« L’analyse de la pratique est obligatoire pour chaque médiateur familial diplômé d’Etat, 20h minimum par an. En quoi ça consiste ? à quoi ca sert ? quels en sont les principes et les pratiques.
Invité(s) : Dominique Lefeuvre, médiateur familial et analyste des pratiques des médiateurs familiaux
Présenté par Justine Lacombe et Lucia Vintila, CFM rodez » (Extrait)
La médiation familiale en milieu carcéral soulève des enjeux humains, éthiques et juridiques particuliers. Ce type d’intervention s’inscrit dans un contexte marqué par la privation de liberté, la rupture des liens familiaux, les effets de l’incarcération sur la dynamique familiale et les besoins spécifiques des personnes détenues et de leurs proches. Le cadre d’intervention impose une posture professionnelle adaptée, respectueuse du besoin de sécurité, des contraintes pénitentiaires et du processus de médiation.
Objectifs de la formation
Identifier les représentations autour de l’incarcération et du lien familial
Connaître les cadres juridiques (pénal, civil, pénitentiaire) liés à l’intervention en détention
Maîtriser le processus de médiation familiale adapté au milieu carcéral
Adopter une posture professionnelle et des outils adaptés au cadre pénitentiaire
Distinguer les différentes formes de médiation possibles en milieu carcéral
Identifier et s’appuyer sur un réseau professionnel lié à l’incarcération
Publics concernés
Tous professionnels de la médiation familiale souhaitant intervenir ou intervenant déjà en milieu carcéral.
« Le 15 avril dernier, nous avons eu le plaisir d’organiser un live sur le thème du coaching coparental, un sujet plus que jamais d’actualité dans le cadre de la transformation des pratiques juridiques et familiales. Un échange enrichissant avec trois invitées exceptionnelles, qui nous ont partagé leurs expertises et leurs expériences :
Lorraine Filion, médiatrice, travailleuse sociale, formatrice et coach coparental au Québec, présidente de l’association AIFI.
Me Frédérique Poirier, avocate au barreau de Montréal et médiatrice.
Noémie Khenkine-Sonigo, ex-avocate et fondatrice de Team’parents, qui a créé la première association des coachs coparentaux en France.
Nous avons exploré ensemble le développement du coaching coparental, particulièrement en France, avec une perspective inspirante du Québec. Ce coaching, qui allie écoute, stratégie et soutien, devient un outil précieux pour accompagner les parents dans la gestion des conflits et dans la construction d’une coparentalité harmonieuse, même après une séparation.
Dans notre article dédié au coaching coparental, nous revenons sur les principaux points abordés lors de ce live : l’impact de ce nouveau modèle d’accompagnement, les défis spécifiques rencontrés en France et au Québec, ainsi que l’importance d’intégrer ces pratiques dans le cadre juridique et social pour offrir un soutien plus adapté aux familles. » (Extrait)
« Place Publique vous donne rendez-vous avec les médiatrices familiales de AGSS de l’UDAF et La Sauvegarde du Nord sur le thème parent/ado, 2e émission.
Les associations La Sauvegarde du Nord et AGSS de l’UDAF vous expliquent les problèmes rencontrés dans la relation parent/ado : comment accompagner au mieux l’adolescent durant cette période ? Qu’est-ce qui permet au médiateur familial de distinguer deux types de médiation ? Quels sont les signes alertant qu’un parent peut observer chez un adolescent ? Que pouvez-vous nous dire sur votre expérience de la famille ?
Invitées : Solenne Langeron (psychologue), Séverine (mère), Ambre et Jade (adolescentes) Nadège Delacour (médiatrice familiale de l’AGSS de l’UDAF) et Hélène Lefebvre (médiatrice familiale à la Sauvegarde du Nord) » (Extrait de radioclub.fr du 26/03/2025))
« Divorce, adultère, garde des enfants, jalousie… Quatre médiatrices familiales tentent de désamorcer ces guerres intimes pour qu’elles ne finissent pas devant les tribunaux. Marie Pascale tente d’aider un couple divorcé à s’entendre sur le montant de la pension alimentaire. Laure veut permettre à un père d’évaluer la capacité de son ex-épouse à élever leurs deux fils. En Bretagne, Bénédicte et Bernard ont fait appel à Claire pour passer les fêtes de Noël en toute tranquillité avec leurs trois enfants. » (Extrait)
» En tant que médiatrice familiale, j’ai souvent été confrontée aux dynamiques de transfert et de contre-transfert dans l’espace de médiation. La relation entre le médiateur et les parties impliquées est essentielle pour favoriser le dialogue et l’émergence de solutions adaptées. Toutefois, ces phénomènes inconscients peuvent influencer la posture du médiateur et la qualité des échanges. Avec le temps et l’expérience, j’ai appris à identifier et à gérer ces mécanismes afin d’assurer une médiation équilibrée et professionnelle.
