Mali : quatre chefs d’Etat annoncés jeudi à Bamako pour tenter de trouver une issue à la crise socio-politique


« Le mouvement de contestation au Mali va observer une « trêve » à l’approche de la grande fête musulmane de l’Aid al-Adha et d’une mission de médiation de quatre présidents d’Afrique de l’Ouest.
Ainsi, quatre chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se déplaceront jeudi à Bamako, pour tenter une médiation entre le président Ibrahim Boubacar Keita et la coalition d’opposants, a annoncé un responsable de la présidence malienne.
« Mahamadou Issoufou (Niger), Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Macky Sall (Sénégal) et Nana Akufo-Addo (Ghana) sont attendus jeudi à Bamako », a-t-il indiqué.
La délégation de la CEDEAO a achevé sa mission au Mali. Mais le plan de sortie de crise des experts de l’organisation ouest-africaine a été rejeté par l’opposition.
Parmi les recommandations dont la mission souhaite voir une mise en œuvre rapide, la formation d’un gouvernement d’union nationale et le règlement du « contentieux électoral. (Extrait de sahel-intelligence.com)

En savoir plus sur http://sahel-intelligence.com/20898-mali-quatre-chefs-detat-africains-attendus-jeudi-a-bamako.html

Mali : une médiation de la CEDEAO en cours dans la crise politique entre le président et l’opposition


« Une mission de la CEDEAO conduite par l’ancien président du Nigeria, Jonathan Goodluck, et composée de présidents de cours constitutionnelles est attendue ce mercredi à Bamako. Pendant ce temps, l’opposition continue de maintenir la pression et appelle à de nouvelles manifestations.

Dans le cadre de la facilitation du dialogue entre les parties prenantes à la crise politique que traverse actuellement le Mali, une mission de la CEDEAO est attendue à Bamako ce mercredi 15 juillet 2020. Elle sera conduite par l’ancien président du Nigeria, Jonathan Goodluck, et composée de présidents de cours constitutionnelles.

Cette mission fait suite aux violences qui ont émaillé le troisième grand rassemblement de l’opposition dirigée par l’imam Mahmoud Dicko (photo), le vendredi 10 juillet et qui se sont poursuivies durant le week-end. Le dernier bilan de ces manifestations fait état d’environ onze morts et plus d’une centaine de blessés.  » -M. Sow-(Extrait de ledakarois221.com du 15/07/2020

En savoir plus sur https://ledakarois221.com/2020/07/15/mali-de-nouvelles-manifestations-prevues-malgre-la-mediation-de-la-cedeao/

Un rapport de l’ONU salue l’expansion de la médiation


CPR Logo for Members

« Dans son rapport annuel 2019 de son Bureau du Médiateur pour les fonds et programmes des Nations Unies, publié en mai, les Nations Unies ont célébré des progrès significatifs dans l’élargissement de la médiation en tant que méthode de résolution des conflits en milieu de travail.

Le rapport l’a identifié comme l’une des « plus grandes réalisations de l’année écoulée ».

Le Bureau du médiateur a mis l’accent sur l’utilisation de la médiation comme moyen d’intervenir dans les différends internes de l’ONU sur le lieu de travail. Le bureau, qui aide le personnel de l’ONU à « résoudre les conflits sur le lieu de travail de manière informelle et confidentielle dans le but de maintenir un environnement de travail harmonieux », fournit une procédure informelle de règlement des griefs à plusieurs grandes agences et programmes des Nations Unies.

En 2018, le directeur exécutif de l’UNICEF, l’une des agences des Nations Unies au service du Médiateur, a commandé un groupe de travail indépendant sur les questions de discrimination et de harcèlement liés au genre. Comme le montre le récent rapport annuel du Bureau du médiateur, le rapport de l’ITF a identifié un certain nombre de domaines qui exigeaient des améliorations. En réponse, le directeur exécutif a présenté des mesures immédiates, dont l’une a favorisé l’expansion des services de médiation de l’UNICEF.

