Syrie : l’Onu espère entamer les pourparlers de paix le 25 janvier


Staffan de Mistura, le médiateur de l'ONU, le 7 décembre à Rome.

« Le médiateur de l’Organisation des Nations unies (ONU), Staffan de Mistura, espère pouvoir réunir à Genève, à partirdu 25 janvier, des représentants du gouvernement et de l’opposition pour des pourparlers de paix en Syrie, a annoncé l’Organisation samedi 26 décembre. Staffan de Mistura a « intensifié ses efforts de médiation » avec « l’intention de lesachever début janvier ».

Il dit « compter dans ce processus sur la totale coopération des parties syriennes concernées », estimant que « les développements sur le terrain ne doivent pas faire dérailler » le processus.« Les Syriens ont assez souffert, leur tragédie a des conséquences dans toute la région et au-delà », ajoute le communiqué de l’ONU » (Extrait de lemonde.fr du 27/12/2015)

Pour en savoir plus : http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/12/26/l-onu-espere-demarrer-les-pourparlers-de-paix-syriens-le-25-janvier_4838294_3218.html

 

Mali : Au cours de la 6ème réunion du Comité de suivi de l’accord d’Alger, le « Compis 15 » dénonce une «violation flagrante» de l’article 10 du règlement intérieur


Comite-suivi

 

« C’est dans un climat assez tendu que les travaux de la 6ème réunion du Comité de suivi de l’accord d’Alger (CSA) se sont tenus le 17 décembre 2015 au Centre international de Bamako. Si du côté du gouvernement, de la Médiation conduite par l’Algérie, la Plate-forme et la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma), on se dit  satisfait, tel n’est pas le cas pour  la Coordination des mouvements signataires de l’accord du 15 mai, la «Compis 15», qui se dit lésée et exclue de la composition du CSA. » (Extrait de maliactu.net du 24/12/2015)

Pour en savoir plus : http://maliactu.net/mali-comite-de-suivi-de-laccord-dalger-compis-15-denonce-une-violation-flagrante-de-larticle-10-du-reglement-interieur/

Burundi: l’opposition invitée par le médiateur ougandais à des négociations avec le gouvernement


« Le Cnared, coalition de tous les groupes opposés au troisième mandat du président burundais Pierre Nkurunziza, a annoncé mercredi avoir été invité aux négociations sur la crise politique au Burundi, qui auront lieu le 28 décembre en Ouganda. (…)

Le gouvernement burundais n’a pas réagi à cette annonce. Il a toujours refusé jusqu’ici de discuter avec le Cnared, accusant ses membres d’être impliqués dans la tentative de coup d’Etat militaire des 13 et 14 mai et d’être derrière la rébellion naissante au Burundi. Bujumbura refusait également qu’un dialogue se tienne hors du Burundi.

Le président ougandais Yoweri Museveni, médiateur désigné par un sommet de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’est (EAC) en juillet, organisera ces discussions dans le palais présidentiel à Entebbe, à une trentaine de kilomètres de Kampala, a confirmé à l’AFP Crispus Kiyonga, le ministre ougandais de la Défense. » (Extrait de romandie.com 23/12/2015)

Pour en savoir plus : http://www.romandie.com/news/Burundi-l039opposition-invitee-par-le-mediateur/661149.rom

Dialogue au Burundi: la lente médiation ougandaise


PRESSAFRIK.COM« Le Burundi semble avoir franchi un nouveau palier dans la violence vendredi, après une attaque coordonnée de trois camps militaires et des affrontements qui ont suivi, et qui ont fait près de 90 tués, parmi lesquels quelque 80 civils, des insurgés, assure un pouvoir burundais accusé de dizaines d’exécutions extrajudiciaires. Dans ce contexte, le dialogue est plus que jamais souhaité au Burundi et ailleurs. Problème, la médiation prend du temps. » (Extrait de pressafrik.com)

Pour en savoir plus : http://m.pressafrik.com/Dialogue-au-Burundi-la-lente-mediation-ougandaise_a144209.html

Colombie : accord Farc-gouvernement sur le volet « victimes »


Le commandant des Farc, Ivan Marquez (C) arrive à la Havane pour des pourparlers de paix avec le gouvernement, le 12 décembre 2015

« La guérilla des Farc et le gouvernement colombien ont annoncé lundi être parvenus à un accord sur le volet « justice et réparation aux victimes », quatrième des six points à l’agenda de leurs pourparlers de paix menés depuis trois ans.

