« Pour ce premier épisode du podcast Antidot, j’ai eu le plaisir d’interviewer Jacqueline Morineau, le 28 juillet 2022, avant qu’elle nous quitte il y a quelques mois, le 15 juillet 2023.
Pionnière en France et en Europe, Jacqueline Morineau est la première à avoir eu la charge de penser la médiation en 1983, à la demande du garde des sceaux de l’époque, Robert Badinter.
La médiation humaniste est née de sa volonté de donner un espace particulier d’écoute, de réflexion et de dialogue au chaos qui peut survenir dans nos vies, et cela, pour nous permettre de le traverser.
Dans cet épisode, nous échangeons autour de la genèse de la mission humaniste et comment ce type de médiation peut aider les individus à surmonter leurs conflits et à trouver une nouvelle forme de liberté.
Jacqueline nous partage son parcours personnel et professionnel, marqué par des drames personnels, la découverte de la médiation et comment elle y a retrouvé la structure narrative de la tragédie grecque.
Nous abordons également l’importance de la dimension spirituelle dans la médiation humaniste et la question de la violence dans le processus de médiation.
J’espère que cet épisode permettra de diffuser au plus grand nombre sa vision de la médiation, qui inspire grand nombre de médiateurs et dans laquelle je me retrouve. -Emilie Thivet-Grivel – »
« Deux conceptions de l’intervention des médiateurs, – l’une professionnelle depuis 25 ans, fondée sur des techniques, le développement d’un droit, avec une ingénierie, des processus structurés, un nouveau paradigme, avec Jean Louis Lascoux – l’autre affirmée agile reposant sur une diversité d’approches issues de l’environnement psychosociologique, « avec les dimensions somatiques, psychologiques et spirituelles », avec Alain Ducass » (Extrait de https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7202571714004705280/)
« Dans ce quatrième épisode du podcast, je reçois Dominique Dollois, avocate honoraire au Barreau de Paris, psychothérapeute, médiatrice, formatrice et animatrice de groupe d’analyse de pratique.
Nous évoquons ensemble :
Son cheminement personnel qui l’a conduit à ouvrir en parallèle de son cabinet d’avocat, un cabinet de psychothérapie après avoir découvert l’approche centrée sur la personne puis sa volonté de faire connaitre cette approche au Palais de Justice
L’approche centrée sur la personne (ACP) théorisée par Carl ROGERS et la médiation comme relation d’aide pour trouver en soi son propre chemin
Le travail sur soi où comment passer de l’état d’«incompétent inconscient » à celui de compétent inconscient,
L’écoute active, ce qui est important pour bien écouter, le rôle de la confiance et du regard positif de l’écoutant
L’accueil des émotions du médiant en médiation et la tranquillité du médiateur
La démarche de formation à la médiation, la prise de conscience de nos prismes et le rôle du conflit dans le développement de l’individu
L’engouement des formations à la médiation et sa portée transformative sur le monde
« Dans ce troisième épisode du podcast, je reçois Olivier Chambert-Loir, médiateur, formateur et animateur du réseau francophone de médiation transformative.
Olivier nous partage :
Son parcours professionnel dans lequel il a évolué d’une posture d’expert puis de facilitateur venant accompagner un processus de décision en le structurant, vers une posture non directive, de non-sachant à travers celle de médiateur,
La lecture de l’approche transformative du conflit popularisé par Robert A. Baruch BUSH et Joseph P. FOLFER et ses impacts sur les personnes,
La proposition d’accompagner un phénomène naturel où le médiateur transformatif vient, en restant dans le sillage immédiat des personnes, leur donner un coup de pouce pour transformer une interaction conflictuelle en un dialogue redevenu constructif,
Sa conviction que les êtres humains ont la motivation et la capacité d’inverser la tendance et qu’il s’agit de soutenir des mouvements naturels leur permettant de reconquérir une autonomie personnelle et leurs pleines capacités de décisions,
La posture du médiateur transformative, la peur de la violence en médiation et l’engagement du médiateur,
La technique du reflet en médiation et son effet régulant sur la conversation. (Extrait de antidot (non daté)
À tous les professionnels du conflit et notamment les avocats, prenez le temps d’écouter cet échange qui pourra vous faire appréhender différemment les situations conflictuelles qui vous sont présentées !
RESUME . — On parle beaucoup aujourd’hui de la nécessité d’imposer une formation aux médiateurs. Cette obligation n’existe pas encore mais elle impliquerait de déterminer précisément selon quel modèle on désire professionaliser la fonction de médiateur.
Une fonction ? Un métier ? Une profession réglementée ?
La médiation, est-ce une fonction ou un métier ? La souplesse que permet la mission de médiateur dans des contextes extrêmement diversifiés (qu’ils soient politiques, sociaux, judiciaires, familiaux, économiques, environnementaux, de quartier ou de proximité…) justifie ce questionnement. Après la décennie de la médiation dans les années quatre-vingt 1 (du côté des médias, de la culture, de la famille, du social, du travail, de la justice, de la politique), ce point a été l’objet, dans les années quatre-vingt-dix, de vifs débats qui, trente ans après, sont devenus évanescents. L’idée de profession était surtout défendue par les lobbies des médiateurs familiaux. Le diplôme d’État de médiateur familial institué en 2003 a certainement répondu à certaines des revendications, tout au moins dans le domaine de la famille 2 . Aujourd’hui, au contraire, la professionnalisation fait craindre un encadrement excessif, notamment dans le cadre d’une profession réglementée qui n’est pas appelée de leurs vœux par la majorité des médiateurs. En d’autres termes, si la profession de médiateur est largement souhaitée pour la reconnaissance qu’elle apporte, et surtout les marchés qu’elle pourrait garantir, une réglemen- tation stricte l’est beaucoup moins. (Extrait)