Par conséquent, l’UNICEF a pris des mesures pour renforcer sa capacité de médiation et pour offrir une option de médiation systématique et informelle pour les différends en milieu de travail. L’effort comprenait la création d’une équipe de « médiateurs externes de garde » au Bureau du Médiateur. Afin d’améliorer la portée et la qualité des services fournis par ces médiateurs externes, diverses mesures ont été adoptées.

Le Groupe de médiation mondial du Bureau de l’Ombudsman s’adresse à la médiation en milieu de travail dans le monde entier. Le rapport annuel explique que les premiers membres du panel ont été identifiés, sélectionnés et formés par le bureau en consultation « avec certaines des principales organisations de médiation au monde ainsi qu’avec les bureaux d’ombudsman d’autres organisations internationales ».

L’objectif est d’avoir un ou deux médiateurs de garde disponibles dans tous les pays où l’UNICEF est présent. » – Seorae Ko-(Extrait de blog.cpradr.org du 2/07/2020)

En savoir plus sur https://blog.cpradr.org/author/tzamorsky/

Guinée : la Cédeao, l’UA, l’ONU tentent une médiation de « dernière chance »…


 

Accueil

« Alors que la tension monte crescendo en Guinée à la veille de l’élection présidentielle prévue le 18 octobre, la communauté internationale a entrepris des consultations en coulisse avec les acteurs politiques du pays pour renouer le fil du dialogue. La démarche est salutaire, mais la tâche s’annonce compliquée.

Face au risque élevé de nouvelles confrontations dans le pays, la CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations-Unies veulent jouer aux sapeurs-pompiers avant qu’il ne soit trop tard. Ces trois institutions ont entamé des discussions informelles avec les différents protagonistes de la crise guinéenne dans le but de faciliter un dialogue politique, en vue d’aller aux élections présidentielles dans un climat serein.

Ce dimanche 05 juillet dans la matinée, une réunion s’est tenue par visioconférence entre les leaders du FNDC et le trio CEDEAO-UA-ONU. Selon nos informations, la communauté internationale vient avec l’idée de faciliter le dialogue pour pouvoir faire les élections présidentielles le 18 octobre dans  un climat apaisé. Mais le FNDC a fait comprendre à ses interlocuteurs qu’il ne s’agit pas seulement de parler de dialogue. » -D. Boubacar-  (Extrait de africaguinee.com du 6/07/2020)

En savoir plus sur https://www.africaguinee.com/articles/2020/07/06/crise-guineenne-la-cedeao-l-ua-l-onu-tentent-une-mediation-de-derniere-chance

Mali : MEDIATION POUR UNE SORTIE DE CRISE, UNE DÉLÉGATION DE LA CEDEAO ATTENDUE À BAMAKO


CEDEAO(2)

« Après un appel au dialogue de la communauté internationale au lendemain de la Manifestation du 5 juin 2020 et les tentatives de conciliation des deux parties en crise, menées par l’ancien Président Moussa Traoré et le cadre d’action, de médiation et de veille, des confessions religieuses et des organisations de la société civile, une délégation de la CEDEAO est annoncée à Bamako pour tenter de désamorcer la crise qui est à son tournant décisif avec la Manifestation du 19 juin prochain.

La crise est désormais ouverte entre le président IBK et une frange de la population qui n’approuve pas sa gouvernance du pays. Depuis le 5 juin dernier, rien ne va entre le régime IBK et le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP). Elles l’ont fait savoir lors du dernier rassemblement au Monument de l’Indépendance en demandant la démission du Président de la République. Pour rappel, la manifestation avait dégénéré vers la fin avec des manifestants qui se sont dirigés vers la maison du Président de la République au quartier Sébenicoro. Ils seront dispersés à coup de gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre.

