demande à l'ONU de remplacer son médiateur

« Le gouvernement burundais a averti l’ONU qu’il ne souhaitait plus continuer à traiter avec son médiateur Jamal Benomar et a demandé son remplacement, selon une lettre consultée par l’AFP lundi.

Dans cette lettre adressée la semaine dernière au secrétaire général Ban Ki-moon, Bujumbura demande aux Nations unies de trouver un successeur à M. Benomar à l’occasion de l’arrivée en janvier du nouveau secrétaire général, Antonio Guterres.

« Dans cette période de transition entre les deux secrétaires généraux, le Burundi ne voudrait pas être pris au dépourvu », a expliqué à l’AFP l’ambassadeur burundais à l’ONU Albert Shingiro.

Il a souhaité « des consultations tous azimuts entre le gouvernement du Burundi et les deux secrétaires généraux pour penser à son remplacement ».

Pour sa part, le porte-parole adjoint de l’ONU Farhan Haq a affirmé que M. Benomar « gardait toute la confiance du secrétaire général ». « M. Benomar reste en fonctions », a-t-il déclaré. » (Extrait de maliactu.net du 14/11/2016)

En savoir plus sur http://maliactu.net/le-burundi-demande-a-lonu-de-remplacer-son-mediateur/

Gabon : Le médiateur de la République, Laure Olga Gondjout, regrette de n’avoir pas été écouté par la classe politique


 

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Refusant de s’exprimer jusque-là sur la situation qui prévaut actuellement au Gabon, notamment après les résultats du scrutin présidentiel du 27 août ayant entrainé une vague de violences et des morts, c’est par téléphone que le médiateur de la République a dit, ce 14 septembre, son désarroi face à ces événements.

Voix cassée, Laure Olga Gondjout s’est dite «meurtrie» par ce qui se passe dans le pays. «Je suis meurtrie de constater que nous n’aimons pas toujours le Gabon», a-t-elle déploré, estimant avoir suffisamment attiré l’attention de la classe politique et du peuple sur la crise qui couvait avant la présidentielle.

Le 7 mai 2016, soit 4 mois avant l’élection présidentielle, face à la crise multiforme que traversait déjà le pays, le médiateur de la République était monté au créneau pour appeler tous les acteurs politiques et forces vives de la Nation au «ressaisissement» en vue de prévenir le Gabon d’un «chaos». (Extrait de gabonreview.com 15/09/2016)

En savoir plus sur http://gabonreview.com/blog/crise-postelectorale-depit-de-laure-olga-gondjout/

Guinée-Bissau (suite): Accord sur les propositions des médiateurs de la CEDEAO


« La délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en visite de médiation en Guinée-Bissau depuis le week-end dernier, est parvenue à un accord avec les acteurs de la crise politique qui secoue le pays depuis plus d’un an. Ces derniers ont accepté une proposition de sortie de crise en six points, soumise par les dirigeants ouest-africains, selon un communiqué officiel.

La délégation de la (CEDEAO) comprenait le président guinéen Alpha Condé, mandaté par cette organisation comme médiateur dans la crise, son homologue sierra-léonais Ernest Bai Koroma ainsi qu’un émissaire de la Libérienne Ellen Johnson Sirleaf, qui préside actuellement la CEDEAO.

Les émissaires se sont entretenus avec le président bissau-guinéen José Mario Vaz, des membres de son Gouvernement, de partis politiques représentés à l’Assemblée nationale et divers acteurs, qui tous, «se sont entendus sur le projet de plan de sortie de crise soumis par la CEDEAO», indique le communiqué officiel.

Selon le communiqué, plusieurs dispositions importantes figurent dans la proposition approuvée par les protagonistes, notamment « la tenue d’une table ronde de tous pour « un dialogue inclusif permettant d’élaborer un plan de travail de deux ans », et « la formation d’un gouvernement consensuel inclusif qui aura un mandat de deux ans pour travailler essentiellement sur la relance du développement et des réformes institutionnelles ». Aucune date n’a pour l’instant été mentionnée pour la tenue de la réunion inclusive et la mise en place de la nouvelle équipe ministérielle.

Les protagonistes ont aussi accepté «la révision de la Constitution, des lois électorales, des lois régissant les partis politiques, la mise en place d’un mécanisme de suivi du processus ainsi que l’exécution de projets de réformes des forces de défense et de sécurité». (Extrait de afrique7.com du 14/09/2016)

En savoir plus sur http://www.afrique7.com/politique/14663-guinee-bissau-accord-sur-les-propositions-des-mediateurs-de-la-cedeao.html

Guinée-Bissau: la médiation de la Cédéao propose un plan de sortie de crise


« Les acteurs de la crise politique qui secoue la Guinée-Bissau depuis plus d’un an ont accepté une proposition de sortie de crise soumise par des dirigeants ouest-africains en visite de médiation à Bissau ce samedi 10 septembre. La délégation de la Cédéao s’est entretenue avec le président bissau-guinéen José Mario Vaz, des membres de son gouvernement, des membres de partis représentés à l’Assemblée nationale et divers acteurs.

La Guinée-Bissau traverse une crise politique très profonde suite au limogeage en août 2015 par le président José Mario Vaz de son Premier ministre Domingos Simoes Pereira, qui appartiennent tous deux au PAIGC, le parti historique de l’indépendance.

Le professeur Alpha Condé, médiateur de la crise bissau-guinéenne, et son homologue du Sierra Leone Ernest Baï Koroma ont obtenu, après huit heures de négociations, un compromis politique paraphé par toutes les parties.

Le document est axé sur six points, notamment la mise en place d’un cadre permanent de dialogue permettant de réfléchir ensemble sur la crise, la formation d’un gouvernement consensuel inclusif. Il reste à définir le format et celui qui le dirige.

Pour éviter tout blocage à ce sujet, les chefs d’Etats ont suggéré la mise en place d’un système de suivi pour appuyer le travail du représentant-résident de la Cédéao. Naby Youssouf Bangoura, ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de Guinée, explique que la « mise en place d’un système de suivi renforcé de la Cédéao » se fera « avec le renforcement du bureau de la représentation de la Cédéao à Bissau, qui devient un bureau permanent, plus étoffé en équipe de suivi. » (Extrait de rfi.fr 11/09/2016)

En savoir plus sur http://www.rfi.fr/afrique/20160911-guinee-bsisau-mediation-cedeao-sortie-crise