Le contenu de cet accord, qui vient parachever près d’un an et demi de négociations, doit être dévoilé mardi à La Havane, siège des pourparlers colombiens ouverts en novembre 2012. (…)

Tenus sans cessez-le feu sous la médiation de Cuba et de la Norvège, les pourparlers ont déjà abouti à des accords partiels sur des points importants : réforme rurale, lutte anti-drogue et participation des ex-guérilleros à la vie politique. » (Extrait de lepoint.fr du 14/12/2015)

Pour en savoir plus : http://www.lepoint.fr/monde/paix-en-colombie-accord-farc-gouvernement-sur-le-volet-victimes-14-12-2015-1989980_24.php

article : Erin Meyer, « Getting to Si, Ja, Oui, Hai, and Da », Harvard Business Review, december 2015


 

« To be effective, a negotiator must take stock of the subtle messages being passed around the table. In international negotiations, however, you may not know how to interpret your counterpart’s communication accurately, especially when it takes the form of unspoken signals. The author identifies five rules of thumb for negotiating in other cultures: » (Extrait du site hbr.org)

Pour en savoir plus : hbr.org/2015/12/getting-to-si-ja-oui-hai-and-da?utm_campaign=harvardbiz&utm_source=twitter&utm_medium=social

Crise au Burundi : Boni Yayi, le chef de l’Etat du Bénin, est nommé médiateur par l’Union Africaine


« Thomas Boni Yayi, le chef de l’Etat du Bénin, sera à nouveau hors du territoire national. Le président de la république effectuera dès ce lundi 7 décembre, une mission au Burundi. (…) Cette mission de médiateur ou encore de conciliateur, Boni  Yayi se l’est vu confiée par l’Union Africaine, notamment la présidente de la Commission de l’Union Africaine, Nkossazana Dlamini-Zuma. Selon des informations rapportées par RFI, la mission a été confiée à Boni Yayi en marge du sommet Chine-Afrique qui s’est tenu vendredi dernier à Johannesburg en Afrique du Sud. A en croire toujours RFI, Boni Yayi a été préféré au président ougandais en raison de faible résultats. L’autre raison qui aurait également conduit au choix du président béninois, ce serait sa religion qu’il partage en commun avec N’Kurunziza (les deux hommes sont des évangélistes) et son passé en tant que médiateur dans d’autres crises sur le continent. » (Extrait de lanouvelletribune.info du 7/12/2015)

Pour en savoir plus : http://www.lanouvelletribune.info/international/annonces/26681-crise-au-burundi-boni-yayi-nomme-mediateur-par-l-union-africaine

Yémen: le médiateur de l’ONU annonce des pourparlers de paix en Suisse le 15 décembre


L'Orient-Le Jour

« Le médiateur de l’Onu Ismaïl Ould Cheikh Ahmed a annoncé lundi des pourparlers de paix entre les parties en conflit au Yémen le 15 décembre en Suisse.

« Les parties ont accepté des négociations de paix le 15 décembre en Suisse », a indiqué aux journalistes à Genève le médiateur de l’Onu. Le Yémen est ravagé par des combats entre les forces loyalistes soutenues par une coalition militaire arabe et les rebelles chiites Houthis pro-iraniens. » (Extrait de lorientlejour.com du 7/12/2015)

Pour en savoir plus : http://www.lorientlejour.com/article/959031/yemen-pourparlers-de-paix-en-suisse-le-15-decembre-mediateur-onu.html

Liban : La médiation qatarie a permis de libérer 16 officiers retenus en otage


L'Orient-Le Jour

« Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a indiqué mardi que la médiation de Doha, sollicitée par les autorités libanaises, a permis de libérer 16 militaires libanais contre 25 détenus.