Au lendemain de ce rassemblement, la communauté internationale (MINUSMA, CEDEAO, UA) avait rencontré l’Imam Dicko et ses amis d’une part et d’autre part, elle a rencontré le président de la République afin d’appeler chaque partie au calme, à la retenue et surtout au dialogue pour trouver une solution favorable à la crise. De son côté l’ancien président, le Général Moussa Traoré a rassemblé les deux parties chez lui, ceci pour les appeler au dialogue et préserver le vivre -ensemble dans ce contexte de crise. Pour apporter sa contribution à la stabilité et à l’apaisement, le cadre d’action, de médiation et de veille, des confessions religieuses et des organisations de la société civile ont eux aussi rencontré le président afin de lui faire des propositions. » – KADOASSO.I -(Extrait de maliactu.net du 18/6/2020)

En savoir plus sur https://maliactu.net/mali-mediation-pour-une-sortie-de-crise-une-delegation-de-la-cedeao-attendue-a-bamako-aujourdhui/?RelatedContentIds=

Mali – Médiation de la CEDEAO : Entre sagesse et prudence


Les émissaires de la Cedeao avec le président Keïta et le Premier ministre, Dr Boubou Cissé

« Présente à Bamako dans le cadre d’une médiation voulue par les chefs d’Etat de l’organisation sous-régionale en vue de contribuer à la recherche des solutions pour une sortie de crise dans la difficile situation politique du Mali, la haute délégation de la Cedeao est pour le moins restée dans les limites de la bienséance. C’est tout à son honneur.

Il faut espérer qu’elle ne plonge pas dans les manigances après sa mission et qu’elle se tienne à égale distance des protagonistes de la crise malienne. Déjà, selon les témoins qui ont participé à la rencontre du jeudi à l’hôtel Salam, les émissaires de la Cedeao ont fait preuve d’une pédagogie salutaire. Certes, il a été noté chez eux une certaine volonté de sauver le fauteuil à IBK, mais l’exposé de la situation réelle dans laquelle patauge le Mali depuis sept ans, qui pousse le pays chaque jour vers précipice mortel, les a amenés, sinon obligés, d’admettre le bien fondé de l’impossibilité pour les responsables du M5-RFP de surseoir, voire d’annuler la mobilisation qui était prévue pour le lendemain vendredi, 19 juin. Somme toute, le Mali fait partie de la communauté internationale et celle-ci souffre ipso facto de tout ce qui peut affecter une composante, à fortiori un peuple soulevé dans son écrasante majorité pour réclamer la démission de son président coupable d’une gouvernance littéralement calamiteuse qui crève les yeux du monde entier.

La mission de la Cedeao a pris fin, du moins dans son volet de mission dépêchée au bord du Djoliba, par un communiqué qui formule des recommandations. Celles-ci peuvent être résumées en cinq points essentiels : le respect des institutions, l’organisation de législatives partielles partout où les résultats ont été faussés par la Cour constitutionnelle, la mise en place d’un gouvernement d’union nationale qui mettra en œuvre les recommandations du DNI (Dialogue National Inclusif), l’organisation de réformes institutionnelles et constitutionnelles révisant les pouvoirs de la Cour constitutionnelle, le Code électoral, etc. et, enfin, l’accélération de la mise en œuvre de l’Accord d’Alger. Tout cela’ on le voit’ constitue une offre de dialogue entre les parties belligérantes pas nécessairement prêtes à des compromis. » – Amadou N’Fa Diallo – (Extrait de maliactu.net du 23/06/2020)

En savoir plus sur https://maliactu.net/mali-mediation-de-la-cedeao-entre-sagesse-et-prudence/

L’Iran remercie la Suisse pour ses efforts de médiation


L’ex-militaire de la marine américaine Michael White (à gauche) est arrivé jeudi à l’aéroport de Zurich après avoir été libéré par l’Iran.

« Le porte-parole de la diplomatie iranienne a loué le gouvernement helvétique ce dimanche pour son rôle d’intermédiaire entre son pays et les États-Unis dans le cadre de la libération d’un ancien militaire américain.