1. Définition du transfert et du contre-transfert
Le transfert se manifeste lorsque les parties projettent sur moi des émotions et des attentes issues de leurs expériences passées. Par exemple, il m’est arrivé qu’un parent en détresse me perçoive comme une figure de soutien maternelle, ou qu’un autre me considère inconsciemment comme une juge décidant de son sort.
Le contre-transfert, quant à lui, correspond à mes propres réactions face à ces projections. J’ai parfois ressenti une empathie particulière pour une personne dont l’histoire résonnait avec mon vécu, ou au contraire, une forme de malaise face à certaines attitudes. Ces réactions, si elles ne sont pas conscientisées, peuvent altérer mon impartialité.
2. Manifestations en médiation familiale
Avec l’expérience, j’ai observé plusieurs situations où ces phénomènes se manifestaient :
Un sentiment d’agacement ou de rejet face à certains comportements, révélant un contre-transfert que je devais analyser et réguler.
Un parent en grande détresse cherchant un soutien affectif et me plaçant dans un rôle de protectrice.
Une réaction émotionnelle intense de ma part face à une histoire qui faisait écho à des expériences personnelles. » (Extrait .linkedin.com du du 27/03/2025)
« Le coaching coparental a connu une ascension remarquable au Québec depuis l’entrée en vigueur du nouveau Code de procédure civile en 2016. Ce dispositif, qui s’inscrit dans une philosophie de justice participative, met l’accent sur la coopération entre les parents et favorise les modes alternatifs de résolution des conflits afin de protéger l’intérêt de l’enfant.
Un cadre juridique favorable au coaching coparental.
Le fondement légal du coaching coparental repose sur plusieurs textes majeurs du droit québécois. La Charte des droits et libertés de la personne du Québec, à son article 39, affirme que tout enfant a droit à la protection, à la sécurité et à l’attention de ses parents ou des personnes en charge de son bien-être. Cette disposition est reprise dans le Code civil du Québec à l’article 32.
L’article 33 du Code civil précise quant à lui que toute décision concernant un enfant doit être prise dans son intérêt supérieur en prenant en compte des éléments tels que son âge, sa santé, son milieu familial et la présence éventuelle de violences conjugales ou sexuelles. Ce cadre pose ainsi les bases d’une prise en charge adaptée aux besoins de l’enfant, directement en lien avec les objectifs du coaching coparental. » (Extrait de village-justice.com du 17/02/2025)
« Toujours mobilisée sur le coeur de notre pratique de MF, l’APMF vous propose un webinaire pour réfléchir ensemble à la question des VIF soulevée par le nouveau référentiel de financement des services de MF. De quelles violences parle-t-on? En se centrant sur des exemples précis des personnes reçues en médiation, nous échangerons sur nos pratiques et tenterons de définir une posture commune. Ce webinaire s’adresse aux adhérent.es concerné.e par cette problématique complexe. » (Extrait de helloasso.com)
« Au cours des années 2010, la médiation familiale conventionnée a connu une croissance régulière, supérieure à 5% par an, grâce au dispositif de financement mis en place par les CAF, la Justice et les collectivités territoriales. L’Atlas de la médiation familiale publié chaque année par la CNAF permet de suivre de façon particulièrement précise la situation de la médiation familiale en France. Son édition 2023 vient de paraitre. Elle comporte, comme chaque année, une présentation détaillée des activités des services de médiation familiale dits conventionnés, qui sont financés par les différentes CAF départementales. Il nous semble important de présenter ici quelques-unes des informations-clés de cet Atlas 2023, et de les analyser.
Chiffres-clés et progression de l’activité
Les services de médiation familiale conventionnés par les CAF sont, en 2023 au nombre de 277 et emploient 493 ETP, répartis sur 816 médiateurs. Ils ont tenu 14 997 réunions d’information collective, 96 519 entretiens d’information préalable et 54 391 séances de médiation familiale, et ont permis de terminer 22 809 médiations. A noter que sur 22 809 médiations terminées, 17 754, soit 78%, concernent les séparations et divorces.
Si on regarde ces chiffres sur 10 ans, entre les années 2014 à 2023, on constate en premier lieu que le nombre d’ETP de médiateurs, passé de 301 à 493 ETP, a augmenté en moyenne de 5.6% par an, et que le financement CAF, passé de 14.1 à 29.6 M€, a augmenté en moyenne de 8.6% par an. La différence entre ces progressions semble explicable par l’inflation.
L’activité des services, mesurée au moyen du nombre d’entretiens (informations collectives, entretiens préalables et séances de médiation familiale) fait apparaître une croissance de 7.1% entre 2014 et 2018, suivie d’une stabilité depuis 2018, le nombre total de ces actions restant compris entre 160 et 170 000, si on excepte la baisse observée en 2020 du fait du COVID. » – Jean Rooy et Jean-François Pellerin – (Extrait de syme.eu du