« La médiation qatarie a permis de libérer 16 officiers retenus en otage dans le jurd de Ersal depuis août 2014 contre 25 détenus, dont 17 femmes, et leurs enfants », a indiqué la diplomatie qatarie dans un communiqué, précisant que « la médiation du Qatar a été sollicitée par le gouvernement libanais ». « Les responsables au sein de l’état du Qatar ont déployé des efforts considérables et constants, en collaboration avec la Sûreté générale », poursuit le communiqué. » (Extrait de lorientlejour.com du 1/12/2015)

Pour en savoir plus : http://www.lorientlejour.com/article/958034/militaires-otages-liberes-le-qatar-salue-ses-mediateurs.html

Médiation internationale : l’action de la communauté Sant’Egidio


« La communauté, organisation séculière créée à Rome en 1968 par un fils de banquier, Andrea Riccardi, et un groupe d’étudiants désireux de reconnecter l’Eglise avec les plus démunis, y siège depuis le milieu des années 1970. Ces fils de Vatican II et de Mai 68, un temps imprégnés de marxisme, ont fait leurs classes dans les bidonvilles romains, mais aussi auprès des handicapés, des réfugiés et des personnes àgées esseulées. Ils sont surtout devenus des acteurs discrets et réputés de la scène politique internationale. L’institution compte aujourd’hui plus de 75 000 membres dans 74 pays. Mais ils ne sont qu’une dizaine à composer le « bureau international » qui se consacre, depuis Rome, à résoudre des conflits parfois inextricables pour la diplomatie traditionnelle. «Nous ne sommes pas des professionnels de la paix, fuste des artisans pour qui le dialogue est un pain quotidien », glisse Mauro Garofalo. (…) Mais les membres de Sant’Egidio ne sont pas des amateurs. Cela fait plus de trente ans que la communauté mène des missions de médiation. En 1983, les fondateurs de l’organisation ont participé au sauvetage de réfugiés chaldéens prisonniers en Turquie et en Irak. Quelques mois plus tard, ils intervenaient au Liban, alertés sur le sort réservé au village chrétien de Deir-el-Qamar, assiégé depuis cent deux jours par les druzes du parti de Walid Joumblatt. Gràce à ses réseaux politico-religieux, Sant’Egidio parvint à organiser une rencontre entre M. Joumblatt et le patriarche émérite des grecs-melkites d’Antioche. Et le blocus finit par etre levé. Mauro Garofalo, autrefois familier des chantiers de fouilles en Libye, a mené nombre de missions sensibles en Afrique, négociant notamment en novembre 2014, à la demande du Vatican, la libération d’un prétre polonais, Mateusz Dziedzic, et de vingt-trois autres otages retenus par des rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain. Sant’Egidio a secrètement obtenu que le prélat soit relàché en échange du chef des insurgés, alors emprisonné au Cameroun voisin. Depuis, la communauté du Trastevere, reconnue par le Saint-Siège comme une « asso- ciation internationale de laiques », est inter- venne en Albanie, au Kosovo, au Mozambique, au Liberia, en C6te d’Ivoire, au Burundi, ou encore au Soudan du Sud, pour essayer de convaincre le sanguinaire chef de guerre ougandais Joseph Kony de négocier. «C’est une belle diplomatie, constate l’ancien ministre des affaires étrangères franpis Hubert Védrine. Depuis le début du XXe siècle, l’Occident a renoué avec sa vision prosélyte en tentant, à travers la diplomatie, d’imposer ses valeurs politiques et religieuses. Sant’Egidio est à contre-courant, s’abstient de donner des lecons et cruvre dans une discrétion remarqua» Une diplomatie feutrée, pénétrée de l’atmosphère paisible qu’entretient, dans le jardin de la communauté, le Père Angelo Romano. Le patio verdoyant où s’épanouissent bananiera et oliviers donne sur une porte dérobée. Une entrée discrète où guérilleros, chefs de guerre, putschistes et simples hommes politiques peuvent s’engouffrer sans crainte de croiser l’ennemi avec qui ils devront négocier. «Pour éteindre un conflit, il faut que ceux qui font la guerre veuillent la paix. Et nous, on est libres d’essayer, d’échouer, de prendre le temps de comprendre, sans les juger, ceux qui ont fa it le choix de se battre », explique le prètre, médiateur de paix et professeur d’histoire de l’Eglise à l’université pontificale urbanienne. «Nous vivons des dons. La paix au Mozambique, c’est près de 2 millions d’euros pour deux ans et demi de négociations. La paix coate moins cher que la guerre. » Encore faut-il en convaincre les intéressés. L’échec le plus marquant de Sant’Egidio remonte à janvier 1995. Les médiateurs romains tentent alors d’organiser un dialogue pour trouver une issue pacifique à la guerre civile qui ravage l’Algérie. Abbas Aroua avait 24 ans à l’époque et se trouvait à la table des négociations. « Toutes les conditions étaient réunies pour parvenir à un accord. Mais le régime militaire n’est pas venu et a fait pression tous azimuts, y compris sur la France, et la communauté internationale a fini par lacher Sant’Egidio », se souvient-il, depuis Genève, où il dirige la Fondation Cordoue. « On peut dire que c’est un échec. Certains échecs deviennent des réussites, et certaines médiations de paix réussies deviennent, une décennie plus tard, un échec, dit Andrea Riccardi, qui fut ministre de la coopération. Mais nous voulions aussi dénoncer les crimes et les centaines de milliers de morts. Comme en Syrie aujourd’hui, où Sant’Egidio tente d’ceuvrer. » Le raté algérien n’a pas terni l’aura de la communauté. Nombreux sont les chefs d’Etat à y faire un crochet lors de leurs visites à Rome. Et des émissaires de chefs de guerre et de politiques s’y rendent sans cesse, dans l’espoir d’ un miracle ». (Extrait de lemonde.fr du 28/11/2015)