(…) La Confédération avait déjà été en première ligne lors du dernier échange de détenus, en décembre. Jeudi, elle s’est dite prête à apporter de nouvelles contributions à la facilitation, conformément à sa longue tradition de bons offices. » (Extrait de tdg.ch/ du 7/06/2020)

En savoir plus sur https://www.tdg.ch/liran-remercie-la-suisse-pour-ses-efforts-de-mediation-865842239146?RelatedContentIds=

Communiqué de la Médiation internationale pour le Mali du 28 mai 2020


458
En préparation à la tenue de la 40éme session ordinaire du CSA, la Médiation internationale s’est réunie le 28 mai 2020 pour examiner l’évolution de la mise en œuvre de l’Accord depuis la dernière session du CSA, dans le contexte particulier de la pandémie du COVID-19.

Passant en revue l’état du processus de retour plein et effectif de l’État sur toutes les parties du territoire national, la Médiation internationale :

  1. Salue l’attachement continu des parties signataires au processus de paix et les appelle à redoubler d’efforts en vue d’accélérer la mise en œuvre des engagements de l’Accord, non encore parachevés.
  2. Exhorte les parties signataires de s’abstenir de tout acte contraire à l’esprit de l’Accord ou susceptible de remettre en cause, non seulement la souveraineté et l’intégrité territoriale du Mali, mais aussi les nombreux acquis obtenus tout au long de ces 5 dernières années.
  3. Se dit encouragée par les résultats de la reprise des consultations au niveau de la CTS visant le parachèvement du programme DDR-I déjà en cours et son extension pour atteindre l’objectif retenu à différentes occasions.
  4. Appelle les parties signataires à œuvrer, en étroite concertation, et aux niveaux appropriés, en vue d’aplanir toutes les difficultés qui émaillent encore les efforts d’accélération du processus DDR et du retour des services sociaux de base dans les régions du nord du Mali.
  5. Encourage les parties signataires à tout mettre en œuvre pour que les avancées enregistrées dans le cadre du processus d’opérationnalisation des nouvelles entités administratives couvertes par l’Accord soient consolidées et menées à leur terme.

Réitérant l’importance qu’elle accorde à la représentation de la femme dans le processus de paix, la Médiation internationale forme l’espoir de voir les parties signataires communiquer au CSA les listes nominatives consensuelles respectives de leurs représentantes féminines, idéalement au titre de la 40éme session du CSA, suffisamment avant la tenue de la session.

Au cinquième anniversaire de la signature de l’Accord et à la veille de la revue annuelle du mandat de la MINUSMA par le Conseil de Sécurité, la Médiation internationale s’attend à ce que les parties signataires fassent en sorte que la 40éme session du CSA soit une occasion pour renouveler leur attachement à la consolidation des acquis du processus de paix et de réconciliation au Mali et pour susciter la dynamique nécessaire à l’identification et la réalisation des priorités d’étape en matière de mise en œuvre de l’Accord.

Fait à Bamako, le 28 mai 2020

(Extrait de reliefweb.in du 29/05/2020)

En savoir plus sur https://reliefweb.int/report/mali/communiqu-de-la-m-diation-internationale-le-28-mai-2020

« Les ONG et la médiation de la paix : l’exemple de la communauté de Sant’Egidio », MARRET Jean-Luc, AFRI 2000, volume I, 18p.


Capture.PNG589

Résumé La diplomatie est réputée avoir peu à peu connu, ces dernières années, des incarnations et des initiatives nouvelles qui paraissent déposséder les États d’une de leurs fonctions les plus traditionnelles, en particulier en matière de règlement des différends ou de prévention des conflits. La fin de la guerre froide pourrait d’abord être banalement invoquée pour l’expliquer : « l’effondrement » de certains États, des belligérants indéfinis et incontrôlés, dans des lieux peu aisés d’accès, paraissent relativiser les possibilités de succès de toute médiation diplomatique traditionnelle. À problèmes nouveaux, remèdes nouveaux? D’une façon plus théorique, c’est la question des « nouveaux acteurs des relations internationales » qui pourrait être mise en exergue ici : acteurs étatiques d’un côté, acteurs privés de l’autre.