Pour en savoir plus : http://www.santegidio.org/pageID/64/langID/fr/itemID/20596/Artisans-de-la-paix.html

 

Libye :le chef du gouvernement d’union nationale à Rabat pour une reprise de la médiation du Maroc


 

«  »Fayez el-Sarraj, chef du gouvernement d’union nationale libyen, est attendu ce lundi à Rabat au lendemain des entretiens qu’il a eus à Tripoli avec le nouvel émissaire spécial de l’ONU en Libye, Martin Kobler.

Cette visite au Maroc de Fayez El-Sarraj s’inscrit dans le cadre de la nouvelle mission de l’émissaire onusien, l’Allemand Martin Kobler, et s’inscrit dans la continuité de la médiation du  Maroc qui a été couronnée par l’accord de Skhirat avec la formation du nouveau gouvernement d’union nationale.

Le ministre  des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, tiendra mardi à Rabat une séance de travail avec Fayez el-Sarraj axée sur la nécessité d’accélérer la mise en place du nouveau gouvernement libyen. Face à la montée en puissance de l’État islamique et l’augmentation des crimes à Tripoli, la constitution d’un gouvernement d’unité est appelée en « urgence ». « Je compte en jours et non pas en semaines » pour sa réalisation, a déclaré Martin Kobler, nouveau représentant de la mission de l’ONU. » (Extrait de le360.ma du 23/11/2015)

Pour en savoir plus : http://m.le360.ma/page.php?link=http://www.le360.ma/fr/politique/libye-le-chef-du-gouvernement-dunion-nationale-a-rabat-pour-une-reprise-de-la-mediation-du-maroc-58105