Article à consulter sur https://www.afri-ct.org/wp-content/uploads/2016/12/Marret-mel2000.pdf

Suisse – avancée et défi pour les médiateurs suisses avec le Covid dans les conflits internationaux


« La pandémie offre des opportunités aux médiateurs, après l’appel du secrétaire général de l’ONU à un cessez-le-feu mondial. La Suisse et le Centre HD, établi à Genève, sont actifs. Mais la situation profite aussi aux extrémistes et il faut se préparer à des violences.

Depuis l’appel d’Antonio Guterres il y a un mois, des gouvernements et des groupes armés d’une quinzaine de pays au moins ont décrété des cessez-le-feu, notamment au Yémen, en Afghanistan et en Syrie. Dans certains, des violations ont déjà été observées.

A la manoeuvre pour préparer un dialogue entre gouvernement et séparatistes de la région anglophone du Cameroun, la Suisse a trouvé « un peu plus d’ouverture dans un contexte très difficile », dit dans un entretien à Keystone-ATS le directeur exécutif du Centre pour le dialogue humanitaire (HD) David Harland. L’organisation genevoise de médiation privée l’aide dans cet effort.

Signe encourageant, un groupe séparatiste a répondu à l’appel de M. Guterres dans cette zone. Le gouvernement camerounais a lui officiellement admis, après l’avoir démenti, que des militaires avaient tué des civils en février. Depuis de nombreux mois, les violences ont fait des centaines de milliers de déplacés dans cette région, selon l’ONU.

En Libye, où une trêve humanitaire avait été lancée le 21 mars, deux jours avant la déclaration du secrétaire général, les violences sont en revanche plus importantes qu’auparavant, selon plusieurs observateurs. Parmi eux, actif depuis des années dans ce pays où il a organisé pour l’ONU un dialogue national, HD relève que la situation « pose aussi un problème pour l’Europe en raison du potentiel de davantage de réfugiés et de terrorisme ».

Succès dans plusieurs pays

« Mais la situation change tellement rapidement en Libye qu’elle pourrait aussi provoquer des opportunités pour les médiateurs », dit M. Harland. HD a facilité il y a un mois un appel à l’unité pour faire face à la pandémie dans un pays divisé par des années de conflit civil.

Ce dispositif a été signé en un jour par un millier de médecins et travailleurs de la santé, maires, responsables politiques nationaux et autres acteurs. Avec l’ONU et d’autres partenaires, HD a aussi oeuvré activement il y a quelques semaines auprès d’un groupe d’une ville du sud qui avait coupé l’approvisionnement en eau de Tripoli. Plus de 2 millions de personnes ont été affectées pendant une semaine avant le rétablissement des infrastructures.

Plus largement, habituellement très discrète, l’institution a relayé plusieurs dispositifs ou avancées ces dernières semaines. Le même jour que l’appel de M. Guterres, elle s’est engagée à contribuer à faciliter l’accès aux données importantes de la pandémie et à l’assistance humanitaire pour les populations difficiles à atteindre. Et aussi à oeuvrer avec les communautés pour améliorer la réponse face à la crise.

Mais surtout, HD souhaite tenter d’arracher des trêves humanitaires. Accompagnés par le centre, des rebelles ont pris de telles résolutions ces dernières semaines au Soudan du Sud, au Sénégal ou encore en Centrafrique.

L’obtention d’engagements humanitaires de groupes non étatiques est au centre même de l’activité d’une autre organisation genevoise, l’Appel de Genève. Depuis le début de la crise, celle-ci a discuté avec un certain nombre de ces entités sur la réponse à la situation sanitaire, une réduction du probable impact économique et une diminution des violences auxquels les civils doivent faire face. (Extrait de laliberte.ch du 30/4/2020)

En savoir plus sur https://www.laliberte.ch/news-agence/detail/conflits-avancee-et-defi-pour-les-mediateurs-suisses-avec-le-covid/562167

ONU : « Rôle de la médiation dans la prévention des conflits » par Pierre Sylvestre, Expert en conflits internationaux


(….) II- Evolution du concept de médiation :

8. Le concept de la médiation a évolué à la lumière des nouvelles donnes, en changement constants, imposés par l’ordre international de l’après guerre froide, avec la prolifération des crises complexes et imprévisibles et l’interaction des acteurs et intervenants dans les différends.

9. L’incapacité des Nations Unies à accomplir pleinement leurs mandats en Bosnie-Herzégovine et Rwanda dans les années 90 et la tournure tragique des événements ont fortement remis en cause le rôle et la responsabilité des Nations Unies. Les graves conséquences de ces événements ont nourri la réflexion sur le concept de la médiation des Nations Unies et les paramètres qui devraient la sous-tendre.

10. La prolifération des différends a imprimé une nouvelle dynamique à la médiation, encourageant l’implication, de plus en plus forte, d’autres intervenants, notamment des Etats, des organisations sous-régionales et régionales, ou encore des ONG, en application des dispositions de l’article 33 de la Charte qui autorise le « recours aux organismes ou accords régionaux ».

III- Derniers développements au sein de l’ONU :

11. L’Assemblée générale de l’ONU a, dans ce contexte de grands bouleversements régionaux et internationaux, adopté, le 16 juin 2011, sa résolution A/65/L.90 sur la médiation. Le Maroc s’est porté co-auteur de la dite résolution.

12. La résolution, intitulée « Renforcement du rôle de la médiation dans le règlement pacifique des différends et dans la prévention et le règlement des conflits », réaffirme l’attachement à l’égalité souveraine des Etats, au respect de leur intégrité territoriale. Elle invite les Etats membres à « optimiser le recours à la médiation » et « à développer leurs capacités nationales de médiation » et demande au Secrétaire général, en consultation avec les Etats membres d’ « élaborer des principes directeurs pour rendre la médiation plus efficace ».

13. La 66ème session de l’Assemblée générale aura pour thème « le rôle de médiation dans le règlement des différends par des moyens pacifiques ».

14. La résolution 65/283, adoptée par consensus par l’Assemblée Générale des Nations Unies, a élargi l’appui des Etats membres à la médiation en venant compléter l’attention accordée à cette question au Conseil de Sécurité. Plus important encore, la résolution accorde une place importante aux contributions des autres acteurs: Organismes des Nations Unies, organisations sous-régionales, régionales et autres organisations internationales.

15. Dans son rapport sur « le renforcement du rôle de la médiation dans le règlement pacifique des différends et la prévention et le règlement des conflits » publié au mois de juin 2012, le Secrétaire Général des Nations Unies émet des directives pour l’amélioration de l’efficacité du rôle assigné à la médiation à travers des pratiques tout en présentant les points de vues des Etats Membres à ce sujet.

16. La 68ème session de l’Assemblée Générale de l’ONU a adopté, en juillet 2014, la résolution «  A/RES/68/303 », intitulée «  Renforcement du rôle de la médiation dans le règlement des conflits ». Cette résolution réaffirme l’attachement aux principes de l’égaité souveraine des Etats et du respect de l’intégrité territoriale. Elle réitère également l’importance pour les Etats de respecter leurs obligations concernant le règlement pacifique des différends et la prévention des conflits.

La résolution encoyrage, en outre, les Etats membres de l’ONU, les organisations internationales et sous-régionales d’accroître les efforts de sensibilisation sur l’importance de la médiation par l’organisation de conférences, séminaires et ateliers . Dans ce contexte, elle s’est félicitée de les initiatives régionales pour la promotion de la médiation telles que l’initiative maroco-espagnole pour la promotion de la médiation en Méditerranée lancée en 20125. (Extrait de maroc-leaks.com )

En savoir plus sur https://maroc-leaks.com/role-de-la-mediation-dans-la-prevention-des-conflits/